Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Chroniques

Sukilove

Drunkaleidoscope

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Sukilove aime le rythme et a décidé de s’en servir pour enregistrer ce « Drunkaleidoscope », leur nouvel album. Deux drummers ont ainsi participé aux sessions : Stoffel Verlackt et Helder Deploige ! Cet opus ressemble à un kaléidoscope sonore, au cours duquel l’ouverture d’esprit d’un Talking Heads rencontre la rage de Japandroids, tout en invitant le jazz mutant ainsi que des reliquats d’électro et de hip hop. Tout un programme ! Ce groupe belge –à géométrie très variable– est dirigé par Pascal Deweze (que l’on a déjà aperçu chez Metal Molly et Broken Glass Heroes). Et « Drunkaleidoscope » constitue son troisième opus.

Difficile de décrire en quelques lignes la musique de cette formation unique en son genre. C’est sûr, elle est expérimentale. Ainsi « Calm » vampirise judicieusement Spoon, le très drôle « Beatlesnake » (‘I’m a Beatlesnake, I’m a Beefheartsteak, Gainsbourgfake, Beach Boycake…’) lorgne vers la forme la plus pop de Battles, « Somehow Someday » butine généreusement Pollen alors que « Lancelot » évoque plutôt l’univers de Rafter. Bref à l’instar de son titre, « Drunkaleidoscope » part dans tous les sens. Sur cet excellent elpee, Sukilove féconde une pop mutante aux frontières floues mais passionnantes. Etonnant !

Sukilove se produira ce 21 novembre au Charlatan de Gand, le 7 décembre au Trix d’Anvers et le 12 janvier à De Grote Post à Ostende.

 

TEEN

In Limbo

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Derrière Teen, dont le patronyme équivoque pourrait aiguiller le mélomane, à tort, vers les préoccupations senti-menthe à l’eau de jeunes filles en fleurs, on retrouve Kristina Lieberson, claviériste des Here We Go Magic et trois autres charmantes demoiselles (dont deux de ses sœurs, pour l’anecdote) dont les voix se succèdent en cascade tout au long de ce premier essai, ma foi, fort réussi.

Musicalement, cet opus baigne clairement dans les mêmes eaux que Warpaint, tout en privilégiant les vocalises éthérées, les nappes de synthé diluées et les guitares délayées.

Mixé partiellement par Sonic Boom (Spaceman 3), « In Limbo » se découvre lentement, émoustillant nos sens par touches subtiles et mérite qu’on porte attention à ces différentes textures sonores, savamment orchestrées, au-delà d’une apparence fragile.

L’excellent « Better » en ouverture, l’imparable « Electric » un peu plus loin, attirent déjà l’oreille à la première écoute.

Quelques tours de galette plus loin, on est définitivement sous le charme de ce disque qui tel un chat, rôde autour de nous en ronronnant, se laissant apprivoiser petit à petit, jusqu’à s’installer confortablement sur nos genoux et refuser de les quitter.

Et on reste là encore un moment, à prolonger le plaisir, voyageant mentalement entre ciel et terre.

 

The Tallest Man On Earth

There's no leaving now

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Deux années après la sortie de « The Wild Hunt », Kristian Matsson, alias The Tallest Man on Earth, est de retour. Superbe, son premier elpee, lui avait permis de se forger une place aux côtés de la crème des compositeurs folk contemporains. Sa voix nasillarde et son style minimaliste lui ont même valu d’être comparé à Bob Dylan.  

Pour enregistrer « There’s no leaving now », Mattson a utilisé la même formule. Il y joue de la guitare sèche en fingerpicking. Sa dextérité y est impressionnante. Son efficacité imparable. Et même si certains morceaux sont enrichis par la lapsteel (« 1904 ») ou le piano (« There’s No Leaving Now »), cet elpee creuse un peu plus en profondeur pour atteindre les racines du folk. Ce qui explique sans doute pourquoi, l’opus nécessite plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. Alors, et alors seulement, des titres comme « Criminals » ou encore « Wind and Walls » prennent toute leur dimension et se révèlent même totalement bouleversants.

The Tallest Man on Earth s’impose de plus en plus comme une référence en matière de néo folk. Son aura grandit encore, sans qu’on s’en aperçoive. Il n’a peut-être pas envie de rejoindre le sommet de la notoriété trop rapidement. Il prend son temps. Et qu’importe si son parcours vous semble long, le plus important c’est qu’il continue à être touché par la grâce…

 

The Sea And Cake

Runner

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Fondé au milieu des nineties, The Sea and Cake est une formation qui ne s’est jamais soucié du temps ou de la mode pour composer sa musique. Après dix-huit années de carrière, on peut affirmer qu’elle figure parmi les rares, capables de jongler avec tous les genres, tout en conservant une identité personnelle. Dixième album du band, « Runner », fait donc suite à « The Moonlight Butterfly », publié l’an dernier.

Précurseur du post-rock, le combo ne pouvait éluder sa marque de fabrique. Et il le rappelle sur l’instrumental « The Invitation ». Parmi la multitude de genres que TS&C aborde, on épinglera la synth pop, le rock, l’americana et le jazz. Mais The Sea and Cake a le don de fondre toutes ces références pour restituer un tout homogène. Une symbiose due au talent des musicos. Les dix titres de cet opus sont délicats mais anachroniques. Les guitares sont légères. La rythmique change de tempo sans que le mélomane ne s’en rende compte. Un ensemble de subtilités que Sam Prekop vient souligner de sa voix tout en retenue. Caressante, fragile, elle propulse les compos en apesanteur et les transforme en saveur sonore…

 

Mediaeval Baebes

The Huntress

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Récemment, le site Spotify proposait le hit parade des albums les plus écoutés pendant l’acte sexuel.

