Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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Chroniques

Russian Circles

Geneva

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Les militants post-rock de Russian Circles nous reviennent à bord d’un troisième rouleau compresseur. Le trio originaire de Chicago avait redéfini le terme ‘puissance’ sur « Station », son précédent opus, et continue aujourd’hui son inlassable ascension vers des sommets de virtuosité. « Geneva » est un condensé de sept compositions efficaces, intense et subtiles. Bien que ce nouvel opus soit calqué sur le même schéma que son précédent elpee, Russian Circles parvient à installer une ambiance qui lui est propre, entre métal, prog, et post-rock. Une versatilité qui ne peut jouer qu’en sa faveur, vu la multiplication des projets –pas toujours subtils– du style. Ainsi, le combo peut évoquer le côté lyrique de Mono et, aussitôt, se déchaîner dans une tempête de riffs à faire pleurer d’envie des Pelican, Isis ou 65daysofstatic. Les amateurs du genre devraient se régaler.

 

Nancy Elisabeth Cunliffe

Wrought Iron

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Deux années après avoir publié son premier album intitulé « Battle & Victory », Nancy Elizabeth Cunlife est de retour. Tout au long de cette période, l’artiste n’a cependant pas chômé. Et pour cause ; elle a notamment collaboré en compagnie de James Yorkston et du Japonais Susuma Yokota.

Agée aujourd’hui de 25 balais, la jeune Galloise a troqué sa harpe contre un piano, un instrument dont elle serait tombée sous le charme lors d’un voyage en Espagne. « Cairns » ouvre l’opus. Une plage dont l’ambiance douce et mélancolique est entretenue par les accords de piano et les chœurs ; des chœurs très souvent remarquables. Tout au long de cette œuvre, elle nous invite à accomplir un périple entre les Etats-Unis et son pays natal. « Bring on The Hurricane » escalade les Rocheuses américaines. « Canopy » flâne du côté des collines irlandaises. Quant à « Divining », il explore plutôt les tréfonds de son âme, reflétant ainsi un sentiment d’intégrité, jamais prise en défaut. Si le piano domine l’expression sonore, les cuivres, la guitare acoustique ainsi que le violon ont également droit au chapitre. Néanmoins, c’est la voix de Nancy Elizabeth qui fait la différence. Tout en préservant un parfait équilibre entre les parties vocales et instrumentales, ses compos libèrent une fameuse dose d’émotion. On pense souvent aux Américaines Alela Diane et Mariee Sioux. Mais en moins mystique. Et puis aussi parfois à Tori Amos voire à Chan Marshall. En plus minimaliste. Bref, un superbe album que je vous invite à découvrir de toute urgence…

 

Patrick Cleandenim

Orange Moonbeam Floorshow

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Votre serviteur a déjà pu lire des âneries dans des chroniques de webzines concurrents ; mais je pense que pour le deuxième album de cet artiste américain, le sommet a été atteint. David Bowie aurait influencé Cleandenim. Ah bon ! La musique gothique aussi. Parfait ! Et même le blues des 60’s. Ben tiens ! Pourquoi pas Rika Zaraï tant qu’on y est. Honnêtement, je ne suis pas contre la liberté d’expression ; mais quand un collaborateur ou un journaliste en herbe ignore complètement l’histoire de la musique, pop/rock en particulier, ou qu’il ne dispose pas d’un tuteur susceptible de rectifier voire de guider sa prose, il est préférable qu’il se contente de s’épancher sur un blog pour épater ses copines et ses copains. Désolé, mais même si chez Musiczine, on peut se planter, on cherche d’abord à se documenter ; et puis surtout on écoute les disques qui nous sont envoyés… C’est dit, point à la ligne !

