Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Biohazard 8/8/26
Gary Numan
Chroniques

Moon Duo

Mazes

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Projet parallèle imaginé par Ripley Johnson, leader de Wooden Shjips et Sanae Yamada, ce duo nous vient de San Francisco. Son inspiration (et le mot n’est pas trop fort ?), il la puise chez la paire John Coltrane / Rashied Ali, en développant de longs morceaux hallucinés qui renvoient aux Silver Apes, à l’Acid Mother Temple, Royal Trux et bien d’autres artistes issus du passé, encore…

C’est bien entendu psychédélique à souhait, et les douces émanations qui en émanent embrument l’esprit sur de longues plages.

La recette est radicalement simple, mais fichtrement efficace car foncièrement bien préparée : boîtes à rythmes imprimant un beat rudimentaire sur lequel viennent se greffer un orgue répétitif hypnotique, quelques riffs de guitares obsédants et autres digressions solo de haut vol, le tout surplombé d’une voix grave et détachée qui déclame plus qu’elle ne chante.

Moon Duo possède un son et une attitude atypique qui assure son succès dans la sphère underground. Ce qui lui permet de demeurer définitivement à l’abri des sirènes mercantiles.

« Mazes » est un labyrinthe sonore, comme l’illustre d’ailleurs la pochette. Un labyrinthe dont les motifs de synthés et le ‘fuzz’ constituent les fils conducteurs. Répétitif mais point lassant, l’album recèle de jolies pépites aux reflets sixties et au groove tourbillonnant (le magistral « When you cut », l’imparable « Run Around »).

Eteignez les lumières et laisser vous guider le son ténébreux de Moon Duo.

 

Love Inks

E.S.P.

Écrit par

Inconsciemment, The XX a tracé le chemin pour de nombreuses formations. Encore que parfois on se demande si ce n’est pas l’œuvre des Young Marble Giants qui est à l’origine de ce mouvement. Bref, cette identité sonore froide, épurée, minimaliste et mélancolique on la retrouve, par exemple chez Love Inks, une formation américaine qui évolue bien dans la lignée du fantastique groupe insulaire.

Originaire d’Austin, Love Inks est un trio réunissant le couple Sherry LeBlanc (voix) et Kevin Dehan (basse) ainsi que leur ami guitariste Adam Linnell. « E.S.P. » (= ‘Emotion Simple Pop’), premier album du band, est découpé en 10 plages. Il règne, tout au long de cette œuvre, un climat langoureux, romantique. On comprend ainsi mieux le choix de leur patronyme ; surtout quand on sait le ‘Love Ink’ est une tradition quasi ‘magique’ qui consiste à écrire de nouvelles lettres d’amour en se servant de l’encre fabriquée par les restes brûlés d’anciennes lettres d’amour...

Comme chez The XX, la basse est bien mise en avant. Les beats électro sont imprimés par une boite à rythmes. Les accords de guitare légers, les interventions de claviers à coloration 80’s. La voix de Sherry est particulièrement sensuelle. Parmi les pistes incontournables, j’épinglerai l’imparable et classieux « Skeleton Keys », la reprise lascive du « Rock On » de David Essex ainsi que le (presque) joyeux « Blackeye » (‘You’ve got black eye on your eye/ Tell me was it from a fight, baby?/ Did it happen last night?’), paru en single. Un regret, la brièveté de ce long playing : 30 minutes. Bien sûr, E.S.P. ne joue pas encore dans la cour des inégalables XX, mais il s’en rapproche ; et puis sa musique devrait conquérir les cœurs d’une grande majorité des romantiques contemporains…

En concert, au Botanique, le 20 septembre.

 

Joy Division & New Order

The best of

Écrit par

Trente et un ans après le suicide de Ian Curtis, le label Rhino a décidé de nous replonger dans l’univers dansant mais claustrophobe du gang mancunien, en publiant « Total », un ‘best of’ réunissant 5 morceaux de Joy Division et 13 de New Order, groupe fondé par les membres de Joy Division (Peter Hook, Stephen Morris et Bernard Summer), à la mort de leur leader. Un objet bien entendu inutile pour les fans de ces illustres formations anglaises, si on ne tient pas compte de l’inédit signé New Order, « Hellbent » (NDR : que les fans doivent probablement déjà détenir) et de la remasterisation des titres opérée par Frank Arkwright. Mais, pour celles et ceux qui ne possèderaient pas les albums des rois du label Factory dans leur (compacto/disco)thèque, « Total » constitue une jolie synthèse de leurs œuvres et devrait permettre au mélomane lambda de mieux cerner le style et l’évolution de deux formations fondamentales de l’histoire de la pop et du rock. Epinglant des hits indispensables dont l’incontournable mélopée « Love Will Tear Us Apart », « Blue Monday » caractérisé par son rythme irrésistible ou encore le glacial « Satisfaction ». Et puis, quel plaisir de retrouver la ligne de basse mélodique si spécifique de Peter Hook !