Etrangement, les Mediaeval Baebes ne figuraient pas au palmarès.

Pourtant, pour celles et ceux d’entre vous qui aiment s’ébattre sur une peau d’Ours devant un âtre brûlant de mille feux follets, cette musique pourrait fort bien contribuer à accentuer l’extase d’un moment, hors du temps.

Trêve de plaisanterie, il s’agit bien d’une escapade temporelle que nous propose ce quintet issu du nord de Londres.

Du line-up original né en 1996, il ne reste plus qu’Emily Ovenden et Catharine Blake (la voix de Miranda Sex Garden, souvenez-vous). Et malgré la vingtaine de vocalistes qui ont transité par le groupe, au fil de huit albums studio, l’esprit est toujours resté fidèle à un revival médiéval, dont les beaux jours sont perpétuellement assurés par la littérature, le cinéma ou la télévision.

Pas étonnant dès lors de voir nos prêtresses auréolées en 2007 d’un Award pour leur contribution au soundtrack de la série de la BBC, « The Virgin Queen ».

« The Huntress » se décline en deux volets.

Le premier aborde le côté éthéré d’un univers magique au travers de comptines issues du folklore moyenâgeux, comme du reste les titres ne font guère mystère (« She Moved Through The Fayre », « Under The Willow Tree », …)

Le second est axé sur un aspect plus folk, du moins dans l’instrumentation (et l’utilisation de la technique a cappella).

Bref, c’est une plongée très réussie dans un autre monde, entre cantiques et rites païens, rappelant ces temps immémoriaux où l’homme se parait de peaux de cerfs lors de célébrations ancestrales. Mais également lorsque les gentes demoiselles se languissaient dans le froid de hautes tours en attendant le retour improbable de leurs preux époux partis en guerre, espérant fiévreusement être délivrées de leurs ceintures de chasteté.

Chasseuses en terres connues, les MB appâtent le gibier avec moult talents, telles des sirènes d’un autre temps.

 

Jens Lekman

I Know What Love Isn’t

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En 2004, un p’tit gars de 23 piges débarque de sa Suède natale des idées plein la tête. Des idées qu’il matérialise sous forme de ritournelles pop ultra-efficaces. Dispatchées dans une série d’EPs, ces pépites trouvent leur place en 2005 au sein de « Oh You’re So Silent Jens », une compile qui attire toutes les oreilles vers lui. Jens Lekman pouvait alors dire adieu à cet anonymat qui avait desservi la sortie de son premier LP, « When i Said I Wanted To be Your Dog ».

En 2007, la même attention est portée à son deuxième opus, « Night Falls Over Kortedala », porté par les traits disco du single « The Opposite Of Hallelujah ». Cinq ans après, le Suédois est de retour. Et après avoir écouté cet « I Know What Love Isn’t », on se demande bien ce qui est passé par la tête du gaillard. Une bonne moitié du  disque s’avère relativement mollassonne, un peu à l’image de sa prestation au Pitchfork Festival de Paris l’an dernier.

Lekman est certes un habitué des ballades ; mais à force de répétition, le chanteur perd ici un peu de sa superbe. Toujours capable d’écrire de jolies litanies, ce dernier semble pourtant se reposer sur ses lauriers en ne proposant qu’une série de chansons aussi passionnantes qu’un épisode de « Joséphine ange gardien ». Pourtant, lorsqu’on entend les seuls morceaux relativement ‘upbeat’ de la plaque, « The World Moves On », « I Know What Love Is » et « The End Of The World Is Bigger Than Love », relégués en fin de parcours, on se dit que le bonhomme est capable de créer des petites capsules sacrément enivrantes quand il y met du cœur. Une touche d’audace, comme sur « Night Falls Over Kortedala », aurait été plus que profitable à ce troisième LP.

 

Joshua

The Outsiders

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Après un petit coup de promo télévisuel du côté de la RTBF, Greg Avau et Senso retrouvent leur camarade de jeu Steph Debruyne, histoire de reconstituer Joshua le temps d’un troisième album. « The Outsiders » s’ouvre par « Crush », un morceau plutôt engageant, flirtant judicieusement avec le Hip Hop. Mais l’intérêt de la plaque s’arrête là. S’ensuit une série de compos pop trop sages, trop lisses. De « No Turning Back » à « Midnight Movie », la montée d’adrénaline se fait attendre sans jamais pointer le bout de son pif. Un coup de stéroïdes planté en pleine couilles de « Lived And Died By the Chrome » ou du pseudo rock’n’roll « Who’s The Rocker » aurait été salutaire. « The Outsiders » manque cruellement d’ambition, et surtout de détermination. Sur scène, le trio belge ferait bien de booster ses compos s’il n’a pas envie de se faire buzzer à son tour.

 

Stevie Jackson

(I Can’t Get No) Stevie Jackson

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Avant de se lancer dans une carrière en solitaire, Stevie Jackson officiait au sein de Belle & Sebastian et de The Vaselines. Fort de ces expériences passés, l’Ecossais nous largue « (I Can’t Get No) Stevie Jackson », un premier opus solo quelque peu désarticulé. Hésitant entre folk, pop et americana sans jamais trouver le juste milieu, Jackson galère un peu en matière de consistance.

Meilleur compositeur qu’interprète, le chanteur propose douze titres mollassons qui traînent la patte comme un chien qui chercherait son maître. Jackson tente de nous faire croire à un Belle and Sebastian nouveau, notamment en engageant une bonne moitié de la bande. Mais l’illusion n’est que de très faible durée. Un disque tout à fait dispensable.

 

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