Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

logo_musiczine

Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Ora Cogan
Afghan Whigs
Chroniques

Reigning Sound

Abdication… For Your Love

Écrit par

Il y a déjà 5 ans que l’on attend une suite à l’excellent album “Shattered”. A défaut de nouvelles compositions, la formation originaire de Memphis réédite un Ep, alors paru en 2011 sur un label inconnu. A l’époque, les huit morceaux produits par Dan Auerbach (The Black Keys) n’avaient été pressés qu’en quelques exemplaires sur vinyle et cd. La formation toujours drivée par Greg Cartwright (également croisé au sein de The Oblivians, Parting Gifts, Compulsive Gamblers, 68 Comeback, Deadly Snakes et Detroit Cobras) compte alors encore en son sein le drummer Lance Willie ainsi que le bassiste David Wayne Gay. Ils quitteront le groupe juste après la sortie de ce disque et seront remplacés par Mikey Post et Benny Trokan.

Il a donc fallu huit ans et l’opportunité d’être aujourd’hui signé chez Merge pour voir réapparaître “Abdication… For Your Love”, un essai au sein duquel on retrouve tous les éléments qui ont forgé la renommée de Reigning Sound. A l’instar de « Lyin’Girl », plage qui ouvre l’Ep, tout au long de laquelle on retrouve bien toute l’énergie punk du band. Et puis des ballades mélancoliques qu’affectionne tout particulièrement Cartwright (« Not Far Away »). Les guitares aux sonorités 60’s ainsi que l’orgue alimentent généreusement l’expression sonore pour réaliser un cocktail de rock, country et soul à l’accent particulièrement vintage.  On ne peut qu’adhérer et espérer un prochain long playing rapidement…

Jake Xerxes Fussell

Out of Sight

Écrit par

Le précédent album de Jake Xerxes Fussell, « What in a Natural World », avait totalement conquis votre serviteur, lors de sa sortie en 2017. Son interprétation fidèle mais contemporaine de classiques de l’‘americana’ (NDR : il ne reprend que des morceaux traditionnels tombés dans le domaine public) transcende les époques. En outre, il souligne ses compos de sa voix plutôt irrésistible. Son 3ème essai, « Out of Sight », est de la même trempe. Et dès le titre inaugural, « The River St. Johns », une adaptation digne des plus grands interprètes du genre, on tombe à nouveau sous le charme. Jake Xerxes Fussell dynamise son folk estampillé d’époque par des guitares électriques et des rythmes actuels. Les chants irlandais (« Michael Was Hearty ») deviennent des hymnes rock tandis que des rengaines blues se parfument d’effluves psyché (« Oh Captain »). Nostalgique sans être plongé dans la naphtaline… Du bien beau travail d’artisan !

Leopardo

Is it an easy life ?

Écrit par

Fondé en 2016, Leopardo était à l’origine le projet solo de du chanteur/guitariste Romain Savary. Après avoir enregistré l’album « Di Caprio », il s’est entouré d’un second gratteur, d’un bassiste et d’un drummer pour partir en tournée. Depuis, le projet est devenu groupe. Et « Is it an easy life ? » constitue son second opus. Question qui mérite en tout cas d’être posée, et à laquelle, de toute évidence, répondre par la négative serait ridicule, quand on connaît un peu l’histoire de l’humanité. Mais répondre par l’affirmative signifierait que la vie est un long fleuve tranquille. Ce qui est loin d’être le cas… Aussi tout au long de ce long playing, Leopardo aborde des sujets brûlants d’actualité comme la peur, la flamme de l’amour, la déprime, le stress de la vie professionnelle, la génération gueule de bois avant de clore par un récit saugrenu consacré à l’armée chinoise.

