Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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Death & Vanilla

Are You Dreamer?

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De toute évidence, la dream-pop de Beach House a fait des petits à travers le monde… Les Suédois de Death and Vanilla en sont d’ailleurs un parfait rejeton nordique. Ethérées, les effluves psyché se tressent langoureusement pour élaborer ce judicieusement intitulé « Are You Dreamer ? ». De prime abord, les titres semblent se ressembler, mais ils dévoilent leur singularité au fil des écoutes. La voix de Marleen Nilsson est bien entendue noyée sous la ‘reverb’, mais l’utilisation d’un xylophone ou d’un mellotron permet à certains morceaux de se démarquer. En outre, le trio scandinave affiche un véritable savoir-faire pop qui permet à ses mélodies vintage et hypnotiques de se révéler (« Nothing is Real »).

Camilla Sparksss

Brutal

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Toujours à la recherche de sensations fortes et inspirées, la moitié féminine du groupe helvétique Peter Kernel, Barbara Lehnhoff, alias Camilla Sparksss, est de retour cinq années après gravé “For You The Wild”. Intitulé “Brutal”, son nouvel elpee lui permet d’épancher ce qu’elle a sur le cœur.

A travers neuf morceaux, la Canado-Suisse nous propose une musique électronique alimentée par différentes influences. A l’aide de collages de sons multiples et variés ainsi que de rythmiques plus ou moins soutenues, elle nous emmène dans un monde riche en émotions. Un univers partagé entre ténèbres, colère et mélancolie. Les deux premières plages, “Forget” et “Are You ok ?”, intègrent des éléments orientaux. Passé une intro tout en douceur, “Womanized” se mue en hymne à la cause féministe. D’ailleurs, chaque morceau révèle ses spécificités. On n’a donc pas le temps de s’ennuyer.

Lungbutter

Honey

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Ecouter ”Honey“ n’est pas de tout repos. Lungbutter se plaît à casser les codes à travers un album bourré d’énergie. Si à première écoute, on a l’impression d’être en présence de débutants incapables de torcher la moindre mélodie, au fil du temps, on se rend compte que le trio féminin réunissant Ky Brooks (voix), Kaity Zozula (guitare) et Joni Sadler (drums) jouit d’une certaine expérience sur la scène canadienne ; et qu’en outre, les Montréalaises ont notamment pu compter sur le concours de Radwan Ghazi Moumneh (moitié de Jerusalem in my Heart) pour produire cet opus, dans des conditions proches du ‘live’. 

En résulte onze pistes sculptées dans un noise-rock déstructuré. Les mots posés (ce n’est jamais réellement du chant) par Ky Brooks et la couche de guitare triturée rappelle les titres les plus expérimentaux de Sonic Youth. Hormis la fougue et l’intensité des pistes, il est difficile de leur tracer un quelconque fil rouge. Ainsi, après un bon quart d’heure, il faut bien avouer que l’on perd pied. Lungbutter a certainement davantage à offrir sur les planches…

Pixies

Beneath the Eyrie

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« Beneath the Eyrie » constitue le troisième elpee des Pixies, depuis sa reformation, en 2009. Pour rappel, le groupe n’a rien publié entre 1991 (« Trompe le monde ») et 2014 (« Indie Cindy »), alors que la bassiste originelle, Kim Deal, a quitté le navire, l’année précédente. Depuis, elle a été remplacée par Paz Lenchatin, après un bref intérim assuré par Kim Shatuck.    

« Beneath the Eyrie » a été enregistré aux Dreamland, une église en bois reconvertie en studio, sise près de Woodstock. Un édifice au sein duquel des artistes ou groupes tels que Cell, Joe Jackson, The B52’s, The Breeders, Dinosaur Jr, Nick cave, Suzanne Vega, The National, Parquet Courts, Kurt Vile et bien d’autres, avaient déjà opéré leurs sessions. Des sessions qui se sont déroulées sous la houlette du Britannique Tom Dalgety.

