La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de…

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Bertrand Burgalat

Toutes Directions

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La découverte de « Toutes Directions », le 4ème album solo de Bertrand Burgalat, constitue ma première incursion dans l’univers de ce musicien, patron de label (Tricatel), illustre producteur corse (Alain Chamfort, Katerine, Supergrass, Alizée) et électron libre au sein l’univers musical hexagonal, depuis 1987.

L’ami Burgalat possède un univers décalé et légèrement kitsch toujours admirablement mis en son. Il est de notoriété publique que le Français ne chante pas particulièrement bien ; mais sous ses airs de dilettante et de dandy, il compose de la variété française –un peu foutraque– de qualité, quelque part entre la classe de Benjamin Biolay voire d’Arnaud Fleurent-Didier (« Sous les Colombes de Granit ») et l’humour de… Valérie Lemercier (son ex-compagne). L’album regorge de claviers vintage, de nappes de violons ou de vibraphone. Parfois, la formule s’avère pénible (« Sentinelle Mathématique » ou « Très Grand Tourisme ») mais souvent la pop de BB fait mouche (« Bardot’s Dance », « Dubaï My Love ») ! De plus, les textes, écrits par Charles Berling, Barbara Carlotti ou Laurent Chalumeau, naviguent toujours entre humour et mélancolie, renforçant ainsi une charmante dimension bancale… Un artiste pop, chic et anachronique, mais définitivement unique !

 

Embarquez sur le navire d’Here We Go Magic dès le 7 mai

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Afin d’illustrer leur nouvel album « A Different Ship » à paraitre le 8 mai, les New-Yorkais d’Here We Go Magic viennent de dévoiler leur clip « How Do I Know » ainsi que le titre « Make Up Your Mind ».

Débuté il y a plus d’un an, le projet du groupe de rock indépendant a posé ses premières pierres sur scène, alors qu’ils jouaient au Parc du Festival de Glastonbury, en juin 2010. Pour soutenir cet opus produit par Nigel Godrich  (Radiohead, Beck, Air, Paul McCartney…), les Américains seront à Paris le 10 Juillet prochain au Trabendo.

Le clip « How Do I Know » est à découvrir ici .

Plus d’infos http://herewegomagicband.tumblr.com/

Alaska in Winter en téléchargement gratuit

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Le remix d’Alaska In Winter du titre « Underwear » de FM Belfast est maintenant disponible en téléchargement gratuit ici . 
 
Plus d’infos : http://alaskainwinter.bandcamp.com   

Roots & Roses 2012 : mardi 1er mai

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Le festival Roots & Roses se déroule à Lessines, chaque premier mai, depuis 2010. En 2012, il fêtait donc sa troisième édition. Petit changement par rapport aux deux premières années, la programmation accueillait autant d’artistes ou groupes de blues que de musique actuelle, même si ces derniers y plantent toujours leurs racines (les roots !) Et vu les averses qui étaient tombées la veille, on aurait pu aussi planter les nôtres, tant le sol était détrempé. Pas de gadoue comme à Dour, vu le déversement de tonnes de sable, mais une surface meuble, spongieuse, sur laquelle il n’était pas toujours facile de se déplacer. Heureusement, les deux podiums étaient abrités par autant de chapiteaux ; de quoi préserver les festivaliers des éventuelles intempéries. Excellente initiative, un laps de temps de 5 à 10 minutes minimum sépare chaque concert, de quoi laisser le temps aux spectateurs de s’installer au sein de l’autre tente.

Arrivé vers 16h40, votre serviteur n’a pu assister qu’au dernier morceau de Dan Sartain. Dans ces conditions, impossible de vous donner un avis qui tienne la route, au sujet de la prestation d’un groupe responsable, il y a peu, d’un nouvel album, dont Taï avait effectué une excellente chronique, la semaine dernière…

Revoir les Fleshtones? Ben oui, c’est une des raisons pour lesquelles, j’avais effectué le déplacement. Ce groupe de rock/garage est né en 1976 et il a toujours la pêche en ‘live’. Pendant un quart de siècle, il a été considéré comme le meilleur groupe sur scène au monde. Pas question musique, mais spectacle. Physiquement, les musiciens ont pris un coup de vieux, mais franchement, ils assurent toujours sur les planches. Pas question de se prendre au sérieux, mais leur but est de communiquer leur fun et leur bonne humeur. En début de parcours, le son est un peu pourri, et on n’entend guère les interventions de Peter, au clavier farfisa. Mais au fil des morceaux, on entre dans leur cinéma, et on prend son pied. Les attitudes très 50’s, les rotations simultanées des musicos, y compris celles du drummer alimentent le spectacle visuel. Tout comme les deux bains de foule que s’est autorisé Zaremba. On a même eu droit à quelques pompes accordées en fin de parcours. Mais aussi à un pastiche du « Break on truth » des Doors et une cover instrumentale du « Day Tripper » des Beatles. Et si les balances étaient parfois un peu bancales, une chose est sûre, tout au long de leur show, on s’est bien amusé.

