Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Viagra Boys
The Cure
Chroniques

Daucus Karota

Shrine

Après avoir sorti de l'ombre Shadow Project et ressuscité le posthume Christian Death, Rozz Williams semble avoir retrouvé son âme chez Daucus Karota. C'est en tous cas l'impression que nous a donné ce mini CD 5titres. Gothique dans l'esprit de Bauhaus, glam suivant les principes bowiesques, "Shrine" épingle même une cover blême, terrifiante du célèbre "Raw Power" d'Iggy Pop. On demande tout simplement confirmation sur album de toutes ces excellentes dispositions, entre parenthèses coproduites par Hunt Sales...

 

Revolting Cocks

Linger Ficken´ Good

Après la sortie de "Beers, Steers & Queers", nous craignions fort que RevCo se mue en pâle copie de Ministry. Al Jourgensen avait probablement convaincu ses acolytes de tenter une expérience apocalyptique, industrielle, de type "Psalm 69". Mais comme RevCo n'était pas préparé à vivre une semblable descente aux enfers, l'album a été réduit en cendres. Sur "Linger Ficken'Good", Al, Paul Barker, Chris Connely, William Rieflin et Luc Van Acker ont opéré un virage à 180°. Hormis les cacophonies dispensables de "The Rockabye" et de "Butcher Flower's Woman", les compositions du nouveau CD épousent un profil toujours aussi engagé, révolté même, mais surtout plus excitant, plus hypnotique, plus funk. Metal funk, jazz funk, electro funk, cyber funk et d'une manière inattendue et remarquable funk blanc. Réminiscent d'A Certain Ratio sur "Crackin' up", par exemple. Mais aussi libidineux... Même Prince devrait apprécier !

 

Dead Flowers

Altered State Circus

Fondé en 87, Dead Flowers était à l'origine un disciple du psyché garage. Sept années, cinq albums et une multitude de changements de line-up plus tard, le quintet flirte aujourd'hui avec la musique dite ‘ambient’. Vous pensez à Ozric Tentacles? Vous n'avez pas tout à fait tort. Encore que les spécificités techno sont ici fortement gommées au profit d'un langage fondamentalement plus rock comme chez Hawkwind et Gong. Certains fragments sont même dilués dans les claviers prog rock à caractère Wakeman (NDR: nous n'avons pas dit walkman, nuance!) Seul le final "Vodaphone in oz" obéit à des critères prônés par The Orb. Enfin côté vocal, le timbre de Ferank se contente de chuchoter, comme s'il ne voulait pas perturber notre trip dans cet univers aux couleurs psychédéliques...

 

Andrew Roachford

Permanent Shade Of Blue

Andrew Roachford s'est servi de son patronyme pour procurer un nom à son groupe. Normal nous direz-vous, puisqu'au sein de son quartet noir insulaire, il compose, chante, joue des claviers, des percussions et même assure la production de la plupart de ses chansons. C'est en tout cas les fonctions qu'il remplit tout au long de "Permanent Shade Of Blue". Vous avez, sans doute, déjà eu l'occasion d'entendre le hit single "Only To Be With You". Et bien le contenu du CD n'est ni meilleur, ni pire. Dans ses meilleurs moments, il tente de retrouver l'excitation du rhythm’n’blues des premiers elpees de Stevie Wonder. Au pire, il s'abandonne dans une pop FM stéréotypée, très suspecte d'avoir été contaminée par George Michaël...

 

Tom Robinson

Love Over Rage

Après vingt années de bons et loyaux services, Tom Robinson semble aujourd'hui à bout de souffle. S'il n'y avait son implication sociale et politique, nous nous demanderions même quel intérêt il pourrait encore susciter. C'est vrai que son engagement est toujours aussi contemporain. Et si hier, il se posait en ardent défenseur des homosexuels et en fougueux adversaire du racisme, aujourd'hui il combat assidûment l'intolérance et l'hypocrisie. Malheureusement "Love Over Rage" ne recèle plus aucun hymne du type "2-4-6-8 Motorways" ou "Grey Cortina". La présence de Chris Rea à la slide guitare et de TV Smith aux backing vocals ne change strictement rien à une solution privée de consistance et de dynamisme. On se demande même ce que Al Scott, producteur des Levellers est venu faire dans cette galère ; une galère qui rame sur un tempo uniforme, sans âme, un peu comme si Ian Dury avait perdu toute ses facultés lascives. Dommage!

 

The Dentists

Behind The Door, I Keep The Universe

Bien que typiquement britannique, ce quartet n'est que très peu reconnu dans son Albion natal. Serait-il frappé d'ostracisme ? Ou souffrirait-il de ses incessants changements de label? Les deux explications semblent plausibles. Pourtant, les Dentists n'ont jamais déçu. Mieux encore, leur progression est en évolution constante. "Behind The Door, I Keep The Universe" constitue certainement leur meilleur opus réalisé à ce jour. Plus anglopop, plus contemporain il a trouvé le parfait équilibre entre mélodie baroque (Frank & Walters) et agressivité électrique (Radiohead), entre post punk cérébral (Wedding Present) et post postcard (Orange Juice). Un disque déchirant, croustillant dans lequel vous ne pouvez que mordre à belles dents (!)...

 

Rödelheim Hartreim Projekt

Direkt Aus Rödelheim

Francfort. Sa cathédrale. Ses musées. Son centre de recherche atomique. Ses saucisses. Sa scène hip hop. Rödelheim Hartreim Projekt en est aujourd'hui le chef de file. Rap, funk, techno, carnaval et même dialecte germanique garnissent ainsi la choucroute synthétique de ce "Direkt Aus Rödelheim". Entschuldigung. Wir nehmen lieber fünf mark frite mit curry sauce!

 

Depeche Mode

Songs Of Faith And Devotion Live

Etait-il judicieux de reproduire exclusivement et dans le même ordre les compositions gravées sur son dernier opus studio, lorsqu'on sait que le quartet de Basildon n'a jamais orchestré (!) de semblable spectacle, au cours de son dernier périple? Etait-il judicieux d'ignorer les moments les plus forts de cette tournée, lorsqu'on a pu assister à un des deux concerts consentis à Forest National au printemps dernier? Pensez à "Enjoy The Silence", "Everything Counts", "Personal Jesus", "Black Celebration", par exemple. Etait-il judicieux d'accommoder un cocktail de prises ‘live’ aussi disparates (puisées à Copenhague, Milan, Liévin et New Orléans), lorsqu'on connaît l'importance accordée par le groupe à l'homogénéité et au climat de ses prestations? Poser ces questions, c'est un peu y répondre... Parce qu'en incluant ces fameux classiques, nous aurions pu vivre un moment d'émotion et d'intensité de la trempe de "101". A ce titre, malgré la qualité des enregistrements ‘live’, ce CD est une petite déception.