La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Choir of Young Believers

Rhine Gold

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Nonobstant leur patronyme emphatique, la musique de cette formation danoise ne baigne pas dans le néo-folk hippie, à l’instar d’Edward Shape ou I’m From Barcelona ! Formée en 2006, à Copenhague, par Jannis Noya Makrigiannis, cette chorale est une formation à taille variable qui gravite autour de son ambitieux chef d’orchestre. Et elle jouit d’un beau succès dans son pays. « Rhine Gold » constitue son second album.

La musique de ces jeunes fidèles rappelle le folk empreint de délicatesse concocté par Great Lake Swimmers. A cause de la superbe voix de Jannis. Et des plages comme « Paint New Horrors » ou encore « The Wind is Blowing Needles » en sont les plus belles démonstrations. Quant au groove lent et profond, il évoque davantage les Wild Beats voire Talk Talk (« Third Time » ou « Sedated »). L’instrumentation est fouillée et épique. Le climat lyrique et recouvert d’un voile de mystère. Faut dire que la voix ténébreuse est trempée dans la reverb, un peu comme si les sessions s’étaient déroulées dans une église. Quant aux mélodies, elles suintent de mélancolie. Et c’est en puisant au sein de cet ensemble de sources que Choir of Young Believers est parvenu à tisser ses morceaux de synthé-pop symphoniques, de longues plages qui nécessitent cependant un certain temps avant de vous pénétrer instinctivement et de vous envoûter totalement. Amen !

 

Cloud Nothings

Attack on memory

Écrit par

Issue de Cleveland, cette formation avait publié l’an dernier son premier opus éponyme. Un long playing qui faisait suite à la sortie de quelques Eps. On avait ainsi pu constater que le combo ne manquait pas de potentiel ; surtout pour concocter d’excellentes chansons indie rock instinctives, des compos issues de la plume d’un jeune songwriter de 20 ans, Dylen Baldi. Son sens mélodique avait même fait l’unanimité dans la presse.

Cloud Nothings nous propose donc son deuxième elpee, un disque qui paraît quelques mois à peine après la fin de sa tournée. Et on se demandait quand même si « Attack on memory » allait confirmer le buzz médiatique dont le band avait fait l’objet.

Pour concocter ce cd, le combo étasunien a fait appel aux services du notoire Steve Albini. De quoi imaginer facilement un résultat résolument plus énergique et davantage proche du son ‘live’. Et manifestement, l’énergie et la frénésie sont bien plus présentes.

Caractérisé par son excellent crescendo tout en puissance, « No Future/No Past » ouvre la plaque. La musique de Cloud Nothings concède clairement des relents 90’s. « Attack on memory » navigue entre grunge, punk et indie-rock. Le timbre de Dylen Baldi est nasillard. Et le chanteur insuffle toute sa jeunesse et sa fougue à travers le très ‘kurtcobainien’ « Wasted Days ». Judicieusement intitulé, « No sentiment » libère toute son agressivité. Le reste de l’opus embrasse un format plus pop, sans pour autant perdre de son intensité naturelle (« Our Plans », « Stay Useless », « Cut You »).

Fini de rigoler, Dylen Baldi montre les dents. Mais le plus paradoxal, c’est que cet « Attack on memory » regorge de tubes. Et si vous aimez ce style de musique qui déménage, mais en même temps bien torchée, vous devriez y trouver votre bonheur. Excellent !

 

Marcel Dettmann

Conducted

Écrit par

Marcel Dettmann est un artiste allemand devenu résident comme DJ au ‘Berghain’, un club notoire situé au cœur de Berlin, et consacré comme ‘Temple de l’Electro’. Selon la presse spécialisée, il s’agit d’un des meilleurs night-clubs du monde. Chaque week-end s’y réunissent des centaines de personnes avides de beats. Inutile de préciser que Dettmann est par conséquent considéré comme grosse pointure dans son domaine.

Après avoir enchaîné différents Eps en ‘underground’, il publie en 2010 un premier album sobrement éponyme, très bien reçu par la critique. Il nous propose aujourd’hui son second mix officiel, « Conducted » ; et cet opus semble suivre le même chemin que le premier, c'est-à-dire celui du succès.

Et pourtant, je dois vous avouer une confession presque honteuse : je n’ai pas apprécié le travail effectué par le Teuton sur cet elpee. Probablement parce que je ne suis pas trop branché sur la techno minimaliste. Car si je reconnais son incontestable talent pour mixer, ce Dj ne possède pas, à mon humble avis, la capacité de faire vibrer les foules à l’aide de sa musique. 

En outre, les morceaux qu’il choisit souffrent d’une carence mélodique. Et en général, il les imprime sur un tempo bien trop lent pour nous imposer un rythme de croisière. Pourtant, en ‘live’, il s’est bâti une réputation plus qu’enviable. Il y manifeste tout son potentiel. A cause de mix endiablés. Je n’ai malheureusement jamais eu le loisir d’assister à un de ces sets ; mais une chose est sûre, cet elpee m’a laissé sur ma faim et ne m’a pas vraiment convaincu.

