Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Biohazard 8/8/26
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Chroniques

St. Augustine

Soldiers

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Vu son patronyme, pas étonnant que St. Augustine pratique une musique intemporelle… « Soldiers » constitue le second elpee de François-Régis Croisier, musicien issu de l’étonnante scène de Clermont-Ferrand (Auvergne) et co-fondateur de la belle petite structure Kütü Folk (The Delano Orchestra, Leopold Skin, Pastry Case). Bien entendu, cet orfèvre du songwriting français continue à tisser délicatement ses compos folk qu’il maîtrise à merveille (« Seventeen ») ; mais il a également la très bonne idée d’élargir sa palette sonore. Sculptée dans la pop et hydratée de claviers, « Promised Land » en est un parfait exemple ; une plage qui devrait même permettre à l’auteur de rencontrer un succès d’estime tant elle est irrésistible. L’influence de Bill Callahan est également perceptible (« Cedars ») mais aussi celle de Micah P. Hinson (« My Father, My Son »). Tramées sur une instrumentation particulièrement riche (orgue hammond, piano, synthé, …), les compos libèrent une sensibilité bien palpable, tout au long de « Soldiers », une charge émotionnelle entretenue par la voix de François-Régis. St Augustine, un véritable missionnaire au service de la cause folk !

 

Picore

Assyrian Vertigo

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« Assyrian Vertigo » constitue le troisième album de Picore, un groupe français au style électro orienté ‘instrumental’ voire carrément ‘tribal’. Les musiciens lyonnais s’amusent en effet à jouer continuellement sur la corde de la poésie et de la ‘fresque auditive’, termes propres au band lui-même.

On dit généralement, en parlant de ce désormais sextuor, qu’il est particulièrement difficile d’entrer dans leur univers. Et que leur carapace est encore plus dure pour ce nouvel opus. Sans doute est-ce vrai, puisque je ne suis pas parvenu –mais alors pas du tout– à comprendre le but poursuivi par nos voisins de l’Hexagone, ni même à trouver un quelconque intérêt à ce double album, d’ailleurs.

Pour enregistrer ce disque, le combo a décidé de se servir d’une batterie en ‘live’, afin de dynamiser l’ensemble et de bousculer encore les habitudes des musiciens (qui aiment, il faut le laisser à leur crédit, tenter souvent de nouvelles expérimentations). Peut-être était-ce une bonne idée, mais votre serviteur a surtout perçu ce recours comme un fil conducteur dont la puissance chapeaute en quelque sorte le cafouillis sonore...

« Eau » ouvre la plaque. Cette compo se devient rapidement imbuvable. Pas de paroles, mais une succession de sonorités bruyantes voire douteuses. Suffisant pour avaler de travers…

Le combo français ne se révèle cependant pas forcément meilleur lorsqu’il ajoute des vocaux. « Aubades », par exemple, dont le chant ne me semble pas vraiment inspiré, en est un parfait exemple. Et les 13 pistes de l’elpee sont du même acabit : rien à faire, aucun des morceaux n’est parvenu à me séduire.

Le second cd est entièrement constitué de remixes des morceaux du premier. Et il n’est pas mieux réussi à mes yeux (ou plutôt ici, à mes oreilles). Vous excuserez ma spontanéité, mais ‘le joyeux remix d’un foutoir, ça reste un foutoir !’.

Difficile donc de vous conseiller cet album, puisqu’aucune chanson n’a réussi à susciter mon intérêt. Le bruit, plus que la mélodie, est assourdissant. Les parties vocales sont approximatives. Les refrains inexistants… Bref, je ne suis définitivement pas la cible visée par cet elpee.

 

Phoebe Jean

Heartsbreakers

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Beach House et la fabuleuse série ‘The Wire’ ne seront bientôt plus les seules raisons de se tourner vers la triste ville de Baltimore ! Phoebe Jean constitue une nouvelle corde à l’arc culturel de la cité industrielle américaine. Accompagnée de The Air Force, cette demoiselle au grand talent devrait envahir les ondes grâce à son premier single électro-pop imparable : « Day is Gone »… Mais l’univers de Phoebe Jean (une autre PJ, tiens, tiens…) ne se limite pas à ce titre catchy car sur « Heartbreakers » elle débite les morceaux électro planants (« King Size Bed ») ou carrément psychés (« December 20th ») aux tendances hip-hop (« Luvz 4 Real ») ou même jazzy (« No Game »). On embarque sans hésiter dans l’escadron groovy de cette M.I.A. trip-hop !

 

Pacific UV

Weekends

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Jouissant d’une jolie notoriété qui s’est forgée au fil du temps grâce à un travail d’orfèvre mis au service de trois albums étalés sur douze ans de carrière, Pacific UV poursuit dans la voie lactée qu’il a empruntée à ses débuts.

