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Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

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Un nouvel Ep pour Josh Ritter !

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Le talentueux Josh Ritter publiera un nouvel Ep, ce 20 février, un disque dont les sessions d’enregistrement se sont déroulées à Brooklyn. Il s’intitulera « Bringing in the Darlings ».

Tracklist :

01.  Why (2:47)
02.  Love Is Making Its Way Back Home (3:44)
03.  Darlin’ (3:21)
04.  Make Me Down (4:15)
05.  See Me Through (4:22)
06.  Can’t Go To Sleep (Without You) (3:17)

 

Les nouvelles aventures de Patrick Watson

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« Adventures In Your Own Backyard », c’est le titre du nouvel opus de Patrick Watson. Il paraîtra ce 16 avril 2012. Pour le défendre, il se produira à Bruxelles ce 29 avril. Son single, « Into Giants » est déjà en écoute sur son site.

http://www.patrickwatson.net

 

Du bonus pour les fans de Katy Perry

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Katy Perry publiera une nouvelle version de son album « Teenage Dream », elle s’intitulera « Teenage Dream : The Complete Confection », et paraîtra ce le 23 mars 2012. On y retrouvera les 12 plages originelles, dont les hits “California Gurls”, “Teenage Dream”, “Firework”, “E.T.”, “Last Friday Night (T.G.I.F.)” et “The One That Got Away”, tous classés n°1 au “Billboard Hot 100”, mais également  trois titres inédits : “E.T” featuring Kanye West, “Last Friday Night (T.G.I.F.)” featuring Missy Elliott et une adaptation acoustique de “The One That Got Away”, mise en forme par Jon Brion. Le tout enrichi d’un mix de ces six singles produits par Tommie Sunshine.

http://www.katyperry.com

http://www.twitter.com/katyperry

http://www.myspace.com/katyperry

http://www.facebook.com/katyperry

 

 

Une Eglise adaptée aux besoins de Lost in the Trees

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L’excellente formation américaine Lost in Trees publiera son second elpee ce 19 mars 2012. Il s’intitulera « A Church That Fits Our Needs ». Issu de ce future elpee, « Red » est déjà disponible sur la toile.

http://www.npr.org/blogs/allsongs/

 

Dtwice ! Twice !

Écrit par

Après avoir commis 3 albums chez Smooth, David Darricarrère a décidé de bosser sur un projet en solitaire, qu’il a baptisé Dtwice. So premier Ep, « Pleased to Meet You », paraîtra ce mars prochain.

Pour découvrir son teaser c’est ici et la session studio live

http://www.facebook.com/pagedtwice

 

Les White Rabbits boivent du petit le lait !

Écrit par

« Milk Famous », c’est le titre du prochain album des White Rabbits. Il paraîtra chez Mute, ce  5 mars. Produit par Mike McCarthy (And You Will Know Us By The Trail Of Dead, Spoon), il s’agira de leur 3ème opus, un elpee qui fait suite à l’excellent « It’s Frightening ».

Caractérisé par ses boucles de piano, le titre « Heavy Metal », est téléchargeable sur le site du groupe.

http://whiterabbitsmusic.com/

https://twitter.com/#!/White_Rabbits

http://www.facebook.com/whiterabbits

 

Les singeries mortelles d’Overhead

Écrit par

Nicolas Leroux, c’est la tête pensante d’Overhead. Son nouvel opus, « Death by Monkeys » devrait sortir cette année. En attendant, le multi-instrumentiste a gravé un second single, intitulé "The Destroyer", extrait de ce futur opus, un morceau toujours aussi contaminé par le rock et le jazz…

http://tfkcollective.bandcamp.com/track/the-destroyer

https://www.facebook.com/deathbymonkeys

http://www.overhead.fr

 

Hoboken Division

Hoboken Division (Ep)

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Hoboken Division est un groupe français, fondé en 2011. Une formation nancéenne manifestement influencée par la musique yankee. Et en particulier le garage et le blues primaire. Celui de RL Burnside, notamment. Pourtant, Mathieu Cazenave et Marie Rieffy vouent un culte à PJ Harvey, elle bien insulaire.