Enfin, pour rendre le recueil plus alléchant, l’artwork minimaliste à été confié, comme ‘au bon vieux temps’, à Peter Saville, ex-directeur artistique de Factory Records.

 

Joe Jackson

Live Music

Écrit par

Cet album ‘live’ a été immortalisé lors de la tournée européenne accomplie par Joe Jackson et son band, en 2010. Et son fidèle backing group est de la partie, en l’occurrence le bassiste Graham Maby et le drummer Dave Houghton. Un trio recomposé depuis la publication de « Volume 4 » en 2003.

Partagé en 12 plages, cet opus propose une bonne moitié de compos issues de l’album « Night & Day », mais également des titres moins connus ainsi que quelques covers, dont une adaptation un peu trop morose du « Girl » des Beatles, une bonne cover d’« Inbetweenies » de feu Ian Dury et une reprise pleine de verve du « Scary Monsters » de Bowie. Mais de ce long playing, j’épinglerai surtout une mouture bouleversante de « Cancer », le percussif « Steppin’ out » ainsi que le grand classique « Chinatown ». Un regret ? Pas de « Beat crazy », ni de « It’s different for girls » ou encore d’« Is she really ». Tiens, saviez-vous que « Got the time », qui figure au répertoire d’Anthrax, avait été composé par l’artiste insulaire ? Il a inclus sa version sur cet elpee.

 

The Fleshtones

Brooklyn Sound Solution

Écrit par

Les Fleshtones comptent aujourd’hui plus de 35 années d'existence. Une formation newyorkaise légendaire qui semble s’être stabilisée sur son dernier label, Yeproc, depuis 2003. Une performance, quand on sait que lorsqu’ils ont quitté IRS, en 1985, ils ont changé une dizaine de fois d’écurie.

Pour enregistrer « Brooklyn Sound Solution », le combo a reçu le concours de Lennye Kaye, guitariste du backing group de Patti Smith, mais également responsable de la célèbre compile « Nuggets », consacrée à la scène garage issue des 60’s. Et comme The Fleshtones est l’archétype du groupe garage, sa collaboration coulait de source. D’ailleurs, il est de notoriété publique que The Fleshtones pratiquait du rock garage, avant même que ce style soit taxé de rock garage.

Découpé en 12 pistes, « Brooklyn Sound Solution » privilégie covers et instrumentaux. Trois compos personnelles : « Bite of my soul » ainsi que deux versions de « Solution ». Ou plus exactement deux exercices de style. L’un scandé, plus que chanté, signé Keith Streng. L’autre, par Zaremba. Plus allègre, cet instru met en exergue le talent de leur fidèle saxophoniste, Steve Greenfield. Sans quoi le tracklisting nous plonge dans un climat r&b digne des Animals, lorsqu’il ne nous rappelle pas carrément les Doors (ce clavier rogné, ‘manzarekien’). Hormis la cover frénétique du « Day tripper » des Beatles, les morceaux sont issus de la plume d’obscurs compositeurs issus des 60’s. Enfin, pour le mélomane lambda. Des noms ? Mel Tormé, Billy Boy Arnold, Ted Taylor, Sleep John Estes, etc. Trois titres quelque peu insolites à épingler : “Back beat #1”, caractérisé par son mini-solo de batterie, le saignant “You give me nothing to go on”, déchiré par les interventions de Zaremba, à l’harmonica ; et en final un titre issu de la plume de Lenny Kaye, « Lost on Xandu ». Encore un instrumental, mais épique, presque prog. Ce qui contraste avec le reste de l’elpee au son crade, malsain, comme s’il avait été immortalisé à l’issue d’une jam session. Alors, après 35 ans d’existence, le meilleur groupe sur scène au monde, aurait-il retrouvé son second souffle ? Possible, puisque le rock garage est à nouveau dans l’air du temps…

 

Figurines

Figurines

Écrit par

Figurines est une formation danoise dont la notoriété n’a pas encore dépassé les frontières de son pays. Pourtant, elle est loin de réunir de simples figurants sur la scène indie européenne, puisqu’elle compte déjà 10 ans de carrière. Leur premier Ep, « The Detour », remonte d’ailleurs à 2001 ! Le Danemark est devenu un véritable repaire d’artistes créatifs, puisqu’il a notamment enfanté Slaraffenland, The Kissaway Trail et surtout Efterklang. Des artistes qui partagent, malgré des styles différents, un même goût pour la richesse des arrangements et les mélodies **** étoiles.

