Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Les Sex Pistols chez Universal

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A des années-lumière de leur idéal punk originel, les Sex Pistols ont décidé de signer chez Universal. Et une nouvelle édition de « Never Mind The Bollocks » devrait paraître pour célébrer le 35ème anniversaire de la naissance du groupe…

 

Gulliver et les Stranglers.

Écrit par

La formation insulaire The Stranglers publiera un nouvel elpee ce 12 mars prochain. Et dans la foulée, elle se produira Centre René Magritte de Lessines le 31 mars et le 27 avril au Dépôt de Leuven. « Giants », ce sera le titre de ce nouvel album.

http://www.stranglers.net

Tracklist CD 1 “Giants”

01. Another Camden Afternoon
02. Freedom Is Insane
03. Giants
04. Lowlands
05. Boom Boom
06. My Fickle Resolve
07. Time Was Once On My Side
08. Mercury Rising
09. Adios (Tango)
10. 15 Steps

Tracklist CD 2 “Acoustic Set 2011”

01. Tits
02. English Town
03. Southern Mountains
04. European Female
05. Instead Of This
06. Long Black Veil
07. Dutch Moon
08. My Fickle Resolve
09. Don't Bring Harry
10. Cruel Garden
11. Mine All Mine
12. Bitching
13. Old Codger

14. Sanfte Kuss

 

Here We Go Magic nous mène en bateau

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La bande à Luke Temple publiera son très attendu nouvel album, « A Different Ship », ce 7 mai. Il s’agira du troisième opus d’Here We Go Magic, le précédent, « Snowbeast » remontant déjà à 2007. Et c’est Nigel Godrich (Radiohead) qui en assurera la production

http://secretlycanadian.com/artist.php?name=herewegomagic

 

 

Les affabulations de Squarepusher…

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C’est ce 14 mai que paraîtra le nouvel opus de Squarepusher. Il s’intitulera « Ufabulum ».

‘J’ai recommencé à penser à une musique purement électronique. Quelque chose de très mélodique, très agressif’ - Squarepusher

L’artiste présentera « Ufabulum » lors du festival de Dour, cet été.

 

Wim Mertens célèbre le 30ème anniversaire de la sortie de « Struggle for Pleasure ».

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Trente ans déjà que Wim Mertens a publié « Struggle for Pleasure », une œuvre qui ressort en 2012, sous la forme d’un double cd. Elle sera enrichie d’une sélection de 10 inédits issus de ses archives personnelles. Des compos issues du début des années 80. Le tout a été complété par 2 nouvelles versions de « Salernes » et « Gentleman of Leisure ».

« Struggle for Pleasure » est l’opus qui a permis à l’artiste belge d’être remarqué par la presse internationale. Ce qui lui a permis, ensuite, de se produire en concert, dès 1982, en Italie, au Japon, en Espagne, au Mexique, au Portugal et en Grèce.

 Concerts :

10/01 CC het Bolwerk, Vilvorde  (Wim Mertens Ensemble)  Sold Out
20/01 C-mine Cultuurcentrum, Genk  (Wim Mertens Ensemble)  Sold Out
1
5 & 16/03 Anciennne Belgique, Bruxelles  (Wim Mertens Ensemble) Sold Out
12/10 CC De Schakel, Waregem  (Wim Mertens Trio)
08/12 Stadsschouwburg, Louvain  (Wim Mertens Ensemble)

http://www.wimmertens.com

http://www.abconcerts.be

 

 

New Fence insolite

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Ce n’est pas un poisson d’avril, mais le nouvel opus de Fence sortira le 1er avril. Sobrement intitulé « Fence », il a été produit par Micha ‘wobble D knob’ Volders (Vermin Twins, Little Trouble Kids). Lors des sessions d’enregistrement, le groupe a eu recours à des tas d’instruments insolites, tels que le sitar et le tanpura.