Partagé en 4 titres leur premier Ep est autoproduit. Teintée de soul, la voix de Marie est puissante. Elle répond aux riffs de guitare épais mais acérés de Mathieu, dans un style rappelant tour à tour The Kills (« Headshake ») ou les White Stripes (« Happier than You »), au sein d’un univers sonore hanté par des interventions à l’orgue vintage ou à l’harmonica.

Pour un premier essai, il faut reconnaître que le résultat est probant. Simplement, il faudra que le duo digère complètement ses influences, encore trop évidentes sur leurs compos, s’il veut se forger une identité propre… 

 

Lamb

Live at The Paradiso (Dvd)

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Ce Dvd a été immortalise live lors de deux set, ‘sold out’, accordés par la formation insulaire, les 13 et 14 septembre 2011, au Paradiso d’Amsterdam. Le duo y est soutenu par son backing band au complet, s’est à dire Jon Thorne à la double basse, le guitariste islandais Oddur Mar Runnarson (également bassiste) et le batteur danois Nikolaj Bjerre. Sans oublier le trompettiste Kevin Davy ainsi que le trio à cordes londonien Chi 2 Strings.  

J’avais eu l’occasion d’assister à la prestation de la formation mancunienne, sous la forme d’un trio (NDR : avec le bassiste), lors de l’édition 2009 du festival Cactus. Et je dois avouer être alors tombé sous le charme de leur concert. Alors imaginez sous ce line up ! Le set s’ouvre dans un style ma foi jazzyfiant (la double basse et la trompette), avant de passer progressivement au trip hop. Le soutien des cordes est magique. La voix de Lou Rhodes superbe et Andy est toujours aussi excité derrière sa console, son clavier ou au bord du podium. Le climat pourtant empreint de mystère est souvent propice à la danse, et le public (on les envie) est aux anges. Quelques interventions de percus sont également au menu, histoire de mettre encore davantage le feu. Et puis le set s’achève à nouveau dans le jazz. On ne décolle pas des yeux les images proposées par ce superbe Dvd enrichi de deux morceaux interprétés en ‘live’ à Rock Werchter (beaucoup moins bien !), de photographies et d’une interview accordée par notre duo.

 

Various Artists

Rebel Rave 2

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Rebel Rave est un projet né en 2008 destiné à mettre en exergue le travail des DJs à travers le monde, via la publication et la distribution de mixes ainsi que de compiles techno et house. La diffusion est même opérée sur leur propre chaîne TV (www.rebelrave.tv ). Au programme des sets underground proposés en ‘live’, aux quatre coins du globe.

 
 

Comme son titre l’indique, « Rebel Rave 2 » constitue donc le second volet du projet. Il est destiné à réunir la quintessence de la techno/house dispensée en 2011. Et pour y parvenir, ils ont engagé des personnages notoires tels que Jamie Jones, Glimpse, Deniz Kurtel ou encore Damian Lazarus (NDR : dont je vous conseille vivement d’écouter le set « Get Lost »).

 
 

Le deuxième volume est partagé en trois disques. Un triple opus dont les deux premières plaques sont découpées en 11 pistes. Et la troisième nous en propose 16. Soit un mix entier de Droog et un dynamique trio de producteurs: Andrei Osyka, Brett Griffin and Justin Sloe. Un collectif de DJs qui fait d'ailleurs particulièrement fureur aux USA, et en particulier à Los Angeles et Miami.

 
 

Difficile néanmoins de bien analyser les deux premiers volets du recueil, puisqu’aucun titre n’y figure. M’enfin, l’essentiel procède du troisième cd, consacré au set de Droog.