Barrence Whitfield & The Savages ? Désolé, mais je ne connaissais que de nom. Barrence est un chanteur de couleur noire qui drive un combo réunissant des blancs. De petite taille, trapu, chauve, chaussant des lunettes fumées sur le nez, il possède une voix hors du commun. Puissante, profonde, elle évoque, en mon fors intérieur, tour à tour James Brown ou Little Richard. Surtout ce dernier, quand la musique du combo prend sa forme la plus rock’n’roll. Et l’impression aurait été encore plus manifeste, si parmi les musicos, figurait un pianiste. Car sous leur aspect le plus soul, les morceaux sont hantés par feu Mr. Dynamite. Comme la plupart de ceux joués en début de show. Impressionnant, le saxophoniste baigne l’expression sonore de sonorités chaleureuses. Au sein du line up, militent également un guitariste, un bassiste et un drummer. D’excellent musicos, il faut le souligner. Mais j’ai toujours eu du mal à accrocher à cette forme de rhythm and blues. C’est à partir du moment où le répertoire va passer au rock’n’roll que le set va devenir le plus convainquant. Barrence se mue alors en véritable sauvage et se roule sur l’estrade, tout au long de compos percutantes, explosives et irrésistibles. Avant de clôturer sa prestation par un delta blues réminiscent de John Lee Hooker.

Le trio The Experimental Tropic Blues Band a donc publié son troisième album, sous la houlette de Jon Spencer. Intitulé « Liquid love », c’est probablement l’opus le plus sauvage que le combo liégeois ait concocté à ce jour. Et sauvage, c’est le terme qui convient le mieux à leur prestation. Le son est sale. Ca cogne dur. Boogie Snake porte une veste à franges. Son épaisse chevelure blonde lui cache le plus souvent le visage. Dirty Coq a enfilé un marcel. Il est très concentré sur son sujet. Devil d’Inferno frappe sec. Un tempo tribal qui fédère les compos. De temps à autre, Boogie Snake arrache des notes de son harmonica, notamment lors de l’interprétation de leur single, « Keep this love ». Il nous réserve aussi son morceau rituel, qu’il interprète au bord de l’essoufflement, puis n’oublie pas ce petit exercice de crowdsurfing si caractéristique. Dirty Coq se sert alors d’un jack de guitare pour attaquer la cover du « Human fly » des Cramps.  Classique ! Un bon set, mais trop ancré dans ses repères. Deux ou trois reprises supplémentaires et pourquoi pas chaque fois différentes, incluses dans leur répertoire ‘live’, devraient permettre au public de davantage accrocher. Un créneau que le trio aurait peut-être intérêt à creuser, pour ne pas provoquer une certaine lassitude chez les fans. Surtout quand on joue au sein d’un périmètre aussi restreint que celui de la Belgique…

Chez El Fish, milite Steven De Bruyn, un remarquable harmoniciste. Il monte sur l’estrade coiffé d’un superbe chapeau. Les quatre autres musiciens sont loin d’être des manchots. Sous son aspect instrumental et vocal, la solution sonore est parfaite. Mais musicalement, ce genre a le don de me pomper l’air en deux temps trois mouvements. En fait, il manquait notre spécialiste en blues, Jean-Claude, qui aurait été bien plus utile sur place pour jauger leur prestation…

C’était la troisième fois que j’assistais à un concert du Jon Spencer Blues Explosion ; et les deux premiers ne m’avaient pas particulièrement emballé. Mais dès les premières secondes du set, on sent que le trio est en forme. En outre, et ce phénomène est probablement une énigme : le son est impeccable, frôlant la perfection. Et pourtant la musique est âpre, viscérale, sans concession. Les guitares hurlent. Faut dire qu’elles sont deux, et la gratte de Judah Bauer, libère des sonorités aussi virulentes que celle de Jon. Bauer se réserve également le chant, sur l’une ou l’autre compo. Mais évidemment, c’est la voix de prédicateur shamanique de Spencer qui fascine le plus. Tour à tour indolente ou geignarde, elle nous assène régulièrement son slogan rituel ‘Bluuuuuuuues exPLOsieuuuuuuuun Babyyyyy !’ La frappe du drummer Russell Simins est implacable, entretenant ce climat de tension permanente. Bref les trois musicos me semblent tous très inspirés ce soir, et contribuent équitablement à l’élaboration de ce blues contemporain et furieux. On se rend compte aujourd’hui que sans le JSBE, il n’y aurait jamais eu de Black Keys, Jim Jones Revue, White Stripes et consorts. La classe ; même si au bout du set, il n’y a pas eu de rappel. Encore une bande de sauvages (merci Phil pour le bon mot !)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

