Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Les Dandy Warhols ont remis la machine en route…

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Fondé déjà il y a 18 ans, les Dandy Warhols publieront bientôt leur 18ème opus. Il s’intitulera « This Machine ». Il a été enregistré à l’Odditorium, leur studio, sous la houlette de Jeremy Sherrer, leur ingénieur du son et producteur de longue date.

Selon Taylor-Taylor, ce disque est  ‘dépouillé, boisé et extrêmement centré sur la guitare’.

L’album a été mixé par Tchad Blake, célèbre pour avoir récemment collaboré avec les Black Keys, Blitzen Trapper et Pearl Jam. Il avait, en outre, déjà assuré le mixing des albums « Odditorium or Warlords of Mars » ainsi que de « The Dandy Warhols Come Down ».

Premier extrait de cet elpee, « Well They’re Gone » est attendu pour le 24 avril

La formation étatsunienne se produira en concert à l’Ancienne Belgique de Bruxelles, ce 27 avril.

Tracklisting

1. Sad Vacation
2. The Autumn Carnival
3. Enjoy Yourself
4. Alternative Power To The People
5. Well They're Gone
6. Rest Your Head
7. 16 Tons
8. I Am Free
9. SETI vs Wow! Signal
10. Don’t Shoot She Cried
11. Slide

http://www.dandywarhols.com
http://www.facebook.com/TheDandyWarhols

 

Dave Gahan au service des Soulsavers

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Le nouvel opus des Soulsavers, « The Light the Dead See » paraîtra ce 21 mai. Un invité de marque a participé aux sessions d’enregistrement, Dave Gahan, le chanteur de Depeche Mode…

Track listing:

1. La Ribera                                                     
2. In The Morning                                          
3. Longest Day                                              
4. Presence of God                                        
5. Just Try                                                       
6. Gone Too Far                                             
7. Point Sur Pt.1
8. Take Me Back Home

9. Bitterman
10. I Can’t Stay
11. Take
12. Tonight

John Mc Entire produit le nouvel album de V.O !

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Les membres de V.O. n’ont cessé de faire évoluer la scène belge contemporaine, tant sur disque que lors de spectacles de danse, de théâtre ainsi qu’à travers le cinéma. A la tête de ce sextet, on trouve l’homme-orchestre Boris Gronemberger (ex-Françoiz Breut, ex-Raymondo) entouré de ses lieutenants Cédric Castus (e.a. Castus, ex-Raymondo), Frédéric Renaux (e.a. Castus, ex-Raymondo), Aurélie Muller (e.a. The Tellers, ex-Melon Galia, ex-Soy un Caballo), Ludovic Bouteligier (e.a.Le Yéti, ex-Major Deluxe) et Frank Baya (ex-Françoiz Breut).

« On Rapids » constitue le troisième album du groupe et fait suite à « Pictures » et « Obstacles ». Il s’agira du premier elpee à incorporer la langue française dans les lyrics.

John McEntire (Tortoise) a assuré l’enregistrement et le mix de l’album dans son propre studio Soma de Chicago.

http://wearevo.com/
https://www.facebook.com/wearevo

Concerts:

13.03 Bruxelles - Maison des Musiques / Showcase privé
16.03 Li7ge - L’An Vert
10.05 Gand - Vooruit Café

17.05 Bruxelles - Cirque Royal /  Nuits Botanique - Support Woodkid

 

Miike Snow en Mars ?

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Miike Snow, c'est le projet de trois producteurs originaires de Stockholm : Andrew Wyatt, Christian Karlsson et Pontus Winnberg.

Après avoir publié un premier album éponyme en 2009, ils nous reviennent avec un nouvel opus, intitulé "Happy To You". Il sortira ce 19 Mars 2012 et devrait confirmer tout le potentiel affiché lors de leur premier essai. Réputés pour leur pop autant hypnotique que mélodique, ils sont à l’origine de l'énorme tube de Britney Spears, "Toxic", et ont bossé pour les plus grands, opérant même des remixes pour Depeche Mode, Peter Bjorn ou encore Kings of Leon, sans oublier la collaboration apportée à Mark Ronson.

Tracklisting

1. Enter The Jokers Lair
2. The Wave
3. The Devil's Work
4. Vase
5. God Help This Divorce
6. Bavarian #1 (Say You Will)
7. Pretender
8. Archipelago
9. Black Tin Box
10. Paddling Out

Deluxe Additional Tracks

11. Garden
12. No Starry World
13. The Devil's Work (Alex Metric Remix)
14. The Devil's Work (Ruben Haze remix)
15. Paddling Out (Wolfgang Gartner Remix)
16. Paddling Out (Miguel Campbell Remix)

17. Paddling Out (Jacques Le Cont Remix)

 

Le Jukebox Festival prend de l’envergure !

