L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

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Dernier concert - festival

Ora Cogan
L7
Chroniques

The Orb

Pomme Fritz

"Pomme fritz" n'est pas exactement un nouvel album de The Orb, puisqu'il réunit essentiellement des expérimentations opérées par le groupe lorsqu'il relevait encore du label ‘Big Life’. Ce qui explique sans doute pourquoi l'ex-Killing Joke Paul Ferguson, qui vient d'élargir le line-up à un trio, ne participe qu'au seul fragment "Bang'Er'N Chips". Et comme par hasard, cette composition récente est la seule à libérer un certain ‘groove’. Pour le reste, cet opus baigne dans l'avant-gardisme le plus complet, n'hésitant pas à mouiller les bruitages les plus insolites, les plus farfelus. Ablutions imprégnées d'effluves qui oscillent du "Lumpy Gray" de Zappa à la muzak de Brian Eno en passant par Stockhausen, John Hassel et le Floyd le plus délirant. Et en particulier lorsqu'Alex Paterson et Trash pastichent le célèbre "Several species of small furry animals gathered together in a cave and grooving with a pict" d'"Ummagumma" pour agrémenter de bourdonnements d'insectes, le pique nique sonore de "Meat'n veg"...

 

Paul Orta

Good Night, Bueno Noche, Bonne Nuit

Harmoniciste texan particulièrement doué, Paul Orta voue une grande admiration à Little Walter et Sonny Boy Wiliamson. Et inévitablement, son style de souffleur est profondément marqué par ces célèbres bluesmen disparus. Pourtant le swing naturel, qu'il manifeste sur ce disque, nous rappelle également ses comparses de la West Coast... Impeccablement épaulé par une section rythmique increvable, de laquelle se détache une contrebasse sémillante, Paul glisse du blues au jazz en passant par la country et le boogie avec beaucoup de bonheur, parvenant ainsi à boucler une œuvre à la fois efficace, rafraîchissante et excitante...

 

The Other Two

The Other Two & You

A l'issue du festival de Reading, auquel ils avaient participé l'an dernier, les membres de New Order ont décidé de suspendre leur collaboration. Une interruption qui devrait probablement se solder par une séparation. Une rupture qui était en fait prévisible dans la mesure où chacun des musiciens accordait davantage de crédit à ses expériences individuelles plutôt qu'à l'esprit du groupe. On connaissait déjà les aventures de Bernard Summer chez Electronic, de Peter Hook au sein de Revenge. The Other Two germe dans l'esprit de Stephen Morris et de Gillian Gilbert depuis deux ans déjà, même s'il n'existait à leur actif qu'un seul single, "Tasty Fish". Son premier album s'inscrit dans la lignée du défunt ‘Nouvel Ordre’. Ce qui semble normal lorsqu'on sait que Stephen et Gillian étaient les principaux concepteurs de "Republic". La différence essentielle émane du vocal féminin, sensuel de Miss Gilbert qui apporte un peu de variété dans cette electro pop d'honnête facture mais sans grande originalité. Même Ian Curtis doit encore s'en retourner dans sa tombe...

 

Idha Övelius

Melody Inn

Mariée au guitariste d'un groupe suédois, cette jeune et jolie Scandinave a embrassé une carrière musicale, un peu par hasard. En fait Idha en avait par dessus la tête d'être confinée dans un rôle de spectatrice. Jusqu'au jour où elle s'est emparée d'une râpe acoustique et s'est mise à reproduire spontanément le catalogue des Beatles. En ne se servant que de trois cordes pour ne rien vous cacher! Evidemment lorsqu'on possède un tel talent naturel et une aussi belle voix, dont le timbre rappelle Margo Timmins de Cowboy Junkies, il n'est pas difficile d'imaginer la suite. "Melody Inn" constitue son deuxième album et recèle onze compositions qui, nonobstant le filet de claviers et les drums feutrés, flirtent avec le/folk pop le plus traditionnel...