 

21 disques pour les 21 ans de Blur…

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21 après la sortie de leur premier album Leisure, les Britanniques de Blur ont annoncé la parution d’un box collector le 30 juillet prochain.

Cette édition contiendra entre-autres, les 7 albums studios du groupe, près de 5h30 de chansons rares ou inédites, 3 DVDs de lives, un livre-photo, une édition vinyle exclusive de « Seymour », nom du groupe formé en 1989 par Damon Albarn, Alex James et Graham Coxon.

Plusieurs raretés sont également présentes dans ce box, dont plusieurs chansons enregistrées pour d’anciens albums et des sessions avec Bill Laswell mais aussi Andy Partridge.

En plus de cette édition luxe de 21 disques, les 7 albums studio seront disponibles individuellement avec des chansons moins courantes et autres bonus.

Pour finir, un coffret regroupant six des sept albums en version vinyles, accompagné des versions numériques, téléchargeables sur internet sera également disponible.

Après sa séparation en 2003, le groupe s’est reformé en 2009 et a donné un show mémorable au East Anglian Railway Museum de Colchester, là où ils s’étaient produits 20 ans plus tôt avec leur groupe Seymour puis dans plusieurs concerts dont un à Hyde Park. Suite à la parution du titre « Fool’s day » en 2010, le groupe devait dévoiler un nouvel album en 2012 mais l’opus est finalement mis de côté pour le moment…

Plus d’infos : http://blur.co.uk/blur21/

Dan Sartain

Too Tough to Live

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Actif au sein de la scène alternative depuis 2011, l’Américain Dan Sartain n’a pas pour habitude de faire particulièrement dans la dentelle ! Sur « Too Tough to Live », son dernier album en date, il enfile en effet 13 morceaux en 19 minutes chrono ! Rythme et guitare pied au plancher, dans un style oscillant entre le pur rockabilly, le blues… mais surtout le garage-punk aux relents pop cher aux Ramones ! Et sa biographie le confirme, il a punkyfié le ton pour s’en donner à cœur joie sur des hits tels que « I Wanna Join the Army » ou l’irrésistible « Rona ». Et comment ne pas succomber à des lyrics proposés sous cette forme : ‘Fuck Friday, fuck Saturday, fuck Sunday… fuck you. I don’t want to do what you want me to!’ Joey Ramone et Jay Reatard ont trouvé un héritier, c’est Sartain (hahaha !!!)

En live à Lessines au Blues & Roots Festival ce 1er mai 2012 !

 

Carlos Santana, 36ème album pour le légendaire guitariste !

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A 65 ans, Carlos Santana ne prend pas de repos ! Pour son 36ème album intitulé « Shape Shifter », le guitariste mexicain nous offre  un opus de 13 titres dont 12 totalement instrumentaux.

Le 15 mai sortira donc le nouveau projet de la star révélée il y a plus de 45 ans ! Après avoir débuté au sein du Santana Blues Band, Santana est invité au mythique festival de Woodstock en 1969 où il offre une performance unique sur le morceau « Soul Sacrifice ». Depuis, Santana n’a cessé de faire évoluer sa musique en fonction de multiples influences, de la musique traditionnelle mexicaine au rap en 1999 sur le titre « Maria, Maria » avec Wyclef Jean.

Shape Shifter Tracklisting:    

1. Shape Shifter
2. Dom
3. Nomad
4. Metatron
5. Angelica Faith
6. Never The Same Again
7. In The Light of a New Day
8. Spark of the Divine
9. Macumba In Budapest
10. Mr. Szabo
11. Erez La Luz
12. Canula
13. Ah, Sweet

Plus d’infos : http://www.santana.com/

Para One, retour en solo

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Le producteur et réalisateur français Para One publiera son nouvel album, « Passion » ce 11 juin.

