La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

logo_musiczine

Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Ora Cogan
Ora Cogan
Chroniques

Various Artists

Next Stop… Soweto

Écrit par

Au même titre que Soul Jazz Records, Strut est un label notoire pour son catalogue consacré aux rééditions. Des rééditons fort judicieuses qui vous évitent, par exemple, de rechercher inlassablement, le 12 inches qui manquait à votre collection. Et pour cause autant Soul Jazz que Strut sont capables de réunir plusieurs pépites sur une même compilation ! Peut-être moins affuté que son homologue londonien, Strut a néanmoins déjà publié des recueils aussi indispensables que « ZE 30 – ZE Records Story 1979-2009 » ou encore récemment « Bob Blank, The Blank Generation – Blank Tapes NYC 1975-1985 » (NDR : que je vous conseille vivement !)

La dernière en date s’intitule « Next Stop… Soweto ». Et je vous avoue que même si je ne suis guère expert en musique africaine, cet opus m’a complètement soufflé. De quoi m’inciter à suivre davantage la production de cette écurie. Il s’agit de la première étape de cette trilogie. Elle revisite l’univers sonore des townships de Soweto (NDR : la banlieue noire d’Afrique du Sud), au cours des 60’s et 70’s. Deux décennies réputées pour symboliser l’âge d’or du Mbaqanga ou encore du Township Jive. Les racines rythmiques rurales zulu s’y fondent dans les percussions sotho, tout en concédant des influences occidentales, puisées dans les lignes de basse et les accords de guitare. Très populaire au sein des townships durant l’Apartheid, ce courant n’a cependant franchi les frontières de l’Afrique du Sud, que bien plus tard. Ainsi, Paul Simon a été un des premiers artistes à le propager sur les autres continents. En opérant un travail particulièrement intensif dans les archives vinylographiques des artistes qui ont sévi à l’extrémité australe du pays africain, il y a maintenant entre 4 et 5 décennies, le fureteurs ont rendu des lettres de noblesses à des tas d’artistes injustement méconnus et souvent disparus, dont les pionniers du mouvement Mahlathini & The Queens, mis en exergue par le tribal « Umkhovu ». Ou encore Zed Nkabinde dont le vivifiant « Inkonjane Jive » est parcouru de flows de saxophone évoquant un certain Manu Dibango.

Alors que la presse spécialisée nous fait l’apologie de Vampire Weekend, hype qui se contente de pomper son inspiration chez les légendaires Talking Heads, il est fort intéressant de remettre les pendules à l’heure. En rappelant que c’est d’abord Byrne et ses têtes pensantes qui ont popularisé cette musique, bien avant ces intellos issus de Harvard. Et notamment en commettant l’album culte « Remain in light ». En 1980. Et à cet égard, « Next Stop… Soweto » est un disque qui tombe à point. Non seulement il est génial, mais il rend à César, ce qui est à César…

 

Snoop Dogg

Malice N’ Wonderland

Écrit par

J’ai toujours éprouvé une certaine sympathie, voire admiration, pour ce vieux roublard de Snoop Dogg. Son flow nonchalant et unique ainsi que le mythe gangsta qu’il cultive en sont plus que probablement les causes. D’ailleurs, les singles ‘laidback’ « What’s My Name » et « Drop It Like It’s Hot », parcourus de beats tellement originaux ainsi que l’album « The Last Meal », paru en 2000, méritent assurément leur place au panthéon du hip-hop. Mais mon respect pour l’artiste ne s’est jamais traduit en béate vénération… Car après avoir écoulé près de 40 millions d’albums, le rappeur semble s’essouffler…

« Malice N Wonderland » constitue déjà le dixième long playing de Cordozar Calvin Broadus Jr. (NDR : absolument, même son véritable nom est sorti tout droit d’un dessin-animé !) Et première constatation, une foule de guests ont participé aux sessions d’enregistrement. Pas nécessairement une bonne idée. Elle est même carrément fatale. Le phrasé si séduisant du natif de Long Beach se suffit pourtant à lui-même. Pourquoi rameuter une foule de pseudo étoiles montantes afin d’agrémenter ses morceaux, alors que ses, trop rares, essais solos (« I Wanna Rock » produit par Dr.Dre ou « 2 Minutes Warning) s’avèrent de bien meilleure facture…

