Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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B.B. & The Blues Shacks

Come along

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Le plus notoire des blues bands germaniques compte déjà 23 années d'existence. Au départ, les Blues Shacks ont publié plusieurs albums chez Stumble avant de passer sur le label brêmois Crosscut. "Come along" constitue leur douzième elpee, un disque qui s’inscrit dans la lignée du précédent, "London days", soit un cocktail de R&B, de soul ‘Stax’ et de blues basique. Le line up des Shacks est identique, puisqu’il réunit les frangins Michael et Andreas Arlt, ainsi que le claviériste Dennis Koeckstadt. Sans oublier la section rythmique constituée de Henning Hauerken et Bernhard Egger. Pour accentuer l’empreinte R&B, le combo a bénéficié de la participation d’une section de cuivres, en l’occurrence The No Blow No Show Horns mais aussi de chœurs, assurés par les Shackettes.

L’opus s’ouvre par une compo imprimée sur un solide tempo dicté par le piano de Dennis. Tout au long de ce "True love in vain", la voix de Michael est autoritaire pendant qu’Andreas se libère déjà aux cordes! "Love like cash" trempe dans du pur Memphis R&B à forte coloration funk. Les cuivres enrobent la voix. Les interventions de gratte sont dignes d'Albert King. Celles de l'orgue Hammond sont chaleureuses ; et surprise, même l'harmonica se réserve son espace au sein de cet ensemble parfaitement huilé. "Come along with me" baigne dans une forme de soul exotique. Rythmes et percus alimentent ce climat, alors qu’une trompette apporte un rayon de soleil à la fête. Les Blues Shacks se réservent un Chicago shuffle explosif pour notre plus grand bonheur. Hanté par l’esprit de Little Walker, Michael met toute la gomme dans son Mississippi saxophone tout au long de ce "Get my stuff together". J’adore quand le R&B coule naturellement dans leurs veines. Tout particulièrement lorsqu’il permet un dialogue entre orgue et guitare. Et "Will you be there" en est une parfaite illustration. Un rythme allègre mais cool soutient le blues dansant "Don't take your time". Et au sein de ce climat rafraîchissant, réminiscent de JJ Cale, l’orgue Hammond se révèle irrésistible. "Anything you do" et "Wait in line" sont deux blues classiques, imprimés sur un mid tempo, qui auraient pu relever du répertoire de BB King. Deux plages impeccablement exécutées, il faut le souligner. Des percus syncopées communiquent des accents de mambo à "Doesn't matter anymore", un morceau au cours duquel le honky saxophone de Tom Müller est relayé par l'harmonica. Et on n’est pas au bout des bonnes surprises, puisque c’est dans le West Coast jump que Michael se met à souffler à la manière des maîtres du style, Kim Wilson et Rick Estrin, sur "I don't get it". Miss Bonito Niessen vient donner la réplique vocale à Michael, sur le tendre "Whatever you do", alors qu’à la ‘six cordes’, Andreas se révèle plus BB King que nature. L’opus s’achève par "Raise your voice", un titre classieux et bourré de swing. Un excellent album !

 

Andreas Arlt

All-Time favorites

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B.B and the Blues Shacks est incontestablement un des blues bands européens les plus notoires. Déjà 23 ans que cette formation allemande écume les scènes internationales. Aux commandes ? Les frères Arlt. Soit le guitariste Andreas et le chanteur/harmoniciste Michael. Agé de 45 balais, Andreas a enfin eu l'opportunité d'enregistrer sous son propre nom. Pas étonnant dès lors que cet opus se concentre sur ce qu’aime par-dessus tout le musicien teuton. En outre, le célèbre label allemand Crosscut est resté fidèle l’un de ses meilleurs poulains!

Pour concocter cet elpee, Mr Arlt n'a donc pas bénéficié de la collaboration de ses Blues Shacks, mais d'amis allemands triés sur le volet. Les notes de pochette sont signées Dave Specter, l'un des meilleurs gratteurs de la nouvelle génération du Chicago blues. Andreas ne chante pas. Il a cédé ce poste à son ami Frank ‘Pepe’ Peters, par ailleurs batteur de Southside Jam. Parmi les autres participants, on épinglera la présence du drummer Eric Müller et du bassiste Dani Gugolz, deux musicos qui ont sévi au sein du célèbre Mojo Blues Band autrichien ainsi que du backing group de Frank Muschalle Trio, dont le leader est un talentueux pianiste de boogie woogie. Et enfin, un autre spécialiste de ce style, Andreas Sobczyk.