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Après une première édition confidentielle, qui s’était déroulée à la maison de jeunes ‘Masure 14’, le Jukebox festival déménagera sur l’Esplanade de l’Europe en 2012, Avenue des Frères Rimbaut à 7500 Tournai. Outre l’affiche musicale, on pourra faire ses emplettes au sein d’un véritable petit ‘marché vert’ », mais également y découvrir des break-dancers, grapheurs et autres adeptes de l’impro.

Pour plus d’infos : http://www.jukeboxfestival.com

Cass McCombs

Haute fidélité, basse énergie…

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Ce samedi soir au Botanique, il fallait opérer un choix. Difficile. Soit se laisser emporter par les vagues de la dream-pop éthérée de School of Seven Bells, à la Rotonde, ou se soumettre à un exercice de relaxation, en compagnie de l’Américain Cass McCombs, à l’Orangerie. C’est la seconde alternative que votre serviteur a prise. Les organisateurs ont tout prévu, puisque les sièges sont sortis. La soirée s’annonce donc paisible…

Le concert débute vers 20h00. Pas de supporting act. On ne s’en plaindra pas. Cass McCombs monte sur l’estrade flanqué de ses quatre musiciens. Mais une jeune femme suit la troupe et s’installe au centre de la scène. Les lumières se braquent sur elle. Et lorsque les premières notes retentissent, elle commence à caresser les ondes. Original, pour ne pas dire insolite. Elle quitte alors les lieux pour céder les rênes au band yankee. L’éclairage s’est enfin déplacé vers le Californien. Pas évident de coller le physique de ‘bûcheron grunge’ à McCombs à l’écoute de sa musique mélancolique. Néanmoins, il aligne quelques titres plus rock, bien différents de ce qu’il nous avait proposé lors de la sortie de « Catacomb », en 2009. Mais au fil du set, le ton et le tempo baissent d’un cran, voire de deux. Et franchement, il faut alors s’accrocher pour ne pas somnoler. Pourtant, on assiste à un ballet incessant d’allers-retours des musicos entre le podium et les coulisses. But non avoué : se désaltérer (NDR : les boissons sont interdites dans la salle). Si bien que ma concertation est constamment perturbée par cet étrange manège. Pendant ce temps, Cass McCombs joue imperturbablement son répertoire, une setlist réunissant une majorité de titres issus des trois derniers opus. Le claviériste passe des synthés aux ivoires (NDR : un superbe piano à queue) tandis que le gratteur alterne entre six cordes et lap steel. La voix de Cass est parfaite et ses musicos impeccables. Reproduisant les compos aussi fidèlement que sur disque. C’est sans doute le principal reproche que l’on peut adresser à ce concert. Trop parfait et sans le moindre grain de folie. De fougue et d’énergie, il n’en a jamais été question…

(Organisation Botanique)

Bénabar

Raconte-moi une histoire, mon histoire…

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La nouvelle tournée de Bénabar qui comporte une vingtaine de dates (dont le 20 mars à Bruxelles) est passée par Lille. Sur des mélodies rythmées, enlevées, dansantes, il nous raconte les petits soucis et les émois que l’on a tous vécus ou que l’on vit encore. Le chanteur bondissant offre un spectacle joyeux et l’on ressort de la salle avec le sentiment que tous ces petits malheurs ne sont pas si graves, qu’ils font partie de la vie et qu’il vaut mieux en sourire. Vous avez dit thérapie ? Musicalement, Bénabar s’est trouvé son style et n’y déroge pas. Pas de prise de risque : l’artiste se plait dans son registre country-folk et son public le suit dans ce choix.

Archimède, heureux cas !

Les frères Nicolas et Frederic Boisnard assurent donc la première partie des concerts de Bénabar. Ce jeune groupe qui compte déjà à son actif deux albums d’une rock-pop anglaise mais à la gouaille bien française, devrait encore faire parler de lui. Nicolas a une réelle présence sur scène, il est très à l’aise, très complice avec son frère et il a aussi beaucoup regardé Liam Gallagher (Oasis) que l’on croirait reconnaître s’il ne chantait dans la langue de Molière et portait une casquette. Archimède est bridé dans son expression artistique. Parce qu’en accompagnant ses chansons uniquement d’une basse et d’une guitare acoustique pour six titres, c’est peu, trop peu pour être honnête. D’habitude ils sont cinq précise le chanteur. Malgré tout, les spectateurs les plus jeunes sont manifestement emballés ! Bruno Nicolini aurait-il peur qu’on lui fasse de l’ombre ?

Bénabar, Y a d’la joie !

