La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Satan Takes A Holiday

Satan Takes A Holiday

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En découvrant le trio Satan Takes A Holiday dans un café de Stockholm, le label indépendant ‘I Made This Records’ était bien loin de se douter qu’il venait de mettre le doigt sur la future star montante du rock’n’roll suédois. Fort d’un album, de deux singles biens classés dans les charts suédois et de quelques nominations à des awards nationaux, STAH est devenu l’un des groupes les plus en vue du pays.

Impossible pourtant de coller une étiquette précise sur ce rock’n’roll barré et complètement schizophrène. Punk, boogie, psychobilly, rockabilly, noise et garage, la musique du combo stockholmois est un véritable melting-pot dont les influences s’étendent des sixties à nos jours. Satan Takes A Holiday fusionne joyeusement les Stooges à Status Quo, les Rockets From The Crypt, les Meteors ainsi que les Stray Cats aux Vines et aux Hives. Pour le trio, tout dans le rock’n’roll est bon à prendre. Mieux encore, ce qui ne correspond pas à ses standards doit être modifié. A l’instar du « Big In Japan » d’Alphaville transformé ici un fougueux hymne rock’n’rollesque.

Le public scandinave est déjà conquis. Reste à convaincre le reste du monde. La diversité de l’album rendra peut-être les choses un peu difficiles. Les adeptes du verre à moitié vide parleront d’un album inégal et sans fil conducteur. A l’opposé, les champions du verre à moitié plein y verront un album varié et éclectique. Quant à nous, nous remplirons à nouveau notre verre vide en profitant d’un excellent moment de rock’n’roll.

Rudy Trouvé

2007-2009

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Bien que né en 1967, Rudy Trouvé a déjà trempé au sein d’une multitude d’aventures. Entre 1993 et 1995, il a sévi comme guitariste chez dEUS. Il a donc participé à l’enregistrement des albums « Worst Case Scenario » et « In a bar, under the sea ». Kiss My Jazz et Dead Man Jazz constituent certainement deux de ses principaux projets. Ce qui ne l’empêche pas de s’improviser collaborateur, lorsque l’occasion se présente ou encore de relancer son big band (sextet devenu septet), en compagnie duquel, il avait déjà immortalisé plusieurs sessions. « 2007-2009 », constitue donc son dernier essai. Outre Rudy, ont participé à la confection de ce long playing, la trompettiste/claviériste Sigrid Van Rosendall, le drummer Aarich Jespers, le claviériste/guitariste Elko Blijweert, le bassiste Dimitri Daggelink, le guitariste Geert van Bever et le pianiste Joris Caluwaerts (ex-Zita Swoon).

Découpé en 13 plages, cet elpee tient vraiment bien la route. Un disque criblé de références ; et pas seulement puisées dans les eighties, comme j’ai pu lire à travers les chroniques de plusieurs webzines. Depuis le luxuriant « Beast », une compo imprimée sur un tempo new wave (NDR : la section rythmique évoque celle de The Sound), mais dont l’atmosphère éthérée, réminiscente de Grandaddy, est entretenue par les claviers, les accords de piano et les orchestrations, à l’instrumental « Sunrise on Palavas beach », un titre qui pourrait servir de bande sonore à un film d’aventure, pourvu qu’il soit romantique, en passant par « Footage », morceau hanté par des chœurs masculins, tapissé en toile de fond de bruitages psychédéliques, et parcouru d’une intervention à la trompette, le tout dans le style de Gorky's Zygotic Mynci. Si « Ted Cassidy » aurait pu naître d’une rencontre entre Joy Division (la section rythmique) et Belle & Sebastian (les harmonies vocales limpides), pour « Dub undead » ce serait plutôt entre le trio Holger Czukay / Jah Wobble / Jaki Liebezeit (NDR : pensez à « How much are they ») et Wire (le sens mélodique de « 154 »). Certaines compos embrassent un profil plus mélancolique. A cause des vocaux. Tantôt dans l’esprit de Luna (NDR : cette conjugaison entre voix masculine et féminine sur « Allright », même si le recours aux claviers électro vintage rappelle davantage Ultavox époque John Foxx, voire OMD ; et légèrement reverb sur le spectral « Stolen moments ») ou de Guy Chadwick (NDR : ces arrangements de cordes délicats sur a « Farewell to the giant ». L’album recèle encore quelques instrumentaux. Pour la plupart atmosphériques et filmiques. A l’instar de l’énigmatique « On a highway, barely awake » et puis deux compos ‘enniomorriconesques’. Tout d’abord « The sound of our childhood », nonobstant les accès jazzyfiants et le ton allègre. Et puis « Le thème du souffleur », caractérisé par son piano de saloon. Un très chouette album habillé d’une superbe pochette imaginée et dessinée par Rudy himself…