Andreas Arlt revendique comme influence majeure le grand T Bone Walker. Il est donc tout naturel, qu’il ouvre le long playing par un titre du répertoire de ce dernier, le somptueux "Street walkin' woman". Pepe Peters chante autoritairement. Le swing est royal. Le sax baryton de Tom Müller explose. Quant aux interventions à la ‘six cordes’, elles sont dignes du maître. Le climat baigne toujours dans la Louisiane lors de la cover du "It hurts to love someone" de Guitar Slim, une compo au cours de laquelle il fait pleurer sa Gibson. Non seulement Andreas est capable de s’attaquer brillamment au répertoire des icônes du blues, mais il parvient à les réincarner. Il se met ainsi dans la peau de BB King sur "I wonder why" et de Freddie King sur "She’s the one", un titre signé Hank Ballard. Si toutes ces pistes sont excellentes, la suite est encore meilleure. "I was wrong ! Played with love" de Roscoe Shelton est un des sommets de l’elpee. Un blues lent tout en finesse et délicatesse au cours duquel les interventions à l’orgue Hammond de Sobzyc constituent un modèle de retenue et d’efficacité ; et quand Andreas prend le relais, c’est le pur bonheur. Arlt est hanté par le spectre de Johnny ‘Guitar’ Watson sur la cover d’"In the evening" de Leroy Carr, un autre slow blues. Celle tout en swing  d’"I want a woman" de George ‘Harmonica’ Smith est fort bien ficelée, même si Arlt s'excuse de ne pas avoir ajouté une partie d'harmonica! Il faut dire que sa sortie sur les cordes en west coast jump est impériale. Et il remet le couvert sur le "Shotgun wedding de Wynonie Harris. La finale est instrumentale. Tout au long de "Sno gone Part II" Arlt adopte le style du maître de la Telecaster, Albert Collins. Et il s’en tire à la perfection. Il n’y a absolument rien à jeter sur ce disque qui atteint un niveau de qualité rare.

 

Chris Robinson

Big Moon ritual

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Chris Robinson est surtout connu comme chanteur des Black Crowes, un groupe majeur de rock blues fondé en 1989 et drivé par Chris ainsi que son frère, le guitariste Rich. A ce jour, la formation a vendu plus de trente millions d’albums. En 2002, le band décide de prendre une pause, suite au départ de leur drummer. Chris se lance alors dans un projet parallèle, flanqué de The New Earth Mud, un ensemble folk rock qui se forge alors une solide réputation de jam band. Faut dire que Mr Robinson a toujours été un proche du Grateful Dead et tout particulièrement de son guitariste historique Jerry Garcia! En 2005, les Crowes reprennent du service, avant de se séparer, une nouvelle fois, en 2010.

Printemps 2011, Chris Robinson lance son Brotherhood, en compagnie du claviériste Adam MacDougall (aussi un Black Crowes), du drummer George Sluppick (ex-Sha Na Na), du bassiste Mark Dutton et de Neal Casal (de Hazy Malaze), préposé à la seconde gratte. La musique de Brotherhood nous replonge plusieurs décennies en arrière. Comme chez les jam bands de l’époque. L’expression sonore est aventureuse. Elle explore, se cultive, se développe. L’elpee ne recèle d’ailleurs que 7 plages ; et la plus courte dépasse les 7'. Une bonne dose de psychédélisme et une autre de rock acide nous ramènent au temps des hippies. Le style s’ouvre ainsi aux effets cosmiques, comme à l’époque au cours de laquelle Syd Barrett militait encore chez Pink Floyd, mais aussi au blues, à la country ainsi qu’au rock sudiste des Allman Brothers Band et autre Govt Mule.

Des sonorités galactiques introduisent "Tulsa yesterday". Ce long périple nous permet de revivre l’atmosphère qui régnait lors des concerts de Grateful Dead. La voix très spécifique de Robinson accentue cette impression. La plage évolue lentement mais perceptiblement, libérant enfin la guitare caustique de Casal. Les claviers sont bien intégrés. Progressivement le tempo accélère favorisant le déchaînement des cordes. Imprimées sur un tempo hypnotique, les 5 premières minutes de "Rosaleen" sont trempées dans le country rock ; puis le morceau vire au space rock avant d’éclater une nouvelle fois au cœur d’une tempête de cordes. Le sens mélodique n’est cependant pas négligé chez CRB. Il s’inspire de la country. A l’instar de "Star or stone", une très belle chanson empreinte de douceur et de mélancolie. La voix est volontiers gémissante et l’envol des cordes produit un véritable enchantement. Malgré les sonorités floydiennes, sidérales, alimentées par les claviers de MacDougall, "Tomorrow blues" adopte un profil plus blues. Tant le rythme que les interventions de gratte. Chris possède une superbe voix, naturellement puissante et très soul. Elle est bien mise en exergue sur "Reflections on a broken mirror", projetant même dans nos esprits une réincarnation de l’éternel Jerry Garcia au XXIème siècle. Elle est même très pure tout au long de "Beware oh take care", évoquant alors Michael Stipe de R.E.M. Le périple s’achève par le paisible "100 days of rain". Un album que votre serviteur a beaucoup apprécié. Et dont il attend impatiemment la suite, déjà prévue d’ici quelques semaines. Le titre de cet elpee ? "The Magic Door".

