Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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Cookie Duster

When flying was easy

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Il y a un bon bout de temps qu’on n’a plus entendu parler de Broken Social Scene. En 12 années d’existence, le collectif n’a publié que trois albums. Ce qui explique pourquoi les deux membres fondateurs disposent de pas mal de temps libre pour s’exprimer en solo ou à travers divers projets. A l’instar de Brendan Canning en 2008 et de Kevin Drew, l’année suivante. Néanmoins, ces aventures parallèles sont souvent passées plus ou moins inaperçues et ne sont jamais parvenues à atteindre le niveau du BSS. Le dernier projet en date a été monté par Brendan Canning. Il a été baptisé Cookie Duster. Un groupe au sein duquel on retrouve notamment l’ancien batteur de Danko Jones, Damon Richardson ou encore le claviériste, Bernard Maiezza (ex-Change of Heart). Une belle brochette de musiciens donc…

Tout au long de « When Flying was easy », le groupe déverse une pop-psyché intelligente et accrocheuse. « Cut Me, Focus » ouvre le bal sur un low-tempo. Ce rythme hypnotique nous prépare à aborder la suite. L’instrumentation est aussi dense que chez BSS. Brendan Canning et Jeen O’Brien alternent au micro. La voix de cette dernière rappelle parfois celle de Bilinda Butcher (My Bloody Valentine). Les mélodies sont contagieuses et pénètrent instantanément dans votre boîte crânienne. Malgré l’une ou l’autre plage plus langoureuse (« We stepped on Glass »), Cookie Duster parvient à maintenir le mélomane en éveil, d’un bout à l’autre de l’œuvre…

Si vous appréciez Broken Social Scene, ne passez pas à côté de ce « When flying was easy ». Il y a bien quelques différences subtiles entre BSS et Cookie Duster, mais on y retrouve ce climat si particulier susceptible de vous envoûter…  

 

Eugene ‘Hideaway’ Bridges

Born to be blue

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Eugene Bridges fêtera ses 50 ans en 2013. Il est le fil du bluesman Hideaway Slim. Ce guitariste est également chanteur. Il s’est forgé sa voix, comme tant d’autres, en chantant le gospel dans les églises locales. Mais très vite, il se passionne pour le R&B. Il quitte sa Louisiane natale pour le Texas où il s'enrôle dans l'US Air Force. Il milite alors au sein de trois groupes, The New Chosen, The Mighty Clouds of Joy et son Eugene Bridges Band. Pendant un an, il va tourner en Europe comme gratteur au sein du Big Joe Turner's Memphis Blue Caravan avant de remonter sa propre formation. Il est alors signé par le label anglais Blueside. Ce qui lui permet de mettre en boîte son premier opus, en 1998 ; un disque produit par le célèbre Mike Vernon, naguère fondateur du mythique label Blue Horizon.

En 2000, il passe chez Armadillo. Il enchaîne les long playings : "Man without a home" en 2000, "Jump the joint" en 2003 et "Coming home" en 2005, sans oublier sa carrière plus personnelle au cours de laquelle il publie un opus éponyme en 2007, un "Live in San Antonio" en 2009 et plus près de nous "Rock and a hard place" en 2011. Eugene se nourrit à la musique américaine pour forger son style : blues, R&B, soul, funk, gospel et rock! L’écurie insulaire Manhaton a réédité sa toute première œuvre, "Born to be blue", aujourd'hui introuvable.

« If you don’t wanna love me » ouvre l’elpee. Une plage veloutée, trempée dans le pur soul blues. La voix est parfaitement taillée pour le style. Le piano de Peter Zivkovic et l’orgue de James Hallawell se chargent de soigner l’environnement sonore. « Little Boy blue » est une compo aventureuse. Très éclectique, le jeu de cordes épouse la voix, lorsqu’il ne s’égrène pas en chapelet de notes finement ciselées. « Tears of a fool » est empreint d’une grande sensibilité. C e feeling oscille d’ailleurs de la tristesse à la mélancolie, en passant par la passion.  L’intro de « Born to be blue » lorgne vers le grand B.B King, une piste qui rend hommage au blues. Et d’abord à son père Othineil. La partie de cordes est de toute bonne facture. Bridges excelle dans l’écriture de petites plages de R&B. Il les chante en y injectant une fameuse d’émotion, évoquant même parfois le mythique Sam Cooke. A l’instar de « Learn how to let you go » ou la finale « A change is gonna come ». Il se met dans la peau de BB King pour attaquer « Aching heart », un blues lent superbe, d’une grande pureté, qui libère tellement de souffrance, de passion et d’amertume. Un sommet de près de 8’. Une empreinte BB, mais davantage swing, qui imprègne également « Somebody loves you » et « Good thang ». Eugene apprécie également beaucoup Jimmy Reed ; et il le démontre tout au long d’« Ain’t no reason no more ». Et on retrouve ses racines gospel, sur « Good times », titre sur le quel il est accompagné au chant par George Chandler. 