 
 

En ce qui concerne le mix, mon avis est plutôt mitigé. On est en présence d’une techno profonde, parfois impétueuse, certainement énergique et qui se révèle, ma foi, fort sympathique. Et je pense tout particulièrement à « I can't wait », caractérisé par ses accès de basse puissants et sa ligne mélodique balisée sur l’électronique. Ainsi qu’à « Radar ». Un poil trop court, sans doute répétitif, mais dont le rythme et particulièrement entraînant.

 
 

Mais il reste en bouche (ou plutôt dans l’oreille) un goût d’inachevé. Il manque tout simplement une véritable bombe musicale susceptible d’être réécoutée en boucle. De nous faire vibre, si vous préférez…

 
 

Dès lors, si vous n’êtes pas trop difficile, vous estimerez que cet album est de bonne facture. Si vous l’êtes beaucoup moins, vous lui reprocherez son manque d’originalité.

 

Ana (France / Le Mans)

Secret Garden

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Premier album du duo français Ana. Issu du Mans, il réunit la chanteuse Annabelle Ariane et le guitariste Xavier Renault.

Il s’ouvre par le titre éponyme : « Secret Garden » et nous partons à la découverte de leurs petits et grands secrets.

« So Love » est le morceau phare. Accompagné d’envoûtantes notes de violoncelle, il libère une puissance émouvante. La voix claire d’Annabelle nous emporte dans un tourbillon de douceur et de force à la fois. Caractérisé par son refrain entêtant, « Deserve more » est nettement plus rock,

Globalement, les autres titres sont assez commerciaux et évoquent parfois Avril Lavigne. Surtout à cause de la voix, qui oscille sans cesse entre retenue et moments où elle est poussée haut et fort, un petit côté moins agréable à l’oreille.

L’ensemble du disque est porté par la virtuosité du guitariste Xavier Renault. Il semble capable de tout jouer : du folk, du rock, avec une dextérité digne de Tracy Chapman (« Shelter »).

« My Ennemy » se démarque, à nouveau grâce à la guitare, qui nous emmène loin, très loin.

La chanteuse interprète deux morceaux en français : « Recipies » et « Je me noie ». On navigue alors entre Vanessa Paradis et Lââm. Aussi différents que ces deux styles puissent paraître.

Car Ana hésite en permanence entre deux univers, l’un tout en force et relativement commercial, l’autre plus intimiste et oh combien plus précieux.

Souhaitons-leur de poursuivre leur jolie route à la découverte des recoins plus confidentiels de leur jardin secret.

 

Animaux Surround

Booking Rooms

Écrit par

Seul chez lui, Isidor Hibou a donné vie à son projet, Animaux Surround. Projet en solitaire que le Français dirige d’une vraie main de maître. De la composition, à la production en passant par la réalisation, l’artiste mène la barque. Touchant également à la photographie, il a même réalisé l’artwork de son premier Ep, « Booking Rooms ». Isidor Hibou est donc l’exemple type du DIY. De l’autodidacte, si vous préférez !

L’album s’ouvre par un premier morceau manifestement influencé par la new wave/électro anglaise des années 80. Les loops de synthés en sont la plus belle illustration. Plutôt glacée à premier abord, la musique d’Animaux Surround se réchauffe progressivement. Sur « Awake », le piano et la voix sont admirablement valorisés par de petites touches électroniques dans un style qui peut parfois rappeler le « Kid A » de Radiohead. Une accalmie de brève durée, puisque dès le morceau suivant, le rythme est à nouveau soutenu et l’énergie dispensée plus palpable. Les percussions ‘exotiques’ et la guitare font leur apparition. Par la suite, Animaux Surround incorpore des ‘cut-up’ de films et journaux. Le disque s’achève par « Booking Rooms » une plage qui nous plonge au cœur d’une ambiance davantage ténébreuse et inquiétante.

