Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Chroniques

Dakota Suite

An Almost Silent Life

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Adeptes du beat, adeptes du riff, passez votre chemin ! Le folk neurasthénique de Dakota Suite n’est pas pour vous… Le titre « An Almost Silent Life » colle à merveille à la musique de Chris Hooson, unique tête pensante de ce projet vieux déjà de 16 ans. Et dire que l’Anglais clame que cette livraison est plus positive que sa trilogie précédente (sans être disco précise-t-il tout de même…) Les morceaux de Dakota Suite, cinématographiques à souhait, s’écoulent tel le flot d’une rivière douce et inquiétante à la fois. L’instrumentation est minimale (guitare, piano et drums légers) et principalement acoustique mais accouche de quelques grands et insidieux moments de profonde mélancolie, à l’instar de l’inaugural « I See Your Tears ». « An Almost Silent Life » est une réussite dans ce genre particulier qu’est le slowcore. « Presque le silence » mais une profondeur impressionnante. Ou comment dire beaucoup de choses avec très peu de moyens.

 

DAD

Vitro

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Ne pas confondre D-A-D (autrefois Disneyland After Dark) et DAD. Le premier cité est né au début des 80’s et a viré du cowpunk au hard rock, une décennie plus tard. Le second est canadien et vient de graver « Vitro », un disque enregistré et mixé au Black Box Studio, par l’ingénieur du son Dave Odlum.

Apparemment ce ne serait pas leur premier opus, mais les musicos ont voulu tirer un trait sur leur passé. Sans doute trop jazz pour s’imposer sur la scène contemporaine. Pourtant de jazz, il en est encore question tout au long de ce long playing. Mais il est dispensé, d’une manière insidieuse, un peu à la manière de Tortoise. Une référence majeure, tout comme TV On The Radio. Par contre, j’ignore où la bio est allée pêcher des influences aussi saugrenues que Gang of Four, Mothers of Invention, Thom Yorke, Rapture ou encore Sufjan Stevens, mais elles relèvent de la pure fiction. Grizzly Bear ? Peut-être. Notamment lors des morceaux les plus éthérés, atmosphériques (« Paris 24 »). Mais à mon humble avis, leur musique puise autant dans les 80’s que les 70’s. Les 80’s ? Dans la cold wave de Joy Division. A cause de cette basse cotonneuse (le titre maître). Chez Wire aussi. Lorsque les syllabes des vocaux sont découpées au rasoir (« Get back to me », « Sensation », « Ink »). Sans oublier ce clavier le plus souvent vintage. Les 70’s ? Dans le jazz/rock. Evidemment. Celui de Matching Mole, mais surtout de Weather Report, lorsque les cuivres décident de prendre le pouvoir (le remarquable « Medecine »). Particularité des vocaux, ils sont plus souvent déclamés. Mais collent parfaitement à l’ensemble. On a même droit sur « Rain dance » à un mélange parlé/chanté qui flirte carrément avec le hip hop, même si le tempo lorgne plutôt vers le r&b. Le tout est agrémenté de boucles et de chœurs, suivant les circonstances. Excellent, même si le combo a tout intérêt a bien digérer toutes ses influences, pour faire la différence…

 

Boulevard des Airs

Paris-Buenos Aires

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En cette période hivernale, ce disque a le potentiel pour réchauffer les cœurs…

Fondé en 2004, Boulevard des Airs réunit des musiciens aux goûts et aux influences différents, souhaitant tirer un maximum parti de cette forme de pluralisme. Leurs références oscillent ainsi de Brassens à Red Hot Chili Peppers, en passant par Rage Against The Machine, Jacques Brel et Bob Marley. Chez Boulevard des Airs, la diversité est au pouvoir. Les stations radiophoniques diffusent régulièrement “Mundo Loca”. “Cielo Cengo” devrait suivre le même parcours. Les plages sont interprétées dans un joli mélange de français et d’espagnol. Si le groupe revendique l’étiquette ‘Rock’n’Reggae’, la plupart des pistes lorgnent plutôt vers le ska. Celui de la Ruda, par exemple. Boulevard des Airs assure la première partie de la tournée de Tryo. Cause à effet, mais sur « Paris-Buenos Aires », la bande à Guizmo semble avoir laissé son empreinte…

