Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

logo_musiczine

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Biohazard 8/8/26
Afghan Whigs
Chroniques

Kwes

Meantime (Ep)

Écrit par

Kwes est un compositeur âgé de 24 ans, qu’on a déjà pu remarquer aux côté de groupes anglais comme The XX, Micachu et The Invisible, par exemple. C’est, de fait, un musicien des plus talentueux et prometteurs de la ‘jeune génération’, dans le domaine de l’électro-pop. Mais la caractéristique principale du personnage est surtout d’être un éternel ‘touche-à-tout’ ; en effet, l’artiste londonien joue aussi bien de la guitare que de la basse, de la batterie, du synthé ou encore même de l’accordéon.

Après avoir donc travaillé ‘sous couverture’ depuis 2005, le musicien anglo-saxon décide aujourd’hui de tenter une aventure en solitaire et nous propose « Meantime », un Ep 4 titres dans lequel –le contraire aurait été étonnant– il a donc géré personnellement son disque, jusque qu’au moindre détail. Par conséquent, il pousse désormais également la chansonnette, ce qu’il n’avait que peu osé jusque là.

Et honnêtement, on ne peut que constater que notre compère a du talent. Passé le premier morceau « klee », sorte d’intro, « Bashful » met bien en exergue la voix douce et suave de Kwes. Et sincèrement, sa tonalité légère s'harmonise parfaitement aux mélodies spécialement crées pour l’occasion.

De même, surprise agréable et assez rare sur les Eps de jeunes artistes, on notera que sur les 4 morceaux de la galette, aucun ne se ressemble véritablement. Chaque plage affiche différentes palettes de l’univers sonore exploré par l’Anglo-saxon ; et elles sont si agréables qu’on est étonné lorsque la note finale retentit.

Alors évidemment, l’elpee reste perfectible, en ce sens que le dernier morceau, « Lgoyh », est un poil longuet et aurait pu être raccourci d’une ou deux minutes. Et on sent également Kwes un peu sur la défensive et pas encore assez sûr de lui pour se ‘lâcher’ véritablement dans son style et sur ses morceaux. Mais la galette s’écoute et se réécoute avec plaisir, et ça, c’est déjà plus que bon signe…

On n'attend donc désormais plus qu’un CD complet pour que Kwes confirme tout le bien qu’on pense déjà de lui !

 

B.T.C. Blues Revue

Live and more…

Écrit par

Le label français Dixiefrog, nous propose de découvrir, sur une même scène, quelques-unes de ses meilleures montures. Trois lettres de feu réunissant les initiales du nom des artistes : BTC. Neal Black est chanteur et guitariste. Originaire de San Antonio, ce Texan vit en France. Nico Wayne Toussaint est un brillant chanteur/harmoniciste. Et enfin, Fred Chapellier, un des meilleurs gratteurs du blues français.

Ils se produisent sur les planches de l’Orange Bleue, à Vitry-le-François, en juin 2011. Le trio est soutenu par quelques excellents musiciens : la pianiste Mike Lattrell, (un New-yorkais qui a beaucoup joué en compagnie de Popa Chubby, Arthur Neilson et Big Ed Sullivan), le bassiste Christophe Garreau et le drummer Vincent Daune.

Notre trio ouvre les hostilités par un texas blues signé par le regretté Johnny Copeland : “Daily bread”. Une bonne entrée en matière. Toussaint embraie par son “Ain’t no need”, une compo subtilement teintée de funk. La température du set commence à monter. Baignant au sein d’un climat boogie, “Handful of rain” maintient la pression. “I’ll fly away” est une ballade bien adaptée à la voix rocailleuse et douloureuse de Black, un homme qui a du vécu. Et difficile de rester insensible à l’intensité communiquée par l’orgue Hammond de Lattrell et l’harmonica. Chapellier chante “Le blues”, dans la langue de Molière. Autoritaire, sa voix est même susceptible de rappeler… un certain Johnny Halliday! Parmi les meilleurs moments de l’elpee, on épinglera encore “I was wrong”, une plage imprimée sur un mid tempo dont la ligne mélodique est assurée par Nico. “Smart money” également. L’instrumental explosif “Boogie-ing at l’Orange bleue” ensuite. Et la plage finale “Turning point”, au cours de laquelle on a l’impression que Toussaint ne veut plus s’arrêter. Ce concert live a été immortalisé sur le premier cd.