Si la mise en forme de cet Ep n’est pas parfaite, le reste l’est bien. Pour un premier essai, Isidor Hibou est parvenu à épater la galerie. Bien sûr, tout n’est pas impeccable ; mais il faut rappeler que ce « Booking Rooms » a été réalisé, de A à Z, par une seule et même personne. Et à ce titre, on ne peut que s’incliner. 

 

Tanya Balakyrska

Lviv Sessions

Écrit par

Du ‘russian jazz/indie’, c’est ce qui m’était annoncé, lorsque j’ai accepté de chroniquer cet opus.

Tanya Balakyrska est originaire de Kramatorsk, en Ukraine, mais réside à Dubna (NDR : c’est à 125 kilomètres, au Nord de Moscou). Elle jouit d’une certaine notoriété comme journaliste et bosse comme éditorialiste chez jazz.ru.

Après avoir participé à différents projets (NDR : notamment Fan et le trio Yekaterinburg Free-Spoken Band), elle décide de se lancer dans une aventure solo.

Dès les premières notes de « New Horizon », le ton est donné : la musique sera dominée par le jazz. Mais un jazz bien contemporain. Les interventions à la basse et les percus alimentent tout particulièrement ces pulsations rythmiques swinguantes. Une expression sonore sur laquelle vient se poser la voix de Tanya, dont le timbre peut rappeler Sade.

Si « Auburn-haired maiden » lorgne vers la lounge, et pourrait aisément sonoriser un resto branché, « Thank you god » épouse un format plus pop.

Pourtant, si les lyrics sont empreints de poésie, textes pour lesquels elle a reçu le concours de la Canadienne Sienna Dahlen, je ne retrouve pas chez Tanya Balakyrska les sonorités bien spécifiques des pays de l’Est. Et c’est cette identité propre qui manque à cet album qui devrait cependant plaire aux aficionados de Morcheeba voire de Devotchka.

 

Cascao & Lady Maru

Gong !

Écrit par

Cascao est danseur et producteur. Lady Maru est DJ à Rome. Ils sont italiens et ont décidé de partager un projet en commun. Et « Gong ! » constitue le résultat de leur collaboration.

Un opus découpé en 10 plages qui ne laisse pas indifférent. Et pour cause, énergiques, éclectiques et novatrices les morceaux sont alimentés par des mélodies plutôt étranges. Surprenantes, même. Tout comme les vocaux, d’ailleurs. Et « Bad Might », en est certainement la plus belle illustration.

« Gong ! » nous plonge donc au sein d’un univers déconcertant, déstructuré même. Parfois un peu retro. A cause des arrangements ou des synthés, réminiscents des années 80. Mais les titres les plus déjantés sont manifestement « Tropical Tasting » et « Viulenza e decadanza », deux pistes complètement délirantes, que nos deux compères parviennent pourtant à parfaitement contrôler.

Bref, ce parfum new wave voire électro punk qui baigne cet elpee n’est pas pour me déplaire et nonobstant son aspect un peu décalé, il s’avère totalement rafraîchissant. On guette déjà la suite avec impatience... et curiosité.

 

The Fuzztones

Raw Heat (The real sound of In Heat)

Écrit par

En 1989, les Fuzztones publiaient “In heat”, un disque alors produit par Shel Talmy. La mise en forme, Le groupe semble ne jamais trop avoir digérée, puisqu’il a décidé de rééditer le disque sous sa mouture originale. En fait, à l’époque, Rudi Protrudi et Ian Astbury, el chanteur de The Cult, s’étaient liés d’amitié. Ce qui avait permis à la formation new-yorkaise de décrocher un contrat chez Beggars Banquet (NDR : alors une compagnie major !) Mais lorsque les bandes sont arrivées chez le label, il a fallu les relifter. La boîte estimait que leur musique était trop rude. L’écurie a donc choisi Shel Talmy, un producteur notoire qui avait notamment bossé pour le Who et les Kinks, pour effectuer l’opération. Le résultat et catastrophique, puisque les morceaux sont constamment noyés sous l’orgue ‘cathédralesque’, un peu comme chez certains groupes de hard rock atmosphériques.