Un premier extrait, “Cool Spirit”, est disponible sur la toile.

http://soundcloud.com/fencerock
http://www.fence.be/

 

Les champs magnétiques de Dapayk & Padberg

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A l’instar de champs magnétiques, Dapayk & Padberg alias Niklas Worgt & Eva Padberg ressemblent à des électrons libres qui s’attirent puis se repoussent. Et pourtant, de leur rencontre est né un album fort intéressant. Il sortira ce 28 mars et s’intitulera « Sweet Nothings ». Deux longues années de travail ont été nécessaires pour enregistrer cet elpee bourré de contrastes, déchiré entre ténèbres et lumière, euphorie et tristesse, rigueur et douceur… 

Tracklisting

1. Too Lazy
2. Play

3. Sweet Nothings  : en écoute http://www.youtube.com/watch?v=rtKoWLOXCfU
4. Fluffy Cloud
5. Endless Games
6. The Sun Came Up
7. Razorskit
8. Berlin Summer Nights
9. Take These Scissors
10. Backyard
11. Continental Drift
12. Driveby Beauty

 

Le Motor de la machine !

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Motor publiera son nouvel album ce 18 avril. Il s’intitulera « Man Made Machine ». Il s’agira de la 1ère sortie sur le label CLRX, subdivision de l’écurie de Chris Liebing, CLR. 

Pas de souci, leur musique trempe toujours au sein d’un climat postindustriel et ténébreux.

Pour la circonstance, quelques invités ont participé aux sessions d’enregistrement ; et en particulier Gary Numan, Martin L. Gore (Depeche Mode) et le chanteur allemand, Billie Ray Martin.

Tracklisting

01. Messed Up
02. Hyper Lust feat. Billie Ray Martin
03. Man Made Machine feat. Martin L. Gore
04. Control
05. Pleasure In Heaven feat. Gary Numan+
06. Automne
07. Autographic
08. The Knife feat. Douglas McCarthy
09. Hello
10. In The Dark
11. Between The Night

Vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=i3YkHfQM_RM

 

L’année Bissextile de Goudi

Écrit par

A l’instar de l’année 2012, le nouvel opus de Goudi sera « Bissextile » ! Il s’agit de son second elpee. Lors des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours d’excellents musiciens tels que Laurent Stelleman (guitare) et Koen Mertens (batterie, électro). Mais aussi de Delphine Gardin (Monsoon), Peter Vandenberghe (Flat Earth Society) et Serge Feys (Arno).

Et pas la peine de vous cacher sa date de parution, c’était ce 29 février !

http://www.greenlfant.com/Goudirelease.html

 

 

Palmarès des 9ème Octaves de la Musique

Écrit par

Pour sa neuvième édition, les ‘Octaves de la Musique’ ont réuni ce mardi soir, à la Ferme du Biéreau, une palette d’artistes de Bruxelles et de Wallonie, tous genres confondus.

Grâce au soutien des festivals, la mise en lumière des lauréats et nominés s’est prolongée au-delà de cette soirée, tout au long de l’année 2012 selon les organisateurs.

Les finalistes seront ainsi à l’affiche de LaSemo, de Dour, d’Esperanzah, du Ronquières Festival, de l’Inc’rock Festival, des Fêtes de Wallonie à Namur, du Gaume Jazz Festival, des Ardentes, de Classissimo et d’Ars Musica.

Les ‘Octaves de la Musique’ sont une initiative de la Médiathèque, de BEL RTL et de la SABAM avec le soutien de la Fédération Wallonie Bruxelles.

Lauréats - catégories musicales

Chanson française

Le Yéti

Pop / Rock

The Experimental Tropic Blues Band

Musiques urbaines

Pablo Andres

Electro

aMute

Jazz

Trio Grande & Matthew Bourne

Musique classique

Anne-Catherine Gillet

Musique contemporaine

Jean-Marie Rens

Musiques du monde

Accordion Samurai

Lauréats - catégories génériques

Album de l’année

« Cosmic Woo Woo » de David Bartholomé

Artiste de l’année

Jali

Spectacle / Concert de l’année

Leonardo Garcia-Alarcòn et le Chœur de Chambre de Namur pour "Il Diluvio Universale" de Falvetti

Octave d’honneur

Jacques Duvall

Prix

Prix du public Bel RTL « Le tube belge de l’année »

« Tenderness » de Sarah Carlier

Prix Émergences de la Médiathèque

Lonh

Prix Jeff Bodart de la SABAM

Puggy

Prix de la Ministre de la Culture

Stereo Grand

Prix du Clip Musical de l’année des Télévisions

David Bartholomé “In the middle of”

 

Head Full of Flames

Seven song (Ep)

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Elliott Smith, Daniel Johnston, Kaki King, Deerhunter, Daniel Lanois, Bonnie 'Prince' Billy, Nick Drake et Sam Amidon sont les principales influences citées par la presse néerlandophone, lorsqu’elle présente Head Full of Flames. Une formation issue de la région de Louvain, fondée en 1998, par Sim Van Thienen et Jan Evenepoel ; un duo rejoint depuis peu par Lotte de Troyer et PJ Seaux.