Sur le second, offert en bonus, les 6 plages ont été concoctées en studio. D’élégantes interventions à l’harmonica amorcent “Blues follow you home”, avant que la voix ravagée de Black et les grappes de notes concédées par l’extraverti Chapellier ne fassent leur apparition. Légèrement funkysante, “Can’t sleep at night” est une superbe plage enrichie par une divine partie de musique à bouche. Le même Toussaint brille de mille feux sur “Saint on the highway”. Le rythme et l’attaque de la compo me rappellent le J Geils Band de Magic Dick. Les deux guitares duales en sont également un très beau témoignage. Black chante “Sunrise in prison” une ballade qui ne respire pas la joie de vivre. “Memphis connection Part1” clôt l’opus, un instrumental enlevé et chargé de swing!

 

Beat Assailant

B

Écrit par

En toute logique, « B » marque le début de la seconde phase de la carrière de Beat Assailant. Et pour cause, le MC natif d’Atlanta exilé en France a décidé de complètement revisiter son répertoire sur ce nouvel opus. Alors que son hip-hop était jusqu’ici principalement influencé par le jazz, Adam Turner a décidé de lorgner ver le ‘dirty south’, c’est-à-dire un style pratiqué dans sa région d’origine, rendu célèbre par d’aimables artilleurs tels que Lil’ Jon, Ludacris ou Outkast. En se servant d’un flow efficace, l’Américain quitte les ambiances enfumées et la compagnie de musiciens pour revenir au plus près de beats old-school concoctés par Farhot, HKCorp Musik ou Lyrikal. A côté des hits ensoleillés –parfois un peu faciles– comme « B » ou le funky « Rain or Shine », le Géorgien balance des pures tueries sudistes telles que « Birds of Prey » ou « Hands Up ». Si en partant dans tous les sens, « B » risque de perdre en cohérence, il constitue une véritable bouffée d’air frais, dans l’univers du hip hop. A noter encore, la participation d’Oxmo Puccino sur le très cool « Justified »…

 

The Allman Brothers Band

Collected

Écrit par

The Allman Brothers Band appartient à l’histoire de la musique rock, même si cette formation a surtout milité dans l’univers du blues. Ce jam band était constamment sur la route. Aux States, tout particulièrement. Jouant soir après soir un répertoire différent. A l’origine du groupe on retrouve deux frères, Duane et Greg Allman. Nés respectivement 1946 et 47, à Nashville, dans le Tennessee, ils ont cependant vécu l’essentiel de leur existence en Floride. En 1965, ils forment les Allman Joys. Ils sont signés par le label Liberty deux ans plus tard qui les rebaptise The Hour Glass. Duane se consacre alors au travail de studio au sein du Muscle Shoals dans l’Alabama, où il se forge une solide réputation et rencontre beaucoup de beau monde.

Voulant retrouver l’intensité de la vie nomade des musiciens, Duane monte l’Allman Brothers Band. En mars 1969, à Jacksonville, en Floride. Gregg s’y réserve le chant et les claviers tandis que Duane partage le poste de soliste aux côtés de Richard ‘Dickey’ Betts.

Ce « Collected » nous réserve 50 plages. Un coffret réunissant trois compact-discs consacrés à cette formation légendaire.