A ses débuts, la musique de Figurines était essentiellement inspirée par la scène indie étasunienne des 90’s. Et en particulier par Pavement, Modest Mouse et Built to Spill. Aujourd’hui, elle lorgne davantage vers le psyché/rock de MGMT, tout en adoptant une forme eighties dans ses arrangements (les hymniques « New Colors » et « Free Today »). Des arrangements qui peuvent même se révéler luxuriants, presque symphoniques, impliquant envolées de cordes, harmonies et claviers en tout genre. A l’instar de « Free Today », une petite pépite très radiophonique. Autre perle, « Every Week », une plage caractérisée par son refrain euphorisant. Mais si le groupe déborde d’idées, il ne parvient pas toujours à les canaliser. Ce qui explique pourquoi, l’opus manque d’homogénéité. « Hanging from Above » et « Poughkeepsie » en sont certainement les plus belles illustrations. Selon leurs fans, le groupe a perdu en spontanéité, ce qu’il a gagné en épaisseur. Risquant ainsi de perdre le mélomane en cours de route. Et en particulier sur leur quatrième elpee. Un album éponyme. Enfin, dernière précision, Christian Hjelm, le chanteur, possède une voix qui campe un hybride entre celle de Gaz Combes (Supergrass) et de Kevin Barnes (Of Montreal).

 

The Drums

The Drums

Écrit par

Les Américains de The Drums sont tombés dans un piège auquel succombe, me semble-t-il, de plus en plus de formations : penser qu’il suffit de se retourner vers la musique du passé pour se construire un présent et un futur rayonnant. Mais le passé est fait pour rester où il est ! Cet album, éponyme du groupe, est à peu près aussi passionnant pour un amateur de musique qu’un discours de témoin de Jéhovah pour un athée. Mettons-nous dans la peau de ce dernier : ces chansons viennent frapper à votre porte, prendre du temps que vous auriez aimé accorder à quelque occupation plus intéressante et vous faire miroiter de belles promesses. Mais vous vous rendez vite compte qu’elles ne sont qu’illusoires. Tout commence à merveille et puis, plus vous avancez dans l’échange, plus vous êtes convaincus que votre interlocuteur a lui-même du mal à y croire. Il exerce juste un passe-temps. Il a besoin d’aller à la rencontre des gens, mais l’inverse n’est pas forcément vrai. Ou alors seulement pour une minorité. Mais l’athée lui s’ennuie profondément, écoute l’individu par politesse, tolérance et souci de culture générale ; mais il finit tout de même par claquer gentiment la porte.

 

Tommy Castro

Presents the Legendary Rhythm & Blues Revue

Écrit par

De nombreuses croisières sont organisées dans les mers chaudes et bleues de l'Atlantique, pour y inviter des bluesmen souvent notoires, dans le cadre des célèbres "Legendary Rhythm & Blues Cruises". Tommy Castro et son band au grand complet ont embarqué en octobre 2010. Et ce sont leurs prestations enregistrées à bord qui constituent l'épine dorsale de cet album (quatre plages). Le tracklisting est complété par d'autres sessions issues de 2010 et opérées dans les mêmes conditions (Michael Burks, Joe Louis Walker, Rick Estrin, Trampled Under Foot, Janiva Magness, Theodis Ealey et Debbie Davies) ainsi que de Castro, toujours lors d’une croisière, immortalisées en février 2011. Et la production a été assurée par Castro et Bruce Iglauer, le patron d'Alligator!

Tommy Castro et son groupe ouvrent les hostilités par "Wake up call", un R&B qui invite les passagers à rejoindre la piste de danse. Percutante, la voix est parfaitement adaptée à ce type de répertoire. Tommy se libère très vite sur ses cordes avant de céder le relais successivement au saxophone de Keith Crossan, à la trompette de Tom Poole et au piano de Tony Stead. Et chaque soliste participe à la fête. "Gotta serve somebody" persévère dans un même style. Insatiable, Castro est impressionnant sur les cordes. Changement de tempo pour "Voodoo spell", une compo bouleversante signée et interprétée par Michael Burks. Le géant d'ébène y injecte toute sa sensibilité à la six cordes. Joe Louis Walker adopte un profil funky sur "It's a shame". Sister Monica Parker chante son "Never say never", un blues lent, chargé de feeling, pour lequel elle est soutenue par le Tommy Castro Band. Rich Estrin, c’est le chanteur harmoniciste des Nightcats. Le leader aussi. Il a emmené son gratteur Chris ‘Kid’ Andersen, dans ses bagages. Ils sont responsables du funkysant "My next ex-wife". 

En deuxième partie, la part belle est faite aux artistes féminines. Et elles ne manquent pas de talent. Tout d'abord, un trio familial qui répond au patronyme de Trampled Under Foot (TUF). Danielle Schnebelen chante autoritairement, mais avec classe "Fog" devant ses frères, Nick aux cordes et Chris aux baguettes. La féline Janiva Magness se réserve le micro pour "Think", une compo écrite par Lowman Pauling en 1957 pour ses 5 Royales, mais reprise ensuite, notamment par James Brown et Taj Mahal. Enfin, Miss Debbie Davies, libère toute sa passion sur sa guitare, lors d’un superbe blues intitulé "All I found". Tommy Castro se réserve encore deux titres exécutés lors de lors de la Back Oak Cruise", en février dernier, "Painkiller" (plage éponyme de son album, paru en 2007), sans aucun doute le sommet de cet opus, et le long "Serves me right to suffer" de Percy Mayfield, une piste amorcée en blues lent, avant de glisser vers le boogie participatif. Une excellente revue! 

 

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