 

Sweet Billy Pilgrim

Crown and Treaty

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La musique de Sweet Billy Pilgrim semble venir d’ailleurs… Pas étonnant, puisque leur patronyme est tiré du livre ‘Slaughterhouse 5’ (NDR : il s’agit du personnage principal), un bouquin écrit par le mythique auteur de science-fiction Kurt Vonegut. Décédé l’an dernier, il avait d’ailleurs demandé que l’on inscrive sur sa tombe la magnifique épitaphe : ‘La musique est la seule preuve de l’existence de Dieu’.

Cette formation anglaise nous livre son 3ème opus. Ample et complexe, son expression sonore n’est pas facile d’accès. La voix de Tim Elsenburg, leur tête pensante et énigmatique leader, rappelle celle de Bon Iver. Leur style ? Imaginez  une version folk de British Sea Power (qui n’aurait pas encore perdu son inspiration…) ou un Nick Drake qui aurait piqué des idées progressives à Robert Fripp… Les moments de grâce sont nombreux. Surtout lorsque Jana Carpenter vient poser sa voix. Les instruments sont nombreux. Soignés, les arrangements sont opérés dans l’esprit d’un Elbow voire de Divine Comedy ! La pop d’« Archeology » répond au folk tout en délicatesse de « Blakefield Gold ». Si le style pompeux à la Damian Rice n’est jamais loin comme sur le plus dispensable « Blood is Big Expense », « Crown and Treaty » mérite bien plus que les honneurs à travers sa noble ambition esthétique et ses mélodies ‘haute couture’...

 

Mark Stewart

The politics of envy

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Fondateur de The Pop Group, Mark Stewart est un pionnier du post punk insulaire. Du hip hop industriel aussi. C’est également un personnage particulièrement engagé dans la lutte contre l’establishment. Mais on le connaît surtout pour son travail d’ingénieur du son opéré en compagnie d’Adrian Sherwood, chez On-U Sound Records, début des 80’s. C’est à partir de cette époque, que ce Britannique (NDR : il est issu de Bristol) va bosser en compagnie d’une multitude d’artistes ou de groupes. Et en particulier Trent Reznor de Nine Inch Nails, Tricky, Massive Attack, Chicks on Speed, ADULT. et Primal Scream. Nick Cave et Sonic Youth le considèrent même comme une référence majeure.

 

Outre ses multiples collaborations, il publie de temps à autre des albums en solitaire. A l’instar de ce « Politics of envy ». Son huitième. Un disque dont les lyrics sont éinévitablement rebelles et pour lequel il a reçu le concours d’une belle brochette d’invités. Depuis Bobby Gillespie à Richard Hell, en passant par Daddy G de Massive Attack, Lee ‘Sctratch’ Perry et la liste est loin d’être exhaustive. Sur le morceau final, « Stereotype », Keith Levene (PIL) est même venu donner un bon coup de guitare.