Syd Barrett, le Velvet Underground et Gorky’s Zygotic Mynci semblent manifestement constituer les références de base de la musique de Leopardo. Syd Barret pour le psychédélisme, V.U. pour l’expérimentation et Gorky’s pour l’approche parfois farfelue des compos, des compositions soulignées par le vocal aigrelet Romain qui évoque justement celui d’Euros Child. Mais les nuances sont parfois tellement subtiles qu’il est difficile de bien cerner les morceaux. Vaporeux, le tire maître aurait pu figurer sur le premier album de Connan Mockasin. Délicieux et rafraîchissant », « I wanna tame you » mériterait de sortir en single. Des interventions de guitare gémissantes, réminiscentes d’Erik Braun (Iron Butterfly) torturent le space rock (Hawkwind ?) « Fear » et le garage lo-fi « Again », même si cette électricité est diffusée plus sobrement. Outre une piste noisy (« Modern love »), psyché surf (le frénétique « Holiday of love »), l’elpee nous réserve deux pistes caractérisées par ses variations de tempo. Tout d’abord l’indie lo-fi « Alone on earth » et puis surtout « Happiness », une compo plus complexe, lancinante, construite comme en boucle, entre arpèges de cordes semi-acoustiques, disgressions électriques subtiles et chœurs falsetto, légèrement en retrait. Un album vraiment intéressant !

Foggy Tapes

Cogito Ergo Fog

Écrit par

Après avoir publié eux Eps, Foggy Tapes nous propose son premier album. Cette formation toulousaine semble particulièrement marquée par les sixties, en pratiquant une musique influencée par le surf, le garage, la pop, parfois le psychédélisme, mais aussi le skiffle de cette époque. Et à l’écoute de cet LP, on ne peut s’empêcher de penser aux Beatles de leurs débuts, soit depuis « Please please me » à « Help », rien que pour les harmonies vocales ; mais également aux compilations « Pebbles »  et « Nuggets », vu l’instrumentation à la fois minimaliste et vintage, pour la coloration garage. L’opus recèle quand même des pistes plus aventureuses. A l’instar de « Here comes The fog », qui ouvre le long playing, une plage qui aurait pu naître de la rencontre entre Pierre Henry (NDR : pensez à « Variations pour une porte et un soupir ») et les Fab Four. Ou encore « Cactus & mask », qui semble né de la fusion entre deux compos différentes. Et encore lors du final, dont le climat tour à tour oriental ou flamenco, s’achève dans l’expérimentation la plus pure. Un album revivaliste à souhait, parfois audacieux, mais surtout agréable à écouter. Foggy Tapes a quand même intérêt à se renouveler dans le futur, sinon, il risque de se mordre la queue…

Fat White Family

Serfs up !

Écrit par

Si « Serfs up » constitue le troisième opus de Fat White Family, on ne peut pas dire que depuis la sortie du deuxième, tout à été rose et violette ! Et pour cause, entre problèmes d’addiction, tournées promo bancales, différents entre les frères Nathan et Lias Saoudi ainsi que projets montés en parallèle (Warmduscher, The Moonlandingz, Insecure Man, Eccentronic Research Council), l’aventure avait largement du plomb dans l’aile. Et puis, miracle, les frangins et Saul Adamczewski se sont rabibochés et se sont mis à bosser sur un nouvel elpee, disque dont les sessions se sont déroulées au sein de leurs propres studios à Champzone. Et le résultat risque fort de brouiller à nouveau les pistes. Les compos sont gorgées d’arrangements luxuriants, qu’ils soient symphoniques ou de chambre (flûtes, violons et/ou cuivres), électro, jazzyfiants, psychédéliques ou exotiques. Et puis il y a ces chœurs, tour à tour grégoriens, célestes, fastueux ou encore réminiscents des Beach Boyes voire du Plastic Ono Band (NDR : pas étonnant quand on sait qu’Adamczewski et Lias Saoudi ont bossé en compagnie de Sean Lennon et Yoko Ono). 

Les dix plages de ce « Serfs up ! » rivalisent d’éclectisme. Depuis le lancinant « Feet », que chante Lias d’une voix de crooner, sur un lit ténébreux de disco teinté de no wave (Tuxedomoon ?) et de western synthétique (Wall of Voodoo ?) au blues « Bobby’s boyfriend », abordé dans l’esprit de Tom Waits, au cours duquel on a l’impression d’entendre Miles Davies souffler dans une vuvuzela, en passant par le vaporeux et aquatique « Vagina dentata » (Connan Mockasin ?), les très engagés « I believe in something better » (NDR : qui s’intéresse à l’histoire du terroriste américain Theodore Kaczynski, surnommé ‘Unabomber’, tout en laissant des sous-entendus relatifs au Brexit) ainsi que « Kim’s sunsets », qui réverbère les paroles du dictateur nord-coréen au sujet de ses missiles, le glam boogie « Tastes good with the money », l’hymnique « Rock fishes » (Mercury Rev ?) et la rumba « When I leave ». Bref, il y en a pour tous les goûts et toutes les couleurs. Et au fil des écoutes, on n’en finit plus de déceler de nouvelles nuances au sein de ce cocktail lugubre mais festif, tourmenté, onctueux mais sauvage et surtout original dans son art à agréger les genres…     

En concert dans le cadre du festival Levitation à Angers ce 20 septembre 2019, le 21 au Transbordeur à Lyon,  le 27 à la Philharmonie de Paris et le lundi 9 décembre à l’Ancienne Belgique de Bruxelles.  