Le premier est éponyme. Il paraît en 1969. Trois extraits ouvrent la plaque dont le “Don’t want you no more” de l’Anglais Spencer Davis et l’extraordinaire “Whipping post”. Le second elpee est gravé en 1970. Cinq plages de cet “Idlewild South” ont été ici retenues. Cette œuvre était une belle vitrine pour le rock sudiste (Southern rock), par ailleurs toujours au goût du jour. Et “Midnight rider” en est une belle illustration. La notoriété du groupe était sans cesse croissante. Mais elle relevait surtout des prestations scéniques. Ainsi, en 1971, sort l’extraordinaire “Live at Fillmore East”, œuvre indispensable dans toute collection de mélomane rock. Un classique intemporel caractérisé par des échanges entre guitares, jamais égalées ce jour. “Eat a peach” est publié en 1972. Et pourtant, le 29 octobre 1971, Duane Allman perdait la vie, suite à un accident de moto. A Macon, en Georgie. Il n’avait que 25 ans et était déjà devenu une légende de son vivant! Cinq plages sont extraites d’“Eat a peach” dont le “Trouble no more” de Muddy Waters! Le band est marqué par le sort. Et pour cause, le 11 novembre 1972, le bassiste Barry Oakley décède dans les mêmes circonstances, également à Macon, très près de l’endroit où Duane avait été fauché un an plus tôt.

“Brothers and sisters” date de 1973. Il recèle le classique instrumental “Jessica”. C’est ce titre qui ouvre la seconde plaque. De cet elpee, on retrouve également une compo très country intitulée “Ramblin’ man”, qui deviendra un hit single. Mais à partir de cette époque, on sent que des lézardes commencent à fissurer la belle unité du groupe. Les leaders ne s’entendent plus trop. Publié en 1975, “Win, lose or draw” est de modeste facture, même s’il recèle une version intéressante du “Can’t lose what you never had” de Muddy Waters, retenue ici. En 1976, Gregg est arrêté pour détention de drogue. Le groupe cesse toute activité pendant deux ans. En 79, la sortie d’“Enlightened rogues” coïncide avec l’arrivée d’un nouveau second gratteur, Dan Toler. L’ABB se sépare une nouvelle fois en 1982 pour refaire à nouveau surface en 89. Mais un autre guitariste sévit alors aux côtés de Betts, Warren Haynes, toujours au sein du line up aujourd’hui. Le deuxième cd s’achève par “All night train”, une piste rythmée issue de “Where it all begins”, un elpee édité en 1984.

La troisième plaque se consacre au pré-ABB ainsi qu’aux aventures opérées par les principaux membres au sein de leur carrière personnelle. Place aux sixties tout d’abord, pour deux plages signées par les Allman Joys, dans un style bien garage de l’époque. Deux pistes sont également réservées à The Hour Glass. On y remarque déjà une belle progression. La voix de Duane n’est pas encore très assurée, mais ses interventions de gratte sur le blues lent “Goin’ down slow” sont superbes. On retrouve le groupe de Gregg Allman à diverses époques. Des morceaux qui mettent bien en exergue le chant extraordinaire et profond de l’homme qui a partagé la vie de la chanteuse et actrice Cher. On épinglera encore “Midnight rider”, dont les sonorités du piano électrique apportées par Chuck Leavell, rappellent le Manzarek des Doors et puis deux plages au cours desquelles Gregg est véritablement au sommet de son art ; tout d’abord le superbe “I’m no angel”, titre qui figure sur l’album éponyme de 1986 ainsi que le bouleversant “It’s not my cross to bear”, soutenu par les cordes magiques de Toler. Richard Betts n’a pas été oublié. Publié en 1974, “Highway call”, son premier elpee solo, concédait des accents très country. Et en 1978, il chantait en personne “Good time feeling” devant son Great Southern. Dix ans plus tard, il rend hommage à son brillant partenaire trop tôt disparu, sur un instrumental baptisé “Duane’s tune”.