« SandWell Dictrict – Immolare », ouvre la plaque. Un titre un peu trop mollasson, à mon goût. Tout au long de sa prestation, Dettmann greffe progressivement de nouveaux éléments sonores. Et une belle impression d’harmonie est renforcée par l’absence de césure entre les titres.

En général, l’ajout successif d’instruments et de sonorités est un procédé que j’apprécie beaucoup en électro. Sauf qu’ici, la structure est très longue à se mettre en place. Trop longue même. L’accroche est souvent excellente au départ, mais cette intro s’éternise, et on se demande même quand la plage va véritablement démarrer. Et il faut attendre la sixième piste, « Bluemoon Productions – Night », pour qu’enfin apparaisse une jolie mélodie. Puis, basta ! Pourtant, les mixes sont irréprochables et en fin de parcours méritent même un prix d’excellence. Des qualités qui sont cependant insuffisantes pour me séduire complètement. Pourquoi ? Difficile de répondre à cette question. Pourquoi ne pas partager l’avis de Monsieur et Madame Toutlemonde ? C’est sans doute aussi le rôle de votre serviteur d’avoir et surtout de conserver l’esprit critique…

 

Electric Guest

This Head I Hold (Ep)

Écrit par

Electric Guest est un duo originaire de Los Angeles qui, après s’être glissé sur scène par la porte de service en publiant deux singles relativement confidentiels (« Troubleman », « This Head I Hold »), compte bien obtenir son accès à la porte principale. Pour y parvenir, les deux hommes ont fait appel à une figure incontournable de l’indie pop, l’über-prolifique Danger Mouse. De la rencontre entre les jeunes loups et le vieux sage est né un Ep, « This Head I Hold », annonciateur de « Mondo », un premier album prévu pour la fin avril.

 

« This Head I Hold » nous propose donc un avant-goût en 4 extraits. Deux de ceux-ci, « Jenny » et la plage-titre, se distinguent haut la main, malgré la touche très (même trop) flagrante du producteur sur toute la durée de l’Ep. Il y effectue un travail impeccable, comme à son habitude, mais qui se rapproche, sans le moindre complexe, de celui opéré sur deux autres de ses projets. Et pas des moindres : Gnarls Barkley et Broken Bells. Reste à voir si Electric Guest connaître le destin de ces derniers, ou celui de Joker's Daughter, excellente parenthèse du producteur, mais qui n'est resté rien d'autre qu'une parenthèse.

Entre les deux morceaux mentionnés plus haut interviennent « Troubleman », jolie ballade de près de neuf minutes, dont la délicate partie instrumentale plantée en son milieu justifie largement la durée, et un « American Daydream » anecdotique. « This Head I Hold » est, malgré tout, une mise en bouche relativement alléchante. A condition d’être peu regardant sur les questions d’originalité.

Live : Aux Nuits Botanique (Rotonde), le 20/05.

Froggy

Destination Grooveland

Écrit par

Froggy !?

Non, ce n’est pas une pub pour un quelconque produit d’entretien bio !

Ne vous méprenez pas ! Froggy n’est pas seulement une marque de détergent connue pour ses vertus soi-disant ‘non polluantes’ ; c’est également le patronyme d’un groupe rock noir jaune rouge.

Le line up réunit cinq membres : Bob Eggermont à la gratte, Bart Buytaert à la basse, Jürgen Slowack aux guitares, Julian Hills (il est british lui) préposé aux fûts et enfin la charmante Lety. Celle-ci et Bob se partageant le micro. Froggy n’est pas vraiment un nouveau groupe, puisqu’il compte déjà un parcours de près d’une décennie, même si la formule actuelle date seulement de 2006…

« Destination Grooveland » ne constitue cependant que leur second elpee. Il succède à « What the funk is rocking on », paru en 2008. Comme son nom l’indique si bien, la musique du band oscille entre rock et funk, à l’instar de ce proposent les Red Hot, toutes proportions gardées bien évidemment. Ce qui ne veut pas dire non plus que leur musique est insipide ou manque d’intérêt. Ça ‘rocke’ bien, chacune des dix plages swingue et dégage une chaleur susceptible de donner envie de remuer.

Ouvrant l’elpee, « Like a Zeppelin » laisse supposer que Bob a emprunté les cordes vocales d’Alice Cooper, tant le timbre de voix se rapproche de celui du grand-père américain… Tout n’est pas parfait sur ce disque, quelques ‘faiblesses’ démontrent qu’au niveau compo, il y a encore du boulot. « Star Eyes » par exemple, est l’exemple parfait du titre lassant, si on vient de découvrir Froggy ; car on s’ennuie ferme durant cinq bonnes minutes. Long ! Autre petit bémol à soulever, les huit premières plages semblent issues du même moule. A cause de la section rythmique relativement similaire sur la plupart de ces morceaux. Un peu de modulation n’aurait pas été de refus. A contrario, on épinglera quelques excellents moments, comme les deux dernières compos « Nice to meet you » et « Words Keep Coming » qui ne doivent rien à personne, même pas aux Red Hots… A mon humble avis, c’est cette veine que le band a tout intérêt d’exploiter. Les vocaux et les guitares font merveille dans ces blues/funk authentiques. Dommage qu’il faille attendre la fin de l’album pour savourer ces deux perles ! Et on en redemande…