Ride

This is not a safe place

Écrit par

« This is not a safe place » constitue le deuxième elpee gravé par Ride, depuis sa reformation en 2014. Un disque qui fait suite à « Weather Diaries », paru en 2017. Il ne s’agit cependant que du sixième opus du groupe d’Oxford. Ouverte en 1996, la parenthèse ne s’est refermée que près de deux décennies plus tard, une période au cours de laquelle les musicos ont participé à des tas d’autres projets ou intégrés d’autres bands (Oasis, Hurricane # 1, Beady Eye, rinôçérôse, The Brian Jonestown Massacre, Jesus & Mary Chain, Supergrass, etc.). A l’instar de My Bloody Valentine ou de Swervedriver, Ride est considéré comme une des figures de proue du mouvement shoegazing. Première bonne nouvelle, le line up du quintet est identique à l’originel, Andy Bell est Mark Gardener assurant le chant, la composition et les parties de guitares. Tout comme pour « Weather diaries », c’est le Dj Erol Alkan qui s’est chargé de la mise en forme ; ce qui explique, bien évidemment, l’incorporation d’éléments électroniques dans l’expression sonore. Mais ils sont judicieusement intégrés.  

« This is not a safe place » s’ouvre par « R.I.D.E. », une plage étonnante, terriblement groovy, qui aurait pu naître des élucubrations de Kevin Shields, même si le rythme évoque plutôt Curve et les harmonies vocales Cocteau Twins. Des harmonies vocales éthérées, sans mots, hormis ceux du titre du morceau. Et ces harmonies vocales sont lumineuses tout au long de ce long playing, alors que bien conjuguées, les grattes se révèlent tour à tour chatoyantes, crépitantes pépiantes, grésillantes, carillonnantes ou même encore grondantes, selon. Les spectres de House of Love (« Future love »), Raveonettes (l’enlevé « Kill witch » à l’atmosphère ténébreuse et aux vocaux floydiens), Sonic Youth (« 15 minutes » qui ne dure que 3’13”) se mettent même à rôder sur une bonne moitié de l’elpee. Lorsque les synthés sont davantage présents, on ne peut s’empêcher néanmoins de penser à New Order (« Jump jet ») ; mais le plus étonnant procède de la présence de compos plus pop, dream pop même qui s’enfoncent tellement dans un univers atmosphérique qu’on se croirait presque revenu à l’époque du Barclay James Harvest lorsque Les Holroyd et Stuart ‘Woolly" Wolstenholme’ étaient encore complices, comme sur le tendrement mélancolique « Shadows behind the sun », le mid tempo « Eternal recurrence » (NDR : BJH ou les Moody Blues ?) ou encore l’épique « In this room » (9’ quand même) ; les remarquables harmonies vocales corroborant ce point de vue. Conclusion, il est fort probable qu’une partie des mélomanes adorent une moitié de l’album et détestent l’autre, et inversement, suivant qu’ils soient issus de la génération des seventies ou des nineties…

En concert le 29 janvier 2020 au Trix à Anvers et le 13 février 2020 au Trianon de Paris