 

pg.lost

Key

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Pas facile de chroniquer un album de post rock. Pas facile, non plus, pour un groupe du genre, de se démarquer de la concurrence. De se montrer suffisamment créatif pour ne pas être taxé de suiveur. Formation suédoise, pg.lost en est un bel exemple. Elle est talentueuse, mais souffre d’un manque d’originalité. On prend pas mal de plaisir en écoutant sa musique, mais dans quelques mois, on aura vite oublié le contenu de ses disques. Et pourtant, « Key », le deuxième opus des Scandinaves, mérite une attention toute particulière…

L’elpee de PG Lost a été mis en forme par leur compatriote Magnus Lindberg (Cult of Luna) ; et finalement la musique évolue dans un univers proche de leur producteur. Bien sûr, le quartet de Norrkoping puise également son inspiration chez Explosions in The Sky. Les arpèges de guitare sont ainsi aussi cristallins. Et puis chez Isis. Des références qui tiennent la route, d’autant plus qu’elles sont judicieusement explorées. Ce qui explique sans doute pourquoi, si le post rock de pg.lost manque de singularité, on le savoure. En fait, le combo parvient à tirer la quintessence de ses sources. C’est sans doute là que se trouve le suc de leur imagination…

 

Peter & The Lions

Postcards From Home

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Ambitieux projet que celui de Pierre Léonard. Le Liégeois publie sous le sobriquet de Peter & The Lions un double LP tout à fait surprenant. Une surprise en deux temps. Surprise d’abord de se laisser amadouer par ce « Summer’s Coming » introductif, après avoir glissé le disque dans la platine des aprioris plein la tête. Surprise ensuite de se laisser porter de bout en bout par les petites ritournelles pop du monsieur. Les cartes postales de Peter & the Lion ne sont pas toutes parfaites mais sur les 28 proposées, plus d’une font mouche. Et tout particulièrement sur le premier CD, privilégiant les compositions plutôt uptempo. La seconde partie de l’œuvre, consacrée aux ballades, est moins convaincante bien qu’elle recèle quelques jolies compositions. « Postcards From Home » est l’un de ces disques qui vous file la patate sans contrepartie.

 

The Offspring

Days Go By

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J’avais quelque peu perdu la trace de cette formation californienne et depuis un bon bout de temps. En fait, depuis la sortie d’« Americana », en 1998. Je me demandais donc ce que ces vétérans du punk pop avaient encore dans le ventre aujourd’hui.

Il ne faut pas oublier que Dexter Holland et ses comparses sont responsables de « Smash », l’un des classiques des années 90 qui s’est vendu à plus de 16 millions d’exemplaires, et sur lequel figurent des hits irrésistibles comme « Self Esteem » et « Come Along and Play ». Un succès dans la lignée de NOFX ou de Green Day. Passé cette période indie fructueuse, le combo a davantage privilégié l’aspect pop sur le punk, publiant des morceaux rigolos mais bien moins séduisants (« Pretty Fly (for a White Guy) », « Why Don’t You Get a Job ? »). C’est aussi à cette époque qu’il a quitté Epitaph pour la Columbia.

« Days Go By » constitue leur neuvième LP. Un opus qui recèle son lot de brûlots punk classiques chargés de testostérone et soutenus par des chœurs, dans un registre au sein duquel  les Américains se montrent sous leur meilleur jour (« Hurting as All », « Turning Into You »). Malheureusement, le disque épingle également des pistes totalement ridicules rappelant le pire de Bloodhound Gang, dont l’horrible single « Cruising California (Bumpin’ in my Trunk) »… Rien de neuf sous le soleil californien. Les inconditionnels devraient apprécier cet elpee, dont l’expression sonore vieillit gentiment ‘as the Days Go By’…

 

Mörglbl

Brütal römance

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Ce groupe au patronyme improbable est né en 1997. A cette époque, il avait publié deux elpees, “Ze Mörglbl Trio!!” en 1998 et “Bienvenue à Mörglbl Land” en 99. Le trio s’était alors séparé en 2002 pour mieux revenir en 2005. Depuis, il a gravé “Grötesk” en 2007 (NDR : une compilation de leurs premiers enregistrements), “Toons tunes from the past” en 2008 et  “Jazz for the deaf” l’année suivante. Deux instrumentistes talentueux sont les fondateurs de cette formation : le guitariste Christophe Godin et le bassiste Ivan Rougny. Aurélien Ouzoulias complète le trio à la batterie depuis 2008 ! Toute leur production est parue sur le label américain The Laser’s Edge. Leur musique est complexe et navigue dans une forme de métal jazz. Les différents instrumentistes sont impressionnants de virtuosité tout en conservant une parfaite cohésion de l’ensemble.