 

Grinderman

Grinderman 2 RMX

Écrit par

Grinderman n’est plus, longue vie à Grinderman. En guise de cadeau d’adieu, Nick Cave, Warren Ellis et leurs deux désormais ex-acolytes proposent une version revue et corrigée de « Grinderman 2 », le deuxième et ultime LP de ce projet, publié en septembre 2010. Un disque enflammé et 100% rock’n’roll qui se voit ravaler la façade par du beau monde. Et comme dans tout album remix qui se respecte, il y a à boire et à manger…

Et tout d’abord ceux qui s’en sortent haut la main comme Nick Zinner et Unkle. Ils revoient intelligemment « Bellringer Blues » et « Worm Tamer » (intitulé ici « Hyper Worm Tamer »). Cat’s Eyes réalise également un travail impeccable en ne se contentant pas de remixer, mais de réinterpréter intégralement « When My Baby Comes ». Du joli boulot comparé à celui de A Place To Bury Strangers dont l’adaptation de « Worm Tamer », quoique de bonne facture, s’avère également banale, car trop égale à ce que le trio a l’habitude de proposer. Vient ensuite Josh Homme qui ne se distingue pas beaucoup plus que les New-Yorkais, pour les mêmes raisons.

En tout, « Grinderman 2 RMX » recèle 11 nouvelles moutures de 7 titres issus de sa version originale, ainsi qu’une démo de « Evil » rebaptisée « First Evil ». La liste d’invités compte aussi Andrew Weatherall pour un remix moyen de « Heathen Child » et Matt Berninger (The National) qui en impose, comme d’hab’, sur le Silent Alert Remix de « Evil ». Morceau revu ultérieurement par Factory Floor également.

Comme cadeau d’adieu, c’est pas top-top malgré quelque belles réussites. Deux ou trois inédits auraient permis à l’ensemble de tenir la longueur, et à l’auditeur de reprendre son souffle. Car deux ou trois remix d’un même morceau à quelques minutes d’écart est difficilement digérable. D’autant plus que « Kitchenette » et « What I Know » ont tout simplement été ignorés dans le processus. « Grinderman 2 RMX » s’adresse principalement aux fans inconditionnels des travaux de Nick Cave. Pour les autres, un téléchargement sélectif sur iTunes, ou autre site du genre, est plus que recommandé.

Hooverphonic

With Orchestra

Écrit par

Autant l’avouer tout de suite, Hooverphonic part avec un petit handicap en ce qui me concerne, toujours pas remis du départ de Geike. Même si sa remplaçante est parvenue à faire ses preuves depuis. Pour cette petite parenthèse, Alex Callier s’est offert l’un de ses fantasmes : interpréter les morceaux de son projet en compagnie d’un véritable orchestre. Un rêve qui se concrétise de jolie manière puisque le trio délivre non seulement un disque en compagnie d’un ensemble symphonique dirigé par Cédric Murrath, mais ce dernier l’accompagne également pour quelques dates sur la scène de la salle Reine Elizabeth à Anvers. Une tournée déjà pratiquement sold out chez nous. Les nouveaux arrangements proposés par la formation belge et les musiciens qui l’accompagnent au sein de ce « With Orchestra » rehaussent fabuleusement les morceaux du trio, au point que le départ de Geike n’est désormais plus qu’un lointain souvenir.

Entre « The Night Before » et « With Orchestra », Noémie Wolfs s’est incontestablement transcendée. Plus sûre d’elle, la chanteuse exhibe des vocalises supérieures à celles déployées au sein de la première œuvre à laquelle elle a participé. Même les plus vieux morceaux ne souffrent d’aucune fausse note, hormis sur « 2Wicky » et « Vinegar & Salt » qui ne collent pas vraiment à la peau de la demoiselle, originaire de Scherpenheuvel. Légère incartade dissipée par les excellentes versions de « George’s Café », « Expedition Impossible » ou encore une jolie reprise du « Unfinished Sympathy » de Massive Attack ».

Le nouvel habillage d’Hooverphonic lui va à ravir. Reste à savoir si le trio sera à la hauteur en octobre prochain pour le second volet de leur odyssée acoustique « Sit Down and Listen to…» qui avait donné le jour en 2003 à un album tout simplement splendide. Approuvé, le Hooverphonic version 3.1 !

Live : Tournée « With Orchestra » à la salle Reine Elizabeth d’Anvers du 27 au 29/04 (sold-out) et le 26/10. Ensuite, « Sit Down and Listen 2 », le 11/11 à l’AB.

 

 

Shearwater

Une bonne dose d’électricité en plus…

Écrit par

Du line up initial, il ne demeure plus chez Shearwater, que le seul Jonathan Meiburg. Pour rappel, la formation avait été fondée en 2001, par Jonathan et Will Sheff, alors tous deux encore impliqués chez Okkervil River. Pour être plus clair, Shearwater est devenu le projet de Meiburg, et Okkervil River, celui de Will. Ce n’est pas la première fois que Shearwater se produit à Bruxelles. En ce jeudi 28 avril c’est le Botanique qui l’accueille. Et la Rotonde est pleine comme un œuf pour assister au concert de ce combo texan venu présenter son huitième album, « Animal Joy ».