Trempée dans l’americana, leur solution sonore est tantôt riche, tantôt dépouillée. Les musicos ont ainsi recours au banjo, aux guitares acoustiques mais aussi électriques, à la lap steel, à l’ukulélé, aux drums (feutrés !), aux percus, à la basse, aux claviers, au piano et à la trompette. Les harmonies vocales sont limpides, diaphanes, et sont conjuguées, le plus souvent, par Sim, Jan et Lotte.

Perso, ce sont les plages les moins lo fi qui me bottent le plus. A l’instar de « Five Times », de « Wide lines ». Ou encore de « Neon light ». Subtilement parfumée de swing, elle affiche un ton manifestement plus optimiste. Tout au long de ces trois morceaux, des accès d’électricité y sont dispensés parcimonieusement, mais judicieusement, se mêlant parfaitement aux cordes de gratte acoustiques, insufflant davantage d’intensité aux compos. A tel point qu’elles peuvent parfois évoquer Red House Painters, mais sans la voix douloureuse de Mark Kozelek. Ce qui rend le climat mélancolique, au sein duquel baigne cet Ep, plus doux. A contrario, sur les compos les plus dépouillées, une sensation de spleen est susceptible de vous envahir insidieusement. Pas trop longtemps heureusement, car ce disque ne recèle que 7 titres. Head Full of Flames nous démontre cependant qu’il recèle un énorme potentiel. Un groupe à suivre attentivement, c’est une certitude.

 

Trent Reznor & Atticus Ross

The Girl with the Dragon Tattoo

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Il y a un an, Trent Reznor et Atticus Ross décrochaient la timbale aux Oscars pour leur travail opéré sur la bande son de « The Social Network » de David Fincher. Il faut dire que le labeur des deux compositeurs était tout à fait impeccable. Au vu de cette réussite, Fincher n’a pas hésité une seconde à réembaucher les deux membres de How To Destroy Angels et proches collaborateurs pour illustrer la trame sonore de « The Girl With The Dragon Tattoo », relecture à l’américaine du premier volet de « Millennium », l’adaptation cinématographique de la fameuse trilogie de Stieg Larsson. Une trilogie que l’on avait déjà pu voir sur grand et petit écran dans sa version originale suédoise réalisée par Niels Oplev. Pas de nominations pour le duo cette fois, mais un résultat aussi trippant que celui de « The Social Network ». Et on ne peut pas dire que le leader de Nine Inch Nails et son bras droit se sont foutus de Fincher ou de leur public, en délivrant pas moins de 39 morceaux partagés sur 3 disques.

La B.O. démarre sur un autre remake, celui de l’« Immigrant Song » de Led Zeppelin, revu et corrigé par Ross et Reznor. Ceux-ci lui octroient un soupçon de sensualité en invitant une Karen O déchaînée à pousser la chansonnette. Le reste de la bande son est à l’image du film, à la fois sombre, intense et intriguant. Mais qui, comme la majorité des bandes originales de thrillers, ne se laisse résolument pas écouter à toutes occasions, à moins d’être un fervent amateur du genre. Car isolée des images censée accompagner le film, la B.O. de « The Girl With The Dragon Tattoo » peut s’avérer un peu longuette même si, paradoxalement, on ne peut rien reprocher au travail de composition des deux collaborateurs de longue date. A choisir, mieux vaut s’envoyer les trois galettes, plongé dans un bon roman à suspense…

 

Savaging Spires

Savaging Spires

Écrit par

Annoncé comme une révélation majeure par une certaine presse dithyrambique, ce premier long essai des Anglais de Savaging Spires déçoit.

Pourquoi ?

Dans une veine étiquetée Folk Psyché, ce qui revient à dire dans ce cas précis organique et foutraque, le groupe qui entretient soigneusement un halo de mystère autour de lui, emmène l’auditeur en balade dans une forêt mystérieuse mais oublie de semer les petits cailloux blancs qui permettraient de s’y retrouver parmi ses nombreuses et brumeuses divagations illuminées.