Les invités haussent rarement le niveau. A la limite, la présence de vieux briscards comme Kokane sur « Secrets » (NDR : déjà présent sur les meilleurs morceaux de « The Last Meal »…) et R. Kelly sur « Pimpin Ain’t EZ » apportent un léger plus. Mais pour le reste, c’est un véritable désastre pour un artiste qui, avec Dr. Dre, a écrit les plus nobles pages du hip-hop West-Coast. Le Dogfather se fait vieux. Une chose est sûre, il est en perte de vitesse. Aurait-t-il atteint la limite d’âge pour rapper ? Lorsqu’on entend ce que Gil-Scott Heron produit dans son registre, on se dit que l’âge n’est pas une excuse mais que l’argent anesthésie probablement l’inspiration. Les collaborations opérées auprès des jeunes chiots du hip-hop sont sirupeuses à souhait et lorgnent vers un R’n’B bas de classe. Et les sommets de l’horreur sont atteints par « Different Languages », lors d’un duo échangé en compagnie de la chanteuse R’n’B Jazmine Sullivan ainsi que l’autotuné « Pronto » (NDR : impliquant celui que le Snoop qualifie de neveu, Soulja Boy).

« Malice N Wonderland » est un disque à oublier au plus vite. Seuls les fans irréductibles du pape du G-Funk sont susceptibles de s’en contenter. Mais si l’étoile du Prince du hip-hop West-Coast est occupé de pâlir, il ne faut pas nourrir la moindre inquiétude à son égard, car il est en mesure de bien vivre de sa réputation forgée au cours des 90’s. Et puis, même s’il perd ses couleurs, son astre navigue à des années lumières au-dessus de celui d’un certain 50 Cents…

R.U.N.I.

Fula Fula Fular

Écrit par

Le logo de Wallace Records véhicule un véritable symbole : Marcellus Wallace. Ben oui, souvenez-vous du ‘Pulp fiction’ de Tarantino. Car l’écurie italienne ne fait pas dans le détail. En effet, les artistes qui y sont signés privilégient un goût certain pour l’expérimentation. Parmi les moins anonymes, on peut citer X-mary, ZU, Bachi Da Pietra ou encore Mulu. Mirko Spino en est le fondateur. Une boîte qu’il a montée en 1999. Objectif : rendre des couleurs à la musique alternative italienne. Faut dire qu’elle en en avait bien besoin. Toute proportion gardée (NDR : j’insiste sur cette précision), Wallace Records pourrait incarner le pendant italien d’Ipecac.

« Fula Fula Fular » est paru en 2008. Un mini album disponible uniquement en vinyle chez Mandaï Distribution. Il fait suite à deux long playings. En mêlant toute une série de styles oscillant du krautrock à la noise, R.U.N.I parvient à concocter une musique très alternative. Les vocaux sont acérés. Les mélodies déstructurées. On pense parfois à Deerhoof ou au Singe Blanc, mais en moins délirant. Bref, on est en présence d’un joyeux bordel sonore sur ressorts. Mais le plus étonnant procède de cette capacité à rendre les mélodies particulièrement tourmentées et contagieuses. Et après plusieurs écoutes, on se surprend même à les fredonner. Vous rendant même de bonne humeur. « Se Vooi Un Bassista » et « Eppore Mi Cambio Le Mutande Tutti I Giorni » en sont les plus belles illustrations. Partagé en sept plages, « Fula Fula Fular » ne va pas au-delà de la demi-heure. Juste assez pour pouvoir apprécier le groupe à sa juste valeur...

