Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Chroniques

Dead Flesh Fashion

Thorns

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Actif depuis 2005, le groupe de hard core expérimental Dead Flesh Fashion n’affiche que deux albums au compteur. Et « Thorns » est son second. Ce combo teuton n’a pas son pareil pour envahir l’espace de sonorités ténébreuses, tout en développant une technique affûtée.

Même si cette dernière n’est pas l’élément essentiel de « Thorns », DFF présente un opus plus ambiancé, plus travaillé que son précédent essai.

On éprouve d’abord une impression de cacophonie malsaine, une dimension psychique, dissonante, tortueuse. Imaginez un Sonic Youth croisant le fer avec Pro Pain. « Flies », « Dancing Teeth » ou « All I Need » nous envoient au tapis, certes, mais créent un climat peu singulier à l’univers habituel du hard core. Ici, une sorte de malaise accompagne l’envoûtement. Les contrastes rythmiques et les atmosphères forment une substance huileuse et saturée. On  pense parfois à Crowbar, et même au Stooges, tant le spectre des influences des membres de Dead Flesh Fashion est large, on le devine aisément. Une bien belle deuxième couche.

 

Boris

Heavy rocks

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En 2002, cette formation nippone avait déjà publié un elpee intitulé « Heavy Rocks ». Comment les différencier alors ? Par la couleur de la pochette. Ce nouvel opus fait suite à l’excellent « Smile », paru en 2008. Boris s’est forgé son propre style, en mêlant drone, stoner et psychédélisme ; mais également en multipliant les collaborations. Si le trio japonais n’avait plus sorti d’elpee depuis trois ans, il vient de frapper fort, puisque outre « Heavy Rocks », deux autres long playing viennent également de paraître, « New Album » ainsi qu’« Attention Please ». Année prolifique pour la formation !

Tout au long de cet « Heavy Rocks », le combo mélange les styles, sans pour autant suivre la moindre logique ou un quelconque fil conducteur. « Czechoslovakia » est tramé sur un long crescendo d’une bonne dizaine de minutes. « Missing Pieces » également, mais il libère davantage de drone. « Tu, la la » lorgne vers le Dinausor Jr. époque grunge. « Window Shopping » et « Riot Sugar » sont déchirés entre hard rock et shoegaze. Bref un joli foutoir qui n’est pas pour me déplaire. Seule plate-forme commune entre les différents morceaux : le chant de Takeshi. Mais c’est également la faiblesse de cet opus. Car on ne peut pas dire que ses interventions vocales soient toujours très réussies. Enfin, lors des sessions d’enregistrement, Boris a reçu la collaboration ponctuelle de Ian Astbury et d’Aaron Turner.

Dommage que les vocaux gâchent ainsi une telle expression sonore. Et si vous ne parvenez pas à accrocher, je vous invite à vous tourner vers les deux autres albums de Boris. Vous y trouverez certainement votre bonheur...

 

Boris

Attention Please

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Sorti en même temps que « Heavy Rocks », « Attention Please » navigue dans des eaux sonores diamétralement opposées. Si « Heavy Rocks » surprenait par son amplitude de styles, il souffrait de vocaux faiblards. Sur « Attention Please », Wata, la guitariste, s’est réservé le micro. Et manifestement, les parties vocales sont nettement supérieures. 

Malheureusement, c’est au niveau musical que ça cloche. Plus de sources multiples pour l’inspiration, mais des plages à caractère shoegazing. Et au fil des morceaux, l’ennui vous envahit rapidement.

C’est bien beau de multiplier les disques et donc logiquement de composer une multitude de nouveaux titres ; mais si c’est au détriment de la qualité, on n’y voit pas l’intérêt. Bien sûr « Heavy Rocks » et « Attention please » ne sont pas de mauvais albums, mais ce ne sont certainement pas les meilleurs du trio japonais, non plus…

 

Birds That Change Colour

On Recording The Sun

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Si pour des raisons climatiques évidentes, il paraît fort improbable de nos jours, pour un groupe belge, d’enregistrer le soleil qui darde ses rayons sur nos terres, le groupe anversois de Koen Kohlbacher dispose par contre d’un certain talent pour apprivoiser les oscillations mélancoliques de notre facétieuse météo.

Bercées d’un halo de lumière captées au travers d’un prisme déformant, les jolies mélodies toute en subtilité renvoient à diverses émotions et humeurs changeantes comme le temps.

Caractérisé par ses arpèges boisés, « Woods » constitue incontestablement l’arbre cachant la forêt qui s’étend sur le long de ces dix titres délicats et reposants.

On pense tour à tour aux Beatles du « Sergent Pepper’s », à Dylan, Mark Linkous ou encore Devendra Banhart, aussi bien qu’aux beautés de la nature, quand celle-ci s’offre à nos regards sous un jour nouveau.

« Oh so tired » fait feu de tous bois, « Lullaby » nous berce à la clarté des étoiles ; mais c’est surtout l’hypnotique « Never ending first of may » qui révèle l’énorme potentiel de ce groupe. Fantastique ballade à travers champs et plaines, le morceau étend sa ramure sur plus d’onze minutes que l’on savoure jusqu’au bout de la nuit.

« Oh what a day » clôture de façon enjouée ce très bel album aux sonorités psyché/folk de très, très bonne facture.

 

Beyoncé

4

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2011 est une année chargée pour la femme de Jay-Z. Après avoir viré son manager de papa qui lui piquait des sous dans la caisse, Beyoncé lance son quatrième ouvrage, prépare une tournée avec ses ex-camarades de charts et lance sa fragrance de parfum (trop chouette, y’a même un sampler glissé dans le livret du Cd !) Survolant le petit dernier de la jeune femme en compagnie d’un pote, celui-ci se retourne vers moi au bout de la 5e ou 6e piste pour me demander ‘Pourquoi elle a fait cet album ?’ Ca, c’est une putain de bonne question. Le quota de ballades de Queen B n’avait-il pas déjà été atteint par « Sacha Fierce » ? Manifestement pas.