Néanmoins, cet album est un véritable plaisir pour les oreilles, que je vous conseille de consommer avec excès…

 

Amirali

In Time

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« In Time » constitue le premier album d’Amirali, un jeune artiste canadien d’origine iranienne. L’elpee réunit 13 pistes et, autant être clair, son premier essai ne manque pas d’allure. Si l’ensemble n’est pas sans défaut, plus d’un artiste rêverait de pondre un album aussi sympathique, surtout pour un premier long playing.

Le style, dans la continuité des morceaux parus isolément en 2011, reste comparable à ce que des groupes tels que Depeche Mode ou Radiohead sont susceptibles de nous réserver. On pourra même y retrouver des relents de rock en tendant plus attentivement l’oreille.

L’intro est excellente et instaure délicatement l’ambiance. De quoi nous inciter à écouter la suite. Suivent ensuite des morceaux où la voix suave du chanteur s’impose naturellement, et convainc de la maîtrise déjà acquise par ce jeune producteur. Citons notamment « My Way » et « Beautiful Words », pour les plus emballants.

Toutefois, malgré cette franche réussite, épinglons tout de même le défaut central de cet album : une certaine morosité. Et elle peut envahir le mélomane. A cause de la voix d’Amirali. Un peu trop mollassonne et monocorde.

En conclusion, il manque encore un ‘je ne sais quoi’ pour transformer l’essai en réussite. Gageons que le Canadien corrigera le tir sur son prochain elpee (NDR : on n’en doute pas !) Ce qui n’empêche pas ce disque de se révéler un très bon choix, si vous souhaitez découvrir sa musique… 

 

Edward Sharpe

Here

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Véritable gourou et tête pensante d’une communauté musicale néo-hippie, le Californien Alexander Ebert (aka Edward Sharpe) avait frappé un grand coup en 2009, en publiant un premier album flanqué de ses Magnetic Zeros. Il nous y réservait quelques irrésistibles singles ‘babas cool’ tels que « Home », « 40 Day Dream », « Janglin » et surtout « Up From Below ». Conserver le même degré d’euphorie béate allait donc être le principal défi de l’artiste, sur « Here », le second essai.

Dès « Man On Fire », un titre d’ouverture hanté par l’âme de Johnny Cash, on est rassuré sur l’état de forme du combo. Les chœurs rappellent une chorale 70’s (« Mayla ») au sein de laquelle Jade Castrinos pose régulièrement sa voix à côté de celle d’Alexander (« Home », « Fiya Wata »). L’ambiance vire souvent à la fête ‘évangélique’ (« I Don’t Wanna Pray ») même si « Here » se réserve quelques moments plus intimistes, à l’instar du légèrement reggae « One Love To Another » ou du plus délicat « Dear Believer ». Les ouailles seront satisfaites de la nouvelle livraison de monseigneur Sharpe qui s’érige en version premier degré du chaman ‘bleu’, l’insaisissable Sébastien Teller…

 

Pitbull

Global Warming

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Le titre du nouvel opus d’Armando Christian Pérez colle à l’actualité. Il s’intitule « Global warming », autrement dit ‘Réchauffement climatique’. Pourquoi pas, juste à quelques jours de la fin du monde…

Si Pitbull soulève cette question écologique, son album souffle trop le chaud et le froid pour stabiliser l’atmosphère. Un départ franchement glacial lors de cette intro sur fond de « Macarena », meublé par un texte sans grand intérêt. De quoi se poser des questions sur la suite… « Don’t stop the party » décrète heureusement la fonte des glaces. Un titre légèrement rétro, bercé de sonorités latino, et bien rythmé, susceptible de cartonner dans les boites les plus branchées. Et dans un style aussi entraînant, on épinglera également la BO de ‘Men in Black 3’, «  Back in time », ainsi que l’inévitable tube « Feel this moment », qu’il interprète en duo, en compagnie de Christina Aguilera.