 

Miossec

Finistériens

Écrit par

Septième galette pour le breton Miossec. Et quelle galette ! Elle est lourde, très lourde, voire indigeste. Pire que du pain rassis. L’ennui coule par tous les trous. On ne peut pas vraiment dire que le gars déborde de joie et de bonne humeur… Ah ça non ! Il aurait des envies suicidaires que je ne serais pas étonné tiens.

Et dire que c’est Yann Tiersen qui s’est chargé de la réalisation. Ben dis donc, il nous avait habitués à autre chose l’animal. Ses compos à lui sont d’une autre trempe, bien plus enjouées.

Visiblement, le ciel gris et la pluie bretonne ont fait leur œuvre. Après avoir écouté cet elpee, quelques réflexions en vrac me viennent à l’esprit :

- Fatigué ? Pas de sédatif ? Pas grave, un petit coup de « Finistérien » et hop, vous êtes dans le gaz. « Finistérien », le somnifère efficace et sans danger pour la santé. Quoique !

- Dépressif ? Ecoutez-moi ça ! Alors, ça va mieux ? Ben vous voyez, y’a pire que vous !

- Des difficultés à évacuer ? Ballonné ? Constipé peut-être ? Une bonne dose de Miossec et ça dégage aussi sec !

- Un petit jeu ? Une roulette russe ? Non ? Vous cherchez mieux ? Alors écoutez cet album. A quel titre succomberez-vous ? Vous faudra-t-il un deuxième essai ?

 Ok, stop, j’arrête mon petit ‘concon’.

Ben oui, j’aime pas. Mais alors pas du tout. Rien n’arrive à m’accrocher. Miossec demeure pour moi une énigme de la chanson française. Porté aux nues par les médias culturellement spécialisés, il n’en touche pas une chez votre serviteur. Ses compos sont insipides, incolores et inodores ; or, je croyais qu’il avait déjà touché le fond. Mais non, il continue de creuser visiblement. Pas grave, s’il y trouve un quelconque plaisir. Mais franchement de cet album, tout comme du précédent, de celui d’avant et de celui qui précédait celui d’avant (où j’en suis là ?), je ne parviens pas à choisir ce qui me consterne le plus : la fadeur des textes insipides ou les mélodies faiblardes ?

Mais pas de problème pour celles et ceux qui l’aiment et chérissent le genre, il n’a pas changé de fusil d’épaule. Par contre, si vous n’appréciez pas trop son dernier recueil de ‘mouchoirs usagés et trempés’, vous pouvez toujours vous procurer le dernier Delerm.

 

Langhorne Slim

Be Set Free

Écrit par

Le nouvel opus de Langhorne Slim recèle une compo qui, à elle seule, justifie son acquisition. Et à prix fort s’il vous plait ! Son titre ? « Land Of Dreams ». Une chanson vraiment remarquable aux lyrics bouleversants, véhiculés par la superbe voix de Sean Scolnick. Une intro acoustique élégante. Des accords de banjo judicieusement dispensés. Et puis des chœurs, en finale, à vous flanquer des frissons partout. Digne d’un classique de Neil Young (NDR : ouais, c’est vrai, je m’emballe…) Grâce a cet hymne d’alt country, Langhorne Slim mériterait d’entrer au panthéon des meilleurs songwriters américains…

Agé à peine de 30 ans, Sean nous vient de Langhorne, en Pennsylvanie. Un folk singer peu connu de ce côté de l’Atlantique. Et pourtant, il a déjà tourné, notamment, en compagnie de Cake, Jeffrey Lewis, The Violent Femmes et Rocky Votolato. En outre, il s’est également produit lors d’une émission TV de Dave Letterman. Et « Be Set Free » constitue déjà son 6ème album.

