Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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Chroniques

Seguridad Social

Furia Latina

La scène rock ibérique est en ébullition. Et pourtant, depuis Duncan Dhu et Ultima De La Fila, il n'y a plus guère de formations qui parviennent à s'imposer hors de leur péninsule. Le recours à la langue de Cervantès y est peut-être pour quelque chose. Mais nous avons également l'impression que la jeunesse espagnole vit ce phénomène en autarcie. Il arrive, cependant, que l'un ou l'autre combo sorte de sa coquille. Le temps d'une tournée ou d'un concert. Et puis s'en retourne chez lui le plus rapidement possible, question de ne pas galvauder la moindre miette de crédit. A raison peut-être, puisque cette scène semble se suffire à elle-même. Seguridad Social (ne rigolez pas, c'est authentique) fait un peu bande à part en multipliant les périples à travers le monde. Normal, puisque si le combo s'est forgé une réputation d'enfer au pays de la paella, il est composé de Chicanos et établi en Californie. "Furia Latina" constitue son dernier album, un disque qui courtise un peu tous les styles musicaux. Depuis le reggae au punk, en passant par la rumba, le blues, la pop, le rap, le flamenco, le rock et bien d'autres choses. On y rencontre même une version dub de "Wish You Were Here" du Floyd plutôt insolite. Encore qu'elle soit interprétée dans la langue de Shakespeare. Un style éclectique dont les caractéristiques correspondent essentiellement à la sensibilité latine...

 

Acetone

Cindy

Album étonnant pour ce trio californien (Los Angeles) qui semble autant inspiré par le garage (Crazy Horse, Wipers, American Music Club), la musique progressive (King Crimson, Soft Machine) que la pop électrique insulaire (House Of Love). Etonnant parce que toutes ces références sont tellement bien digérées qu'on a l'impression de rencontrer un groupe expérimenté. Ce qui est loin d'être le cas puisque Acetone, à notre connaissance, est encore un groupe néophyte. Mais très talentueux, il faut le souligner. Les dix fragments qui composent le CD baignent dans une atmosphère intense, envoûtante, soumise à des variations de tempo vertigineuses ; une atmosphère dont la texture mélodique tantôt sulfureuse, tantôt alanguie vous contamine progressivement, insidieusement et finit inexorablement par investir votre matière grise. A découvrir à tout prix!

 

Sense Field

Sense Field

Difficile de ne pas succomber au timbre vocal du chanteur de ce groupe californien. Un timbre qui campe un savoureux hybride entre celui de Ray Thomas (Moody Blues) et de George Michael (NDR : l'allergie exercée par la musique de ce playboy ne nous empêche pas de lui reconnaître d'excellente capacités vocales). Mais une voix qui domine presque constamment l'expression instrumentale. Ce qui oblige l'auditeur à faire preuve d'un gros effort de concentration pour bien décrypter la musique. Un style dont l'électricité opulente, subtile et hyper mélodique dispensée tout au long de cet opus éponyme, concède une intensité comparable au dernier album de Tragically Hip, "Day For Night". Mais Sense Field dispose d'un chanteur d'une toute autre trempe. Et là est toute la différence...

 

Aerosmith

Pandora´s Toys

"Pandora's Toys" n'est en fait qu'une synthèse des trois volumes de "Pandora's Box", recueils consacrés à la période la plus créative du groupe bostonien, soit entre 1972 et 1978. Le digest nous propose douze compositions, parmi lesquelles figure le célèbre "Walk This Way", chanson reprise en 1986 avec Run DMC, qui a permis à la fois de relancer le groupe yankee et de donner l'impulsion nécessaire et indispensable à l'éclosion de formations telles que Rage Against The Machine, Red Hot, Cypress Hill et consorts...

 

Fish

Acoustic sessions

Pas besoin d'un décodeur pour imaginer l'empoissonnement de ce vivier. "Acoustic sessions", comme son nom l'indique, est peuplé de folk songs. Neuf titres du répertoire de Marillion interprétés par son chanteur, neuf chansons enregistrées ‘live’ au "Funny Farm" en compagnie de quelques potes. Parmi ses plus belles prises figurent inévitablement son hit "Kaleigh" ainsi qu'une adaptation jazzyfiante, ‘postcard’, de "Somebody special". Pour le reste, il se contente de jeter ses filets dans les flots traditionnels britanniques. Là où se sont reproduits Fairport Convention, Steeleye Span, Fotheringay et Natural Acoustic Band. Mais également en eaux plus douces, plus paisibles, comme appâtées par des aventures amorcées voici presque un quart de siècle par le Genesis de Peter Gabriel, épurées pour la circonstance de leur électricité...

 

Senser

Stacked Up

Bien que récoltant un gros succès aux Iles Britanniques, Senser n'en est qu'à son premier album. En fait, la formation s'est surtout illustrée sur les planches ; et puis à travers une flopée de singles, parmi lesquels "Age Of Panic", "The Key", "Switch" et "Eject" se retrouvent sur "Stacked Up". Un opus bien dans l'air du temps qui explore un funk-rap-techno-metal sauvage, sale, féroce et viscéral. A premier abord, on pense à Rage Against The Machine, Red Hot, voire à Stereo MC'S. Mais une écoute plus attentive permet d'y déceler des nuances beaucoup plus insulaires. Réminiscentes de Pop Will Eat Itself et de Carter USM. Ce qui semble normal lorsqu'on sait que le septuor colporte des lyrics hostiles au thatchérisme, au totalitarisme et à la xénophobie. Mais déconcertant lorsque l'agit pop s'élève instinctivement dans l'éther obsessionnel, vertigineux de Gong. Encore que la formation londonienne ait régulièrement ouvert les concerts d'Ozric Tentacles au cours de l'année dernière…

 

Fish

Suits

Nouvel album solo pour cet ex-Marillion qui flaire le fil(et) de col(l)in à cent miles. Une merluche sonore insipide qui nage exclusivement dans les eaux troubles de la ban(de) FM. Le single "Lady Let It Lie" donne d'ailleurs le t(h)on de cette bouillabaisse douteuse au sein de laquelle le célèbre producteur/ingénieur du son James Cassidy est venu se noyer...

 

Shadow Project

In tuned out

Lorsque Rozz Williams quitte Christian Death en 1987, Valor décide de reprendre en mains la destinée de la formation californienne. Valor et Williams étaient devenus des ennemis intimes, et leur collaboration devenait de plus en plus difficile, pour ne pas dire houleuse. Mais cette coopération était indispensable à l'équilibre du groupe. Ce qui inévitablement plongera le futur des deux antagonistes dans la plus parfaite confusion. Les cendres de Christian Death finiront même par s'éparpiller dans les profondeurs de l'oubli dès 1990. Quant à Rozz, tant ses expérimentations individuelles –faites de collages et d'incantations mystiques pas toujours du meilleur goût– et son aventure au sein de Shadow Project ne soulèveront guère l'enthousiasme. Une bonne raison pour refermer le chapitre de la musique gothique californienne. Et bien non. Puisque Rozz continue de s'accrocher à son Shadow Project. Et, il faut reconnaître que cet album live ne lui donne pas tout à fait tort. Mieux encore, malgré la production plus que bâclée de Mark Linett (Jane's Addiction), ce disque renoue avec le style oppressif, ombrageux, farouche de Christian Death. Celui de "Death wish" et de "Ashes" pour être plus précis. Une œuvre qui inclut deux covers particulièrement réussies. Une de Bowie ("Panic in Detroit") et un autre, présentée sous une forme de medley, d'Alice Cooper (" Killer/Babies "). Bref un projet qui pourrait enfin sortir de l'ombre...