Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

logo_musiczine

Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Cure
garbage_olt_rivierenhof_1...
Chroniques

Justice

Audio, Video, Disco

Écrit par

Maintenant que nous avons eu le temps de bien digérer le premier album de Justice, il faut bien reconnaître que leur succès planétaire est probablement l’une des plus belles arnaques musicales rencontrées au cours de ces dernières années. Bien sûr, en ‘live’, le combo parisien libère une belle énergie électro, lors d’un show parfaitement chorégraphié ; mais leur musique est loin d’être à la hauteur de leur image très étudiée. Probablement conscients de l’imposture de leur ‘buzz’, Gaspard Augé et Xavier de Rosnay n’ont pas pour autant voulu changer de fusil d’épaule, en nous livrant une copie efficace, parfois euphorisante et plus rock, mais à nouveau souvent proche du degré zéro musical, de leur premier opus. Toujours à la limite du mauvais goût, la musique de Justice campe un mix bien dégoulinant entre le métal FM kitch d’Iron Maiden voire d’Europe (« Horseposer », « New Lands », « Brianvision ») et l’électro de Daft Punk, sous un forme bien cheap (« Civilization »). Alors, les mêmes recettes pour un même succès ? Pas certain, car malheureusement pour Pedro Winter et sa clique, pas de véritables hits du niveau de « We are Your Friend » ou « D.A.N.C.E. » à l’horizon, sur cet elpee… Justice, c’est comme un bonbon chimique, pas très subtil et pas très recommandé pour la santé, mais difficile de se débarrasser de son addiction… C’est une certitude, en vieillissant, j’apprécie de moins en moins les bonbons.

 

Hir*shima M*n Am*ur/ Slogan

Incipit (split vinyle)

Écrit par

« Incipit » permet à deux groupes français, Hir*shima M*n Am*ur et Slogan de partager un split vinyle, équitablement réparti en deux fois trois titres. Deux formations aux styles fondamentalement différents, puisque si la première s’enfonce dans le minimalisme ténébreux, la seconde propose une musique davantage onirique et atmosphérique.

En général, le split album est réservé aux artistes étiquetés électro ; mais pour la circonstance, on est en présence de deux combos qui baignent résolument dans le rock indépendant. Point commun quand même, ces deux bands se distinguent par des lyrics recherchés, parfois même hermétiques (Hir*shima M*n Am*ur n’hésite pas à puiser ses références chez Derrida ou Barthes…) ; son ‘spoken-word’ vindicatif rappelle même le rock littéraire hexagonal qui a sévi au cours des nineties.

Quant à Slogan, ses paroles sont exprimées dans la langue de Shakespeare et servent des compos à tendance ‘post’. Largement soutenues de cordes, ses compos lorgnent plutôt du côté de Venus (« Kiss Me »). Autre similitude entre les deux ensembles, leur sincérité, le climat mélancolique au sein duquel baigne leurs compos et puis leur volonté de ne faire aucune concession à  la scène mainstream. Bref, une belle initiative de réunir sur un même support deux aussi beaux spécimens la scène indie française…   

 

Exit Music

From Silence (Ep)

Écrit par

« From Silence » constitue le second Ep d’Exitmusic, un duo new-yorkais réunissant Aleksa Palladino et Devon Church. Le couple voue apparemment une grande admiration à Radiohead. Ce qui explique, sans doute le patronyme de leur groupe. Et probablement à Sigur Rós, également. Puisant ses influences dans l’électro/rock complexe des premiers et privilégiant les envolées atmosphériques des seconds. La voix de Palladino rappelle même celle de Jonsi. Des références ambitieuses, mais peut-être un peu trop écrasantes, il faut le craindre.  

L’expression sonore d’Exitmusic est quand même dominée par les claviers, un style sculpté dans un rock atmosphérique, glacé, un peu détraqué mais beau à la fois, qui lui permet de concocter des vignettes aux accents cinématographiques particulièrement prononcés. Et je pense tout particulièrement à « The Sea ». Pas vraiment étonnant, quand on sait qu’Aleksa est… actrice. Et joue d’ailleurs le rôle d’Angela Darmody, dans la série ‘Boardwalk Empire’. David Lynch en raffolerait à coup sur!