Il est 21h lorsque Jonathan Meiburg monte sur l’estrade flanqué de son backing group. De nouveaux musiciens, mais qui vont démontrer, tout au long du set, une solide expérience scénique. Le concert s’ouvre par les excellents « The Snow Leopard » et « Animal Life ». La voix de Jonathan Meiburg est sublime, fascinante ; et l’auditoire est littéralement sous son charme. Sculptées dans la pop, ses compos sont empreintes de lyrisme et chargées d’intensité émotionnelle. Meiburg peut, en outre, s’appuyer sur des musicos particulièrement talentueux. Même lorsque le band propose des versions très électrifiées de plages issues du dernier opus. Et franchement, ces adaptations sont très réussies. Et libèrent une puissance surprenante. Bien plus impressionnante que lors de ses dernières prestations accordées dans la capitale. Shearwater ne va évidemment pas négliger ses classiques, dont une interprétation magistrale de « Rooks ». Un superbe concert !

(Organisation Botanique)

 

Rover

Plus que prometteur!

Pias organisait un showcase privé de Rover à l'Archiduc afin de permettre aux médias de découvrir un artiste en pleine ascension. Et on n'a pas été déçu.

Jouant seul de sa Rickenbacker branchée sur un ampli Fender, ce Français expat' répondant au nom de Timothée Régnier, a littéralement enchanté son auditoire. Tout d'abord, il y a son look unique. Un visage de gros bébé joufflu un peu espiègle, des cheveux en bataille et un gabarit taillé dans une armoire à glace. Mais c'est surtout sa voix qui étonne. Aussi à l'aise dans les graves que dans les aigus, son timbre évoque tout à tour Bowie, Elbow ou Muse ; mais révèle d'emblée une très forte personnalité artistique. La musique est le fruit d’un mélange torturé et hypnotique entre folk et rock, plongé au cœur d’une ambiance mélancolique un peu sombre.

Après un court set à la guitare, Rover a accepté de prolonger le plaisir et a rejoint le piano pour interpréter une magnifique version de "Silver". N'hésitez pas à découvrir cet artiste qui devrait logiquement devenir très important dans un futur proche... A voir absolument le 18 mai aux Nuits Botanique !

Organisation PiaS

 

Django Django

Default (Ep)

Écrit par

Django Django réunit 4 Ecossais établis à l’Est de Londres. Il s’agit d’un ‘bedroom band’, c’est-à-dire un groupe de jeunes qui jouent et répètent dans la chambre d’un de leurs membres.

 

Suivant la rumeur, les musicos auraient d’ailleurs travaillé pendant plusieurs années dans celle d’un de leurs camarades, en l’occurrence leur leader/batteur/producteur : David Maclean. Fréquentent donc également ce home studio, le chanteur/guitariste Vincent Neff, le bassiste Jimmy Dixon et enfin Tommy Grace préposé aux synthés.

Après de multiples recherches ‘pour dénicher un nouveau son’ et ‘s’aventurer au sein de territoires inexplorés’, comme le précise le chanteur, ils réussissent à décrocher un contrat auprès du label Because.

Cet Ep est consacré à 5 variations plus ou moins inspirées du morceau « Default » ; ce qui devrait nous permettre de se faire une idée plus ou moins précise du style proposé par le quatuor issu d’outre-Manche.

Après avoir écouté ce « Default », je dois avouer ne pas être totalement convaincu du résultat. D’abord, il ne reflète pas du tout ce à quoi on aurait été en droit d’attendre de la formation insulaire. Et on ne peut pas dire qu’il soit particulièrement passionnant. Je me demande même si les quatre potes n’auraient pas encore intérêt à retravailler leurs maquettes pour obtenir un produit un peu plus original et audacieux.

En fait, cet Ep trempe dans une forme de rock psychédélique expérimental pour le public non expérimenté. Le tempo est monotone, lancinant. Les bruitages me tapent sur le système. Pas de chant véritable et encore moins de mélodie. Bref, ce n’est pas ma tasse de thé. Tiens j’ai même lu que Django Django pourrait devenir les nouveaux Beach Boys. Ah bon ! On ne doit pas avoir écouté le même disque…

The Jezabels

The Jezabels: la surprise est belle!

Pâques est proche: les grandes ministres du culte débarquent ! Précédant de peu Florence + The Machine, qui s’y produira ce samedi, The Jezabels ont enflammé l'Ancienne Belgique. Et la voix puissante et divine de leur prêtresse, Hayley Mary, n’y est pas pour rien. Issu d'Australie (Sydney), ce quatuor est injustement méconnu dans nos contrées. Il pratique pourtant un pop/rock mélodique à tendance symphonique de toute bonne facture, évoquant tout à tour Coldplay, Florence + The Machine (évidemment !), The Killers et Arcade Fire.