Après avoir réalisé de nombreux opus, notamment pour Birdy Nam Nam, Alizée, TTC … Para One revient en solo et sera en concert le 7 mai au Magazine Club à Lille.

Plus d’infos : http://www.myspace.com/paraone

Tracklist :

1. Ice Cold
2 Wake Me Up
3. Every Little Thing (feat. Irfane and Teki Latex)
4. Vibrations followed by Poisoned Apples (Interlude)
5. When The Night (feat. Jaw)
6. Sigmund
7. Love Ave
8. You
9. Albatros
10. Lean on Me (feat. Teki Latex)
11. The Talking Drums
12. Empire

Un live pour Sade

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Pour immortaliser sa tournée débutée en 2011, la chanteuse Sade a confié la réalisation de son DVD « Bring Me Home Live 2011 » à Sophie Muller qui nous offre deux heures de show, sur 22 chansons ainsi qu’un reportage des coulisses de la tournée.

En 28 années de carrière, Sade a déjà vendu plus de 50 millions de disques et été revenu sur le devant de la scène en 2010 avec son album « Soldier of Love » pour lequel elle avait programmé une tournée de 106 dates à travers le monde, réunissant plus de 800 000 spectateurs.

Le DVD sortira 21 mai prochain, accompagné de la version CD (13 chansons) et sera également disponible en Blue-Ray.

Plus d’infos : http://www.sade.com/be/home/

Paul Simon de retour pour les 25 ans de « Graceland » !

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Pour le 25ème anniversaire de sa sortie, Paul Simon a annoncé la réédition de son album « Graceland ».

Avec plus de 14 millions de pièces vendues et 2 Grammy Awards, le deuxième album de Paul Simon sera également disponible dans une édition collector, Graceland 25th Anniversary Collector's Edition Box Set, de 2 CDs et deux DVDs qui contiendra une version remasterisée de l’album, le documentaire «Under The African Skies», la version originale d’«African Concert» (1987) ainsi que sa performance de «Diamonds on the Soles of Her Shoes».«Au Saturday Night Live» et bien d’autres bonus !

A cette occasion, LaDeux diffusera au mois de juin le documentaire « Under The African Skies » réalisé par Joe Berlinger sur l’album « Graceland » de celui qui s’est également illustré au sein du duo Simon & Garfunkel.

Plus d’infos : http://www.paulsimon.com/us/home

The Dandy Warhols

Pop-art ? Où, quand ? Pas vu, ni entendu !

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Ah les Dandy Warhols ! Je les avais ‘vus’, pour la première et dernière fois en ouverture du concert de David Bowie, au Sportpaleis d’Anvers. C’était en 2003. Ben ça fait un bail, non ? A l’époque, je m’étais dit à posteriori qu’il serait plus que nécessaire de les revoir et surtout de les réécouter dans de ‘bonnes conditions’. En effet, le ‘Ziggy’ du haut de sa gloire ne leur avait laissé que quelques malheureuses miettes carrées (drôle, non ?) devant un rideau immaculé et une sono pourrie pour pouvoir s’exprimer. Un peu peu… Mais leur répertoire, un véritable juke-box de rock électro-psychédélique ne m’avait pas découragé ; et je fredonnais plus que je ne percevais ou n’entendais ce soir-là.

Dix ans plus tard, l’occasion m’est donnée d’assister à leur prestation sous une bien meilleure configuration. Ce rendez-vous là, pas question de le louper ! Coup de bol, ils ne se produisent que cinq fois (!) sur le Vieux Continent : Amsterdam, Düsseldorf et ouf, Bruxelles enchaînés en trois soirées. Un petit jour de relâche puis direction Paris pour terminer le lendemain leur tournée européenne à Luxembourg. Quelle santé ! Cinq dates en six jours…

Mon billet en poche, je prends la route pour la capitale et rejoins sa petite mais excellente salle de l’Ancienne Belgique. Une dizaine de fans se pressent déjà devant les portes, deux heures avant l’ouverture. Le temps d’aller boire un  coup et de manger un morceau… Chouette, c’est vendredi et on est quatre.