La lumière filtre au travers des feuillages, et au milieu des gazouillis d’oiseaux aux ramures étranges et bariolées, on distingue parfois l’une ou l’autre clairière où il est ma foi fort agréable de trouver le repos (le single « Bending The Rules Of Time », « Trust », « Apostrophe Lake », « Cemetery Lounge »).

Mais dans l’ensemble, l’album semble quelque part bâclé, même si l’on devine l’intention louable d’être le plus honnête possible.

Une conception qui rappelle l’œuvre en solitaire de Syd Barrett, mais en version pastorale.

 

Stuck in The Sound

Pursuit

Écrit par

« Pursuit » constitue déjà la 3ème page de l’aventure de Stuck in the Sound. En 2006, le groupe français est lancé par son hit « ToyBoy ». Mais la suite ne confirme pas leurs excellentes dispositions. Il faut même avouer que sur les deux derniers albums, leurs bonnes intentions s’essoufflent un peu trop rapidement. Leur nouvel opus lorgne toujours vers le rock des années 90. Celui de Nirvana, Pixies, Pavement et consorts, tout particulièrement. On retrouve ce mur de guitares aux sonorités saturées. Ces compos bourrées d’énergie. Mais sur cet elpee, le combo tient la distance. Son rock a gagné en efficacité et devrait faire des ravages sur les planches. Comment résister au single accrocheur « Bandruptcy », caractérisé par sa ligne de basse imparable et des lyrics simples mais d’une frontalité rare: ‘We are Stuck in the Sound, we’ve been gone for years and now we are back again. For the worst, for the best, for trials and mistakes. If you want to join us for a while’. L’album recèle d’autres pépites comme « Silent and Sweet », une ballade empreinte de sensibilité ou encore « Fred Mercure », sorte de croisement parfait entre The Cure et les Pixies (NDR : on y revient !) Il reste cependant encore à la formation à bien digérer toutes ses influences, parfois encore trop évidentes (Stuck in the Sound of the 90’s ?) ; on est d’ailleurs pas tellement loin du plagiat d’Arid sur « Who’s the Guy ? » et même sur « Tender »…

Nonobstant ces petits dérapages, « Pursuit » constitue certainement un des meilleurs albums de rock (à fort potentiel commercial), sorti en ce début d’année. J’aspire même à redécouvrir les Parisiens en live !

 

Unkle

Where Did The Night Fall - Another Night Out

Écrit par

Remodelé autour de l’immuable James Lavelle, Unkle (re)visite la nuit sous divers horizons.

Tout commence nulle part (« Nowhere », une boucle vaporeuse anecdotique) pour s’achever au dehors, sous la bannière étoilée d’un ciel sans lune (« Another Night Out », bercé par la voix grave et profonde de Mark Lanegan).

La surprise majeure de cet album est son approche radicalement Rock pour un projet initialement conçu dans une veine abstract Hip Hop.

Jadis, les différents invités apportaient leur touche à l’univers d’Unkle ; or, aujourd’hui, il semble que ce soit l’inverse qui se produise.

Ainsi, il n’est plus question de style à proprement parler, et l’album manque parfois de cohérence.

Néanmoins, la plupart des titres s’avèrent de qualité, et c’est bien là le principal.

Les fans de la première heure seront sans doute déçus, mais ce « Where Did The Night fall » recèle suffisamment de bon matériel pour le hisser dans le haut du panier.

Les accompagnements vocaux de Sleepy Sun (« Follow me down »), The Black Angels (« Natural Selection ») ou encore Gavin Clarck (« Feeling Stars » et « The Healing ») ne sont pas présents pour décorer ; et si la patte de Lavelle se démarque encore circonstanciellement (« Ablivion »), il s’agit en fait d’une fresque commune à appréhender en tant que telle.

A défaut des ambiances rencontrées sur le premier elpee (« Psyence Fiction ») et loin des errements de

« End Titles », ce cinquième essai a le mérite de ne pas se répéter et le malheur de ne rien inventer.

Un généreux bonus disc creuse le même sillon en recelant des titres d’aussi bonne facture.

Epinglons au passage le concours de Nick Cave sur « Money And Run ».

Promis à un bel avenir au seuil de ce vingt et unième siècle, Unkle est peut être rentré dans le rang ; mais s’affiche toujours comme une valeur sûre.

