Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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The Cure
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Chroniques

Lylac

By A Tree

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Lylac, alias Amaury Massion, ne semble pas éveiller la curiosité à premier abord. Mais quand on sait que ce jeune homme est également chanteur et responsable des compositions du band belge My TV is Dead, on situe alors un peu mieux le personnage.

Cette fois, c’est détaché de l’autre moitié de son binôme (trio lorsque le groupe est en représentation) qu’il opère. Enfin, il n’est pas seul non plus. Il forme une nouvelle paire, d’un tout autre style, en compagnie de Thècle Joussaud, violoncelliste du combo français Debout sur le Zinc. L’instrument complète parfaitement la voix d’Amaury sur les splendides ballades qui habitent ce premier album solo tout en délicatesse et en poésie. Le reste de l’instrumentation passe entièrement entre les mains de Lylac, de la trompette aux guitares en passant par le piano, sans oublier le reste, parfois issu de son imagination fertile (quelques grains de riz dans un saladier suffisent parfois à imprimer le rythme).

Onze compos, onze souvenirs de voyages, onze cartes postales écrites durant son périple accompli dans le sud asiatique ; soit au Laos et Cambodge. Ces chansons, avant de les mettre en boîte, il les a chantées pour les autochtones rencontrés sur place. Par deux fois en français et le reste, les neuf autres, en anglais.

Intimiste à souhait, l’univers d’Amaury s’offre à l’auditeur curieux de connaître ses émotions, de l’entendre simplement les chanter en ne se limitant pas à l’amour ou la tendresse. La tristesse, la colère et autres sentiments ont également leur place dans les textes interprétés de façon austère mais combien convaincante.

Les cordes sont les invitées de marque de cet album, à commencer par les cordes vocales d’Amaury qui ensoleillent les plages majestueusement soulignées par l’instrument grave et caressant de Thècle.

Tout s’écoute presque respectueusement tant l’émotion transpire de chaque note chantée ou issue d’un instrument. Mention spéciale (toute personnelle) à « The End Of The Road » que je pourrais écouter tant et plus sans jamais m’en lasser.

Un album riche et sobre à la fois, un projet qui demande une fameuse dose de curiosité de la part de l’amateur ; car ce n’est pas dans nos médias, radio et télé que l’on risque d’entendre parler de Lylac, constat bien regrettable. Mais on ne prête qu’aux riches, c’est bien connu.

Jetez-vous sur ce disque, grandiose par sa douceur et son authenticité.

 

King Tuff

King Tuff

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Alias King Tuff, Kyle Thomas est étasunien. La tignasse lui tombant sur les épaules, il a la dégaine d’un camionneur yankee. Ses mimiques sont très caractéristiques d’un prototype parfait du déséquilibré tout droit sorti d’un film de Tarantino. Mais quand on analyse son cv, il faut reconnaître que le gaillard possède une belle carte de visite. Outre son King Tuff, Kyle milite chez Witch (NDR : combo stoner dont le batteur n’est autre que Mr. Jay Mascis) ainsi que Feathers, une formation davantage tournée vers le folk.

Eponyme, le second elpee de ce songwriter instinctif mais talentueux, trempe dans un climat garage tempéré. Ce qui n’est pas plus mal. Sa musique est fondamentalement américaine et les morceaux de son opus oscillent entre bon vieux grunge, punk allègre (« Bad Thing ») et pop-folk (« Unusual World » évoque Ted Leo and The Pharmacists...) On a même droit à plusieurs ballades country, à l’instar de « Baby just Break », au cours desquelles il s’accompagne uniquement à la guitare sèche. Et malgré cet éventail de style, l’ensemble de ce long playing demeure homogène. A cause de ce parfait équilibre entre fougue diaboliquement juvénile (NDR : regardez la pochette !) et sens mélodique contagieux…

 