Retour sur place un peu avant 20h00. Nous sommes ‘limite’ car on apprend qu’AK/DK qui assurait la première partie a déjà débarrassé le plancher. Ouille, ouille, faudrait quand-même pas que l’on rate les trois coups de l’entrée en scène des Américains ! A peine dans la salle, j’ai juste le temps de jeter un œil vers l’estrade. Un énorme drapeau aux couleurs du band sert de fond d’écran. Le minimalisme donc est de rigueur. Les drums sont réduits à une grosse caisse, une claire et trois cymbales. Au rayon grattes, une basse et une guitare électrique, point barre. Et pour terminer, car c’est déjà tout, à l’extrême gauche, un synthé plus étroit qu’un banc d’écolier. Sûr que le supporting act est terminé ? Pas possible ! Les Dandy Warhols ne disposent que de ce matos ? Bon, ok on verra à l’autopsie alors. Ah oui, les spectateurs ! A vue de nez, 1 500 personnes. Pas beaucoup plus, car les gradins quoique relativement bien garnis, laissent apparaître quelques vides ; et en bas, la fosse n’est pleine qu’aux quatre-cinquièmes ; (première) petite (mauvaise) surprise.

Black out et premiers accords alors que tous n’ont pas intégré la salle au vu de l’heure !

« We used to be friends » entame le set. Morceau culte s’il en est, Courtney Taylor-Taylor, frontman du groupe a bizarrement quelques difficultés à faire prendre la mayonnaise. Froid, distant, il débite les lyrics tel un automate, sans âme, sans sentiment… Etrange. « Not if you were the last junkie on earth » embraie. Quoiqu’également excellent (sur disque), il laisse un sentiment d’état de manque (sans jeu de mot cette fois) ; car rien ne transpire : aucune énergie, aucune présence, aucun échange avec les fans. Il faudra cinq titres avant d’entendre quelques mots sortir de la bouche du leader et encore, totalement incompréhensibles. Entretemps, on a eu droit à un « I love you » d’un ennui mortel, le « Good morning » bâclé et une version de « Last night » tirée exagérément en longueur. Ces cinq premiers morceaux accentuent un sentiment de déception chez votre serviteur : que sont devenus ces leaders de la musique électro-pop psychédélique et hypnotique qui dévastaient tout sur leur passage ?

« I’m free » premier extrait du dernier elpee débarque enfin. C’est sans doute ce que Courtney a tenté d’expliquer aux centaines d’individus qui l’observent et que visiblement il boude ou ignore. Sait-il qu’il joue devant un auditoire, ce soir ? On se le demande. Encore heureux que le batteur met généreusement ses cordes vocales à la disposition des compos du band ; car sans cette contribution, je crois que j’aurais déjà vidé les lieux !

Revenons à l’essentiel : la musique. Ce premier extrait est d’un bon niveau et en l’écoutant à tête reposée ce matin, il est encore meilleur, une constante dans le chef de The Dandy Warhols. Le reste du spectacle sera du même tonneau. Rien, absolument rien ne se passe, hormis l’interprétation rarement bonne, parfois hésitante, souvent mauvaise d’une petite vingtaine (dix-huit pour être précis) de titres. Même pas « Bohemian Like You », que l’on croyait être enfin le signal de départ d’un événement. Cette adaptation complètement décalée du standard du groupe constituera le comble du mauvais goût. Seul à la guitare, Taylor Taylor a massacré ce hit pour en faire le flop le plus magistral du concert (?).

Heureusement que deux potes m’ont soutenu durant les deux heures qu’a duré cette galère (merci Fanny pour le Jacob’s Creek, excellent lui au moins).

Et ce n’est pas « Get off » ou encore « Godless », en bout de parcours, qui m’ont permis de changer d’avis. Certes on a tenté de se déhancher un peu, histoire ne pas finir complètement rouillés, en fin de soirée ; mais hélas, bien trop tard. Le mal était fait. Quand le ver est dans le fruit, il n’y a plus qu’une solution, le jeter au compost.

Ce soir, l’AB n’était qu’une immense poubelle que des gars complètement à l’Ouest sont parvenus à remplir avec une cargaison de hits (pourtant tellement beaux sur CD) entièrement dénaturés, en moins de deux heures. Dramatique ! Encore heureux qu’ils n’aient concédé aucun rappel (une première) aux désabusés qui leur faisaient face. Un signe de plus de leur détachement. Mais qu’est-ce qui a bien pu leur arriver ?

Ouf, il me reste ma chaîne hi-fi. Tout n’est pas perdu…

(Organisation Ancienne Belgique)

 

Bonnie Prince Billy

Wolfroy goes town

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Il y a déjà quelques mois que le Will Oldham, aka Bonnie Prince Billy, a publié cet album. Faut dire que le barbu est difficile à suivre, tant il est productif. Prolifique certes, mais efficace. Sa discographie est colossale. Il doit avoir gravé une cinquantaine d’albums, sortis sous différents pseudonymes. Et parfois pour s’y retrouver, on a intérêt à se servir d’une boussole.

