Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Anstam

Dispel Dances

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Anstam est un duo allemand réunissant les frères Jan et Lars Stöwe. Cet opus, ils l’ont concocté ensemble, car depuis Lars a décidé de poursuivre l'aventure en solo.

La formation aime cultiver le mystère. Dans ces conditions, difficile de connaître ce qu’elle aime, ce qui l’inspire ou même ses éventuels et futurs projets.

Anstam base la structure de sa musique sur la répétitivité, un concept aride qui accroche difficilement l’oreille. Pourtant, au fil de l’écoute, certains morceaux plus atmosphériques parviennent à exercer un certain magnétisme. Mais sans jamais confirmer sur la durée. Et « Handsome talks the talk » en est certainement un des plus beaux exemples. L’entrée en matière est remarquable, mais la compo finit par s’essouffler, la paire germanique la laissant ‘filer’ sans parvenir à en libérer toute la puissance.

Mais le plus dérangeant procède de cet équilibre bancal entre sens mélodique et lignes de basse. Des lignes qui à force de se chevaucher, finissent par faire des nœuds.

Découpé en 10 fragments, « Dispel Dances » entretient une tension constante, lancinante, un peu comme si on était plongé dans un univers inquiétant, propice à la brutalité (ces sonorités en cascade). Et de ce périple, on en ressort complètement exténué.

Si vous cherchez un peu de fraicheur et d'originalité en écoutant cet elpee, il est préférable de passer votre chemin…

 

Zaz

San tsu tsou (cd + dvd)

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« Sans tsu tsou » est l’incarnation parfaite d’un joyeux bordel populaire dans lequel sont conviées toutes les classes sociales à condition de disposer d’un sonotone réglable ou de boules-Quiès à portée de main.

Zaz, toujours aussi pétillante et attachante, dont le brin de voix lui donne un côté à la fois rebelle et sensible, semble prendre un grand plaisir à se déchaîner sur scène pour son public.

Un bout de femme qui en veut, mais qui en fait parfois un peu trop…

Son timbre de voix, Zaz le maîtrise parfaitement, c’est sûr, mais il y a une différence entre mettre de l’ambiance et chauffer la salle. Surnommée par une certaine presse comme ‘la nouvelle Edith Piaf”, l’interprète de “Eblouie par la nuit” a cependant encore beaucoup de pain sur la planche.

Polyvalente, elle a également suffisamment de talent pour souffler dans l’un ou l’autre instrument. A l’instar de “Je veux”, au cours duquel elle se réserve la trompette. 

Lorsque la jeune française au look ‘négligé-chic’ fredonne ses mélodies, elle nous ouvre les portes d’un monde de bohème aux couleurs chaudes et festives. Certains de ses titres sont même susceptibles de nous transporter jusqu’en Orient.

Si Zaz se distingue des autres artistes, grâce à une voix qui semble avoir été touchée par la vie, sa manière d’inviter son public à participer à l’ambiance est contestable. Ainsi, lorsqu’elle sollicite la foule pour chanter avec elle, mais qu’elle n’obtient pas ce qu’elle souhaite, l’artiste se mue en ogre prêt à tout casser.

« San tsu tsou » a été immortalisé 'live'. Il recèle de très belles chansons. Mais certaines sont ainsi gâchées par ses vociférations. A l’instar du dynamique  “Je saute partout”, dont le texte pourtant frais est très vite gribouillé par ses interventions intempestives.

Le style populaire de Zaz apporte une dimension nouvelle au répertoire généralement chanté par les chanteurs francophones. Les lyrics sont recherchés et semblent illustrer un certain vécu. Mais Zaz, s’il te plaît, cesse de nous casser les oreilles entre chaque chanson !

 

Volcano Heat

Vive le Rock!

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Volcano Heat est une formation transalpine née en 2007. A Venise. Un trio réunissant Luca Pichetti (voix et guitare), Andrea Vianello (batterie) et Silvano ‘Gene’ Zamarin (basse). A l’instar de leur patronyme, le combo italien est doué pour faire monter la température. Et pour y parvenir, il n’hésite pas à puiser dans le répertoire des Stooges (« Dead Leaves  »), des White Stripes (« These Days ») et même de Queens of the Stone Age (« Today »). « Vive le Rock ! » constitue leur premier album et fait suite à deux Eps sortis respectivement en 2008 et 2009. L’excellente production de leur elpee met bien exergue la puissance de leurs compos. De quoi rivaliser avec les meilleures formations de rock, à travers le monde, malgré un répertoire pas très original mais sacrément mélodique et énergique !