Après Le Man et Rennes, Bénabar revient à Lille, où l’attend impatiemment un public fidèle et conquis d’avance dans une salle pas tout-à-fait comble. Mais un concert de Bénabar, c’est plus qu’un concert : c’est un véritable spectacle au cours duquel on a droit à des intermèdes humoristiques, mises en scène et enchaînements préparés au prompteur. Les atmosphères vont du plus intimiste au plus ‘broadwaysien’. Et c’est plus souvent le grand show : lumières criardes pour un décor très 70’s. Sans oublier les deux choristes au look très kitch : l’une verte et l’autre rouge.

Chaque chanson de Bruno Nicolini est un petit tableau expressif de la vie quotidienne, de celle du jeune trentenaire jusqu’au jeune quadra. Dans la tradition des chansonniers à la Trenet, Bénabar est un auteur de talent qu’on écoute parce qu’il nous touche à l’aide de mots simples de tous les jours. Ses petites histoires, véritables comptines pour adultes, nous racontent et on s’y reconnaît à un moment ou l’autre de la vie. A la longue, elles pourraient devenir vite banales et répétitives. Un peu plus de profondeur serait bienvenu mais nuirait sans doute au caractère festif que souhaite donner l’artiste à sa performance.

Le spectacle déborde d’enthousiasme, d’énergie. Bénabar s’agite, bondit, virevolte, court d’un côté de la scène à l’autre. Moins vite peut-être que lors de ses premiers concerts… Mais comme il le rappelle en clin d’œil : il a connu l’époque du téléphone à fil et des cassettes VHS ! Les musiciens (jusqu’à 9 à un moment du show) sont en complète harmonie avec Bruno : une section de cuivres débridée fait la fête sur l’estrade. L’humour et l’autodérision sont d’ailleurs omniprésents tout au long du set. On aura également droit à une ambiance jazz, à une valse à l’accordéon (plus franchouillard tu meurs !), au cabaret, au grand music-hall.

Mention spéciale pour l’interprétation de « Love me tender » (oui, du King himself) mais traduite et commentée avec beaucoup d’humour. Et puis celle a cappella de « L’itinéraire » qui clôture un spectacle d’une heure quarante, beaucoup trop peu pour le public qui en demande encore, mais en vain. Il restait encore tant d’histoires qu’on aurait voulu se faire raconter…

Setlist

1.         Quelle histoire
2.         Infréquentable
3.         Où t’étais passée ?
4.         L’adolescente
5.         Pas du tout
6.         L’agneau
7.         Politiquement correct
8.         Y a une fille qui habite chez nous
9.         Moins vite
10.       Quatre maisons et un toit
11.       Majorette
12.       Maritie et Gilbert Carpentier
13.       Dis-lui oui
14.       A poings fermés
15.       La berceuse
16.       A notre santé
17.       Les râteaux
18.       Le dîner
19.       Je suis de celles
20.       L’effet papillon
21.       Love me tender (traduite et commentée)
22.       Les épices du souk du Caire
23.       L’itinéraire

(Organisation Alias Production)

Tigers of the Temple

Death Light Fire & Darkness (Ep)

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On ne peut pas dire que la toile regorge d’infos au sujet de Tigers of the Temple. Et en tapant ce patronyme sur un moteur de recherche, on atterrit rapidement dans l’univers des tigres de Thaïlande. En fait, cette formation est suédoise. Elle nous vient même très exactement de Göteborg. Et pas la peine de le répéter 100 fois, les Suédois sont particulièrement branchés sur la musique folk. D’ailleurs le premier Ep de ce sextet scandinave en est une nouvelle démonstration.

« Death Light Fire & Darkness » est découpé en quatre plages sculptées dans un folk mélancolique et touchant, alimenté par un violon, un banjo et des chœurs. Des chœurs auxquels participe une vielle connaissance, Kristofer Åström sur les deux premiers titres, « Mental Walks » et « Lions Cape ». 

Bref, dans le style, ce Tigers of the Temple se débrouille plutôt bien ; et j’ajouterai même que cet Ep m’a mis l’eau à la bouche. J’attends ainsi impatiemment la sortie de leur premier opus… 

 

Glasgow

Le sexe des anges

Écrit par

Glasgow… La question n’est pas où? La question serait plutôt qui ?

En effet, Glasgow, c’est la ville la plus peuplée d’Ecosse, mais également le patronyme d’un groupe rock français. Mais quelle drôle d’idée ! Pourquoi Glasgow ?