« Wolfroy goes town » s’inscrit dans la lignée générale de ses précédents elpees. Il réunit des compos à la sensibilité à fleur de peau sculptées dans un folk minimaliste. Et minimalisme est parfois un mot faible, car sur ce nouvel essai, on a l’impression qu’il l’a poussé à l’extrême. En fait, pour enregistrer cet opus, le natif du Kentucky n’a reçu le concours que d’un seul musicien, Emmet Kelly. Bref, « Wolfroy goes town » est 100% bio : guitare sèche, claquements de mains. L’électricité est quasiment absente. La valeur ajoutée de cet album serait davantage à chercher du côté des voix. Bien entendu, l’organe vocal d’Oldham est inaltérable mais c’est la présence d’Angel Olsen (avec qui il a tourné auparavant) qui fait l’originalité de l’œuvre. D’ailleurs les points d’orgue de la plaque sont incontestablement « No Match » et surtout « New Tibet », deux plages caractérisées par la merveilleuse conjugaison des deux voix qui s’élèvent en crescendo et tout en douceur.

Bonnie Prince Billy est une figure de proue du folk américain. Et si « Wolfroy goes town » n’est pas son meilleur album commis à ce jour, il tient parfaitement la route. Faut dire que pour l’instant, sur ce terrain, personne d’autre n’est capable de le concurrencer…

 

« Shrines », premier album du duo Purity Ring

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Le 24 juillet prochain sera une grande première pour le duo Corin Roddick et Megan James, connues sous le nom de Purity Ring. En effet c’est à cette date qui paraitra leur premier album intitulé « Shrines » chez 4AD.

Aux influences hip-hop modernes et R’n’B des années 90, cet opus de 11 titres, en préparation depuis 2010 promet aux deux jeunes filles un bel avenir. Le premier extrait, « Obedear » est à écouter ici .

Track list :

1. 'Crawlersout'
2. 'Fineshrine'
3. 'Ungirthed'
4. 'Amenamy'
5. 'Grandloves'
6. 'Cartographist'
7. 'Belispeak'
8. 'Saltkin'
9. 'Obedear'
10. 'Lofticries'
11. 'Shuck'

Plus d'infos : http://www.purityringsongs.com/

The Twilight Sad

No one can ever know

Écrit par

Depuis la publication de leur dernier opus, « Forget the night ahead », il y a trois ans, le bassiste Craig Orzel est parti. Un changement de line up qui aurait pu déstabiliser la formation écossaise (NDR : elle est issue de Kilsyth, à 30 hm de Glasgow). Il n’en est rien, puisque « No one cane ver know », leur troisième elpee, tient parfaitement la route. Simplement, le style lorgne davantage vers les 80’s…

Exit les murs de guitares auquel le groupe nous avait habitués, sur ses disques précédents, The Twilight Sad a décidé de privilégier les nappes de claviers et… la basse ; une basse omniprésente, il faut le souligner. Finalement, on ne retrouve, au sein de leur expression sonore, que le climat glauque, ténébreux. Faut dire que la voix d’écorché vif de James Grahan entretient cette atmosphère. 

Le disque s’ouvre par le splendide « Alphabet », une compo empreinte de lyrisme. L’émotion est palpable, nonobstant des lyrics pas toujours très faciles à comprendre. A cause de l’accent scottish à couper à couteau, du chanteur. Pourtant, à l’écoute de leur musique, des tas d’images de ce magnifique pays qu’est l’Ecosse traversent votre esprit : les lochs, les fjords, les falaises, les glens, les plaines traversées de petits cours d’eau, les châteaux, son histoire, le tout sur fond d’ambiance mélancolique et mystérieuse…

The Twilight Sad se produira au Botanique ce vendredi 27 avril.

 

Various Artists

Space Is King / From Dub To Dubstep

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Fruit accidentel de manipulations hasardeuses et fort heureuses, une nuit de mille neuf cent soixante-huit, le Dub s’est depuis forgé non seulement une histoire autour de ce mythe, mais surtout une réputation à laquelle nombre de grands noms ont contribué.

Largement diffusé, spolié, dénudé, voir dénaturé, ce style devenu incontournable a gagné méritoirement ses lettres de noblesse.

Evoluant et se métamorphosant au fil des décennies, tout en gardant sa propre identité, il a connu ses grands moments de gloire et a su se réinventer quand d’aucun étaient prêt à l’enterrer.

Au travers de douze titres, ce premier volume de la série « Space is King » retrace donc un bout d’histoire de ces rois du mixing desk.