Sur scène, la présence scénique de Hayley Mary est impressionnante. Physiquement, elle me fait un peu penser à Sharleen Spiteri (Texas) ; et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle ‘dégage’! Outre Hayley, The Jezabels implique la belle Heather Shannon au piano et aux claviers, Nik Kaloper à la batterie et Samuel Lockwood à la guitare. Dans l'ensemble, leur prestation est sans faille. Le son, parfait, laisse une large place à la sublime voix de Hayley, qui se révèle aussi à l'aise dans les ambiances intimistes que lors des envolées épiques incantatoires.

La grande majorité de la setlist est puisée au sein de leur premier opus: "Prisoner", paru en octobre dernier. Des compos comme "Endless Summer", le premier single, "A Little Piece", "City Girl" et surtout "Try Colours" sont très bien accueillies par le public ; mais ce sont deux plus anciens titres: "Easy To Love" et "Hurt" qui déclenchent le plus de réactions. Le groupe clôture son set par "Hurt Me", une chanson balisée par les superbes accords des ivoires qui se déroulent jusqu'au final hypnotique.

En rappel, Hayley nous confie que ce concert est le dernier de leur tournée européenne, une bonne raison de tout donner au cours des deux derniers morceaux ; et en particulier lors du très doux "She's So Hard", et enfin, le jouissif "Dark Storm", que vous pouvez découvrir en vidéo ici .

La prestation divine du combo augure peut-être la plus belle surprise musicale venue d'Australie, depuis bien longtemps!

(Organisation AB)

The Raconteurs filmés à Montreux !

Écrit par

Le 18 juin, Eagle Rock publiera un DVD live immortalisant le concert que les Raconteurs avaient accordé à Montreux, en 2008.

Formé en 2005 par Jack White et Brendan Benson, le groupe américain a publié deux albums à ce jour.

Tracklisting

1) Consoler Of The Lonely
2) Hold Up 
3) You Don?t Understand Me 
4) Top Yourself 
5) Old Enough 
6) Keep It Clean
7) Intimate Secretary 
8) Level 
9) Steady, As She Goes 
10) The Switch And The Spur 
11) Rich Kid Blues 
12) Blue Veins 
13) Many Shades Of Black 
14) Broken Boy Soldier 
15) Salute Your Solution 
16) Carolina Drama

 

Brad dessus, Brad dessous…

Écrit par

Brad, c’est le projet de Stone Gossard (Pearl Jam), Shawn Smith (Pigeonhead), Regan Hagar (Satchel) et Keith Lowe (Fiona Apple). Le band publiera un nouvel opus ce 30 avril.

« United We Stand » constituera le 5ème opus du groupe américain en près de 20 ans d’existence.

Track List:

1. Miles Of Rope
2. Bound In Time
3. A Reason To Be In My Skin
4. Diamond Blues
5. The Only Way
6. Last Bastion
7. Make The Pain Go Away
8. Needle And Thread
9. Tea Bag
10. Through The Day

 

Un box pour Amon Tobin !

Écrit par

Actif depuis plus de 15 ans sur la scène musicale, Amon Tobin a décidé de faire le point sur sa fantastique carrière, en sortant un box réunissant 6 vinyles, 7 cds, 2 Dvds ainsi que 2 posters. Il recèlera, en outre, toute une volée d’inédits. Le coffret sera disponible dès ce 21 mai. Pour rappel Tobin se produira sur la plaine de Werchter ce 28 juin.

http://www.amontobin.com

http://www.youtube.com/watch?v=vrAbpMX9t4A

http://ninjatune.net/artist/amon-tobin

 Full Tracklist

10" no.1

ISAM Extra Tracks

A

Carry On Marmaduke
Morning Ms Candis

B

One Last Look
Ode To Morricone 

10" no.2

ISAM Reinterpretations

C

Wooden Toy (Kwes./[o=o]. Rework)
Piece Of Paper (Extra Interpretation by Matthew Bourne & Sam Hobbs)

D

Surge (Pete Wareham Extended Translation)
Surge (Extended Cover by Julia Kent)

10" no.3

E

Madam Larivee
Down By The Creek
Return To Mother (Abduction Home)

F

Lost & Found (Machinefabriek Deconstruction)

10" no.4

G

Amon Tobin & Noisia 'Sunhammer' (VIP Version) 

H

Noisia 'Machine Gun' (Amon Tobin Remix)
Eskamon 'Fine Objects'  

10" no.5

I

Dark Road
Overforces   

J

Hesperium    
Stupid IDM'z  

10" no.6

Taxidermia Score (Thanks to György Pálfi)

K

01 Chase
02 Blood Sweat and More Blood
03 Taxidermia
04 Run

L

05 Bath Scene (Here Comes The Moon Man)
06 Rural Soldiers
07 Introducing The Son    
08 Factory Training

----- DVDs -------

 DVD 1         
ISAM Live 

1. Intro Sequence
2. Journeyman Extended Live Version
3. Piece Of Paper
4. Bed Time Stories Extended Live Version
5. Wooden Toy Extended Live Version
6. Lost And Found
7. Slowly 2011 Live Rebuild Version
8. Machine Gun Remix (Noisia, Amon Tobin Remix)
9. Goto10
10. Surge Two Fingers Remix
11. Kitty Cat Live Version
12. Dropped From The Sky Live Version
13. Night Swim
14. Horsefish Live Version