Petite explication : Cris, originaire de Lyon, est à la recherche d’un(e) guitariste lorsqu’il rencontre Sofi durant l’été 2006. Celle-ci rentre justement des îles, la guitare dans ses bagages. Aussitôt rentrée au pays, après avoir quitté Glasgow, elle intègre… Glasgow, le groupe au sein duquel milite  Cris comme chanteur. Simple, non ? Suffisait de creuser un peu…

A ses débuts, le duo enregistre quelques démos et deux/trois morceaux pour diverses B.O. mais pas vraiment satisfait du résultat, le binôme décide de s’expatrier à… Glasgow afin d’aller s’abreuver à la source de la britpop. La boucle est bouclée !

L’exil a visiblement boosté les deux compères et « Le sexe des anges », première réalisation de la formation est le fruit de leur émigration au pays du whisky.

Etonnement c’est en français que Cris chante. L’objectif visé n’était donc que purement musical.

Treize titres peuplent ce premier album, tous composés par Sofi, hormis les lyrics, signés Cris. La plume de ce dernier a visiblement trempé dans le cynisme et l’autodérision. Les influences sont de sources diverses et les mots sont réellement un enrichissement. On est bien loin des textes simplistes des ‘grands artistes’ de la chanson française. Riches, profonds, cruels, amusants, graves ou légers, tout est dit avec intelligence et talent. Le choix des mots, le choc des compos ! Car non content de se satisfaire de belles paroles, Glasgow soigne également sa musique.

Les rythmes résolument rock concoctés par l’autre moitié du band apportent un relief certain qui permet d’exprimer au mieux les idées développées. Reposant sur une structure classique guitare-basse-batterie, Sofi enrichit le répertoire de son comparse. Il suffit de se pencher sur « Petit soldat » pour s’en faire une (excellente) idée.

Du bien bel ouvrage assurément qui mérite que l’on suive leur parcours de très près. Car ce cd ne souffre d’aucune faiblesse. Tout est de bonne facture, rien n’est à jeter.

Et si le meilleur groupe de rock français nous venait d’Ecosse ?

 

Grimoon

Le Déserteur

Écrit par

Vu l’affreuse illustration proposée en cover (NDR : probablement inspirée par ‘Le Seigneur des Anneaux’), on aurait pu imaginer devoir se farcir une musique ésotérique et pompeuse. Mais si ténèbres il y a, c’est plutôt du côté de Black Heart Procession qu’il faut lorgner. Pas étonnant, lorsqu’on sait que l’elpee a été produit par son chanteur, le Californien Pall Jenkins.

« Le Déserteur » constitue le troisième opus de Grimoon, un trio italien impliquant également Solenn Le Marchand et d’Alberto Stevanato. Encore que Solemn soit française. Elle se charge des vocaux. Dans la langue de Voltaire. Ce qui crée une distorsion entre le mode d’expression du chant et la musique. Indolente, sombre, mélancolique, elle se veut pourtant sans frontières. Empreinte de lyrisme, caractérisée par son instrumentation riche (violons, clarinettes, saxo, accordéon, trompettes, piano et guitares torturées), elle évoque très souvent Arcade Fire.

Mais, venons-en aux textes qui abordent des sujets aussi divers que les conflits mondiaux (le magnifique « Monument aux Déserteurs » et le crépusculaire « Tango de Guerre), l’art (« Les Couleurs de la Vie ») et même le GPS (le moins réussi « Directions »).

Et finalement ce cocktail paradoxal ne manque pas d’allure. Il y a bien quelques moments plus faibles, mais en général, leurs longues litanies cinématographiques (NDR : un Dvd réalisé par Solemn, intitulé « Cinematic Pop », est joint au cd audio) et fantastiques finissent par flatter l’oreille, grâce à leur étrange subtilité. Inégal, puissant mais surtout original !

 

Hazel-Rah

The Africantape (Ep)

Écrit par

Hazel-Rah est avant tout le projet personnel de Tim Byrnes, un compositeur/chanteur/trompettiste/claviériste également actif chez PAK, Kayo Dot ou encore Tartar Lamb. Il a entamé cette aventure en solitaire dès 2006. Sous différents line up. Pour concocter ce nouvel Ep, « The Africantape », il a bénéficié de la participation de musicos issus de cette écurie (NDR : vu le tire du disque, fallait s’en douter). Et tout particulièrement Adam Minkoff, David Andrew Moore ainsi que Charlie Looker (Extra Life).

Partagé en deux pistes, cet elpee s’inscrit dans la lignée du travail opéré par Tim Byrnes, c’est-à-dire le fruit d’un mélange de prog-rock et de free-jazz. Vous l’imaginez aisément, la musique de Hazel-Rah n’est pas facile d’accès. Et pourtant, la presse spécialisée est élogieuse à l’égard de cette plaque. Faut dire aussi que finalement, malgré sa richesse, « The Africantape » demeure agréable à l’écoute. La présence d’une voix explique sans doute ce phénomène, car l’instrumentation est toujours aussi complexe. Sur une rythmique élaborée et syncopée, des tas d’instruments (parfois non identifiés) viennent prendre leur tour de rôle. Une indication ? Pensez à Mr Bungle voire Mike Patto, mais sans l’aspect free-jazz.