Travail respectueux mettant en lumière le génie de ces grands noms, et leur apport à l’histoire de la musique en général.

Une bien belle leçon.

 

Aeroplane

In flight entertainement

Écrit par

Aeroplane est le projet du Belgo-italien Vito De Luca. Un an et demi environ après avoir publié son premier album, il nous propose aujourd’hui son second. Et dans la mesure où le Dj offre un mix gratuitement une fois par mois, depuis deux ans et demi (NDR : qui recueille au passage et à chaque fois entre 30 000 et 45 000 lectures!), on peut affirmer qu’il est prolifique.

Passé l’intro fort sympathique et plutôt contagieuse signée PoolSide, le « Foolishness » de Bxentric nous offre une autre facette de l’artiste. Un côté rétro, très ‘disco des années 80’ qu’il assume totalement. Et le troisième morceau opte de nouveau pour un autre genre, nous entraînant dans des sonorités typiques des ‘rythmes du monde’, tout au long du « Zero Ghousts out the door » d’Herr Styler, dans une version également très réussie. Bref, difficile de ne pas trouver chaussure à son pied sur cet elpee, tant les titres sont variés. Au sein d’un univers électro que l’on pourrait qualifier de riche. Il y a bien sûr, une piste plus faible, voire fade, en l’occurrence « Stars on 33 », mais aussi une plage qui se démarque de l’ensemble : « Drop Out Orchestra ». A cause de ces sonorités très particulières, mais fort entrainantes. Perso, j’ai même adoré. 

Pour Aeroplane, vu son talent pour dénicher de telles perles, on peut dire que ‘ça plane pour lui’. Et « In flight entertainement » nous invite à effectuer un tour du monde de l’électro. Rafraîchissant !

 

Deco Child

Pray (Ep)

Écrit par

Deco Child, alias d’Alex Lloyd, est un jeune anglais âgé de 22 ans. « Pray » constitue son tout premier essai. Un Ep découpé en 5 morceaux. Le titre de ce disque ? Il l’aurait trouvé en voyant le mot ‘Pray’ gravé sur le sol, lors d’une balade dans un quartier de Londres.

La musique de l’Insulaire baigne dans l’électro atmosphérique. Le titre maître de l’Ep ouvre les hostilités. Une plage qui ne manque pas de charme et s’avère plutôt agréable à l’oreille. Malheureusement, le reste de la plaque manque de consistance ; ou si vous préférez il est mou du genou. Les beats sont bancals alors que l’originalité et la passion font cruellement défaut. Un single aurait largement suffi…

 

Frown-I-Brown

Hard Nouveau

Écrit par

Comme quoi il n’est pas nécessaire de se rendre aux States pour dénicher une petite pépite hip-hop originale ! Frown-I-Brown ne vient en effet pas du Bronx ou de Long Beach mais de Saint-Gilles, même si les gènes de leur musique sont clairement ancrés dans le hip-hop US des années 90. « Hard Nouveau » constitue le premier album de ce quartet emmené par le flow bavard, efficace d’une imparable coolitude du MC Herb Cells… Originale et décalée, l’instrumentation est par exemple faite de la ‘Phulte’ d’Al Davidson, de la ‘Bazz’ de Dorian Palos et des ‘Drumz’ de Laurent Vigneron… L’album semble avoir été enregistré en Live, nous baignant dans une ambiance jazzy et clairement old-school influencée par The Roots, Saul Williams, Styles of Beyond voire même les Beastie Boys. Pas toujours facile d’accès et même parfois rébarbatif, « Hard Nouveau » est en tout cas l’un des meilleurs albums de hip-hop concocté par un artiste ou un groupe belge, au cours de ces dernières années. Frown-I-Brown se produira un peu partout en Belgique, au cours des prochaines semaines…

          Au CC Flémalle le 26 avril
          Au Zebrabar à Bruxelles le 27 avril
          Au Bonnefoi à Bruxelles le 23 mai
          Au Moeder Lambic à Bruxelles le 26 mai

 

King’s Daughters & Sons

If Then Not When

Écrit par

La formation de Louisville (Kentucky) nous livre un magnifique premier album, en équilibre constant entre puissance et fragilité, mais toujours mélancolique et plutôt sombre.

Le collectif se compose de Kyle Crabtree à la batterie, Todd Cook à la basse, Rachel Grimes au piano ainsi que Joe Manning et Michael Heineman aux guitares. Ces trois derniers participent aux vocaux.