Découpé en 11 plages, cet opus offre une belle amplitude de styles. On a ainsi droit à du dubstep (« Want », « Gang War », « Vanity kills »), du punk disco (l’austère « Gustav Says » et le plus commercial, post Heaven 17, « Baby Bourgeois »), du post industriel trempé dans la cold wave (« Apocalypse hotel »)  et un « Method to the madness » hanté par Marilyn Manson ; sans oublier la cover spectrale presque ambient du « Listen to Hermione » de Bowie, le plus rock « Autonomia » (Primal Scream) et l’electro martial « Codex », estampillé par cette boîte à rythmes puissante, réminiscente de l’intro du « Vienna » d’Ultravox. Un disque sans doute fort intéressant, mais qui perd en homogénéité, ce qu’il gagne en expérimentation…

 

Lee Ranaldo

Between the times and the tides

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Au départ, cet album devait être ‘unplugged’. Et puis au fil du temps et des sessions d’enregistrement, il s’est largement électrifié. Ne laissant plus au tracklisting que deux morceaux dominés par l’acoustique. Deux chansons au cours desquelles Lee dévoile toute la vulnérabilité de son feeling. Tout d’abord « Hammer blows », puis « Stranded », traversé par quelques éclats de slide et dont la fin de parcours s’enfonce subrepticement dans le psychédélisme. Des références que Lee assume, et notamment lors du final « Tomorrow never comes », sorte de clin d’œil qu’il adresse au « Tomorrow never knows » des Fab Four.

Pour concocter cet elpee, le gratteur de Sonic Youth a bénéficié du concours de quelques invités. Pas des manchots ! Jugez plutôt : Nels Cline (Wilco, etc.), Bob Bert et Steve Shelley (le premier et le dernier drummer de Sonic Youth), le claviériste John Medeski sans oublier Jim O’Rourke qui a sévi également quelque temps chez S.Y. Le tout à été coproduit par Ranaldo et le fameux John Agnello.

Résultat des courses ? Un opus comme votre serviteur les apprécie. Fruit d’une rencontre entre cordes électriques et semi-acoustiques, il se révèle légèrement psychédélique et subtilement teinté d’americana. Tout en ne négligeant jamais le sens mélodique. Beaucoup de grattes donc, mais aussi cet orgue savoureusement rogné et judicieusement dispensé.

Si l’album s’ouvre par un « Waiting on a dream » au riff vaguement pompé à « Paint it Black » des Stones, il recèle plusieurs perles. A l’instar de « X time as I knew her » dont les interventions à la ‘six cordes’ peuvent évoquer John Mascis (Dinosaur Jr.), un titre dont la seconde partie entre dans une sorte de transe chamanique. Du très West Coast, presque ‘Paisley Underground’ (NDR : pensez à Steve Wynn) « Angles ». Du ‘Paisley Underground’ qu’on retrouve sous la forme la plus offensive de « Fire island (phases) », en alternance avec de l’Americana circa Wilco, sur la plus tendre. Les 7 minutes de « Shouts », encore un morceau à la structure élaborée, s’ouvrant docilement avant de s’enfoncer dans une noisy à la Sonic Youth, l’épouse de Lee se chargeant de déclamer en spoken word. Et enfin le plus pop « Lost », dont les vapeurs sixties qui émanent des cordes tour à tour tintinnabulantes, semi-acoustiques ou encore légèrement teintées de psychédélisme, nous renvoient à un certain Buffalo Springfield. Enfin, il ne fait pas mésestimer la voix de Ranaldo, dont le timbre grave et déchirant sied bien à ce climat ma foi agréablement mélancolique. Un chouette album !

 

Greenleaf

Nest of vipers

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Ce groupe a été formé à l’aube du nouveau siècle par le chanteur Tommi Holappa (Dozer), le batteur Daniel Liden (Demon Cleaner) et le bassiste Bengt Bäcke. Greenleaf relève de la scène rock underground. Leur style ? Quelque part entre le stoner et le heavy fuzz.