La nouvelle version du disque est donc la plus proche possible de l’originelle. Le groupe avait même conservé les démos, dans le plus grand secret. Rudi et Jordan Tarlow (Outta Place) se sont chargés de traiter les plages, suivant leur propre philosophie ; et l’ordre du tracklisting a été complètement chamboulé. Et le résultat est plutôt concluant, puisqu’on y distingue enfin les autres instruments, et notamment les guitares ainsi que l’harmo, qui font la marque de fabrique du combo de garage revival. La bande à Protudi a voulu remettre les pendules à l’heure. C’est donc fait !

Après plus de trente années d’existence, les Fuzztones sont encore en activité et leurs prestations ‘live’ toujours aussi excitantes. Si en 1989 ils surfaient sur une vague garage, propulsée par des Chesterfield Kings, Lyres ou enocre Cynics, aujourd’hui ils peuvent se targuer d’avoir enfanté des héritiers aussi prestigieux que les Strokes ou encore et surtout The Hives…

 

 

Charlotte Gainsbourg

Stage whisper

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L’année 2011 a été bien remplie pour Charlotte Gainsbourg. Elle a en effet accouché de son troisième enfant, ainsi que de ce double album, intitulé « Stage Whisper ».

Cet opus réunit 11 enregistrements live et 8 nouveaux titres studio, dont 4 écrits par Beck. Un Beck que l’on retrouve à la production, tout comme Noah & the Whale, The Villagers ou encore Connan Mockasin.

Sur « Terrible angels», le titre d’ouverture, l’empreinte de Beck (à l’écriture et à la production) est bien visible (ou plutôt audible). La voix de Charlotte berce littéralement « Memoir », une longue ballade. Une voix toujours imparfaite, mais qui vient se poser délicatement sur cette compo signée Conor O’Brien et Renaud Letang.

Pour le reste, cette partie ‘studio’ semble provenir de chutes de bandes, abandonnées lors d’une session d’enregistrement. De quoi satisfaire les fans, mais pas vraiment en rameuter de nouveaux. Pas de quoi non plus remonter sa cote de popularité dans les critiques, qui ont tendance à la délaisser au profit d’autres artistes issues de l’Hexagone.

Le live est bien plus intéressant et surtout diversifié. Depuis l’entraînant « IRM », caractérisé par son côté disco/pop, au plus intimiste « Just like heaven », en passant par un « Heaven can wait » plus allègre que sa version studio.

C’est d’ailleurs de ses enregistrements en public que nous est donc venue la bonne surprise. Elle qui  fuyait la foule comme la peste ou semblait si angoissée lors de ses rares passages TV, nous épaterait presque par moment.

Et si à l’image de feu son père, son chant n’est jamais impeccable, Charlotte semble tout comme ‘Gainsbarre’ perfectionniste. Peut-être qu’un jour, elle parviendra à conquérir sa France…

 

Andrès Garcia

Haunted Love

Écrit par

D’origine suisse, Andres Garcia est producteur. Il milite dans l’univers de la musique électronique, de type minimaliste. Son premier album remonte à 2002, et s’intitule « I am your Friend ». Dans son expression sonore, il a le bon goût d’apporter une dimension onirique et sentimentale à ses compos. En soignant les mélodies et les voix, par exemple. Des vocaux qui subliment, notamment, « I am no longer », une piste savoureuse, judicieusement partagée entre harmonies vocales douces, suaves, et électro. Cependant, on a aussi parfois l’impression de baigner dans une forme d’ambient voire de lounge.

Ce Galicien vient donc de publier son dernier opus. Un disque découpé en 9 pistes. Lors des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours de toute une volée de collaborateurs, réunis sous la bannière de The Ghost. Pour la plupart des amis proches. Qui ont participé tantôt à l’écriture des lyrics ou même des morceaux. Certains titres bénéficient même de la présence d’un quatuor à cordes.