 

Sven Väth

In the mix / The sound of the Twelfth season

Écrit par

Sven Väth est un DJ et producteur allemand qui milite plutôt dans la House et la Trance. Véritable machine à mixer, celui que certains surnomment le parrain de la techno allemande enchaîne les productions, compilations et différents sets à un rythme effréné!

Aujourd’hui, il nous offre une double compilation bien dense consacrée à la douzième saison (oui vous avez bien lu) de « The Sound of … », une série de compilations produite par Cocoon Recordings.

Mais assez de préambules, passons donc à l’écoute du premier disque, qui recèle 13 pistes. Première constatation, le démarrage est assez lent. La techno y est même assez minimaliste. C’est un style particulier que je n’affectionne pas particulièrement. D’un point de vue personnel, je trouve toujours délicat d’introduire son sujet de pareille manière. En effet, son écoute a la plupart du temps tendance à (r)adoucir un auditeur pourtant en attente de beats et d’electronica plus travaillée, et ce, particulièrement au sein d'une double compilation.

Par la suite, les morceaux s’enchainent mieux, et l’on tombe petit à petit sous le charme de l'LP. Typiquement, ce premier volet vise à fournir une musique dite ‘d'ambiance électro’, un style que l’on se plaira à écouter tout particulièrement dans les cafés branchés de la Capitale.

Au final, c’est donc chouette et plaisant, voire fort agréable parfois. Et l’on notera ça et là les changements de direction et de rythme dans la compilation, par exemple lors du passage de la quatrième chanson Boys Noize - « Adonis ». Bonne idée, ces variations permettent d'apporter une vraie bouffée d’air frais au travers des morceaux.

Mais au-delà de ce plaisir, il manque à ce recueil un petit quelque chose. Une explosion. Une piste qui casse la baraque et puisse convaincre le mélomane que, décidément, cette électro est purement géniale. Les morceaux sont bien arrangés, mais la carence en ruptures dans le rythme ne permet pas d’insuffler le tonus adéquat à la bonne electonica. De même, l’absence de chants sur certains morceaux n’aide pas à tonifier l'ensemble.

On reste donc dans une sorte de musique ‘d’accompagnement’, et d’un avis personnel, il ne s’agit pas ici d’un cd que le mélomane écoutera attentivement, confortement installé chez lui. Au final, on reste donc sur une impression partagée pour ce premier disque, un peu comme si le Deejay teuton avait travaillé en mettant un pied sur l’accélérateur et un autre sur le frein.

Par contre, une fois la deuxième galette glissée dans le lecteur, les changements (entendez améliorations, d’un avis purement personnel) sont notables, et ce immédiatement ! Les chants et voix qu’on jugeait trop absents dans la première partie font ici leur apparition dès les premiers tracks, et dynamisent véritablement le contenu offert à nos oreilles.

Les 12 titres de cette seconde partie sont donc bien plus agréables à l’écoute. Et la troisième chanson signée Steffi – « Yours feat. Virginia » vient confirmer définitivement l'idée qu’il est préférable de s’appuyer sur le chant pour libérer les mélodies et apprécier pleinement le travail fourni par Sven Värth dans sa compilation.

De même, se distingue également parmi les morceaux proposés sur ce second CD la chanson Osunlade – « Envision » (remixée par Âme). Assez calme au départ, sa puissance monte doucement pour finalement nous emporter totalement, même si la piste aurait gagnée à être plus courte (6 minutes au compteur), et ce d'autant plus que la sauce est lente à prendre.

En conclusion, une bien chouette compilation qui devrait ravir les fans ; mais à mon humble avis, pas encore parfaitement au point dans son ensemble, car un peu trop inégale entre sa première et sa seconde partie.

 

Weekend

Red (Ep)

Écrit par

-  Et toi, que fais-tu le Weekend ?

-  Je retrouve les potes et on spolie nos aînés.

-  Ah ? Et quel est le résultat ?

-  Du shoegaze old school

Nostalgiques des années 90 ? Envie de découvrir un groupe dont la musique rappelle cette glorieuse décade où les gamins affichaient des profils bas et des franges qui leur bouffaient le visage ?

Jamais remis de la disparition de Chapterhouse & Co ?

Alors, ce disque est pour vous.

Dans le genre, c’est sympa, mais il reste quand même un arrière-goût de plagiat.