Ce “Nid de vipères” constitue leur 4ème opus! Il fait suite à “Agents of Ahriman”, publié en 2007. Deux guitares à l’unisson introduisent “Jack staff”. Ce stoner rock est marqué au fer rouge par le maître cogneur, Daniel Liden. Si leur musique est puissante, la voix ne force jamais. Il n’y a pas de hurleur chez Greenleaf. Il embraie par “Case of fidelity”, puisant avec un certain bonheur chez les premières formations de hard rock issues des seventies. Il n’y a rien de métallique dans l’attaque. La ligne de basse dessinée par Bäcke est distincte, robuste, soutenue. Tommi excelle à la gratte. Il ne s’égare pars dans des exercices de style nombrilistes. Sur “Lilith”, la section rythmique est fulgurante et manifeste un punch digne de Motörhead. Une marque de fabrique indélébile chez Greenleaf. Et pourtant, les vocaux demeurent paisibles. Passé l’intro atmosphérique de “Tree of life”, les trois musicos interagissent afin de libérer leur puissance de frappe! Holappa se délecte aux cordes sur “Dreamcatcher”. Son attaque me rappelle un groupe insulaire issu des 70’s : Wishbone Ash. Et la voix accentue cette impression. Des claviers investissent “At the helm”, une plage épique au cours de laquelle tous les instruments s’intègrent à la perfection pour édifier une superbe fresque sonore. Les quatre cordes de Bäcke sont à la fois percutantes et lumineuses. Et tout particulièrement sur “Sunken ships” et en intro de “The timeline’s history”. L’opus s’achève par le titre maître. Les claviers, de retour pour la circonstance, subliment cette plage à la fois riche et intense. Pour Greenleaf, l’année de référence est 1974. Une année qui avait donné naissance à “Rock’n’roll animal” de Lou Reed et “It’s only rock’n’roll” des Rolling Stones”!

 

Wussy

Buckeye

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« Buckeye » constitue le premier LP de Wussy à dépasser la frontière américaine. Pourtant, le quatuor de Cincinnati bourlingue depuis plus de sept ans sur la scène musicale ; et sa discographie ne compte pas moins de quatre albums, publiés entre 2005 et 2012. Pour se faire connaître de l’autre côté de l’Atlantique, les quatre musiciens ont décidé de compiler ce qu’ils considèrent comme le meilleur de « Funeral Dress » (2005), « Left For Dead » (2007), « Wussy » (2009) et « Strawberry » (2011). Le melting pot des quatre œuvres débouche sur un « Buckeye » qui résonne un peu comme si la formation avait été enfermée dans un garage pendant 20 ans, forcée à écouter à longueur de journée du Sonic Youth, R.E.M., The Vaselines et Yo La Tengo circa nineties.

Pas une mauvaise sélection discographique en soi. Mais lorsque Lisa Walker, Chuck Cleaver et leurs deux acolytes s’enferment en studio et s’emparent de leurs instruments, tous les morceaux qui s’échappent des amplis semblent empruntés à l’une ou l’autre de leurs sources d’inspiration. Robert Christgau, l’un des pionniers de la critique musicale, les qualifie de ‘meilleur groupe rock américain’. Le bonhomme n’a manifestement pas dû écouter beaucoup de disques au long de sa carrière. « Buckeye » est un disque rock terriblement standardisé et bien trop uniforme, alors qu’il compile quatre œuvres différentes. Sur 17 morceaux (!), seuls « Little Miami », « Muscle Car » et « Soak It Up » retiennent vraiment l’attention. Un comble que ces trois titres soient refourgués en fin de parcours. Direction fond de placard.

 

Conor Oberst

One of my kind

Écrit par

Si la dernière sortie de Conor Oberst au sein de Bright Eyes a fait pas mal de bruit, on ne peut pas en dire autant de cet album ‘live’, qui est paru dans l’indifférence générale. Un disque pour lequel il est accompagné par The Mystic Valley Band.

Cette compile réunit des flip sides (NDR : faces ‘B’) de singles. Une initiative, cependant digne d’intérêt, même si le recueil est partagé entre morceaux très intéressants et d’autres plus que dispensables. Un elpee fort inégal qui vaut surtout par les titres au cours duquel Conor chante, tout simplement. A l’instar de « Synesthete Song », « One of my Mind » ou encore « Gentleman’s Pact ». On y retrouve ses inflexions rageuses qui ont tant fait défaut sur ses précédentes productions. En outre, il reprend avantageusement, « Corina, Corina », un titre de blues américain mythique (NDLR : signée en 1928 par Bo Chatmon des Mississippi Sheiks, cette compo avait été popularisée début des 60's par by Ray Peterson)

Si « I Got the Reason #1 » et « Phil’s Song » passent néanmoins encore la rampe, le reste de l’elpee fait un peu pâle figure. Faut dire que refiler le micro aux autres membres de son backing band n’était vraiment pas une bonne idée.

Le disque audio est enrichi d’un dvd. Il s’agit d’un documentaire consacré au groupe

 

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