DVD Extras :

- Creators Project piece

- Visualizing ISAM

- Time lapse of build

- ISAM Live stills/slideshow

- Control Over Nature stills/slideshow

- ISAM Live show HD data file

DVD 2         
Videos

·  Amon Tobin – ‘Esther’s’ - directed by Charles De Meyer

·  Amon Tobin – ‘Piece Of Paper’ - directed by Daniel Schwarz (Fabrica)

·  Amon Tobin – ‘Saboteur’ - directed by Marc Hericher (ENSAD)

·  Amon Tobin – ‘Wires And Snakes’ - directed by Jorg Schrezenmeir

·  Amon Tobin – ‘Keep Your Distance’ - directed by Saray Blades

·  Amon Tobin – ‘Calculate’ - directed by JamVee

·  Amon Tobin – ‘Esther’s’ - directed by Creative Playground (Sam Schilliger, Christian Laubacher, Sam Hofmann)

·  Amon Tobin – ‘Piece Of Paper’ - directed by Joan Guasch

·  Amon Tobin – ‘It’s A Lovely Night’ - directed by Frederic Henriques

·  Noisia – ‘Machine Gun (Amon Tobin remix)’ - directed by Flavien Lens (Anachronium.com)

·  Amon Tobin – ‘Bedtime Stories’ - directed by Stefano Perna (hypoikon.altervista.org)

·  Amon Tobin – ‘Goto 10’ - directed by Daniel Ginzburg (Ginz Design)

·  Amon Tobin – ‘Reanimator’ - directed by Ryan A. McCoy

·  Amon Tobin – ‘I’ll Have The Waldorf Salad (feat. Bonobo)’ - directed by Zoltan Lanyi

·  Amon Tobin – ‘Foraminiferod’ - directed by Usfprod

·  Amon Tobin – ‘Calculate’ - directed by Alcotraz

·  Amon Tobin – ‘Wooden Toy’ - directed by Saray Blades

·  Amon Tobin – ‘Yasawas’ - directed by Jan Schonwiesner (12Frames.de)

·  Two Fingers – ‘Fools Rhythm’ - directed by Annis Naeem

·  'Distemper' by Decidedly Jazz Danceworks - directed by John Albanis, choreographer by Kimberley Cooper, music by Amon Tobin    'Manta' by Decidedly Jazz Danceworks - directed & choreographed by Kimberley Cooper

·  'The Grey Ones' by Wife - directed by Nina McNeely, music by Amon Tobin

·  'The Making of Esther’s’ - directed by Charles De Meyer

·  Foley Room : Found Footage' - directed by Marianne Allard, co-directed by Julien Elie

----- AUDIO CDs ------

7 x CD

CD 1
ISAM Live

1. Intro Sequence
2. Journeyman Extended Live Version
3. Piece Of Paper
4. Bed Time Stories Extended Live Version
5. Wooden Toy Extended Live Version
6. Lost And Found
7. Slowly 2011 Live Rebuild Version
8. Machine Gun Remix (Noisia, Amon Tobin Remix)
9. Goto10
10. Surge Two Fingers Remix
11. Kitty Cat Live Version
12. Dropped From The Sky Live Version
13. Night Swim
14. Horsefish Live Version

CD 2
Monthly Joints

(Tracks 1 to 10 released on amontobin.com monthly between 2007 and 2010)

1. Hey Mr. Tree      
2. Twelvses 
3. At Work   
4. Dualistic  
5. Eight Sum 
6. It's A Lovely Night         
7. Shut Down          
8. Technique
9. Trickstep 
10. Delpher 
11. Into The Dark (Intermission)
12. Amon Tobin on Q (CBC interview, courtesy of CBC's Q)

CD 3
Selected Scores
- selected from scores written by Amon Tobin for various film and video games

CD 4
Rarities

Section 1 - The Lost Scores:

1. Madam Larivee
2. Down By The Creek
3. Return To Mother (Abduction Home)
4. Lux
5. Clear Skies
6. Crash Test Speedster Killer
7. Roots Of Fools GT Killer
8. Angels & Demons
9. Ambient Score Level One
10. Spy vs Spy vs Spy
11. A6
12. Black Run
13. Bottle Factory Symphony
14. End Game
15. Future Creatures In Soup
16. Mothership           

Section 2 - Mike Schrieve collaboration:          

17. Worlds Collide (live drums by Michael Shrieve)
18. Oracle (live drums by Michael Shrieve)

Section 3 - Old Dub Plates:

19. Angel of Theft (co-produced by Ghostbeard)
20. Hydraulics         
21. The Third Hand

Section 4 - Teenage Experiments:

22. Bad Dream
23. Breathe In Rhythm
24. Computer Game         
25. Dot
26. Experiment         
27. Lula
28. Upwards

CD 5
ISAM Reinterpretations

1. Surge (Pete Wareham Translation)
2. Lost & Found (The Thief : Colin Stetson's Lost & Found Redux)
3. Lost & Found (Machinefabriek Deconstruction)
4. Wooden Toy (Reworked by Bibio)
5. Piece Of Paper (Thulebasen Cover Version)
6. Night Swim (Lorn Reel)
7. Dropped From The Sky (2562's New Wave Redux)
8. Journeyman (Jasper TX Reorder)
9. Wooden Toy (Kwes./[o=o].
Rework)
10. Piece Of Paper (Raffertie Outing)
11. Wooden Toy (Sonic Boom Version)
12. Bedtime Stories (Austin Peralta Reinterpretation)
13. Surge (Emika Version)
14. Lost & Found (Reinterpreted by Matthew Bourne & Sam Hobbs)
15. Piece Of Paper (Reinterpreted by Matthew Bourne & Sam Hobbs)
16. Surge (Cover by Julia Kent)

CD 6
Recent Excursions & Remixes

1. Carry On Marmaduke
2. Morning Ms Candis
3. One Last Look
4. Ode To Morricone
5. Ryuichi Sakamoto 'Grief' (Amon Tobin Remix)
6. Taxidermia (Magpie Mix)
7. Eskmo 'Moving Glowstream' (Amon Tobin Remix)

8. GoTo10 (Kryptic Minds Remix)      
9. Journeyman (Shed Remix)    
10. Surge (16Bit Mix)  

11. GoTo10 (Broken Note Remix)   
12. Night Swim (Frank Riggio Remix)                
13. Surge (Frank Riggio Adaptation1)                 
14. Journeyman (Fanu Remix)
15. Goto10 (Photek Remix)
16. Dropped From The Sky (Jimmy Edgar Nails Did)

CD 7.
The London Metropolitan Orchestra live at the Royal Albert Hall
Adapted for orchestra by Ilan Eshkeri

1. At The End Of The Day
2. Theme From Battery
3. Introducing The Sun
4. Searchers
5. Bloodstone
7. Horsefish
6. Taxidermia
8. Lost And Found

 

Pas de crise pour Europe.

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Les vétérans du hard-rock suédois Europe seront de retour ce 30 avril avec un nouvel album. Il s’intitulera « Bag of Bones ». Ils viendront ensuite présenter leurs nouveaux titres au festival Graspop à Dessel, le 24 juin.

Tracklisting

1. Riches To Rags                   
2. Not Supposed To Sing The Blues      
3. Firebox                               
4. Bag Of Bones                       
5. Requiem                       
6. My Woman My Friend                
7. Demon Head                       
8. Drink And A Smile                       
9. Doghouse
10. Mercy You Mercy Me               
11. Bring It All Home    

http://www.europetheband.com

 

Les visions de Grimes…

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Grimes, c’est la nouvelle coqueluche hype. Son album, « Visions » propose une musique à la croisée des chemisn d’Enya, de TLC et d’Aphex Twin. Et le résultat serait fascinant, The Observer le qualifiant même d’extraordinaire et le NME de parfait !

http://grimesmusic.com

Cate Le Bon fait son « CYRK »

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Cate le Bon publiera un nouvel album ce 30 avril prochain. Il s’intitulera « CYRK ». La Galloise avait participé aux sessions d’enregistrement du projet de Gruff Rhys, Neon Neon. Pas étonnant que sa musique soit proche de celle de Super Furry Animals.

http://www.catelebon.com
http://www.Turnstilemusic.net

 

Le combat de catch de Benjamin Schoos…

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Alias Miam Monster Miam, Benjamin Schoos, le patron du label Freaksville, a décidé de publier un album sous son véritable nom. Un disque qui comporte différentes facettes. Composé comme une ode au catch et aux amours meurtris, "China Man Vs China Girl" s'avère être également une dédicace à la musique française des seventies, de Jean-Claude Vannier à François de Roubaix, tout en nous plongeant dans le romantisme belge…

Lors des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours de quelques invités, parmi lesquels figurent Laetitia Sadier de Stereolab, Mark Gardener de Ride ainsi que Chrissie Hynde des Pretenders…

http://www.miammonstermiam.com/

 

 

La nouvelle distribution de Benjamin Paulin

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Un an après avoir publié "L'Homme Moderne", Benjamin Paulin nous propose son deuxième opus studio. Et pour promotionner cette sortie, il a invité plusieurs actrices à participer au tournage de son clip, "Variations de noir", qui sera également le premier extrait de cet elpee. Originalité du concept, notoires, les invitées en plan séquence et sans artifice, écoutent le nouveau single et nous découvrons leurs réactions. Et ce sont ces prises qui serviront de base à cette vidéo…

http://www.youtube.com/watch?v=ykLssO6IoL4

 

Liesa Van der Aa rameute ses Troops

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Liesa Van der Aa vient de sortir son premier album. Il s’intitule « Troops » et à été enregistré à Berlin, sous la houlette du producteur Boris Wilsdorf (ingénieur son chez Einsturzende Neubauten). Ses compos évoquent tour à tour PJ Harvey, Nick Cave et Laurie Anderson. Pourtant, elle a uniquement recours à un violon, parfois le chant et les boucles, pour les concocter. Son inspiration est, en outre puisée dans sa formation classique et son envie d’expérimenter, afin de créer des paysages sonores nés de la fusion entre avant-garde et musique rock.

http://www.liesavanderaa.be
http://www.facebook.com/Liesavanderaamusic

En live :