 

Daniel Darc

La Taille De Mon Ame

Écrit par

Sortant de l’obscurité comme un faisceau de lumière Divine, Daniel Darc refait à nouveau le printemps.

Attendu au tournant mais n’ayant plus rien à prouver à quiconque, l’homme au passé tumultueux gravé à même le cœur nous gratifie d’un album de grande f(r)acture.

Au seuil de la dernière partie de son existence, l’ex-Taxi Girl valse debout et célèbre cet improbable exploit, nous invitant à communier avec la vie.

Introspections, génuflexions, réflexion, abandon.

Aventureux, il fuit le confort et la facilité, prend des risques mesurés mais que d’aucuns ne se permettraient.

Fidèle à lui-même, touchant la grâce d’une tremblante caresse, et embrassant l’absolu dans un souffle, il transfigure sa musique et lui donne l’ampleur des œuvres inoubliables.

De la notoriété, il n’a que faire.

Soldat de l’Art au nom de l’Art, Daniel Darc poursuit son chemin, entamé comme un calvaire, un chemin qui ressemble de plus en plus à s’y méprendre à une marche glorieuse vers les étoiles.

Partant dans tous les azimuts, l’album montre plusieurs facettes de son talent.

L’humour opère par touches subtiles, la voix et les intonations guident au gré des flux et reflux de son âme au pays de Cocagne, alors que le propos retrace un parcours chaotique et particulièrement chahuté, mais sans céder à l’apitoiement.

« La Taille De Mon Ame » est un titre particulièrement bien choisi, et à l’écoute de cet album, on imagine aisément la place conséquente que celle-ci prendra au paradis.

 

Ani DiFranco

Which Side are You on?

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Ani DiFranco a aujourd’hui plus de 40 ans (NDR : elle est née le 23 septembre 1970 !) La féministe américano-italienne n’a pourtant plus rien à prouver ; mais elle revient régulièrement sur le devant de la scène afin de dispenser ses brûlots politiquement engagés, dans un style folk très caractéristique. Depuis 1990, elle a publié, chaque année un nouvel elpee. Mais « Which Side are You on? » fait suite à “Red Letter Year”, gravé en 2008. Et toujours sur son propre label, Righteous Babe.

Pas de grands bouleversements à observer sur sa nouvelle œuvre. Comme d’habitude, les textes sont d’une importance primordiale (NDR : c’est probablement la raison pour laquelle cette artiste ne jouit que d’un succès limité de ce côté de l’Atlantique). Le jeu de guitare est dépouillé et sa voix puissante. Le combat mené par Ani semble, en outre, semble tomber à point nommé, aux Etats-Unis. Il colle ainsi parfaitement au mouvement créé par les ‘Indignés’ qui luttent contre les dérives de la Finance et la toute puissance de Wall Street.

Ainsi, ballade folk qui ouvre l’elpee, « Life Boat » nous raconte l’histoire d’une femme qui se bat pour survivre, à la Nouvelle-Orléans. Un combat qu’elle mène au jour le jour. Mais le sommet de l’album est atteint lors de la reprise du « Which Side Are You On », un classique de Pete Seeger (‘Are you part of the solution or are you part of the con?’), auquel le pionnier participe d’ailleurs aux chœurs. Quoique puisant ses influences dans le folk, le jazz et même la soul, cette œuvre s’adresse principalement au peuple yankee. A cause des lyrics, bien sûr. Et pourtant Mrs DiFranco possède suffisamment de talent pour faire son trou, sur le Vieux Continent…

 

Emika

Emika

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Emika est une jeune Anglaise de 25 ans, prénommée Ema Jolly à la ville. Et d’un avis personnel, j’avoue qu’elle porte plutôt bien son nom de famille ! D’origine tchèque, elle a vécu à Bristol avant de s’exiler à Berlin. La musique proposée par la belle se nourrit donc d’influences variées et cosmopolites.

Pour son premier album, Emika propose sous l’égide de Ninja Thune un elpee éponyme de 12 pistes regorgeant d’électro et techno ; un disque qui recèle, ma foi, quelques compos instrumentales franchement sympathiques.