L’ex Destiny’s Child s’offre donc un quatrième recueil moite, dégoulinant d’une couche presque écœurante de guimauve. « 4 », ce n’est pas seulement le titre de l’album mais également le nombre de morceaux qui se laissent relativement écouter sans broncher. Seul titre upbeat du disque, « Run The World (Girls) », qui table entièrement sur le sample du « Pon De Floor » de Major Lazer et boucle le disque aussi efficacement qu’un radioréveil en panne. Si ses précédents disques recélaient tous quelques bonnes surprises, c’est loin d’être le cas pour « 4 », destiné aux oubliettes. Vu l’énergie déployée sur ce disque, la promo de ce dernier ne devrait pas trop la fatiguer.

 

Yuck

Yuck

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Le petit groupe londonien de Yuck a réussi à injecter dans son premier opus éponyme, le juste équilibre entre mélodies énergiques et déjantées et chansons un rien nostalgiques. On se retrouve, comme un funambule, au-dessus du vide, marchant sur une simple corde. Une sensation pas si facile à provoquer en dehors de ce contexte. Le danger est que le moindre faux pas peut être fatal. Quelques déséquilibres par-ci, quelques rétablissements par-là, on finit par atteindre l’autre côté sans dégâts. Vous vous demandez sûrement ce qui se trouve au bout de cette corde ? Un petit morceau de pur plaisir musical, j’ai nommé « Rubber ». Un peu comme la ‘standing ovation’ pour l’équilibriste, ce morceau est l’apothéose de cet album, l’ultime récompense. On profite de cet instant comme d’un moment inoubliable.

Toutefois, il faut émettre quelques réserves quant à ce numéro épatant. On n’est pas encore dans le grand vide, le fil est tendu d’un côté à l’autre d’un chapiteau de cirque. Pas accroché à l’Empire State Building ou surplombant le Grand Canyon. Bien que Yuck nous prouve qu’il n’y a pas que des clowns sous les chapiteaux, il ne fait aucun doute que pour un premier essai, il s’agit d’une prouesse. Mais laissons bien les choses à leur place : on est encore loin de la sensation extrême, de la grandeur ultime, du vide abyssal.

Laura Vane

Sugar Fix

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« Sugar Fix » démarre en trombe : « Capsize », premier titre de l’album, installe l’ambiance tout de suite. Ce morceau donne d’ailleurs à Laura Vane un petit côté Christina Aguilera, lorsque cette dernière s’exerce sur des titres tels que « Candyman ». Et cette petite ressemblance perdure tout au long des treize plages. Qu’on aime ou pas ce style de musique, il est profondément ancré dans la bonne humeur et la joie de vivre. Plongez le tout au beau milieu de l’été, lorsque le soleil pointe (enfin) le bout de son nez, et vous obtiendrez un cocktail détonnant qui pourrait bien donner à certains une envie irrépressible de danser. Il ne fait nul doute que le saxophone qui se traine sur toutes les pistes, enjolive les mélodies. Et de manière extrêmement frappante sur « Just Keeps Smoking », dont le rythme est plus lent que la moyenne des autres chansons. Mais en général, ces compos demeurent toujours aussi agréables à l’oreille, si pas plus. On pourrait toutefois reprocher à la musique de « Sugar Fix », son côté un peu trop ‘commercial’ voire passe-partout. Mais après tout, Laura Vane & The Vipertones se contentent de servir au public ce qu’il réclame, ce qu’il aime. Peut-on les blâmer d’offrir au peuple ce qu’il désire ? Je ne pense pas ! D’autant que cet aspect assez subjectif ne prend pas le pas sur la qualité musicale.

 

Tyler, The Creator

Goblin

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Ils sont lâchés dans la nature. Les enfants terribles du collectif OFWGKTA (Odd Future Wolf Gang Kill Them All) ou Odd Future pour faire court, sont partout. A commencer par sa figure de proue, Tyler, The Creator. Après avoir concocté deux œuvres collectives (« The Odd Future Tape, Vol. 1 » en 2008, « Radical » en 2010) et une solo (« Bastard », 2010), publiées en ligne, Tyler Okonma profite du buzz pour prendre ses affaires en main et s’offrir un ‘one-shot deal’ en compagnie de XL Recordings. De quoi assurer son indépendance créative. Pas folle la guêpe.

Le petit génie âgé de 20 balais à peine délivre un LP puissant, déjanté, produit à la perfection. Certes les textes du gaillard sont sujets à controverse (misogynie, homophobie, viol, suicide, etc.) mais le savoir-faire (et le je-m’en-foutisme) du gamin lui permet manifestement de passer à travers les balles des critiques les plus acerbes. « Goblin » recèle quelques jolies perles, à commencer par les singles « She », « Sandwitches » et « Yonkers ». Qu’il touche au Hip Hop Old School (« Nightmare », « Her », « Window »), au Rap pur et dur (« Radicals », « Sandwitches ») ou au R’n’B non altéré (« She », « Analog »), Tyler, The Creator transforme chacune de ses notes en billets verts. Et ce premier disque destiné au commerce ‘standard’ ne marque que le début d’une carrière qui fait déjà du bruit et ne risque certainement pas de mettre une sourdine de sitôt.

Live : Les trublions d’OFWGKTA seront au Pukkelpop le samedi 20 août. Bordel géant assuré.

 

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