Destinée à la relaxation, cette expression sonore n’est évidemment pas novatrice. Ni transcendante, d’ailleurs. Mais elle est de bonne facture. Simplement, afin d’être appréciée à sa juste valeur, elle doit s’écouter dans un état d’esprit bien particulier. Et pas nécessairement, au calme, dans son salon. Mais plutôt en ‘live’. Et pour cause, l’artiste aux talents multiples, la met régulièrement au service de spectacles chorégraphiques. De manière, sans doute, à lui insuffler ce dynamisme qui manque cruellement à ses compostions…

 

PiaS Nites 2012 : jeudi 16 février

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Trente années, c’est un âge des plus respectables pour un label, dans la conjoncture numérique de notre siècle hédoniste. L’occasion d’une belle fête déclinée en deux volets. Compte rendu de la première partie de ce diptyque.

Première nuit placée sous l’égide du son organique, voir ultra-sonique, ce jeudi voyait défiler quelques beaux fleurons de l’écurie.

Honneur aux couleurs locales en compagnie de Daan qui va éclabousser une nouvelle fois de son ébouriffante classe un parterre déjà bien garni sur le coup de vingt heures. En formule trio, comme sur son dernier album en date enregistré l’an passé, l’Anversois pose les jalons d’un trentième anniversaire célébré avec le bon goût dû aux égards réservé à cette quasi institution qu’est PIAS.

Un petit détour par l’autre salle me permet de vérifier tout le bien colporté au sujet de Roscoe, avant de retourner voir que la belle Agnès Obel ne s’est pas égarée dans des chemins de traverse. Toujours aussi sage, la musique de la Danoise se faufile poliment dans mon conduit auditif, telle une brise d’été.

Ce n’est pas le charismatique Tom Smith venu éprouver son répertoire en formule solo qui risquait de dénicher les toiles d’araignées jalonnant mon esprit. Cette tâche étant bien sûr confiée aux iconoclastes Ecossais de Mogwai. 

Bref, une première partie de soirée plutôt calme avant le déferlement furieux du combo de Glasgow, qui encore une fois va démontrer toute la puissance mais aussi la finesse de son jeu.

Une prestation tellurique pour clôturer cette première soirée aux accents contrastés.

Organisation : PiaS

Von Durden

Dandy Animals

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La formation louviéroise a donc décidé d’amputer une partie de son patronyme (NDR : Party Project) pour le limiter à Von Durden. « Dandy Animlas » constitue leur second opus, et il fait suite à « Death discotheque » publié en 2008.

Considérée comme du ‘stoner disco’, la musique de Von Durden ne manque ni de groove, ni de pêche. Hormis le slow un peu bateau, « Lions of grace » (NDR : un titre à proposer à Machiavel !) et le petit interlude instrumental « Ili VS Lynch (theme) », toutes les autres compos évoluent sur un tempo plus ou moins enlevé. Parfois même furieux ou frénétique.

Soulwax et Ghinzu constituent certainement les références les plus évidentes. Celles qu’ils puisent dans le cinéma sont moins évidentes, mais bien réelles. Le groupe reconnaît même y puiser son inspiration. Les influences sont peu décelables. Souvent bien digérées. Hormis l’empreinte des Stranglers époque « Rattus Norvegicus ». Elle est même manifeste. Pas sur toutes les pistes, mais plusieurs quand même. A cause du climat ténébreux (« Another Messiah »), du ton vindicatif (« She’s gone commando »), de la ligne de basse menaçante (« Sex mouth ») et surtout des claviers rognés, vintage (« Motorgasm », « Montesuma's Revenge » et lors du final « Loony Danny », même si la piste s’achève dans un accès de délire guitaristique). Une gratte qui, à l’une ou l’autre exception près (NDR : dommage, car alors le toucher y est autant subtil, judicieux, qu’élégant) se contente de découper dans le métal, à l’instar des formations indus. Elle est en outre, régulièrement soutenue par ces claviers, dans sa démarche. Des claviers ou plus exactement des synthés, qui libèrent également, de temps à autre, des sonorités 80’s (NDR : c’est l’autre trace, encore audible). Dans l’esprit d’Ultravox circa John Foxx voire même D.A.F. (« Electric Skeleton »). Souvent falsetto, les vocaux et les chœurs sont extrêmement soignés. Et ce sont eux qui apportent surtout ce petit côté pop aux compos.