Déjà, dès l’introduction du cd, on devine le talent sous-jacent de la néo-Berlinoise. Il émane de "3 hours" une espèce de murmure gracieux, une mélodie discrète mais suffisamment présente et les voix électro sont retravaillées assez finement. Que du bon donc ! La curiosité piquée au vif, on en redemande et passe vite à la suite. Ainsi, petit à petit, au fil des morceaux qui s’écoulent, tout un univers se met alors en place dans nos oreilles.

Comme indiqué ci-dessus, la musique est issue d’influences diverses. « Common exchange » en est certainement le plus bel exemple. Après une intro électro, la voix d'Emika prend alors une coloration r&b rappelant même la regrettée Aaliyah. Morceau plus calme et posé, « Professional Loving » démontre que la chanteuse est également capable de douceur, à ses heures.

Toutefois, je reprocherai quand même à la belle de ficeler des mélodies pas toujours à la hauteur de sa fort jolie voix. A l’instar de « Double Edge », plage qui ne m'a pas vraiment convaincu. A cause des sonorités beaucoup trop sourdes et froides. Enfin, j’estime aussi que trop souvent, il existe un mauvais calibrage entre son et vocalises, donnant l’impression que la musique ‘mange’ la voix de la musicienne britannique.

Reste qu’on fait ici un peu la fine bouche, car il faut se rappeler qu’il s’agit du premier album de cette pétillante Anglaise, et que pour un coup d’essai, on n’est déjà pas loin du coup de maître. Finement joué donc, même si l’ensemble est parfois un peu trop tendre pour se fondre totalement dans la mélodie électro dispensée en parallèle.

Par conséquent, si cet LP peut finir par lasser sur la durée, force est de constater que c’est un départ franchement plaisant pour cette jeune artiste. Le style personnel d’Emika, s’il n’est pas totalement abouti donc, est assurément sur de très bons rails !

 

Gonjasufi

Mu.Zz.Le

Écrit par

Suite à son expérience musicale acquise au sein du crew hip-hop Masters of the Universe, Sumach Ecks collabore avec Gaslamp Killer ou encore Flying Lotus. Ce dernier, en invitant Gonjasufi à poser sa voix sur l’excellent morceau « Testament », lui décroche une place sur le label visionnaire Warp Records. Son premier album « A Sufi And A Killer » est très bien reçu par la critique. Le prof de yoga produit une musique inspirée par une sorte de spiritualité qu’il entretient grâce à un cocktail Cannabis-LSD. Il avoue d’ailleurs avoir trouvé son pseudo en s’autoproclamant soufi car il fume ‘pas mal’ de ganja. Peu importe parce que musicalement, c’est transcendant et réussi. Malheureusement, sa tournée présentant l’opus est mal accueillie. Pourquoi ? Tout simplement à cause de ses musiciens et d’un manque cruel d’organisation. Ce qui lui vaudra d’être majoritairement considéré comme un vagabond plutôt –et à juste titre– qu’un musicien tripant lorsqu’il distille une musique hybride faite d’incantations sur une toile de trip-hop enfumé et déglingué. 

Toute cette histoire explique peut-être la difficulté rencontrée par le deuxième album publié au sein de la même écurie. « Mu.Zz.Le » est un petit bijou mais ne dure pas plus de vingt-cinq minutes. Sur les 10 morceaux de ce mini-album, aucun ne dépasse les quatre minutes ; et pourtant, l’œuvre est plutôt intéressante. Gonjasufi se détache des collaborateurs présents sur sa première plaque pour s’allier d’êtres plus proches comme sa fille ou sa femme. Un autre retour aux sources est flagrant puisqu’il enregistre cet album à la maison, dans le désert du Mojave.

Concrètement, l’album démarre par « White Picket Fence » qui fait office d’introduction psychédélique, suivi par « Feedin’ Birds » sur lequel sa femme pose discrètement sa voix. Ensuite, c’est « Nickel and Dimes » qui donne le ton de cet album. Pour faire simple, Gonjasufi est en rupture totale avec ses prestations scéniques. Il nous livre un album aux mélodies calmes imprégnées de voix psychotiques (« Rubberland » et « Venom »). Nous laissons place à une sorte d’interlude qu’est « Timeout » pour repartir au fin fond de notre subconscient grâce à des tracks comme « Skin », « The Blame » et « Blaksuit ». Finalement, l’excellent « Sniffin’ » met un point d’honneur à ce bien agréable voyage qui prend fin beaucoup trop vite…