Bref, même si Hazel-Rah ne s’enfonce pas trop loin dans l’expérimentation, et se révèle finalement plus abordable que d’ordinaire, « The Africantape » s’adresse essentiellement aux inconditionnels du genre. A vous de juger !

 

Steve Hogarth & Richard Barbieri

Not The Weapon But The Hand

Écrit par

Steve Hogarth (NDR : chanteur des Europeans et, depuis 1989, de Marillion) s'est associé à Richard Barbieri (NDR : claviériste de Japan et, depuis 1993, de Porcupine Tree) pour nous offrir une œuvre tout en douceur et en retenue. Les atmosphères sont paisibles. Elles baignent même au sein d’une sérénité quasi-tibétaine réminiscente du "Tin Drum" de Japan voire du "Brilliant Trees" de David Sylvian. On oscille entre ambient, progressif et trip-hop, particulièrement sur "Red Kite", "A Cat With Seven Souls", "Naked" et "Your Beautiful Face".

"Crack", par contre, est un OVNI sur cette plaque. Caractérisé par une rythmique déjantée et des voix en 'overdrive', cette plage est expérimentale dans l’esprit de Radiohead.

Piste la plus ambitieuse de l’elpee, "Only Love Will Make You Free" est également la plus ‘classique’, tant dans sa structure que ses mélodies. On passe d'une ambiance tribale à la Peter Gabriel pendant la partie "Only Love…" à un climat terrifiant lors du break "Only fear…", opéré en sol mineur. Steve Hogarth signe le refrain, de sa voix puissante et incantatoire.

En un mot: un bien bel album, dessinant des paysages musicaux beaux, paisibles et envoûtants, même si on aurait aimé davantage d’urgence, d’énergie même. Et pour que votre info soit complète, sachez que plusieurs collaborateurs ont participé aux sessions d’enregistrement. Et notamment, Danny Thompson à la contrebasse, Arran Ahmun (John Martyn) et Chris Maitland (ex Porcupine Tree) à la batterie et Dave Gregory (XTC) à la guitare, basse ainsi qu’aux arrangements de cordes.

 

Kronos Quartet

Music of Vladimir Martynov

Écrit par

Affichant un parcours de plus de 45 enregistrements, de nombreux prix et 750 œuvres commissionnées, les membres du Kronos Quartet explorent depuis près de 40 ans les méandres de la musique pour quatuor à cordes sous toutes ses formes. Vladimir Martynov est considéré comme le chef de file de la génération de compositeurs issus de l’Union soviétique nés après la Deuxième Guerre. On retrouve dans l’écriture de cet artiste russe différentes influences. Et notamment de la musique sérielle, médiévale et de la Renaissance ainsi que celle des chants religieux russes. Outre Kronos Quartet, des interprètes tels que Guidon Kremer et le London Philharmonicon ont joué les œuvres du maître.

Le morceau « Schubert Quintet (Unfinished) » inspiré du Quatuor en do majeur de Schubert est un bel exemple du pouvoir expressif de la musique minimaliste répétitive. On se laisse facilement aller à la réflexion en écoutant cette marche scandée. Agréable, elle rappelle le caractère profondément humain des œuvres de l’Autrichien. « Der Abschied », quant à elle, végète dans une atmosphère assez glauque. Mais la lumière livide et mécanique qui semble être réitérée à l’infini est réchauffée de temps à autre par de superbes élans très expressifs. La musique de Martynov est une belle découverte. Inspirée de la tradition américaine de la musique minimaliste et du chant répétitif orthodoxe russe, elle est communicative et touchante. L’interprétation par le Kronos Quartet est impeccable.