 

Seal

Soul 2

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Après “Soul 1” publié il y a 3 ans, Seal nous propose une suite, “Soul 2”. Et à l’instar du précédent opus, il est exclusivement consacré à des covers de classiques de la soul (NDR : ben tiens !), dont le "Lean On Me" de Bill Withers, "I'll Be Around" des Spinners, "Let's Stay Together" d’Al Green ou encore le "Ooh Baby Baby" de Smokey Robinson. Coproduit par David Foster, Jochem van der Saag et son collaborateur de longue date Trevor Horn, il est découpé en 11 titres très susceptibles de faire craquer le sexe féminin. La voix sensuelle de Seal n’y est d’ailleurs pas pour rien. Pour les mecs, on retiendra surtout la présence de quelques slows crapuleux qui auraient fait le bonheur des Djs au cours des 70’s. Ne m’en demandez pas plus, ce n’est vraiment pas la musique qui me fait vibrer. Et après ça, certains collaborateurs vont encore comporter que le rédac’ chef ne chronique que ce qu’il aime…

 

Primus

Green Naugahyde

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Fondé en 1984, Primus a toujours été un groupe unique en son genre. Une formation de virtuoses adeptes de la loufoquerie. Le trio californien (NDR : San Francisco) n’est pas prêt de rentrer dans le rang ou même s’assagir. Et ce « Green Naugahyde » en est une belle illustration. Quelque peu lassée du circuit musical, la formation s’était retirée en 2000, après avoir publié une série d’albums déjantés, entre métal et funk, basés sur le jeu de basse hallucinant de l’ami Les Claypool. Pour ceux ignoreraient l’univers de Primus, pensez au générique de la –nom moins déjantée– série South Park, composée par leurs soins…

« Green Naugahyde » constitue donc leur premier album depuis 11 ans et la reformation du groupe ; mais surtout leur huitième. Les Claypool et Larry ‘Ler’ LaLonde ont rappelé leur ancien batteur Jay Lane (qui les avait quittés en 1989) pour participer aux sessions d’enregistrement de leur nouvelle livraison, un disque publié chez Prawn Song, le label de Claypool. Ce long playing s’inscrit dans la lignée de « Frizzle Fry ». La musique est complexe, inclassable, décalée et tout simplement délirante comme l’était celle de Zappa. Certaines compos sont alimentées par un funk énergétique (« Hennepin Crawler », « Tragedy is ‘a’ Comin’ », « Lee Van Cleef »). D’autres sont bombardées de salves plus lentes et lourdes (« Jilly On Smack »). Mais toujours, leur approche est opérée pour notre plus grand bonheur.

Malgré 27 années d’existence, Primus est toujours aussi inspiré. Des hurluberlus dont le talent est intact. Et dont l’esprit est toujours aussi peu préoccupé par la rentabilité pécuniaire. Une excellente surprise !

Primus se produira ce 2 avril à l’Ancienne Belgique ; mais le concert est déjà sold out !

 

Primal Scream

Screamadelica Live (Dvd)

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Ce Dvd a été immortalisé le 26 novembre 2010, à l’Olympia de Londres. Il célèbre le 20ème anniversaire de la sortie de «  Screamadelica », une œuvre culte, fruit d’un mélange de rock, de dance, de dub, de gospel et de house, que certains médias n’hésitent pas à qualifier de meilleur album des nineties. Et si ce n’est pas vraiment le cas, reconnaissons, qu’il s’agit certainement d’un des plus représentatifs de cette décennie. Il est découpé en deux parties. Une première plus conventionnelle. Sous-titrée ‘rock and roll’, elle est ma foi de bonne facture, même si l’influence des Rolling Stones est ici bien palpable. Et puis la seconde. Plus intéressante, elle est consacrée à l’interprétation de « Screamadelica ». Pour la circonstance, le groupe est soutenu par Denise Johnson, un chœur gospel ainsi qu’une section de cuivres et bénéficie d’un light show spécialement conçu pour la circonstance. Jouer un album dans son intégralité en ‘live’ est souvent un exercice de style plutôt casse-gueule. Mais la bande à Bobby Gillespie s’en sort très bien. Toute l’équipe technique accomplit son job à la perfection. Et les musiciens demeurent très concentrés sur leur sujet. Une performance, quand on sait qu’en ‘live’, Primal Scream est souvent brouillon (NDR : je puis vous le confirmer, pour avoir assisté à plusieurs de leurs sets, au cours des 20 dernières années).