 

Skarbone 14

Satellites

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Skarbone 14 compte déjà 9 années d’existence. Et nous propose son troisième album. Un disque qui a bénéficié du concours de Rudy Coclet (Arno, Mud Flow, Sharko), notamment à la masterisation. Au cours des derniers mois, le collectif a énormément tourné à travers l’Europe. Ce qui lui a permis de rencontrer une multitude d’artistes issus d’horizons sonores différents. Et « Satellites » illustre parfaitement ces nouvelles influences. D’autant plus que lors de sessions d’enregistrement, la formation a reçu le concours de toute un volée de collaborateurs. Dont Baba Sissoko, aux vocaux et au tamas sur le superbe « Bibissa », le chanteur de Black Sheep, Vankou, tout au long du punkysant « Talk ablout it » (NDR : la compo est d’ailleurs interprétée dans la langue de Shakespeare), Gaston (toujours au micro) pour un ragga vindicatif ; sans oublier Alex Coventi, le claviériste de 100 Grammes de Têtes, lors des compos les plus reggae et Mathieu Borgne, responsable d’interventions judicieuses à la steel drum. Toutes des nuances qui viennent donner un petit coup de fraîcheur au ska festif de Skarbone 14. Enfin, presque, puisque plusieurs compos sont manifestement contaminées par la world (cumbia, salsa, merengue), alors que les cuivres, dispensés tout au long de « Capital dilemme », le titre qui ouvre l’elpee, empruntent subrepticement aux fanfares slaves.

Reste les lyrics. Toujours aussi engagés. Peut-être un peu baba-cools. Traitant de politique, de problèmes sociétaux, de l’image, de la liberté ou encore de sentiments humains. Dommage que le timbre de Simouns manque de nuances. Sans quoi, sur les planches, ces compos devraient mettre le souk au sein de la foule. Et c’est sans doute ce qui va se produire, lorsque le band se produira lors de l’édition 2010, du festival de Dour…

Kipling

Lives And Walls

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Sur le web, le combo français Kipling est souvent flanqué d’une sale étiquette ‘émo’. C’est plutôt dommage puisque, pour parler franchement, « Lives And Walls », son premier essai discographique, n’a pas grand-chose à voir avec les jérémiades d’adolescents qui caractérisent généralement ce style. Et, si le combo lyonnais insuffle bien une bonne dose d’émotion dans ses mélodies, il a toutefois l’intelligence de ne pas les transformer en pleurnicheries pathétiques.

Loin de l’auto-thérapie à deux balles pour adolescents en mal d’affection, la musique de Kipling combine le côté accrocheur du rock alternatif d’un Muse ou d’un Coldplay aux mélodies lancinantes et aux rythmiques pesantes du mouvement post-hardcore. Si le chant aérien épouse parfois un profil sombre et douloureux, il ne bascule pas pour autant dans le travers éculé du hurlement d’écorché vif.

Bien que sa formation soit assez récente (2007), le quintet affiche une maturité certaine quant il s’agit de combiner sensibilité mélodique et riffs plombés. Pour Kipling, le post-hardcore n’est pas destiné à une élite. Les mélodies classieuses et les refrains entraînants le rendent accessibles au plus grand nombre. Une véritable réussite.

In This Moment

A Star-Crossed Wasteland

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Le metalcore, c’est moyen, y ajouter une voix féminine n’arrange pas vraiment les choses. Un point de vue personnel qui n’engage que le hard rocker aigri rédigeant ces quelques lignes. Néanmoins, comme le soulignait ma maman lorsque, petit garçon, je vomissais ma portion hebdomadaire de choux de Bruxelles : ‘Si tu n’aimes pas ça, n’en dégoute pas les autres !’