Mais revenons à ce Patrick Cleandenim. Dont cet « Orange moonbeam floorshow » s’ouvre par un remarquable morceau : « Hotel gansevoort ». Robotique, ‘kraftwerkien’, il s’inscrit dans l’esprit de la cover du « Model » de Snakefinger, une compo, bien sûr, signée Ralf Hütter et Florian Schneider. La suite me fait davantage penser à du Heaven 17, parfois en plus swing. Il y a même un morceau pimenté de bossa nova (« Stage fright »). Mais franchement après le plat consistant, on n’a plus droit qu’aux cacahuètes…

 

Danny Brillant

Just as I am

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Danny est un jeune chanteur/guitariste. Et pour cause, il fêtera ses trente balais en juillet 2010. De nationalité britannique, il excelle dans le ‘blues rock played with passion’ comme il le décrit lui-même. Au fil des années, il s’est forgé une solide expérience ; et notamment en partageant l'affiche auprès de grosses pointures comme Carlos Santana, Walter Trout, Mick Taylor, Peter Green, Joe Cocker, Buddy Guy et bien d'autres. Il avait été très tôt remarqué par le magazine/webzine et label anglais, Blue Matters, écurie pour laquelle il avait publié successivement "Watching soul" en 2002, "Shadows passed" en 2003, "Covering their tracks" en 2005 et "Days like this" en 2006. Depuis, il signé chez Rounder ; et plus particulièrement le département Continental Blue Heaven, gravant un "Live" en 2007 et "Black & White" en 2008.

"Just as I am" constitue déjà son septième album. Danny est uniquement soutenu par une section rythmique classique. Soit son papa Ken, à la basse, et Trevor Barr, à la batterie. Une formule trio qui lui convient parfaitement. La musique de Danny est puissante. Sa voix aussi. Naturellement. Il manifeste également beaucoup de présence. Son attaque sur les cordes est assez agressive. Pas étonnant que son style soit comparé au hard rockin' blues. Nuance quand même, il existe en permanence une volonté de préserver le sens mélodique. Sur cet opus, hormis une plage, il a écrit l’intégralité du tracklising.

"Shut out of the light" nous invite à pénétrer dans l’univers sonore du Redeye Band. Danny n'a pas besoin de forcer sa voix pour se faire entendre. Elle domine largement son sujet, à la manière d'un Leslie West (ex-Mountain). Il maîtrise parfaitement ses cordes, en dispensant quelques riffs assassins, dans un style proche d'un Walter Trout, mais sous une forme bien ‘british’. Tout au long de "Blues for Buddy", il décoche des notes imparables, impétueuses, très sonores, meublant chaque espace à la manière de Buddy Guy, à qui il rend, bien entendu, un vibrant hommage. Le jeune artiste ne fait pas dans la dentelle, mais il accomplit fort bien ce qu'il entreprend. L'attitude est de toute évidence menaçante. Ses rugissements évoquent tour à tour Muddy Waters, Litghnin' Hopkins, Freddie et BB King, dont les fantômes (sauf celui de BB, bien sûr!) doivent encore en frémir. Le fils Bryant est cependant capable de varier son répertoire. Tout en y conservant l’intensité de son timbre vocal. A l’instar des ballades tendres et mélodieuses "For the last tripe" et "Every time the devil smiles". Blues lent, le titre maître embrasse un développement volontairement dramatique. Le dédoublement opéré entre les cordes, tant rythmiques que distinctes, est savamment dosé. Faut dire que la production est irréprochable. Cordes acoustiques et électriques se conjuguent sur la cover du "Master of disaster" de John Hiatt. Et sa voix colle à merveille à cette version personnelle du fameux songwriter de l'americana music. Autre plage indolente, "Day by day" libère une fameuse dose d’intensité. Pour épancher ses émotions, Danny emprunte aisément le sens dramatique. Ses accords à la gratte sont meurtriers. Le climat devient lourd et angoissant. C’est bien au sein de cette atmosphère ténébreuse, qu'il est au sommet de son art. "The hard way" campe un blues rock accablant, réminiscent de son aîné Robin Trower. L’opus s’achève dans la douceur et la quiétude d’"Alone in the dark", une plage aussi belle que mélodique, à nouveau caractérisée par ses subtils entrelacements de cordes acoustiques et électriques. Sans doute le meilleur album commis par Danny, à ce jour !