Dans un style éthéré cher à Slowdive, qui rappelle par brèves séquences subliminales le travail de Jason Pierce dans son approche symphonique, le son de ce groupe d’Athens (NDR : c’est en Géorgie) puise ses sources dans une myriade d’influences allant du slowcore à l’électro synthétique des années 80.

Cet album se découvrant de ses influences au fil des écoutes pour mettre en valeur les mélodies et subtilités qu’il dispense lentement, comme on s’offre pudiquement à l’autre, avec émoi et sans timidité.

Douze titres mis sur orbite autour d’un thème (la fin d’une liaison amoureuse) qui se diluent dans le temps, le temps d’un week-end, un week-end aux allures éternelles.

 

The Mars Volta

Noctourniquet

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Alors que les fans européens attendent avec anxiété d’hypothétiques nouvelles dates de tournée d’At The Drive-In, Omar Rodriguez-Lopez et Cedric Bixler-Zavala restent concentrés sur leur projet actuel. Preuve en est, « Noctourniquet », sixième galette du duo et de leurs trois acolytes, qui débarque en parallèle de la tournée de leur formation originelle. The Mars Volta retrouve ici la relative accessibilité de ses premiers travaux, comme peut en témoigner « The Malkin Jewel », premier single à en être extrait. Les deux figures de proue de la formation, constamment en recherche de la formule la plus efficace ont restructuré cette dernière.

Exit John Frusciante, Isaiah Owens et Thomas Pridgen, remplacés par trois nouvelles têtes. Pas de délires sonores à la Rodriguez-Lopez non plus. Rien que des titres purement rock’n’roll, mêlés moins qu’à l’accoutumée à leurs variantes prog. Certains morceaux sont radicalement différents de ce à quoi The Mars Volta nous avait habitués sur les trois derniers LPs, tant au point structurel que mélodique (« The Whip Hand », « In Absentia », « The Malkin Jewel »). « Noctourniquet » souffre quelque peu de ce changement de cap (l’affreux morceau introductif « The Whip Hand » ou la ballade inutile « Trinkets Pale Of Moon »). Mais lorsque les morceaux sont bons, la formation d’El Paso ne fait pas les choses à moitié et balance de belles gifles (« Empty Vessels Make The Loudest Sound », « Zed and Two Naughts », « Aegis »). Un disque mitigé donc, mais qui mérite que l’on s’y attarde (un peu).

The Mars Volta sera le 26 juin sur la scène de l’AB et cinq jours plus tard sous la Greenroom du Main Square Festival à Arras.

 

Guillaume Ledent

Dérange ta chambre

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Le quatrième album de Guillaume Ledent est présenté sous la forme d’un livre cd absolument superbe. C’et Mathieu Vandermolen qui s’est chargé des illustrations et du graphisme de la pochette. A l’intérieur, on y retrouve toutes les chansons écrites par  Guillaume, mais également des poèmes de Jacques Mercier (NDR : oui, oui, celui qui a notamment présenté, à la RTBF, l’émission ‘Forts en tête’, mais aussi le ‘Jeu des dictionnaires’), qui porte un regard de papy sur chaque compo issue de la plume du Tournaisien.

Sur une musique pop, parfois carrément rock, Guillaume est retourné en enfance. La sienne. Mais aussi et sans doute celle de ses propres enfants. En posant des questions sur notre société et la famille, mais en les replaçant dans le contexte de cette enfance. « Quand je serai grand », je serai un enfant. Est-on suffisamment à leur écoute (« Ecoute-moi », sur un air de rumba) ? Comment chasser les angoisses (« Super Victor », « Doudou ») ? La contestation (le plus punchy « Ma crise », imprimé sur un mid tempo, et « Je ne danserai pas ») ; mais également l’alimentation (« Deux fois par mois »), le regret (« La petite sœur »), la tendresse (en abordant la maladie d’Alzheimer, dans « Bonne-maman ») et l’imagination au pouvoir (« Le petit génie). Le tout saupoudré d’impertinence et de tendresse, à l’instar du titre de cet album, « Dérange ta chambre ».

En concert dans le cadre de la Fête de la Musique

Ce 23/06/2012 – Grand Place à Chimay

 

Kwes

Meantime (Ep)

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Kwes est un compositeur âgé de 24 ans, qu’on a déjà pu remarquer aux côté de groupes anglais comme The XX, Micachu et The Invisible, par exemple. C’est, de fait, un musicien des plus talentueux et prometteurs de la ‘jeune génération’, dans le domaine de l’électro-pop. Mais la caractéristique principale du personnage est surtout d’être un éternel ‘touche-à-tout’ ; en effet, l’artiste londonien joue aussi bien de la guitare que de la basse, de la batterie, du synthé ou encore même de l’accordéon.