In This Moment est un groupe métalcore originaire de Los Angeles. Particularité : c’est la chanteuse qui se réserve le leadership. Maria Brink, comme les mâles de son espèce, alterne les vocaux hurlés et les parties chantées en voix claire. L’histoire du groupe remonte à août 2005, lorsque Maria, qui rêve depuis toujours de devenir une rock star, fait la connaissance du guitariste Chris Howsworth. Les deux nouveaux amis se découvrent une multitude de passions communes et décident immédiatement de former un groupe. Quelques mois plus tard, Rob ‘Blasko’ Nicholson, le bassiste d’Ozzy Osbourne, décide de devenir leur manager après les avoir découvert sur MySpace. « Beautiful Tragedy », le premier album, sort dès 2006. Une tournée en première partie d’Ozzy Osbourne (merci Rob) lui assure un succès commercial fulgurant. « The Dream », le second opus, est produit par Kevin Churko, le producteur des derniers albums d’Ozzy Osbourne (le monde est vraiment petit). Le groupe tourne alors intensément en compagnie de Mudvayne, Papa Roach et Filter. L’enregistrement du disque suivant « A Star-Crossed Wasteland » débute en automne 2009. Kevin Curko est de nouveau derrière les manettes.

Tout au long de cet opus, In This Moment (NDR : version 2010) alterne titres heavy puissants et plutôt bien torchés (comme l’excellent « Gunshow » qui ouvre les hostilités ou « Blazin’ ») et morceaux plus typiquement métalcore (« Just Drive », « Iron Army ») ; mais également compos de moyenne facture, lorgnant parfois vers la pop gothique d’Evanescence (« Standing Alone », « A Star-Crossed Wasteland », « The Road »). Quand Maria Brink chante, elle se débrouille plutôt bien ; dans un style qui évoque celui d’Amy Lee (Evanescence). Ses vocaux extrêmes, par contre, évoquent davantage le hurlement d’une l’adolescente hystérique que les growls musclés d’une véritable chanteuse de métal extrême, comme Angela Gossow (Arch Enemy), par exemple.

Un album relativement peu consistant réservé à un public jeune, féminin, révolté mais romantique.

Dickey Betts

Rockpalast: 30 Years Of Southern Rock (1978 - 2008)

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Dickey Betts est l’une des figures légendaires du rock sudiste. Un des membres fondateurs de l’Allman Brothers Band’. C’était en 1969. A l’époque, il partage les guitares en compagnie de Duane Allman. La mort tragique de ce dernier, en 1971, le propulse à l’avant de la scène. Il écrit quelques-uns des plus grands classiques du groupe : « In Memory Of Elizabeth Reed », « Blue Sky », « Jessica » et surtout le hit « Rambling’ Man », qui constitue le plus grand succès commercial du groupe.

Son premier album solo, « Highway Call », sort en 1974. Mais c’est seulement en 1977, après la dissolution des Allman Brothers, que démarre vraiment sa carrière solo. Il publie alors « Dickey Betts & Great Southern ». Ce disque, Dickey Betts n’hésite pas à venir le défendre sur les planches européennes. Sa performance accordée dans le cadre du RockPalast Festival (NDR : au ‘Grugahalle’ de Essen, en Allemagne, les 4 et 5 mars 1978) est filmée et retransmise à la télévision germanique.

En 1989 l’Allman Brothers Band se reforme. Le groupe sort trois albums studio et deux live. En 1995, Betts et les autres membres fondateurs de la légende sudiste sont introduits au Rock and Roll Hall of Fame. Pourtant, en 2000, le guitariste est invité (NDR : par le biais courageux d’un fax) à faire ses valises pour quitter le groupe. Il forme alors le Dickey Betts and Great Southern, en compagnie de son fils, le guitariste Duane Betts. La tournée 2008 transite par l’Allemagne. Le show du Museumplatz à Bonn est lui aussi télédiffusé dans le cadre de l’émission Rockpalast.

Les deux concerts immortalisés par Rockpalast en 1978 et 2008 ont déjà fait l’objet d’un Dvd, l’année dernière. Ils alimentent, cette année, d’une version audio. En l’occurrence un double Cd, publié sur le label allemand SPV Recordings. Trente années ont beau séparer ces deux prestations allemandes, elles sont toutes les deux égales en qualité et en intensité. Dickey Betts et son groupe y interprètent des compositions personnelles et des classiques du groupe des frères Allman. Dont, entre autres, une version fleuve d’environ trente minutes de « High Falls », issue du concert de 1978 et une longue adaptation (NDR : d’une vingtaine de minutes) du « In Memory Of Elisabeth Reed », accordée lors de la prestation, en 2008. Comme il fallait s’y attendre, « Ramblin’ Man » clôture en beauté les deux sets.