Bref un album de très bonne facture, auquel votre serviteur a cependant beaucoup de mal à accrocher. Nonobstant d’excellents paramètres, une grande richesse instrumentale et une énorme dose d’intensité libérée, le canevas des compos me semblent parfois un peu trop prévisible…

 

Crane Angels

Le Sylphide de Brighton

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Ensemble bordelais, Crane Angels calque son concept sur celui d’I’m From Barcelona voire de Polyphonic Spree. Ils sont nombreux : treize en tout et accordent une grande importance aux chœurs. A l’instar de leur patronyme, ce collectif réunit une bande de doux dingues. Ils ne se prennent pas la tête et n’ont qu’un seul objectif se défouler entre potes. Pourtant, leur mélange de pop, de rock et de folk pourrait évoquer Arcade Fire, si Wim Butler avait la banane à longueur de journée. Le tracklisting de « Le Sylphide de Brighton » alterne morceaux plus rapides et plus lents ; mais qui finissent toutefois toujours par exploser, tôt ou tard.

Certes, on pourra peut-être leur reprocher le manque de créativité ou encore la structure prévisible des compos de leur elpee. Mais qu’importe ! Les onze titres de cet opus libèrent une intensité jouissive impressionnante. D’ailleurs, après avoir écouté cet elpee on est totalement requinqué. Un stimulant moral qui n’est pas négligeable.

 

Jim Liban

Live at Romie´s

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Tout récemment, je vous avais présenté le dernier l'album de Steve Cohen et de Jim Liban, deux harmonicistes du Wisconsin. Jim est également le leader de son Blues Combo. Ce " Live at Romie's " a été immortalisé en 1996. Mais je me demande quand même si les sessions d'enregistrement se sont déroulées en public (concert ou club) ou en studio, car on n'entend jamais le moindre spectateur se manifester !

Jim est flanqué de trois musiciens : Steve Dougherty aux drums, Dave Kasik à la basse, et Joel Paterson à la guitare. Jim Liban avoue pour première source d'inspiration Little Walter. Et cela s'entend. Une bonne partie des titres relevait du répertoire de Mr Walter Jacobs. Et tout d'abord l'ouverture, "Tonight with a fool". Si cet album a été mis en boîte à Milwaukee, c'est bien à Chicago que nous nous retrouvons. Entrecoupé de moments de silence bien pesés, "This ain't it" de Jimmie Rogers est interprété avec un maximum de sobriété. L'harmo est clair, concis, modulé, vivant. Jim a facilement assimilé le style de Walter. A l'instar de l'instrumental "Chicken Shack". Et s'il n’est guère un chanteur inoubliable et enthousiasmant, il parvient à tirer des sons assez incroyables de son instrument. Il le démontre tout au long de "29 ways". "Emily" est un blues lent composé par Jim. Paterson a sorti sa slide pour se faire Muddy Waters. "Take out some insurance" est traité à la manière d'un shuffle. L'harmonica bavarde à la manière de Sonny Boy Williamson II. En finale la reprise du "Blues after hours" de Pee Wee Crayton se fait late night. Vu les capacités de l'artiste, cet opus aurait pu est crédité d'une mention ‘ excellent’, je ne lui attribuerai que le ‘bon’.