 

Placebo

We come in pieces (Dvd)

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En août 1996, Placebo se produisait dans le cadre du festival Pukkelpop. Et j’ai pris une fameuse claque. Oui, c’est vrai c’était ses débuts, et il venait juste de sortir son premier album, un disque éponyme remarquable sur lequel figure le fameux « Nancy boy ». En 2000, le groupe embrayait par le tout aussi excellent, mais davantage inspiré par les 80’s, « Without you I’m nothing ». C’est à partir de 2003, après la publication de « Sleeping with ghosts », que les événements vont commencer à se gâter, même si en 2009, « Battle of the sun » laissait transparaître quelques rayons de soleil. Une baisse de régime qui ne va pas seulement se manifester sur disque. Votre serviteur a ainsi eu l’occasion d’assister à plusieurs de leurs concerts. Devenus au fil du temps, de plus en plus décevants et souvent sujets à des polémiques entretenues entre Molko et son public. Si bien, que j’ai tout simplement suivi le parcours du band, de loin.

Quelle n’a pas été ma surprise en visionnant ce Dvd, immortalisé le 28 septembre 2010, à la Brixton Academy de Londres, lors du concert de clôture de la tournée destinée à promouvoir l'album « Battle For The Sun ». « We Come In Pieces » y privilégie les titres les plus percutants de Placebo, dont le fameux « Nancy boy ». Une seule ballade. Peu d’électronique. Et surtout des musiciens de tournée qui apportent manifestement un plus à l’ensemble. Dont une violoniste. Et franchement ses interventions communiquent une toute autre dimension aux compos. En outre, le trio de base est particulièrement en forme pour la circonstance. Et le public lui rend bien. Si bien qu’on a parfois l’impression que Molko et son team sont sur une autre planète. Un seul reproche : le recours aux ballons et aux confettis, lors du rappel. Les Flaming Lips y ont déjà pensé avant eux. Et j’aime pas trop quand on pompe un peu trop les idées des autres… Sans quoi, ce concert est franchement une belle réussite…

 

Pete & The Pirates

One Thousand Pictures

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Pete and the Pirates livrent une nouvelle bataille et tentent leur second abordage intitulé « One Thousand Pictures ». Il fait suite au très réjouissant « Little Death », réalisé en 2008. Verdict ? Tous les amoureux de la pop de qualité ne pourront que baisser pavillon sous les coups de canon tirés par les flibustiers de Reading…

Quelque part entre Interpol (« United »), Supergrass (« Little Gun »), The Last Shadow Puppets (« Come to the Bar ») et The Coral (« Cold Black Kitty »), la musique de ce jeune équipage britannique mouille dans un pop/rock au très fort potentiel mélodique, alimenté par des guitares bavardes et épiques. Et le reste de l’opus est tout aussi transcendant. Que ce soit le bouleversant « Washing Powder », l’hymnique « United » ou « Shotgun », morceau irrésistible digne des White Lies. Très expressive dans ses intonations glacées et martiales, la voix de Thomas Sanders rappelle celle de Ian Curtis. D’autant plus que sombres et torturés, les textes sont vraiment bien torchés. Quant à la production, elle a été confiée à Brendan Lynch (Paul Weller, Primal Scream), une mise en forme qui apporte davantage de profondeur à l’ensemble. Un seul reproche ? La longueur de l’elpee. Les trois dernières pistes, sont d’ailleurs totalement dispensables et en les éliminant, cette œuvre devenait parfaite.

 

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