 

Le Peuple de l’Herbe

A Matter of Time

Écrit par

Il y a déjà quelque temps que les beats, les samples et autres breaks chers au Peuple de l’Herbe nous manquent. Depuis 2009, très exactement. Mais, en ce début d’année, les Français nous proposent enfin leur sixième livraison : « A Matter of Time ». De quoi mettre une nouvelle fois nos tympans en péril sur scène, là où le collectif excelle. Davantage chargés de groove que d’habitude, les 13 titres mélangent allègrement les genres tout en restant résolument scotchés aux musiques urbaines. L’énergie du crew lyonnais se déploie à travers le hip-hop engagé et old school de « Parler le Fracas » interprété en compagnie de Marc Nammour (du groupe La Canaille), du funk imparable de « Mothership » et de « Let Us Play », une compo enrichie de drums, samples, cuivres et accès de basse ainsi que des inévitables scratches ; sans oublier des tubes potentiels « New Day » et « Jasmin in the Air ». Le team s’aventure dans l’électro 80’s (« Numbers »), le spoken-word (« Matter of Time ») et courtise même les sonorités orientales (« Wooden Jam »). Tout un éventail nous rappelant combien le groupe nous avait manqués…

Après 14 ans de bons et loyaux services enfumés, le Peuple les réclamera bien sûr en manifestant une même ferveur, malgré quelques baisses de régime rencontrées au cours de l’elpee Mais, comme toujours, ‘Le dernier mot appartient au Peuple…’

En concert, dans le cadre du Couleur Café, ce 30 juin 2012.

 

Luise Pop

Time is a habit

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Ce quatuor viennois nous propose son troisième opus. Hormis le drummer, il réunit des filles. Signé chez Siluh, Luise Pop n’a jamais vraiment dépassé les frontières des pays germaniques.

Luise Pop revendique des influences aussi diversifiées que New Order, The Drums, Le Tigre ou encore Patti Smith. De quoi légitimement se demander si l’elpee n’allait pas de nouveau nous plonger dans le revivalisme 80’s.  Heureusement, hormis « Conceptual Dance », ce n’est pas le cas. En fait, la formation autrichienne s’inspire du rock épicurien. Pensez à une rencontre hypothétique entre The Kills, les White Stripes et Los Campesinos. Et franchement, dans l’ensemble les morceaux de « Time is a habit » passent plutôt bien la rampe. Les guitares mènent la barque, pendant qu’une des demoiselles vient pousser la chansonnette. Rien de réellement neuf, mais un elpee plutôt agréable à écouter, dans son ensemble. Un bémol : « Blue lights », une piste sur laquelle une des vocalistes pousse sa voix au bord de la rupture. Et puis dommage qu’à mi-parcours le groupe continue de camper sur ses acquis et ne cherche plus jamais à innover.

A l’instar de Killed by 9V Batteries, Luise Pop est un autre sympathique groupe autrichien. Mais ce dernier n’est pas suffisamment original pour espérer une quelconque reconnaissance internationale…

 

Mouse On Mars

Parastrophics

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Ils sont marrants ces Allemands. On n’entend plus parler d’eux pendant six ans et ils reviennent, l’air de rien, en nous assénant une putain de claque electro-orgasmique. Le plus drôle dans cette affaire, c’est que l’on s’attendait à un album de cette trempe de la part de Modeselektor. Finalement ces derniers ont délivré, fin 2011, un 3ème LP qui, dans son ensemble, n’a pas convaincu grand monde. Drôle et ironique puisque c’est sous les tuiles de Monkeytown, le label de Modeselektor, que Jan St. Werner et Andi Tomas, alias Mouse On Mars ou Mom pour les plus intimes, se sont réfugiés.

Déjà considéré comme le meilleur labeur des deux hommes depuis leur « Idiology » de 2001, « Parastrophics » recèle un festival de killer-beats, de rythmes saccadés et de basses puissantes qui te prennent à deux mains et te secouent le bide et la cervelle frénétiquement tellement tu t’y attendais pas. Tout au long de ce disque, Mouse On Mars démontre à tous ses contemporains que le projet a évolué au fil du temps, sans tomber dans la caricature du vieux groupe des années ’90 qui s’accroche tant bien que mal à sa carrière en s’attaquant pathétiquement au genre dominant. Bien au contraire. Le duo originaire de Düsseldorf fait la nique aux petits jeunes, Modeselektor en tête (« They Know Your Name »). On pense même parfois à du Hudson Mohawke (« Gearknot Cherry », « iMatch ») ou du Rustie (« Polaroyced »), la sophistication des vieux loups en sus. Y'a même un arrière-goût d'Aphex Twin là-dedans. Après s’être pris tout ça dans les oreilles et la tronche, ne reste plus qu’à lever du poing et affirmer dur comme fer que « Parastrophics » est ZE album électro de ce début d’année.

A voir de plus près pendant les Nuits Botanique, le 15/05 (Orangerie)

 

Simi Nah

5

Écrit par

Outre son projet personnel, pour lequel elle se réserve le chant, Simi Nah rejoint circonstanciellement Praga Kahn, pour se consacrer à la basse. Française, elle joue également de toute une série d’instruments. Pour enregistrer son nouvel opus en solitaire, elle a reçu le concours du coproducteur, Kenny Blomme.