Scolnick puise essentiellement son inspiration dans le country/folk traditionnel. Yankee surtout. Il possède un timbre vocal nasillard, émouvant, très caractéristique. Il arrive même à ce cowboy de se la jouer crooner. Les arrangements sont très ‘classe’ et riches. Piano, trombone, Hammond et Farsifa viennent régulièrement colorer l’expression sonore. De « Be Set Free » j’épinglerai, outre le morceau d’exception, « Be Set Free », « I Love You But Goodbye » et « Back To The Wild ». Confiée à Chris Funk (The Decemberists), la production est impeccable. Laura Veirs a collaboré à la confection de cet elpee. Pas étonnant, puisque son univers, finalement, jouxte celui Langhorne Slim. Le long playing recèle quelques titres plus anecdotiques, mais en général, cet elpee est agréable à écouter. Reste maintenant à savoir s’il est capable de traverser l’Atlantique, car sa musique est tellement américaine, qu’aucune date européenne n’est prévue pour l’instant…

 

Hot Chip

One Life Stand

Écrit par

« One Life Stand », le dernier elpee de Hot Chip, fait l’objet des critiques les plus diverses. Suffit de consulter la toile pour s’en rendre compte. Il fait suite « Coming On Strong » paru en 2004, « The Warning » en 2006 et « Made In The Dark » en 2008. Faut dire que les cinq geeks jouent de plus en plus au caméléon. Et ce nouvel elpee en est une nouvelle illustration.

Après avoir successivement trempé dans l’ambient, le nerd disco et le dark disco, Hot Chip a décidé de passer à la pop, mais une pop subtilement saupoudrée de techno. « One Life Stand » puise ainsi son influence majeure chez le pionnier de la techno ‘made in Detroit’, Carl Craig, un personnage génial qui a d’ailleurs remixé leur titre éponyme. Et pourtant, à l’issue de la première écoute de ce long playing, je n’étais pas particulièrement emballé. Etonnant lorsque je me souviens, voici quelque mois, avoir vibré aux beats de « Take It In », premier single issu de leur nouvelle galette, et m’être dit ‘Yeah ! Voilà le grand retour des lunettes à grosses montures !’ Sculpté dans une électro brillante et caractérisé par un refrain terriblement efficace, ce morceau avait été bien mis en forme. Or, en écoutant cet elpee pour la première fois, ce n’est pas l’impression que je ressens. Et rester sur cette impression est une erreur ; car il est nécessaire de réécouter cette œuvre à plusieurs reprises, avant de pouvoir vraiment l’apprécier. C’est à ce moment, et à ce moment seulement, qu’on se rend compte que Hot Chip est arrivé au sommet de son art. Une affirmation qui risque sans doute de déclencher une pluie de critiques. Je les assume. Et comme dirait l’adage : ‘Ca glisse sur …’

Hot Chip est un drôle de phénomène quand même. Il est capable de s’adapter à toutes les situations et à en tirer la quintessence. Riche en claviers et sonorités synthétiques (NDR : dont celles très présentes de marimbas hawaiiens) les plages de cette plaque sont d’une efficacité redoutable sur les dancefloors (NDR : déjà testé !) Les séquenceurs rythmiques et les percussions balisent à merveille les vocalises toujours aussi pointues d’Al Doyle, de Joe Goddard ou encore du nerveux Alexis Taylor. Et c’est ainsi qu’un titre comme « Hand Me Down Your Love », caractérisé par sa programmation de cordes mélancoliques, se transforme en une merveille pop. « One Life Stand » affronte de gros beats techno alors qu’« I Feel Better » est un morceau ringard. Comparable aux navets ‘techno’ diffusés sur Radio NRJ. Mais sa texture est scintillante et il accroche. A un tel point que sa ringardise finit par séduire….

En quatre albums, Hot Chip a démontré qu’il était en progression constante. Sous leurs airs de benêts, les cinq Anglais sont finalement des personnages particulièrement ingénieux. Et aujourd’hui, sans aucun doute un des meilleurs groupes ‘électro’ de la planète. Tant pis pour la contestation ; perso je dis ‘respect’ !