- le 19 avril à la La Ferme du Biéreau - Louvain-La-Neuve- (solo) en première partie de David Bartholomé
- le 1er juillet : Gent Jazz – soirée spéciale Antony & Johnsons

 

 

Connan Mockasin

Avec Mockasin, on n’a plus les pieds sur terre…

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Publié en 2011, le premier album de Connan Mockasin, « Forever dolphin love », avait littéralement défrayé la chronique. Flanqué de son band, il se produisait ce lundi 26 mars à l’Orangerie du Botanique. Et il reviendra, mais cette fois au Cirque Royal, ce 19 mai, dans le cadre des Nuits Botanique, en compagnie de Charlotte Gainsbourg. Pour accueillir le Néo-Zélandais et sa troupe, la salle est bourrée comme un œuf. Quand on pense qu’au départ, le concert devait se dérouler à la Rotonde ; preuve que cet artiste est en passe devenir une ‘star’ incontournable. Pas de supporting act. Le set démarre à 20h30…

Lorsque le team monte sur les planches, leur accoutrement a de quoi faire sourire. Le drummer, situé à gauche du podium, porte une perruque. Il ressemble à Ringo Starr, mais en moins primaire. Le bassiste est plutôt bel homme. Baraqué, revêtu d’une chemise de soie aux motifs indiens, il est élégamment coiffé d’un turban comme les Maures, dans la série de longs métrages, « Angélique ». Chevelure traitée par un brushing comme à la belle époque des 70’s, le claviériste (parfois second gratteur) a enfilé un pantalon aux motifs psychédéliques et une chasuble de couleur bleue. Pas n’importe qui, puisqu’il s’agit de Sam Eastgate, le leader de Late of The Pier. On ne décernera cependant pas le prix d’élégance au percussionniste. Faut dire qu’il a enfilé une robe rose fendue, partiellement recouverte d’un mini-peignoir de couleur jais, parsemé de paillettes scintillantes. Il a bien des chaussettes de sport rayées, mais ses jambes sont particulièrement velues. La classe ! Heureusement, il restera planqué derrière un pupitre, à droite de l’estrade, pratiquement toute la soirée. Il s’est cependant remonté les cheveux en chignon, qu’il dénouera après deux ou trois morceaux. Connan a un look bien plus soigné. Sa petite moustache lui confère un petit air latino. Il est coiffé d’un superbe chapeau, mais surtout est vêtu d’une chemise abricot dont le col est fermé par un nœud papillon de même teinte.

Dès le début du set, on est plongé dans un univers atmosphérique, presque shoegaze. Subtile et douce, la voix de Connan épouse parfaitement la mélodie sinusoïdale. Sa guitare libère des sonorités éthérées, qui me rappellent quelque part celles dispensées par Garce, lorsqu’il sévissait chez Sad Lovers & Giants. Et Sam vient enrichir cet univers semi-psychédélique, en se concentrant alors sur ses cordes. Puis, après une intro a cappella, caractérisée par la conjugaison de leurs voix angéliques, les musicos attaquent le superbe « Faking jazz together ». A cet instant, on n’a déjà plus les pieds sur terre. Passé un bref instrumental, « Egor Hosford », donne un premier coup d’accélérateur. Empruntant un tempo tribal, il s’achève même sur un mode déstructuré. « Uniform in uniforms » nous propulse à nouveau dans la stratosphère. Mais à partir de cet instant, on ne sait plus trop bien quand commence ou s’achèvent les morceaux. Il y a bien une nouvelle chanson (« I wanna roll with you »), imprimée sur un mid tempo, soulignée de chœurs falsetto, et abordée dans l’esprit de Prince, puis une autre épique, emphatique que n’aurait pas renié Mercy Rev, des breaks inattendus, interrompus de conversations entre Connan et le public, ponctuées d’éclats de rires, des relances fulgurantes, un accès de clavier cathédralesque, un drumming convulsif, presque floydien, et en final une immersion dans l’univers aquatique de « Forever Dolphin love », le titre éponyme de l’opus, dont l’apothéose en crescendo, même au niveau des vocaux, est aussi frénétique que superbe…

Après cinq bonnes minutes d’attente et d’applaudissements, le groupe revient sur les planches. Connan Mockasin les rejoint un peu plus tard. Il porte une perruque blonde, a remis son chapeau, porte des lunettes fumées, et a enfilé un gant. Michael Jackson est de retour ! Il se lance alors dans un pastiche de feu le King de la Pop en interprétant son « Remember the time », tout en réussissant quelques pas de danse caractéristiques. Hilarant ! Lors du titre ultime, « Lizard », un morceau qui devrait figurer sur leur projet commun, Soft Hair, Connan et Sam, se mettent à déclamer et même à rapper, avant de descendre dans la fosse pour entamer une sarabande, en compagnie du public, ravi de défiler comme lors d’un concours de mode. Puis les deux compères remontent sur l’estrade, aidée par leur roadie, dans un climat de bonne humeur communicative. Le quintet prend alors congé de l’auditoire, le sourire jusqu’aux oreilles, et nous aussi…

(Voir aussi notre section photos)

Organisation Botanique