 

Esmerine

La Lechuza

Écrit par

Le ‘Miles End’ est un quartier relativement méconnu de Montréal. Mais c’est probablement un endroit formidable. Et pour cause, c’est là que sont nés des groupes aussi fantastiques que Godspeed You ! Black Emperor, Set Fire to Flames et Thee Silver Mt. Zion, réunis sous le label Constellation. Et que nous vient Esmerine, un duo expérimental, fondé il y a une dizaine d’années, par Bruce Cawdron et Beckie Foon. « La Lechuza » constitue leur nouvel opus. Leur troisième aussi. Et le précédent date quand même de 6 longues années…

En règle générale, la musique d’Esmerine privilégie la rencontre entre le violoncelle de Beckie Foon et les rythmes latino de Bruce Cawdron. En résulte des vignettes oniriques épurées de toute trace de guitare. Mais sur cet elpee, le duo a intégré la harpe de Sarah Pagé (Barr Brothers) et les percussions d’Andrew Barr (The Slip et Barr Brothers).

La richesse de cette œuvre se mérite. Et pour cause, en l’écoutant d’une oreille distraite, il se révèle anodin, à la limite irritant. Pourtant, en creusant un peu, on se rend compte de la richesse de son instrumentation.

Dans sa grande tradition collective, la scène montréalaise a participé activement aux sessions d’enregistrement de ce long playing. Point d’orgue ? La magnifique complainte « Snow Day for Lhasa », chantée par Patrick Watson (NDR : également responsable de la production du disque) et l’instrumental énergique « Little Streams Make Big Rivers ». Parmi les autres collaborateurs, on épinglera également la participation de membres du backing group de Patrick Watson, de Sarah Neufeld d’Arcade Fire et de Colin Stetson, préposé au saxo. Sans oublier feue Lhasa de Sela, pour « Fish on land », morceau qui avait été composé en sa compagnie. La chanteuse canadienne nous a malheureusement quittés début 2010…

 

Depeche Mode

Remixes 2 : 81-11

Écrit par

Les fêtes de fin d’année apportent, comme tous les ans, leur lot de Best Of, d’éditions ‘Deluxe’, de versions collectors et autres albums de remixes. Et c’est de remixes qu’il s’agit ici puisque Depeche Mode publie son énième compilation de ce type.  Intitulé « Remixes 2 : 81-11 », la galette, qui existe en version simple et double, réunit du beau monde. Chargés d’apporter une plus-value aux morceaux du trio mené par Dave Gahan, des artistes tels que Trentemøller, Röyksopp, M83 et Jacques Lu Cont s’y collent avec plus ou moins de succès.

La version double du disque nous réserve également les collaborations de, entre autres, Dan The Automator, Peter Bjorn & John, Darren Price, Clark, Orbital et Digitalism.

Côté réussites au sein de la version simple qui nous a été fournie, on épinglera les arrangements trippants de « Dream On » par Bushwacka, « John The Revelator » revu et corrigé par UNKLE, un « Peace » réorchestré à merveille par Six Toes et la vision estivale de « Puppets » imaginée par Röyksopp. Par contre, ce sont ceux dont attendait le plus qui déçoivent à égale mesure. Ainsi, les variantes de « Suffer Well » et « Wrong » par, respectivement M83 et Trentemøller sont les moins intéressantes de l’ensemble. Même Eric Prydz parvient à faire mieux sur « Never Let me Down Again », ce qui n’est pas peu dire.

Tout le monde le sait, un Depeche Mode version Dancefloor, c’est le jackpot assuré question ambiance pour tout DJ qui se respecte. Ce disque devrait donc (ré)chauffer les platines en cette fin d’année.

Camera 237

Alone in an Empty Bed

Écrit par

En Italie, l’économie s’effondre. Un clown met fin à sa carrière politique (du moins on espère) ; et comble du cynisme, il est remplacé par un symbole de cette même crise économique. De toute évidence, il ne doit pas être facile, tous les jours, de vivre dans ce si beau pays (NDLR : bien dit !) Heureusement, la musique et la culture en général, sont encore le meilleur moyen pour s’évader de cet univers machiavélique, au sein duquel les dirigeants, plus cons les uns que les autres, sévissent depuis de trop nombreuses années. Camera 237 est certainement un groupe capable de mettre un peu de baume au cœur des Transalpins…

Originaire de Cosenza (NDR : c’est dans le sud du pays), le groupe jouit déjà d’une certaine notoriété à l’intérieur de ses frontières. Si aujourd’hui il participe, chaque année, aux plus grands festivals italiens, vu sa notoriété acquise pour ses prestations ‘live’, avant de se forger cette réputation, il a remporté toute une série de concours organisés dans l’univers de l’indie rock.