Première constatation, la ligne de basse de Paz s’intègre de mieux en mieux au son des Pixies ; et puis, la native de Mar del Plata a également participé à la composition. Côté textes, Frank Black nous parle de son divorce, de sorcellerie, de mort et de réincarnation, mais aborde également quelques thèmes loufoques. Mais en général, les lyrics sont plutôt sombres. Pourtant, le plus intéressant procède de la présence de titres bien percutants, au cours desquels les guitares crépitent, stridulent ou crissent comme aux débuts de l’aventure du band bostonien. A l’instar de l’offensif « Graveyard hill », une plage hymnique soulignée par la ligne de basse ténébreuse. De la ballade mid tempo « Ready for love » ou encore du morceau qui ouvre le long playing, « In the arms of Mrs. Mark of Cain », une piste également hymnique mais gothique, à la mélodie accrocheuse, caractérisée par de jolies combinaisons de grattes et dont l’intensité monte en crescendo…

Quelques plages adoptent un profil inattendu. A l’instar de « St Nazaire », un psychobilly qui aurait pu figurer au répertoire des Cramps. Ou encore de « This is my fate », une chanson mystérieuse, abordée dans l’esprit du cabaret germanique (Kurt Weil ? Berthold Brecht ?) de Nick Cave. Power pop, « Catfish Kate » nous réserve des sonorités de guitare cornemuse (Big Country ?) alors que malgré ses cordes acérées, « Long rider » lorgne carrément vers Weezer, et tout particulièrement lors du refrain. Plus étonnant encore « Silver bullet » véhicule quelques accents prog (Jethro Tull ?), notamment lors des changements de tempo, le clavier rogné accentuant cette impression. 

On épinglera encore les chouettes harmonies vocales échangées entre Paz et Frank qui parsèment cet LP ; mais regrettera la présence de deux compos dispensables, soit les deux derniers titres de cet LP. N’empêche, Pixies est sur la bonne voie d’un retour en grâce auprès des aficionados de la première heure...

Monograf

Nadir

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Monograf est un quintet norvégien dont l’expression sonore navigue à la croisée des chemins du post rock, du folk celtique, de la prog, de la dark wave, du néo-classique, de la musique grégorienne et même du doom, embrassant des références qui oscillent de Dead Can Dance à The Dubliners, en passant par Sigur Rós, Alan Stivell, Nordic Giants, Godspeed You ! Black Emperor et quelques autres que je vous laisse le soin de découvrir. Les interventions du violon et des guitares apportent variations multiples et intensité aux compos. La section rythmique est à la fois solide et souple. Les harmonies vocales sont douloureuses, éthérées, mystiques, un peu comme dans les polyphonies vocales religieuses. L’opus recèle trois pistes qui se distinguent par leurs longs développements au cours desquels la musique est souvent complexe et l’instrumentation luxuriante, à l’instar de l’excellent « The golden calf » (9’01), que balise un drumming martial, mais surtout des épiques « Grails » (9’12) et « Horde » (15’06). Ce dernier qui clôt le long playing nous plonge dans un climat sinistre. Au milieu du morceau, on entend une voix caverneuse et éraillée, qui semble réciter une épitaphe. Et on imagine alors les images d’un rite funéraire au cours duquel des Vikings utilisent un bateau-tombe sur lequel le défunt est placé, avant que l’embarcation ne soit mise à la mer après y avoir mis le feu…

Imagination quand tu nous tiens… Surtout quand on sait que ce concept album traite surtout de l’argent et de son pouvoir destructeur sur les humains, même si certains textes laissent la porte ouverte à l’espoir…

Une excellente surprise !

Magon

Out in the dark

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Après avoir tâté du pop/folk et du psyché/pop, en compagnie de Charlotte Cegarra, Magon a décidé de se lancer en solo. Et « Out in the dark » constitue son premier elpee en solitaire. Enfin, pas tout à fait puisqu’il a recruté un backing group de trois musiciens qui se consacrent à la basse, aux drums et à la seconde gratte. Tout comme lui, ils sont de nationalité israélienne et vivent à Paris. En outre, lors des sessions, il a reçu le concours de quelques choristes féminines.