In-Kata

Thanatopraxis

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Ce « Thanatopraxis » n’est pas sorti en catastrophe ! Et pour cause, il succède à « Farewell Masquarade », paru il y a près de 6 ans… Depuis, le combo issu du Nord de la Belgique s’était montré plutôt discret. Et pourtant, lors de la publication de son précédent opus, il avait recueilli d’excellents échos dans la presse ; la puissance et le style syncopé de sa musique évoquant un croisement entre At the Drive-In et The Jesus Lizard. Bonne nouvelle, les riffs de guitare dispensés par Jorg Strecker (Creature with an Atom Brain, Daan) sont toujours aussi singuliers et déstructurés, alors que le timbre vocal unique en son genre de Wannes Cré, continue de faire la différence. Pas mal pour un groupe né en 1991, militant à l’origine sous le patronyme de Quetzal. Complexe (Tool ?) et troublante (Cold ?), la musique de cette formation anversoise trempe dans l’émo. Mais une émo très spécifique, légèrement datée, pas toujours facile d’accès. Ok, elle sent bon les nineties. Mais elle est bigrement efficace, à l’instar d’« All Is Mine ». La presse spécialisée qualifie In-Kata de Mars Volta à la sauce belge ; perso, j’estime que c’est plutôt du côté de Deftones voire de Vex Red que la formation puise son inspiration…

In-Kata se produira ce 8 décembre à la Groenplaats d’Anvers

 

Côme (France)

Côme (Ep)

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Duo pop/rock formé en 2007 et constitué de Lucas Barbier et François Byrski, la mini formation française est issue de la banlieue parisienne. Ces cinq morceaux constituent déjà leur troisième opus et… jamais entendu parler !

Y’a que chez Musiczine que l’on peut trouver de telles raretés…

A la décharge de Côme, sont pas très aidés les p’tits bands innovants au pays du camembert et du bordeaux…

Bref, dur, dur de percer dans l’Hexagone si on n’est pas le protégé d’une grosse pointure.

Et pourtant…

Côme dispense une pop bien léchée, nappée de sauce à la mente bien british. Y’aurait une petite influence U2 là-dessous que je ne serais pas surpris. Ecoutez donc la plage inaugurale « Presto » et vous serez, vous aussi, vite convaincus. Mais résumer la musique de Côme à une imitation, même de bonne facture, de la bande à Bono, serait vraiment faire preuve de mauvaise foi et très réducteur.

L’instrumentation est simple mais efficace : chant, guitare et batterie (difficile d’en faire davantage à deux !) Les compos du duo surprennent par leur candeur et leur approche mélodieuse.

Très jolie ballade atmosphérique, « The House » tranche avec le reste du cd.

« I Kill You » est une piste chiadée, très construite, reposant sur une conjugaison de voix terriblement efficace. Le refrain est entêtant, à la limite obsédant ; à tel point qu’il finit par vous martyriser les neurones.  

« Who Wanna Dance » démarre en douceur, mais c’est le calme avant la tempête. Un véritable raz de marée provoqué par des flots de riffs en distorsion et des drums à la dérive, emportant tout sur son passage…

« Childoud » clôt le disque, une plage empreinte de tendresse et de poésie.

Si les médias, outre-Quiévrain, cherchent un véritable talent en devenir, ils auraient tout intérêt à s’intéresser à ce combo parisien, dont on attend la confirmation lors de la sortie d’un long playing… 

Et pour voir leur dernier clip, c'est ici

 

Sukilove

Drunkaleidoscope

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Sukilove aime le rythme et a décidé de s’en servir pour enregistrer ce « Drunkaleidoscope », leur nouvel album. Deux drummers ont ainsi participé aux sessions : Stoffel Verlackt et Helder Deploige ! Cet opus ressemble à un kaléidoscope sonore, au cours duquel l’ouverture d’esprit d’un Talking Heads rencontre la rage de Japandroids, tout en invitant le jazz mutant ainsi que des reliquats d’électro et de hip hop. Tout un programme ! Ce groupe belge –à géométrie très variable– est dirigé par Pascal Deweze (que l’on a déjà aperçu chez Metal Molly et Broken Glass Heroes). Et « Drunkaleidoscope » constitue son troisième opus.

Difficile de décrire en quelques lignes la musique de cette formation unique en son genre. C’est sûr, elle est expérimentale. Ainsi « Calm » vampirise judicieusement Spoon, le très drôle « Beatlesnake » (‘I’m a Beatlesnake, I’m a Beefheartsteak, Gainsbourgfake, Beach Boycake…’) lorgne vers la forme la plus pop de Battles, « Somehow Someday » butine généreusement Pollen alors que « Lancelot » évoque plutôt l’univers de Rafter. Bref à l’instar de son titre, « Drunkaleidoscope » part dans tous les sens. Sur cet excellent elpee, Sukilove féconde une pop mutante aux frontières floues mais passionnantes. Etonnant !