Efterklang

Magic Chairs

Écrit par

Le troisième long playing du groupe sorti ce 22 février 2010 imprime une petite révolution dans le monde post-rock-électro de la formation danoise. « Magic Chairs » reflète en effet le premier album pop (de chambre) du combo scandinave. Efterlang sort du confort autosuffisant de son bunker Rumraket de Copenhague (label qui héberge Grizzly Bear, amiina, Taxi Taxi !, Slaraffenland…) et foule des territoires restés encore inexplorés par le quartet. Processus de réalisation qui s’éloigne des rythmiques électroniques complexes et des grands élans orchestraux présents sur les deux albums précédents (« Tripper » et « Parades ») pour se concentrer sur de nouveaux sons, des structures ‘pop’ sensiblement plus épurées.

A l’image de l’album, le morceau d’ouverture « Modern Drift » se construit d’arpèges en boucles complexes. La batterie est solide et omniprésente. La basse ronflante. Les refrains sont mélodieux et entêtants. La valeur sûre de la scène post-rock européenne souvent associée à des groupes tels que Sigur Ròs et mùm rend son espace sonore plus accessible au public sans effacer cependant les stigmates d’antan. La marque de fabrique du groupe transparaît en filigrane et parsème parcimonieusement le champ musical de buzz électronique et de fleurs chorales. Bref, un travail studio plus rationnel, un groupe qui évolue en pop mais continue à se poser intelligemment sur un substrat solide, essentiel au développement original des ambitions nouvelles. Le résultat final dresse un tableau kaléidoscopique aux facettes fracturées de rythmiques ‘trip pop’ sur « Alike », de ballades chaleureuses sur « The Soft Beating », de caresses folk sur « Natural Tune »… 

Un virage artistique concordant avec son entrée dans la légendaire écurie 4AD (TV On The Radio, Bon Iver, Cocteau Twins…) et la collaboration artistique du producteur-ingénieur britannique Gareth Jones (Nick Cave, Depeche Mode, Mogwai, Interpol, Grizzly Bear…) qui a assuré le mixage final à Londres. Un artwork intime et confidentiel ponctué par la présence du duo de designers danois Hvass&Hannibal.

Les célèbres et somptueuses orchestrations organiques du combo danois illumineront les planches du Cirque Royal ce 15 mai 2010 en première partie de CocoRosie lors de la prochaine édition des Nuits Botanique.    

Deadmau5

For Lack Of A Better Name

Écrit par

Le Mickey Mouse canadien revient pour la cinquième fois et frappe fort. Un an après son « Random Album Title. », Joel Zimmerman, alias Deadmau5, prend une nouvelle fois son pied en balançant des beats sous acide, sans concessions et tapageurs à mort. Le genre de tubes pas subtil pour un sou mais qui parvient à faire danser les kids jusqu’à ce que leurs pieds soient en sang. La souris, adulée autant par la presse spécialisée que par ses confrères, réalise avec « For Lack Of A Better Name » le disque de la consécration, atteignant le top 20 des charts ‘dance’ américains et britanniques.

Deadmau5 (prononcez dead mouse) ne semble plus aujourd’hui avoir la moindre prétention de réinventer la Progressive House ou d’y ajouter quoi que ce soit de neuf, comme à ses débuts. Il envoie, le plus naturellement du monde, dix moteurs à sudation qui atteignent souvent leur cible en plein dans le mille (« Moar Ghosts ‘n’ Stuff », « Strobe » et son intro planante, « Hi Friend! » et son sample inversé du « Thriller » de Michael Jackson ou le spasmodique « Lack Of A Better Name ») et parvient encore à surprendre (la jolie partition piano de « Soma »). Mais un disque de ce genre ne peut être parfait. Le DJ/producteur commet donc parfois des erreurs de calcul comme sur un « Word Problems » radicalement plat ou un « Ghosts ‘n’ Stuff » superflu dont les vocalises autotunées et exaspérantes sont assurées par Rob Swire (Pendulum). Et malgré ces réserves, « For Lack Of A Better Name » vaut mieux que dix Tiësto d’affilée.

En concert le 15 mai à l’AB.

Page 512 sur 1252