« Alone in an Empty Bed » constitue le troisième elpee de Camera 237. Une œuvre recelant des tubes en puissance qui auraient pu figurer au répertoire de Metronomy (« Carry On ») voire même de Postal Service. L’aspect romantique, visionnaire et tendre de leur pop est alimenté par des synthés atmosphériques, mais également par le timbre vocal du chanteur. Et la face la plus âpre, dynamisée par la section rythmique. Bref, pas de référence ici à Pavarotti et consorts, mais plutôt à The Notwist. Ce qui devrait, on l’espère, permettre au combo de s’exporter. Enfin, c’est ce qu’on leur souhaite. Et puis, en attendant, au mélomane autochtone de se changer les idées, avant de retomber dans la dure réalité contemporaine…

 

Astronautalis

This is our Science

Écrit par

Bothwell, alias Astronautalis, est né en Floride, à Jacksonville très exactement. Le destin a fini par le conduire à Minneapolis (Minnesota) où il est actuellement établi. C’est en faisant ses armes dans les concours, et notamment en participant à la compétition du réputé ‘Scribble Jam’, que l’Américain s’est forgé de solides bases dans le milieu.

A l’instar de Sage Francis et Buck 65, Bothwell n’hésite pas à sortir des carcans du hip hop en s’ouvrant à l’indie rock. Troquant son nom pour Astronaulatis dès 2003, il sort son premier opus ; mais ce n’est qu’après avoir publié « Pomegranate» qu’il se fait réellement remarquer. Il assure alors la première partie européenne du groupe canadien Tegan and Sara. Tegan qui a d’ailleurs participé à l’enregistrement du morceau « Contrails », sur ce quatrième elpee.

Plus qu’un simple album de hip hop, « This is our Science » brise les frontières entre les genres et va voir aussi bien du côté du folk (« Secret On Our Lips »), de la country (« Holy  Water ») que du rock (« Thomas Jefferson » sur lequel apparaît Sims du groupe Doomtree). Le piano côtoie aussi la bien la guitare que les samples ; le tout sur des beats chers au hip hop. Polyvalent, Bothwell est capable de poser un flow soutenu, mais aussi de pondre des ballades qui vous flanquent la chair de poule (« Secrets On Our Lips »). Et quand les chœurs entrent dans la danse, on ne peut que s’incliner (« The River, The Woods »).

Bref, ce « This is our Science » est un album haut en couleurs auquel on reste scotché du début à la fin. Pas étonnant qu’il se soit retrouvé en une nuit parmi les albums les plus téléchargés sur iTunes. Personnellement, certainement la meilleure découverte dans le genre depuis Sage Francis. Plus qu’un rappeur, Astronautalis est un songwriter de génie !

 

Sarabeth Tucek

Get Well Soon

Écrit par

Sarabeth Tucek est-elle une songwriter étasunienne de plus dans l’univers du folk ? Son parcours artistique parle en tout cas pour elle ; car après avoir entamé une carrière d’actrice, elle rencontre Anton Newcombe de The Brian Jonestown Massacre qui l’incite à se lancer dans une aventure musicale. Qu’elle concrétise, timidement, d’abord, en rejoignant d’abord les chœurs du Bill Callahan Band.

Son premier elpee, remonte à 2007. Et « Get Well Soon » constitue donc son second essai. Empreint de sensibilité, son folk/rock s’inscrit dans la lignée de Cat Power. Des débuts (« Exit Ghost »). Mais sans la folie douce manifestée par Chan Marshall, toutefois ! Les accords de six cordes et de piano renvoient à Neil Young. L’opus recèle des titres plus acoustiques et paisibles (NDR : le titre maître et « Exit Ghost », deux véritables pépites), et des plages qui nous réservent de superbes envolées électriques (« Rising »). Mais l’ensemble se révèle assez inégal, et surtout pas assez décalé. Et puis la voix de Sarabeth, quoique limpide, manque de caractère. Dans ces conditions difficile d’imaginer qu’elle puisse se démarquer. D’autant plus qu’au sein de cet univers americana, il y a manifestement encombrement. Bref, si ce long playing est sympa, il risque de tomber rapidement aux oubliettes…

 

Page 387 sur 1252