Après avoir donc travaillé ‘sous couverture’ depuis 2005, le musicien anglo-saxon décide aujourd’hui de tenter une aventure en solitaire et nous propose « Meantime », un Ep 4 titres dans lequel –le contraire aurait été étonnant– il a donc géré personnellement son disque, jusque qu’au moindre détail. Par conséquent, il pousse désormais également la chansonnette, ce qu’il n’avait que peu osé jusque là.

Et honnêtement, on ne peut que constater que notre compère a du talent. Passé le premier morceau « klee », sorte d’intro, « Bashful » met bien en exergue la voix douce et suave de Kwes. Et sincèrement, sa tonalité légère s'harmonise parfaitement aux mélodies spécialement crées pour l’occasion.

De même, surprise agréable et assez rare sur les Eps de jeunes artistes, on notera que sur les 4 morceaux de la galette, aucun ne se ressemble véritablement. Chaque plage affiche différentes palettes de l’univers sonore exploré par l’Anglo-saxon ; et elles sont si agréables qu’on est étonné lorsque la note finale retentit.

Alors évidemment, l’elpee reste perfectible, en ce sens que le dernier morceau, « Lgoyh », est un poil longuet et aurait pu être raccourci d’une ou deux minutes. Et on sent également Kwes un peu sur la défensive et pas encore assez sûr de lui pour se ‘lâcher’ véritablement dans son style et sur ses morceaux. Mais la galette s’écoute et se réécoute avec plaisir, et ça, c’est déjà plus que bon signe…

On n'attend donc désormais plus qu’un CD complet pour que Kwes confirme tout le bien qu’on pense déjà de lui !

 

B.T.C. Blues Revue

Live and more…

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Le label français Dixiefrog, nous propose de découvrir, sur une même scène, quelques-unes de ses meilleures montures. Trois lettres de feu réunissant les initiales du nom des artistes : BTC. Neal Black est chanteur et guitariste. Originaire de San Antonio, ce Texan vit en France. Nico Wayne Toussaint est un brillant chanteur/harmoniciste. Et enfin, Fred Chapellier, un des meilleurs gratteurs du blues français.

Ils se produisent sur les planches de l’Orange Bleue, à Vitry-le-François, en juin 2011. Le trio est soutenu par quelques excellents musiciens : la pianiste Mike Lattrell, (un New-yorkais qui a beaucoup joué en compagnie de Popa Chubby, Arthur Neilson et Big Ed Sullivan), le bassiste Christophe Garreau et le drummer Vincent Daune.

Notre trio ouvre les hostilités par un texas blues signé par le regretté Johnny Copeland : “Daily bread”. Une bonne entrée en matière. Toussaint embraie par son “Ain’t no need”, une compo subtilement teintée de funk. La température du set commence à monter. Baignant au sein d’un climat boogie, “Handful of rain” maintient la pression. “I’ll fly away” est une ballade bien adaptée à la voix rocailleuse et douloureuse de Black, un homme qui a du vécu. Et difficile de rester insensible à l’intensité communiquée par l’orgue Hammond de Lattrell et l’harmonica. Chapellier chante “Le blues”, dans la langue de Molière. Autoritaire, sa voix est même susceptible de rappeler… un certain Johnny Halliday! Parmi les meilleurs moments de l’elpee, on épinglera encore “I was wrong”, une plage imprimée sur un mid tempo dont la ligne mélodique est assurée par Nico. “Smart money” également. L’instrumental explosif “Boogie-ing at l’Orange bleue” ensuite. Et la plage finale “Turning point”, au cours de laquelle on a l’impression que Toussaint ne veut plus s’arrêter. Ce concert live a été immortalisé sur le premier cd.

Sur le second, offert en bonus, les 6 plages ont été concoctées en studio. D’élégantes interventions à l’harmonica amorcent “Blues follow you home”, avant que la voix ravagée de Black et les grappes de notes concédées par l’extraverti Chapellier ne fassent leur apparition. Légèrement funkysante, “Can’t sleep at night” est une superbe plage enrichie par une divine partie de musique à bouche. Le même Toussaint brille de mille feux sur “Saint on the highway”. Le rythme et l’attaque de la compo me rappellent le J Geils Band de Magic Dick. Les deux guitares duales en sont également un très beau témoignage. Black chante “Sunrise in prison” une ballade qui ne respire pas la joie de vivre. “Memphis connection Part1” clôt l’opus, un instrumental enlevé et chargé de swing!

 

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