Jackson Browne

Time The Conqueror

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Ce disque est paru en 2008. Une œuvre dont les lyrics se focalisent sur la politique yankee. Passée et présente. Passant notamment sous ses fourches caudines l’administration de l’ex-président des Etats-Unis, Georges Bush (NDR : contre lequel il a milité lors de la campagne électorale de 2004), mais également les problèmes et les controverses qui ont alimenté les affaires publiques des années soixante. Pas étonnant qu’il fasse également référence à des personnages mythiques et engagés comme John F. Kennedy ou Martin Luther King. Faut dire que l’artiste est né en 1948. En Allemagne. Son père y était militaire. Puis la famille est retournée aux States. A Los Angeles, très exactement.

Il a sévi chez le Nitty Gritty Dirt Band au cours des 60’s, puis écrit des chansons, notamment pour Tom Rush, The Eagles, Linda Ronstadt, et les Byrds. Il a également transité par le groupe de Tim Buckley et a collaboré à l’enregistrement de l’album « Chelsea Girl » de Nico.

Découpé en 10 titres, cet elpee (NDR : c’est son quinzième !) s’adresse cependant essentiellement aux ondes FM de l’oncle Sam. A cause de la musique. Une sorte de rock/pop/folk qui sans être de mauvaise facture manque singulièrement de relief. Un style que l’auteur/compositeur/interprète a toujours privilégié, pour mettre ses textes engagés en exergue.

 

Benjamin Biolay

La superbe

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Benjamin Biolay est certainement un des artistes les plus controversés du paysage musical français. On l’aime ou on le déteste. A vrai dire il s’en fout éperdument ; choque juste pour le plaisir et ne fait rien pour plaire. Il continue son bonhomme de chemin, et n’en a rien à cirer de ce que l’on pense de lui. Tant mieux pour les uns, tant pis pour les autres !

Benjamin nous propose son cinquième opus. Réunissant 22 titres, il est double. Et, avouons-le tout de suite, c’est certainement ce qu’il a fait de meilleur jusqu’à présent. Non content de proposer des compositions très soignées, couvertes de pop anglaise, mais il est parvenu à les habiller de textes à la hauteur de son immense talent.

Les comparaisons foisonnent : de Gainsboug à Sheller, en passant par Brel, Daho ou Bashung, Benjamin ferme le bec à tous ses détracteurs, y compris à quelques-uns de ses soi-disant ‘bons collègues du métier’.

Evidemment, sur ce double Cd, certains morceaux sont un peu plus réussis que d'autres ; mais franchement « Ton héritage », « Night Shop », « Tu es mon amour », « Sans viser personne », « Brandt Rhapsodie », « Tout ça me tourmente », « Raté », « Lyon Presqu'île », « Jaloux de tout », « 15 septembre » et le titre maître sont tout bonnement extraordinaires. Onze chansons qui brillent tant par leurs textes, la musique, la voix que les arrangements…

Tout y est. Les onze autres sont seulement ‘excellentes’, un demi-ton en-dessous d’extraordinaire donc… Tout a un sens ; à chaque plage, Benjamin, magicien des mots et des mélodies qu'il manie avec réel talent, nous invite, sans redites, sans raccourcis, sans facilités, à accomplir un voyage chargé de tristesse et de mélancolie ; mais aussi empreint d’une beauté susceptible de vous flanquer le frisson.

Si vous n’avez jamais trop aimé Biolay, ce n’est pas cet album qui va vous faire changer d’avis. Si vous ne le connaissez pas, je vous invite vivement à le découvrir. Quant aux autres, ils se sont déjà probablement procuré l’elpee. En un mot comme en cent : génial !