Parfaitement maîtrisé et dépouillé, il nous régale de sonorités acoustiques post-rock et folk/indie : grattes sèche et électrique, piano délicat, batterie et basse lourdes. Le plus souvent à trois voix, les 8 titres de cet opus sont savamment écrits et denses.

A l’image de sa présentation graphique (aquarelle dans les tons sable et photos de nature sépia), le Cd déroule ses mélodies avec une grande fluidité et beaucoup de cohérence.

Intrinsèquement chaque morceau alterne sans cesse entre douceur des voix, du piano et de la guitare sèche et force voire lourdeur des rythmes, souvent lancinants, de la batterie.

Duo vocal féminin/masculin soutenu par un piano et une guitare, « The Anniversary » évoque Angus et Julia Stone. « A Storm Kept Them Away » affiche l’exceptionnelle virtuosité de l’ensemble : on sent l’orage arriver, puis éclater ; on entend presque les gouttes ruisseler sur la vitre et le vent secouer les branches des arbres. « Volonteer » est une perle de tendresse. On a l’impression d’être pris dans les bras, enlacé, réconforté par ce morceau qui ferait fondre un iceberg.

Cinquante minutes pour se laisser aller à la rêverie. Un album touchant et attachant dont on ne peut très vite plus se passer.

 

Salim Nourallah

Hit Parade

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Malgré un talent certain, traduit par la publication d’excellents albums, que ce soit en solo ou au sein des Nourallah Brothers, qu’il a fondé en compagnie de son frère Faris, en 2000, on ne peut pas dire que Salim fasse un tabac de ce côté-ci de l’Atlantique. Et il a beau avoir intitulé son nouvel opus, « Hit Parade », cet appel du pied risque fort de suivre le même chemin. A près de 45 ans, le Texan continue pourtant à séduire les amoureux de la pop.

Sa carrière solo, il l’a entamée en 2004. Et « Hit parade » constitue déjà son cinquième elpee concocté en solitaire. Puisant encore et toujours ses principales influences chez les Beatles, l’Américain a un don unique pour torcher des mélodies catchy et hyper efficaces, des mélodies susceptibles d’être fredonnées sous la douche (« Channel 5 », « Unstoppable »)

Pour enregistrer ce nouvel essai, il s’est entouré d’un véritable groupe, parmi lesquels figurent des membres de Buttercup, Apples in Stereo et de Polyphonic Spree. Un disque découpé en 14 morceaux que l’artiste, également producteur notoire, a mis en forme dans son studio de la  belle ville d’Austin.

Si vous avez aimé le dernier album des Shins, celui de Salim Nourallah devrait également vous plaire. Surtout si vous appréciez la pop 60’s aux refrains imparables. Bien sûr, les compos sont moins abouties et recherchées que celles de la bande à James Mercer. D’ailleurs ce type de chanson pop-rock un peu trop facile accroche très rarement sur le Vieux Continent, malgré la présence d’un titre consacré à la ville lumière, Paris, et intitulé « 38 Rue de Sévigné »…

 

Little Trouble Kids

Adventureland

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Nostalgiques de feu White Stripes, ruez-vous sur cet elpee. Il ne peut que vous rappeler la période où Jack et Meg White mettaient vos oreilles et les salles de concert en ébullition. Comme leurs idoles (on imagine mal le contraire) le combo gantois est également un duo plutôt ‘bruyant’… La chanteuse/percussionniste Eline Adam et le guitariste et seconde voix Thomas Werbrouck tentent de reproduire, avec cependant moins de créativité et de talent, ce que les géniteurs du fabuleux « Seven Nation Army » avaient proposé il y a quelques années déjà.

Néanmoins, on n’en est pas très éloigné et si je n’avais pas eu la pochette entre les mains, j’aurais par moment juré que c’était un nouvel opus livré par le duo tout récemment reconstitué. Il n’en est rien.

Eline et Thomas en sont mêmes déjà à leur seconde production.

Energiques à souhait, les 12 compos du duo sont vraiment ce qu’on appelle communément un modèle de ‘noise-pop’. Mais si une ou deux plages se laissent écouter par curiosité ou intérêt purement nationaliste, très vite on se lasse d’entendre ce… bruit !

Outre la voix qui vous agresse les tympans de la première à la dernière minute du disque, cet opus est un condensé de riffs furieux et de percussions rugueuses ; et ce style musical n’est décidément pas ma tasse de thé.

A ne réserver donc qu’aux amateurs de ce genre de ’musique’ lourde, brute de décoffrage qui aiment se perdre dans des dédales sonores incertains !