Sukilove se produira ce 21 novembre au Charlatan de Gand, le 7 décembre au Trix d’Anvers et le 12 janvier à De Grote Post à Ostende.

 

TEEN

In Limbo

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Derrière Teen, dont le patronyme équivoque pourrait aiguiller le mélomane, à tort, vers les préoccupations senti-menthe à l’eau de jeunes filles en fleurs, on retrouve Kristina Lieberson, claviériste des Here We Go Magic et trois autres charmantes demoiselles (dont deux de ses sœurs, pour l’anecdote) dont les voix se succèdent en cascade tout au long de ce premier essai, ma foi, fort réussi.

Musicalement, cet opus baigne clairement dans les mêmes eaux que Warpaint, tout en privilégiant les vocalises éthérées, les nappes de synthé diluées et les guitares délayées.

Mixé partiellement par Sonic Boom (Spaceman 3), « In Limbo » se découvre lentement, émoustillant nos sens par touches subtiles et mérite qu’on porte attention à ces différentes textures sonores, savamment orchestrées, au-delà d’une apparence fragile.

L’excellent « Better » en ouverture, l’imparable « Electric » un peu plus loin, attirent déjà l’oreille à la première écoute.

Quelques tours de galette plus loin, on est définitivement sous le charme de ce disque qui tel un chat, rôde autour de nous en ronronnant, se laissant apprivoiser petit à petit, jusqu’à s’installer confortablement sur nos genoux et refuser de les quitter.

Et on reste là encore un moment, à prolonger le plaisir, voyageant mentalement entre ciel et terre.

 

The Tallest Man On Earth

There's no leaving now

Écrit par

Deux années après la sortie de « The Wild Hunt », Kristian Matsson, alias The Tallest Man on Earth, est de retour. Superbe, son premier elpee, lui avait permis de se forger une place aux côtés de la crème des compositeurs folk contemporains. Sa voix nasillarde et son style minimaliste lui ont même valu d’être comparé à Bob Dylan.  

Pour enregistrer « There’s no leaving now », Mattson a utilisé la même formule. Il y joue de la guitare sèche en fingerpicking. Sa dextérité y est impressionnante. Son efficacité imparable. Et même si certains morceaux sont enrichis par la lapsteel (« 1904 ») ou le piano (« There’s No Leaving Now »), cet elpee creuse un peu plus en profondeur pour atteindre les racines du folk. Ce qui explique sans doute pourquoi, l’opus nécessite plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. Alors, et alors seulement, des titres comme « Criminals » ou encore « Wind and Walls » prennent toute leur dimension et se révèlent même totalement bouleversants.

The Tallest Man on Earth s’impose de plus en plus comme une référence en matière de néo folk. Son aura grandit encore, sans qu’on s’en aperçoive. Il n’a peut-être pas envie de rejoindre le sommet de la notoriété trop rapidement. Il prend son temps. Et qu’importe si son parcours vous semble long, le plus important c’est qu’il continue à être touché par la grâce…

 

The Sea And Cake

Runner

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Fondé au milieu des nineties, The Sea and Cake est une formation qui ne s’est jamais soucié du temps ou de la mode pour composer sa musique. Après dix-huit années de carrière, on peut affirmer qu’elle figure parmi les rares, capables de jongler avec tous les genres, tout en conservant une identité personnelle. Dixième album du band, « Runner », fait donc suite à « The Moonlight Butterfly », publié l’an dernier.

Précurseur du post-rock, le combo ne pouvait éluder sa marque de fabrique. Et il le rappelle sur l’instrumental « The Invitation ». Parmi la multitude de genres que TS&C aborde, on épinglera la synth pop, le rock, l’americana et le jazz. Mais The Sea and Cake a le don de fondre toutes ces références pour restituer un tout homogène. Une symbiose due au talent des musicos. Les dix titres de cet opus sont délicats mais anachroniques. Les guitares sont légères. La rythmique change de tempo sans que le mélomane ne s’en rende compte. Un ensemble de subtilités que Sam Prekop vient souligner de sa voix tout en retenue. Caressante, fragile, elle propulse les compos en apesanteur et les transforme en saveur sonore…

 

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