The Waterboys

Where the action is

Écrit par

Fondé en 1983 par Mike Scott, The Waterboys s’est séparé en 1993, avant de se reformer en 2000, intervalle au cours duquel le leader s’est concentré sur sa carrière solo. « Where the action is » constitue le treizième elpee de ce band insulaire, dont le line up a toujours privilégié les musiciens écossais et irlandais. Fer de lance du mouvement ‘Big Music’, Scott répercute, à travers sa muse, une iconographie païenne, primitive, mais paradoxalement spirituelle et religieuse. Et après un quart de siècle, il n’a pas changé de fusil d’épaule. Simplement, à l’instar d’un Richard Ashcroft, il s’intéresse de plus en plus à la soul des sixties, et tout particulièrement à coloration Stax. Publié en 2017, « Out of all this blue » en était déjà un signe avant-coureur. Et dès la plage d’ouverture (NDR : le titre maître !), une adaptation du tube de Robert Parker », « Let’s go baby », paru en 1966, dont Scott a écrit de nouvelles paroles, on relève déjà la présence de chœurs féminins bien soul, même si la piste, tapissée par des interventions à l’orgue Hammond, est aussi fougueuse qu’enlevée. Et « London Mick », hommage à Mick Jones (The Clash) est autant énergique qu’accrocheuse. Un Hammond dont les sonorités vintage colorent la ballade soul veloutée « Out of all this blue », soit une nouvelle version de la plage titulaire du précédent LP. Soul/pop/funk, « Right side of heartbreak (wrong side of love » lorgne carrément vers The Style Council. Plus étonnant, « Take me there I will follow you » intègre des vocaux hip hop, alors que les harmonies vocales évoquent plutôt Chumbawamba. Tout au long du dramatique « In my time on earth », Mike exprime sa nature passionnée et poétique, une ballade mid tempo qui arait pu figurer au répertoire de Richard Ashcroft. Morceau plus complexe, « Ladbroke grove symphony » relate les premiers pas de Scott, jeune rocker romantique londonien, une plage jazz/funk/rock (Steely Dan ?) qui s’achève dans les bruits de la circulation urbaine sur fond de reggae.

Les deux dernières pistes en reviennent à une forme plus conventionnelle. Enfin presque ! Tout d’abord « The she made the lasses O ». Inspiré par la nature le folklore et la littérature, il s’agit d’une interprétation contemporaine du poème de Robert Burn, « Green grow, the rashes, O », un morceau électro/folk au cours duquel le violon de Steve Wickham fait merveille. Enfin, l’opus s’achève par « Piper at the gates of dawn », 9’ au cours desquelles Mike illustre toute la crainte et la gloire de la nature, en récitant un poème de Kenneth Graham, issu de ‘Wind in the willows’, titre choisi par le Pink Floyd de Syd Barrett, pour son premier elpee, paru en 1967 !

Boy Harsher

Careful

Écrit par

Au cours des dernières années, on a pu observer l’intérêt croissant d’un certain public pour les sonorités héritées des eighties que l’on associe fréquemment à des formations telles que Joy Division, Bauhaus, Siouxsie and the Banshees ou encore The Birthday Party. Une nouvelle vague de groupes dont la musique se caractérise par une ligne de basse imposante, un rythme (plus ou moins) entraînant et des claviers plongés au sein d’un climat relativement glacial voire ténébreux. Ce mouvement a accouché de bands comme Preoccupations, Protomartyr ou encore Whispering Sons, en Belgique, et la liste est loin d’être exhaustive, mais révèle au fil des mois de nouveaux visages. A l’instar de Boy Harsher, un duo originaire du Massachusetts. Formé en 2013, il a d’abord choisi pour patronyme Teen Dreamz, avant d’en changer l’année suivante. Augustus Muller (synthés et rythmes) et Jae Matthews (chant) ont récolté des critiques unanimement positives pour ce deuxième album paru sur leur propre label Nude Club.

Sur cet opus, la formation a bien assimilé ses classiques en proposant un mélange entre électro kitsch, indus et post punk, tout en adoptant les spécificités du style décrit ci-dessus. L’expression sonore baigne au sein d’une atmosphère bien froide pour ne pas dire gothique et pénètre rarement dans la lumière. Ce qui ne signifie pas que les compos suscitent la morosité. On imagine d’ailleurs parfaitement être entraîné par Boy Harsher jusqu’au bout de la nuit au cœur d’étranges clubs suintant de transpiration. Mais surtout, la paire parvient à transcender ses compos minimalistes grâce à des mélodies accrocheuses et la voix envoûtante de Jae qui débite pourtant des paroles loin d’être réjouissantes.

Les nostalgiques des 80’s apprécieront certainement. Et peut-être même que Boy Harsher parviendra à emmener de nouveaux adeptes dans sa spirale. “Careful” possède en tout cas les atouts pour y parvenir.

Page 81 sur 1252