 

Sweethead

Sweethead

Écrit par

Un ‘supergroupe’ de plus ? Sauf que Sweethead ne rassemble pas vraiment des têtes d’affiches, à l’instar de Monsters Of Folk ou Them Crooked Teeth. Il s’agit ici du projet parallèle du tout aussi actif que réservé Troy Van Leeuwen, membre actuel de Queens Of The Stone Age (décidement…) et de deux membres du Mark Lanegan Band. Sweethead dévoile également les talents vocaux d’une Serrina Sims, qui serait inconnue au bataillon si ce n’était pour ses chœurs au sein du « Era Vulgaris » des Reines de l’Age de Pierre. Bref, on reste en famille.

Dès les premières écoutes, le constat est inévitable. Serait-ce là le pied-de-nez bien placé de Troy Van Leeuwen envers Brody Dale et Alain Johannes ? Car l’éponyme de Sweethead évoque indéniablement celui de Spinnerette, publié quelques mois plus tôt. Une comparaison qui peut s’étendre jusqu’à la suggestivité des pochettes respectives. Musicalement, au contraire de Brody Dale, Serrina Sims sait se faire entendre sans user d’édulcorants superflus. La collaboration entre la blonde et le brun jouit d’un punch, d’une cohérence et d’une détermination dont souffrait cruellement l’œuvre de Spinnerette. Elle compte également beaucoup moins de prétentions. « Sweethead », successeur d’un premier Ep publié en juillet 2009, démontre que Van Leeuwen est l’un de ces héros discrets qui n’ont pas besoin de spotlights braqués sur eux pour opérer un travail admirable. Score final : Sweethead : 1 – Spinnerette : 0.

 

Pierre Souchon

Piteur’s Friend

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Bon sang ne saurait mentir ! Pierre Souchon est évidemment le fils de l’autre. Et il a visiblement hérité du talent de son géniteur : le sens de la mélodie, les textes mi-sérieux, mi-comiques. Et parfois, une réplique de la voix. C’est ‘la totale’ !

Le rejeton Souchon n’en est pas à ses balbutiements. Heureusement, car à l’approche de la quarantaine (Pierre est né en 72), ce serait un peu ‘juste’. Sa carrière musicale, il l’a débutée… devinez auprès de qui ? Ben le fils Voulzy évidemment. Ensemble, ils ont écrit, composé et interprété deux superbes albums sous le patronyme des ‘Cherche midi’. C’était au cours des années 90. Hélas, la critique a été, injustement, sévère avec eux. Et le duo a fait long feu…

Après avoir passé quelques années dans l’anonymat, Pierre a décidé de revenir à la charge. En solitaire cette fois. Concoctant en 2004, le bien nommé « Jamais plus pareil » ! Mais qu’il est difficile dans ce métier de se réserver une place au soleil quand on est ‘fils de’. Ignoré, snobé, rejeté, il y aurait de quoi rendre son tablier et enterrer son talent (réel). Ce qu’il a fait partiellement durant 6 années pour se mettre au service des autres : papa (bien sûr), Patxi, Sandrine Kimberlain ou encore Jane Birkin…

Fin 2009, il a enfin publié un nouvel opus. Un disque réunissant 9 titres seulement. On y retrouve les ingrédients habituels des bonnes petites chansons françaises. Car cet elpee est de bonne facture, de très bonne facture même. Il recèle même de petites perles comme « Piteur’s Friend », « L’A.O.T », « Il et Elle » ou encore « Bonhomme hélium ». Des morceaux au cours desquels bonne humeur, rythmes et jeux de mots exquis font bon ménage. Il y a visiblement du talent chez Pierre Souchon. Ce serait vraiment du gâchis de passer, une fois de plus, à côté d’un tel artisan ; car c’est bel et bien de l’artisanat d’excellente facture. A l’heure où papa se fait un peu plus discret, un peu moins enthousiaste, un peu moins talentueux peut-être, ce serait bien d’aller voir du côté des enfants… (NDR : l’autre fils d’Alain, c’est Ours, vous le saviez je suppose ?)

 

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