La solution sonore continue de creuser dans la ‘french touch’, une forme électro très appréciée outre-Atlantique, il faut le rappeler. Le mixing est excellent. Et les mélodies inspirées. Mais la demoiselle adore les ambiances gothiques (NDR : son style vestimentaire en est également une illustration). Ce qui apporte davantage de caractère aux compos. Bien vu ! En outre, la Niçoise possède une jolie voix, ce qui n’est pas négligeable. 

"Coco chaRnel" ouvre l’elpee. Un titre sympathique, même si les lyrics me semblent un peu limite.  "R & B : Rubis et Bikini" est la pépite de cet opus : rythmes endiablés, interventions électro judicieuses et énergiques. Un tube en puissance que l’on écoutera en boucle. Une chanson qui déchire, rappelant étonnamment « Ca m’énerve » d’Helmut Fritz, au niveau des arrangements comme dans la frivolité des paroles. L’humour en moins toutefois.

Retour à la quiétude sur le titre maître et "Cabaret", deux plages plus ‘chantantes’. Trop fade, "Bride in Black" est totalement dispensable. "100 visages" réverbère des échos empruntés à Mylène Farmer. Pour la voix, bien sûr ! Mais au fil du disque, les bonnes compos se font de plus en plus rares, même si "Requiem pour un chiffon" tient bien la route. En fait, et c’est là que réside l’essentiel du problème, les textes des chansons rivalisent de banalités. Ils parlent de strass, de paillettes et de mode. De futilités, si vous préférez. Et même dans l’univers de l’électro, la qualité des lyrics a son importance, quoiqu’on en pense. Surtout dans la langue de Molière. Paradoxalement, "Die for Fashion" passe mieux la rampe. Les paroles sont en anglais. On y prête donc fatalement moins attention. Et à partir de "La machine", le syndrome refait son apparition. Un syndrome accentué par une perte progressive de peps, d’énergie. Comme si l’artiste était soudainement tombé en panne d’inspiration.

Bref, même s’il faut tirer un bilan en demi-teinte, rien que la présence de "R & B : Rubis et Bikini" est de nature à sauver un album qui aurait peut-être gagné à être plus court. En éliminant les titres sans grand intérêt, par exemple. Et puis surtout, il aurait certainement rencontré davantage mes faveurs, si les textes avaient été davantage soignés. A l’avenir, faudra peut-être qu’elle pense à engager un parolier…

 

Quakers & Mormons

Evolvotron

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Quel album étrange ! « Evolvotron » constitue la seconde œuvre de ces mystérieux activistes musicaux (et religieux ?) baptisés Quakers & Mormons… Tout ce qu’on sait de ce projet, c’est que ces prêcheurs inconnus militent en Italie et qu’en outre, cet elpee a été concocté dans la toute petite ville de Pontecurone (NDR : c’est dans le Piémont) ; même s’il aurait pu être réalisé au Canada, tellement l’univers de Quakers & Mormons lorgne du côté de celui de Buck 65 (« Background, Foreground », « Louder than Bombs »). Ces artistes (apparemment, ils sont deux et se prénomment Maolo et Mancho) livrent un hip-hop sombre (« Down is Up »), électronique et souvent –divinement ?– inspiré. Les instrumentaux sont originaux et n’hésitent pas à recourir aux cuivres (« Dancing in the Mud »), aux sonorités orientales (« Bog »), aux cordes (« Speechless Silence ») lorsqu’ils n’embrassent pas un certain esprit free-jazz (« Taste of Poland »).

Un bel album de hip-hop indie dans la lignée de ceux concoctés par 13&God, Subtle voire même Sage Francis ! Moralité : j’adhère sans hésiter à la secte des Quakers & Mormons…

 

R.Wan

Peau Rouge

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R.Wan serait-elle la nouvelle orthographe d’Erwan ? Pas vraiment, plutôt une version upgradée…

A vrai dire, nous sommes tout simplement témoins d’un changement dans la continuité. Avant de l’écrire phonétiquement, c’était le prénom qui précédait Séguillon, prénom et nom du chanteur de

Java, groupe français qui depuis 1998 milite dans un registre rap-musette de la meilleure veine. Ce mélange des genres a donné naissance à une musique originale sur lesquelles viennent se greffer des textes riches en jeux de mots et en double sens.

Depuis 2006 et la mise entre parenthèses des activités du band, sa principale source d’inspiration il la puise en sillonnant seul les chemins tortueux de la chanson franchouillarde.

Et quoi de neuf (docteur) ?

Pas de gros, gros changements à l’horizon. R.Wan en est déjà à sa troisième parution depuis la semi-retraite de Java. Après « Radio Cortex » 1 et 2, ce sont 10 nouvelles plages qui garnissent son dernier disque, une excellente surprise de ce début d’année.