A partir de cet instant, on est bien réchauffé, et on en redemande. Sauf que Pitbull prend un malin plaisir à varier les climats, oscillant d’un morceau excitant à un plus calme, en passant par un plus expérimental ou en techno-pour-dire-de-faire-quelque-chose. Bref, ça part dans tous les sens. Et c’est frustrant !

Né à Miami, Pitbull est un ‘rappeur’ originaire de Miami, dont le style ensoleillé, mais commercial, est le plus souvent, issu d’un mélange de hip-hop, de reggaeton. Une musique essentiellement destinée à la bande FM et aux dancefloors. Et ce nouvel opus, quoiqu’inégal recèle toute une série de hits. Déjà publiés ou à venir. Néanmoins on n’accusera pas Pitbull, malgré ce « Global Warming », d’avoir accéléré le réchauffement climatique…

 

Violens

True

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Chez Violens, la violence est insidieuse et indistincte, cachée sous d’allègres synthés dream-pop et des murs de guitares shoegaze. Manifestement influencé par les années 80, ce trio new-yorkais nous propose son second elpee, « True ». Ethéré, atmosphérique, truffé d’envolées soniques, son style pourrait se décrire comme une version pop de Slowdive. Tout est vaporeux chez Violens : des guitares aux synthés en passant par la voix. Les morceaux les plus rythmés, à la limite du punk, tel que « All Night Long », sont même chuchotés… Heureusement, les Américains n’oublient pas le sens mélodique. Il est même particulièrement soigné sur « Watch the Streams » et « So Hard to See ». Si vous regrettez toujours la disparition de Ride ou le mutisme de My Bloody Valentine, vous ne pouvez passez à côté de ce « True »…

 

Teengirl Fantasy

Tracer

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Teengirl Fantasy est le projet de Nick Weiss et Logan Takahashi, deux gars originaires de l’Ohio qui se découvrent une passion commune pour les musiques électroniques pendant leurs années collège. Inévitablement, le duo décide d’explorer ce point commun en engendrant Teengirl Fantasy. Pari réussi puisqu’un an plus tard, les deux Ricains signaient auprès de True Panther Sounds (Girls, Cloud Nothings, Ty Segall, Delorean, Glasser,  etc.) et publiaient discrètement « 7AM », leur premier LP.

Deux ans plus tard, le duo titille d’abord les oreilles de Crystal Castles, qui traîne les deux garçons à travers les Etats-Unis. Puis celles de Panda Bear, l’une des têtes pensantes d’Animal Collective, qui décide à son tour de les embarquer sur la tournée européenne de sa formation ; mais également d’enregistrer un morceau en leur compagnie. Et la maison belge R&S Records (James Blake, Lone, Model 500, Egyptian Hip Hop) leur fait les yeux doux. Il n’en fallait pas beaucoup plus à Weiss et Takahashi pour être transcendés et concocter un second disque plus ambitieux que le précédent. Outre Panda Bear, les deux hommes ont mis le sampling, qui étayait « 7AM » en sourdine et réuni quelques potes en qualité de guests vocaux (Lauren Halo, Kelela ou encore Romanthony –mais oui, celui du « One More Time » des robots français).

Le résultat figure sur « Tracer », un opus dégoulinant de bonnes idées parfaitement canalisées. Le duo jongle entre Dream Pop, Electronica, Breaks, Deep House et R’n’B déconstruit. Une macédoine de genres qui a d’autant plus de saveur que la tambouille se déguste d’une traite sans haut-le-cœur. Un seul regret, l’absence de l’excellent single « Motif », publié un mois avant l’album, et disponible uniquement en vinyle. Si Weiss et Takahashi gardent le cap et entretiennent la détermination et l’ambition distillée sur « Tracer », on ne peut que prévoir un avenir brillant à Teengirl Fantasy   

 

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