 

Lissy Trullie

Lissy Trullie

Écrit par

Elizabeth ‘Lizzy’ McChesney, plus connue sous le nom de Lissy Trullie, a vu le jour à Washington D.C. A l’âge de 16, elle décide de migrer à New-York afin de se lancer dans une carrière artistique. Elle suit alors diverses formations, dont une en histoire de l’art, mais c’est finalement vers la musique que Lissy Trullie se tourne. Elle sort son premier Ep intitulé « Self-taught learner », en 2009. Flanquée de son band, elle part en tournée. Elle est alors rapidement repérée par le label européen Matador qui décide de la signer. Une signature qui va lui permettre d’établir sa notoriété en Europe. En à peine trois ans, la jeune femme (qui a également été modèle pour le magazine Elle) a rencontré du beau monde puisque son premier opus éponyme a été enregistré par John Hill (Santigold, M.I.A, …) et par David Sitek (TV On The Radio), qui se charge également d’une bonne partie de l’instrumentation. Ce dernier a également ramené Jaleel Benton, le batteur de TV on the Radio, pour participer aux sessions.

Contrairement à bon nombre de ces concitoyennes, Lissy Trullie n’a pas choisi la voie de la folk/country américaine. Non, manifestement, la demoiselle préfère les décibels et l’électricité. Même si l’atmosphère du disque est plus cool et personnelle, à première écoute, on pense à TV on the Radio. A cause de cette touche psychédélique si caractéristique perçue chez les New-yorkais. Instrumentalement, c’est parfait. Cuivres et synthés font bon ménage. Les mélodies sont efficaces, sans jamais tomber dans la facilité. Et enfin, la voix de l’Américaine est tour à tour agressive ou tendre.

Une belle confirmation pour Lissy Trullie, dont le premier opus est particulièrement réussi. A confirmer cependant sur les planches. Tellement de collaborateurs ont participé à la confection de cet opus, qu’on se demande comment l’Américaine va se débrouiller, pour transposer ses compos en ‘live’…

 

South of No North

Octopussies Liquor Store

Écrit par

South of No North est un quintet musical constitué de ‘vieux briscards’ de la techno belge, puisque tous les membres du groupe sont d’anciens DJs qui ont récolté un certain succès sur la scène électro nationale et internationale, durant les années 90 et 2000.

« Octopussies Liquor Store » constitue le second album du groupe mené tambour battant par Cédric Stevens. De l’aveu même de son créateur, sa musique évolue au sein d’un style mêlant psychédélisme, free jazz et world music. Avant-gardiste aussi. Son nouveau né est double piste.

« Serotonin Sea » en est la première. Après une introduction calme et douce, on attend vainement que la mélodie démarre, qu’un rythme s’installe et… ça ne vient pas ! Le tempo est comme absent, parti ailleurs, et on se retrouve sur un morceau sans âme ni structure, voire parfois totalement cacophonique. L’attente est longue. Et encore. 36 minutes plus tard, le morceau s’achève enfin… pour un résultat presqu’aussi perturbant qu’au départ : dans l’ensemble, c’est un véritable capharnaüm sonore !

Vient ensuite le second, et déjà dernier, morceau de l’album : « Midget’s Midnight Bath ». Et ici également, même remarque : il manque totalement de structure. Et atteint même d’ailleurs le seuil de l’inaudible, lorsque les instruments s’emmêlent les pinceaux… Je vous laisse juger du plaisir suscité par l’écoute de ce morceau procure, sachant qu’il dure, quant à lui, 25 minutes.

Cette ‘musique d’ambiance’ n’est pas vraiment ce qui me botte particulièrement. Soit ! Mais ce qui dérange le plus n’est pas tant la mauvaise qualité de l’ensemble mais plutôt cette absence quasi-totale de fil conducteur. Tout part à vau-l’eau, dans un désordre parfois total.

Après avoir consulté une nouvelle fois la pochette, je note alors l’inscription, dissimulée sur le dos du cd : « Both Tracks were improvised by the band » (= les deux pistes furent improvisées par le groupe). Ceci explique donc sans doute cela… Définitivement pas un album pour votre serviteur. Et sincèrement, je me demande bien pour qui, d’ailleurs.