“Gnocchis on the block” ouvre la plaque. La structure de la compo est élaborée. On baigne dans l’univers du jazz rock. Les guitares sont en re-recording. Christophe aligne les notes très rapidement. Sa technique est prodigieuse. Une excellente entrée en matière. La basse d’Ivan ronronne de plaisir pour entamer le titre maître, dont la ligne mélodique est soignée. “Le surfer d’Argentine” nous plonge dans une ambiance latino. Ce thème semble inspirer Mr Goudot. Il s’aventure, erre et même divague sur son manche, alignant des grappes de notes à la vitesse de la lumière. La section rythmique balise son challenge tout en puissance. Le jeu du soliste rappelle celui des gratteurs du heavy metal, mais dans une dimension supérieure. “Oh P1 can not be” me semble être à la fois une élucubration dans le titre et une mutation audacieuse de la ligne mélodique d’“Eleonor Rigby” des Beatles, active dans la Mörglblmania. Un sommet impressionnant! Et est-ce un hasard si “Glucids in the sky” parait s’inspirer du “Lucy in the sky” des mêmes Fab Four ? Vous l’avez bien sûr deviné, la musique n’est ici qu’instrumentale. Elle est le théâtre d’expérimentations multiples qui expliquent la longueur des morceaux. Ce “Brütal Römance” recèle encore d’autres excellents morceaux. A l’instar de “Fidel Castro”, une salsa métal galactique et la finale toute en puissance “Metal Khartoon…” Au bout du laser, une plage cachée, au cours de laquelle le trio se retire sur la pointe des pieds dans une ambiance à la douceur inespérée. Cette musique se propage comme une maladie contagieuse! 

 

John Mayer

Born and raised

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Originaire du Connecticut, John Mayer fêtera ses 35 balais en octobre 2012. Il s’est cependant établi à New York City, depuis longtemps. Chanteur, compositeur, interprète et producteur, c’est également un guitariste au jeu raffiné. A ses débuts, il se concentrait sur la gratte sèche. Ses deux premiers elpees datent du début de ce siècle, “Room for squares” et “Heavier things”. En 2005, son inspiration se teinte quelque peu de blues, suite à des collaborations opérées en compagnie de BB King, Buddy Guy et Eric Clapton. Cette influence est marquante sur un opus live publié à l’époque. Intitulé “Try !”, il avait été enregistré au sein du John Mayer Trio, avec Pino Palladino et Steve Jordan. Avant de graver ce « Born and raised », il avait encore commis deux autres elpees, en 2006 et 2009. Pour info, sachez que chaque fois qu’il sort un album, il se vend à plusieurs millions d’exemplaires ; ce qui n’est certes pas banal ! Il a d’ailleurs décroché plusieurs awards : ‘Meilleur chanteur masculin’, ‘Meilleur album’ et ‘Chanson de l’année’.

Pour concocter ce nouveau cd, Mayer a reçu le concours de ses musiciens de la route : le drummer Aaron Sterling, le bassiste Sean Hurley et le claviériste notoire Chuck Leavell (ex-Allman Brothers Band, Sea Level). John assure la production, mise en forme pour laquelle il a quand même reçu l’aide du célèbre Don Was!

John signe ici onze nouvelles compositions. “Queen of California” permet aux musicos de prendre la température ambiante. Un country blues qui ne manque pas de charme. La combinaison entre cordes acoustiques, électriques et la pedal steel de Greg Lenz s’opère tout en douceur. Superbe chanson, “The ace of worry” met en exergue les qualités vocales de l’artiste. Tendre ballade chargé d’émotion, “Shadows days” se signale par l’intensité de la ligne mélodique, destinée de nouveau à souligner la voix de John. Jim Keltner se réserve les drums sur “Something like Olivia”, une plage empreinte d’une beauté immaculée. Sur le titre maître, David Crosby et Graham Nash assurent les chœurs. Une plage trempée dans un folk tout en délicatesse, au cours de laquelle Mayer, très inspiré, se met à souffler dans sa musique à bouche! Marche euphorique, “Walt Grace’s submarine test January 1987” bénéficie de la participation de Chris Botti, à la trompette. Les arrangements opérés sur “A face to call home” sont superbes. On y ressent une véritable montée en puissance de l’accompagnement. Dommage d’ailleurs que ce type de traitement n’ait pas été davantage opéré sur cette œuvre de folk pop américaine, jusqu’au bout des racines.

 

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