Première constatation, la voix de Magon campe un hybride entre Jeff Tweedy (les inflexions), Lou Reed (le ton nonchalant) et Mark E. Smith (le phrasé déclamatoire). Et deuxième observation, la musique proposée est bien électrique, puisant plus que probablement ses principales sources d’inspiration chez les Pixies et Sonic Youth. Encore que lorsque la ligne de basse devient cotonneuse et mélodique, on ne peut s’empêcher de penser à Simon Gallup. D’ailleurs, « My reflection » semble marcher sur les traces de Cure, à travers « A forest ». N’empêche, l’ensemble tient parfaitement la route, même si on regrettera le recours à la reverb dans la voix sur deux plages. Pas vraiment une bonne idée. L’opus recèle des morceaux plus pop/rock aux mélodies accrocheuses, des chœurs féminins allègres, d’autres masculins désabusés (« It’s love »), des guitares frémissantes, discordantes, surf, gémissantes ou lancinantes, une ballade mid tempo (« Landslide ») et puis une piste offensive (« Third dimensional love »), caractérisée par des guitares duales, qui aurait pu figurer au répertoire de Rolling Blackouts Coastal Fever (NDR : ce qui est un compliment !) ainsi qu’une compo menaçante, aux cordes bringuebalantes, qui monte progressivement en crescendo (« Same house »). Et le tout baigne au sein d’un climat de mélancolie douce au sein duquel on s’abandonne facilement. Sans ces voix trop trafiquées sur deux titres, cet LP aurait hérité d’un 8/10 !

Pelegrin

Al-Mahruqa

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« Al-Mahruqa » constitue le premier elpee de Pelegrin, un opus réunissant 5 plages pour une durée totale de 40 minutes. Et s’étalant sur 9’, le titre d’entrée, « Majoun » (NDR : le nom d’une confiture marocaine aux fruits et aux noix) s’impose déjà comme le morceau-phare de cet LP. Macérant au sein d’un climat moyen-oriental, mais très susceptible de virer au psychédélisme, il met en exergue le talent du guitariste François Roze, qui par la technique de l’overdubbing conjugue accords grondants et envolées subtiles voire atmosphériques. Légèrement reverb, sa voix campe sobrement en arrière-plan, alors que l’ensemble libère un fameux groove. Bref, tout au long de cette piste, on a parfois l’impression de vivre une rencontre entre Kula Shaker et Motorpsycho. Le gratteur s’autorise davantage de solos sculptés dans le métal mélodique sur « Farewell » et « Dying light ». Des sonorités de cordes limpides et vaporeuses, presque ‘mikeoldfieldiennes’, illuminent « Home again » (curieusement intitulé « The coldest night » dans le tracklisting), alors que le bassiste trace une ligne cotonneuse. Percus et drums apportent un petit côté afro au titre maître. Empreint de mystère et se parant de contours davantage prog, ce morceau clôt cet opus…

Blink 182

Nine

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Curieux, le huitième elpee de Blink 182 s’intitule « Nine », un disque qui fait suite à « California », gravé en 2016. Suite a des divergences musicales, le chanteur/guitariste Tom DeLonge a donc quitté le navire en 2015, et a été remplacé par le leader d’Alkaline Trio, Matt Skiba.

Pour mettre en forme ce nouvel opus, la formation a fait appel à John Feldman, mais on ne peut pas dire qu’il ait fait le bon choix, les compos souffrant d’une sophistication extrême, annihilant le peu d’esprit punk qui lui restait encore. En outre, punk et voix vocodées ont rarement fait bon ménage. D’ailleurs, le seul morceau qui échappe à ce traitement vocal, « On some emo shit », un hymne de désespoir et d’incertitude, constitue également le meilleur du long playing. La plupart des compos sont d’ailleurs hymniques. Sombres, les lyrics sont signés par le bassiste, Mark Hoppus, et traitent le plus souvent de sa dépression et de ses expériences personnelles ; mais ils tiennent vraiment la toute. Et puis, les interventions aux drums de Travis Barker sont toujours aussi remarquables. Il se montre d’ailleurs particulièrement créatif sur le morceau contaminé par le hip hop (NDR : pas étonnant quand on sait qu’il participe régulièrement à des projets du style comme Run The Jewels, Lill Wayne ou Young Dro), « Hungover you ». Malheureusement, ce sens mélodique stéréotypé (NDR : on a l’impression que toutes les mélodies se ressemblent) achève un ensemble qui dès le départ, avait déjà du plomb dans l’aile…

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