Suivant sa très bonne habitude, le Parigot explore différents styles musicaux. De la ballade romantique (« La marge ») au rock (« Américaine ») en passant par le rap (« Mélodie en sous-sol ») et le  pop/rock/ (le superbe « Peau rouge »), R.Wan ose tout et tout lui réussit remarquablement!

« Le papier d’Arménie » remarquable texte rédigé en forme d’hommage à toute une génération perdue lors du génocide arménien est magistralement mis en musique dans un style qui lui est propre. Qui plus est, ce titre bénéficie d’une orchestration impeccable.

L’humour est omniprésent sur cet elpee, quelques titres font sourire et d’autres vraiment rire, et des artistes disparus (ou presque) comme Renaud ou Bobby Lapointe auraient très bien pu interpréter les « CRS mélomane », « Maffia » ou encore « Julie ».

Une bien belle réussite pour ce trentenaire à la plume acerbe trempée dans la bonne humeur ! Attention, c’est contagieux.

Un petit regret, 10 chansons et 35 minutes seulement…

 

Rodrigo y Gabriela

Live in France

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Une plage décapante ouvre cet album live immortalisant la tournée française, accomplie par le duo mexicain Rodrigo y Gabriela, qui module énergiquement des rythmes flamencos aux accents rock, jazz, et métal.

Deux guitares acoustiques et quatre mains menteuses, qui font croire à l'orchestre et aux percussions. L'un s'occupe en réalité des accords pour que l'autre puisse courir sur des soli endiablés.

L'album claque comme un coup de fouet, les doigts jouent avec les résonances des cordes, cassent le rythme, frappent les corps des instruments.

Expressionnistes, Rodrigo et Gabriela semblent être un feu d'artifice permanent. Accélérations, tension, puissance maximale. On en prend plein les oreilles.

Mais toujours, la même intensité, le rythme frénétique et régulier, qui gagnerait à reprendre son souffle dans des compositions plus lentes ou en jouant davantage sur les variations de volume. Le duo ne fouille pas assez les subtilités de gammes, de dissonances, de contrastes, comme si la prouesse technique se suffisait à elle-même.

Certaines potentialités physiques de la guitare sont explorées, les sons ne sont pas désagréables, mais la composition n'offre que trop peu de surprises. Les mélodies s'enchaînent, le public exulte, et en fin de parcours, on a envie d'aller prendre l'air, de respirer un peu, après cette fête bruyante ou rien d'important n'a été dit.

 

School of Seven Bells

Ghoststory

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Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, les 80’s sont bien de retour. Interpol avait allumé la mèche en 1998. Et les Editors l’avaient soigneusement entretenue. Depuis, c’est la déferlante. Les disciples les plus récents ? Active Child, Chairlift et School of Seven Bells (alias SVIIB), même si ces derniers en sont déjà à leur troisième elpee. Symptomatique, le label Full Time Hobby, en général favorables aux artistes pop-rock ou folk, semble avoir été atteint par ce virus revivaliste. 

School of Seven Bells n’est pas une formation inconnue sur la scène des States. Il s’est ainsi déjà bien illustré, en participant aux tournées de quelques pointures comme Interpol (NDR : ben tiens !), Blonde Redhead, Prefuse 73 ou encore Bat For Lashes. Depuis la publication de « Disconnect From Desire », le trio est passé à un duo, suite au départ de Claudia Deheza. Cependant, cette modification de line up ne semble pas avoir influé sur la motivation de Benjamin Curtis et Alejandra Deheza, puisque « Ghoststory » constitue déjà leur troisième elpee en trois ans. Après avoir tâté de la dream-pop mielleuse, adopté les rythmiques électroniques et goûté au shoegaze réminiscent de Cocteau Twins voire My Bloody Valentine, SVIIB a donc opté résolument pour un retour aux eighties.

Dès les premiers morceaux de ce troisième album, et en particulier sur « The Night », on est littéralement éclaboussé par ces lignes de claviers très caractéristiques. Puis progressivement, le tempo ralentit et l’expression sonore s’élève dans l’éther atmosphérique, atteignant son point culminant lors des envoûtants « Reappear » et « Show My Love ». Et en fin de parcours, le band de Brooklyn nous réserve l’un ou l’autre dernier périple dans l’univers pop-new-wave, notamment sur « Scavenger ».

En s’ouvrant à un autre courant musical, School of Seven Bells estime qu’il évolue. Mais ce choix risque peut-être de lui faire perdre certains anciens adeptes. Reste maintenant à vérifier cette métamorphose, lorsque le groupe se produira en ‘live’. Et ce sera le cas, ce 10 mars sous la Rotonde du Botanique.