 

Ozric Tentacles

Arborescence

Auteur d'un remarquable set lors du dernier ‘Dour Music Festival’, Ozric Tentacles nous revient aujourd'hui avec un nouvel opus. Le treizième si on tient compte des six premières cassettes, reproduites depuis en CD. Et l'album est à la hauteur des espérances. Le quintet nous invite à pénétrer dans le labyrinthe du subconscient. Un périple cosmique, atmosphérique, où se mêlent avec fascination et griserie, le rock, le jazz, la new age, le reggae, la techno, la world music et le psychédélisme. Pensez au Floyd de "Saucerful of Secrets" ou au Gong ‘flyinteapotien’ de Daevid Allen et de Steve Hillage. Mais avec un raffinement et une volupté digne de The Orb. Un peu comme si le ‘prog rock’ des seventies avait été reflétée par la technologie des nineties. Stupéfiant !

 

Once Upon A Time

Don´t look down

Bien qu'issu de la scène underground aussie du début des eighties, Once Upon A Time s'est exilé à Hambourg en 1991. Si le groupe justifie cette expatriation par ses préoccupations politico-sociales à l'égard des pays de l'Est, nous serions plutôt tentés de la motiver par l'engouement du public germanique très sensible à ce langage musical. Romantique, sombre, atmosphérique, il évoque tantôt Birthday Party, les Bad Seeds ou les Doors. Il faut d'ailleurs croire que le groupe apprécie tout particulièrement Nick Cave et feu Jim Morrison, puisque la voix du chanteur calque régulièrement ses intonations sur celle des deux figures mythiques. Bref, si ce "Don't look down" n'est pas toujours très drôle, affrontant même parfois le chaos organisé ou la démesure structurée, il reflète un sens mélodique souvent douloureux et même à certains moments totalement bouleversant...

 

Oracle

Tree

Que Colin Newman se soit laissé séduire par la très jolie Malka Spigel, nous comprenons. Mais qu'il se prostitue à la techno nous reste franchement sur l'estomac. C'est pourtant ce qu'il a tenté de nous faire ingurgiter, par l'intermédiaire de son nouveau groupe Oracle, sur les six premiers titres de ce disque. Une association qui implique bien évidemment sa dulcinée, Malka, mais également un autre ex-Minimal Compact, Samy Birnbach. Heureusement, la suite est beaucoup plus crédible. Sept morceaux, parmi lesquels certains vont encore en deçà de nos aspirations les plus légitimes; mais surtout "Flow" et "Waiting" qui renouent avec la richesse émotionnelle et le minimalisme electro pop développés sur les premiers elpees de Newman. Les mauvaises langues justifieront cette concession par la situation précaire du trio, qui relève aujourd'hui d'un label de ‘dance’. Mais le mal est peut-être plus profond qu'il n'y paraît. Faudrait peut être un oracle pour exorciser le mal...

 

The Orb

Live 93

Bien que taxé de néo babacool, le space rock de The Orb appartient aux nineties. C'est vrai qu'on y retrouve cette imagerie liquide capable de dilater la conscience et le temps, comme à la plus belle époque du Floyd et de Tangerine Dream. Et puis ce délire co(s)mique inspiré du Gong de Daevid Allen et de Steve Hillage. Mais Alex Patterson et Trash explorent toutes les vertus de la technologie moderne et puis impriment leur création sur un tempo house, dub, ‘dance’ si vous préférez. Au cours de l'année dernière, la formation a accompli un périple à travers le monde, une tournée qui fait l'objet de ce double CD. Deux heures de rock hypnotique paradoxalement partagé entre improvisation, imagination (malgré plusieurs écoutes on a toujours l'impression que les morceaux continuent de se métamorphoser) et recyclage (toutes les bandes ont été remixées en studio). Un disque qui ne recèle aucun message, mais dont la magie incite votre esprit à vagabonder...