 

Santana

Shape Shifter

Écrit par

Plus de 40 ans que Carlos Santana se produit aux quatre coins des Continents. Indubitablement, c’est un guitariste légendaire de la ‘rock generation’. Santana, c’est également le groupe qu’il a fondé. Une formation devenue extrêmement populaire le lendemain de sa prestation accordée au festival de Woodstock, en 1969 ; une prestation immortalisée par le film qui a été consacré à cet événement. Carlos n’est pas très doué au chant. D’ailleurs au cours de sa carrière, il a sollicité le concours d’une belle panoplie de vocalistes, issus d’univers différents.

Ce nouvel opus marque son retour à une formule presqu’exclusivement instrumentale, privilégiant son jeu sur les cordes! Cet elpee, il l’a publié sur son propre label, Starfaith. Une première ! Une œuvre certainement moins percutante que “Guitar heaven : the Greatest guitar classics of all time”, son précédent cd paru en 2010 ! Chez Santana, l’expression sonore est souvent née de la mise en exergue du jeu pyrotechnique de son leader conjugué aux percussions bien mises à l’avant. Sans oublier la présence de claviers vintage. Un univers propice à des références latines alimentant un rock largement teinté de jazz, qui ne néglige pas pour autant le sens mélodique. Et c’est bien ce que nous retrouvons sur ce disque.

L’elpee s’ouvre sous les meilleurs auspices par le titre éponyme, théâtre d’échanges entre les cordes et l’orgue Hammond de Chester Thompson. Une ouverture majestueuse et chargée de promesses. “Dom” s’ébroue sur quelques accords de claviers synthétiques, à l’instar d’une bande sonore cinématographique. Les percus trament le rythme de “Nomad”, une compo sur laquelle les cordes de Carlos vagabondent au cœur du désert, suivant des chemins qu’il avait déjà emprunté sur l’excellent opus “Caravanserai”. “Metatron” trace une ligne musicale contagieuse, une piste au cours de laquelle, Carlos aligne des notes dignes du Santana au sommet de son art. La quintessence de l’œuvre est alors derrière nous. L’artiste affiche cependant toujours une classe incontestable, sur les titres suivants, mais il y manque la flamme. A l’instar de “Macumba in Budapest”, caractérisé par son esthétisme latino ou de “Mr Szabo”, une plage festive alimentée par cordes acoustiques et percussions. Une seule plage chantée : “Eres La Luz”. Un morceau classique dont climat allègre et latin est entretenu par les inévitables percussions. Enfin, interventions de guitare, de piano et d’orgue rivalisent de technique sur “Canela”. D’honnête facture, cet album n’est pas “Supernatural”. Et ce dernier remonte quand même à 1999.  

 

Moncrief Raleigh

Watered Lawn

Écrit par

Cet elpee est paru fin de l’année dernière. Mais on ne peut pas dire que ce laps de temps a permis au Californien de dépasser les frontières américaines. Vous connaissiez Moncrief Raleigh ? En cherchant sur la toile, on se rend cependant compte que l’artiste est loin d’être un illustre inconnu. Et pour cause, il a bossé en compagnie de Marnie Stern, Dirty Projectors ou encore du batteur Zach Hill.

La musique de Moncrief Raleigh évolue dans un univers proche de Prefused 73 voire de Bibio. Pas étonnant, puisqu’il a été signé sur le label indépendant Anticon (Why ?, Alias, Dosh, …) Les ambiances psyché qui baignent les premiers morceaux rappellent clairement Panda Bear voire parfois Animal Collective. Raleigh pousse même quelquefois la chansonnette et nous réserve ainsi des mélodies fort sympathiques, à la limite contagieuses. A l’instar de « I Just Saw» et « In the Grass ». La suite de l’album s’enfonce plus profondément au sein des méandres de l’electronica, explorées à coups de rythmes dubstep. Cette deuxième partie exige d’ailleurs une écoute plus attentive. Il faut même avouer que l’on peut facilement s’y perdre et lâcher prise.

Le premier album solo de Moncrief Raleigh n’est pas facile d’accès. Sa musique est expérimentale, mais pas dénuée d’intérêt. Et explique, sans doute pourquoi, l’artiste est régulièrement invité à apporter sa collaboration…

 

Page 347 sur 1252