« Rockpalast: 30 Years Of Southern Rock (1978 - 2008) » est une œuvre indispensable pour tous les fans de rock sudiste ; en outre, il est fortement conseillé aux fans de blues, de classic rock, de hard rock seventies, et d’improvisations guitaristiques gargantuesques.

Tracklisting CD1 (1978-Essen/Allemagne, Grugahalle)

1. Rockpalast-Intro
2. Run Gipsy Run

3. In Memory Of Elisabeth Reed
4. Good Time Feelin'
5. Dealin' With The Devil
6. Jessica
7. High Falls (incl. drum solo)

8. Ramblin' Man

Tracklisting CD2  (2008-Bonn/Allemagne, Museumsplatz)

1. Statesboro Blues
2. Nothing You Can Do
3. Blue Sky
4. Get Away
5. One Way Out
6. Havin' A Good Time

7. In Memory Of Elisabeth Reed
8. No One To Run With
9. Ramblin' Man

 

Benni Hemm Hemm

Retaliate

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Pour concocter ce troisième album, Benedikt.H.Hermansson, aka Benni Hemm Hemm, a quitté son Islande natale et s’est rendu en Ecosse. A Edinbourg, très exactement, où il s’est établi. Tel le parfait ‘immigré’, le songwriter a décidé de perfectionner la pratique de son anglais (écossais ?) Et « Retaliate » en est la parfaite illustration, puisque l’opus ne recèle aucune compo interprétée dans sa langue natale, à contrario de ses disques précédents. Des lyrics copieux, au cours desquels Hermansson conte des histoires de Talibans confiants, de pionniers paresseux, de vampires assoiffés de sang et j’en passe (NDR : les textes sont disponibles sur son site Web).

Depuis la confection de son dernier album, paru en 2008, Hermansson, s’est produit aux quatre coins du monde. Lors de ces concerts, il était soutenu par de nombreux musiciens. Un collectif qui pouvait atteindre la trentaine de personnes. Facile dès lors d’imaginer le joyeux bordel au sein duquel baignait les prestations. Des sets pour la plupart, mémorables. Aussi, on a du mal à comprendre pourquoi les compos de cet Ep sont si calmes. Bien sûr, la voix du leader est agréable à l’écoute. L’instrumentation délicatement dispensée. Mais sincèrement, on s’ennuie ferme. Seul le dernier morceau du disque, « Blood On Lady Lawson », et dans une moindre mesure, « Shipcracks », à cause des cuivres concentrés en fin de parcours, parviennent à nous extraire d’une certaine torpeur, au sein de laquelle, l’Islandais nous a plongés.

Certes, ce « Retaliate » n’est pas de mauvaise facture, mais il n’est guère transcendant : donc il est parfaitement dispensable. On s’attendait à mieux de la part de Benni Hemm Hemm ; surtout quand on sait ce dont il est capable sur les planches. En attendant de découvrir la troupe en ‘live’, moment privilégié qui serait susceptible de nous réconcilier avec l’artiste, espérons que son futur LP sera un chouia plus excitant.

Various Artists

R&B Hipshakers Vol.1, Teach Me To Monkey

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Pour concocter cette compilation consacrée au rhythm and blues, l’écurie Vampisoul s’est tournée vers la science du DJ américain Mr Fine Wine. Ce véritable passionné s’est donc débrouillé pour nous faire découvrir les plus belles pépites issues des deux labels phares, Federal et King. « R&B Hipshakers Volume 1 » réunit dix plages uniques composées au cours des belles années rock, soit entre 1956 et 1967. C’est une garantie Vampisoul, ce premier volume vous fera danser jusqu’au bout de la nuit !

Superbement masterisé, cet elpee recèle des titres jamais publiés sur disque à ce jour. Du très remuant « One Zippy Zam » de Roy Milton & His Orchestra au feutré « Your Well Ran Dry », la musique est intense et ne souffre d’aucun complexe. Dès lors, si vous aimez les beats racés qui craquent un peu, les ‘one, two, three, four’ ou encore les exercices de style du très influent roi du blues, Freddy King, vous ne pouvez passer à côté de ce disque. C’est un régal pour les oreilles et il incite à claquer des doigts ! Ga-ran-ti ! Alors, c’est le moment de vous lâcher…

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