Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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Houston (Sweden)

Houston

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Nous l’avions déjà compris il y a quelques mois, les nouveaux dieux du A.O.R. sont suédois. Les rockers mélodiques dont question dans cet article se nomment Hampus ‘Hank’ Erix et Freddie Allen. Mais vous pouvez les appeler tout simplement ‘Houston’. Car c’est sous le nom de la ville texane que ce talentueux duo originaire de Stockholm remet au goût du jour le style musical qui a fait la gloire (et la fortune) de tous les Journey, Survivor et Foreigner d’Amérique.

Il y a fort à parier que, sorti dans les années quatre-vingt, ce premier elpee éponyme aurait cassé la baraque de l’autre côté de l’Atlantique. Tout ce qui enchantait la bande FM yankee, il y a trois décennies, figure sur cette plaque et se concentre en dix hits potentiels : mélodies superbes, refrains aisément mémorisables, guitares solides mais pas trop musclées, claviers soutenus, chant classieux, chœurs enchanteurs et soli virtuoses. Bénéficiant de la production béton de Ricky Delin et du concours de quelques invités suédois de marque, comme Tommy Denander (Talk of the Town, Radioactive, House Of Lords) à la guitare, Thomas Vikström (Candlemass) aux chœurs et Mats Olausson (Yngwie Malmsteen) aux claviers, ce premier opus nous renvoie directement aux meilleures réalisations de Journey, Boston, Survivor et Giant. Si « Escape », « Eye Of The Tiger » ou « Last of the Runaways » ornent fièrement les rayonnages de votre cédéthèque, Houston ne devrait éprouver aucun mal à conquérir votre cœur de rocker !

The Ipanemas

Que Beleza

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Os Ipanemas est au Brésil ce que Buena Vista Social Club est à Cuba. Des stars, des rois, des étoiles qui brillent et brilleront à jamais, au firmament de la musique. Fondé par Wilson Das Neves et Neco, Os Ipanemas faisait déjà grosse sensation dès 1962, en publiant un album éponyme. Un disque devenu classique, qui bousculait alors l’univers de la bossa et de la samba. Les deux larrons ont alors privilégié leurs carrières individuelles, avant de reformer le combo en 2001. Sous l’impulsion de Joe Davis, fondateur de l’écurie Far Out Recordings. Le groupe a depuis transformé son patronyme en The Ipanemas. Et a recommencé à enregistrer. La révolution était à nouveau en marche et elle était toujours aussi impressionnante. 

« Que Beleza » constitue le sixième et probablement le dernier opus de la formation. Il est dédié à la mémoire de Neco, décédé en 2008. Et sur ce disque, c’est Jose Carlos qui le supplée à la guitare acoustique, même si y on sent constamment planer l’âme de Neco. Un disque qui apporte un rayon de soleil dans les chaumières, une lueur bienvenue au creux de cette météo complètement pourrie. Wilson Das Neves est toujours bien présent. Ses percussions éloquentes et sa voix unique sont soutenues par les interventions envoûtantes des cuivres et la rythmique généreuse. Un véritable bijou auriverde ! Et si vous estimez qu’il s’agit de musique d’ascenseur, c’est que vous n’avez rien compris. Ou plus exactement pas pris la peine d’écouter attentivement la solution sonore. Car le charme de cette afro-samba, n’opère qu’après plusieurs lectures de l’œuvre. Un classique de la musique sud-américaine !

Ostend Powers

Ostend Powers

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Combiner le nom de l’une de nos plus célèbres villes côtières à l’illustre espion à la ‘Shaguar’, fallait tout de même oser. Pourtant, le patronyme ‘Ostend Powers’ va comme un gant à ce groupe originaire d’Ostende qui, à l’instar d’Austin Powers, cultive l’humour débridé avec une ferveur communicative.

Si les Ostendais citent volontiers Incubus, Red Hot Chili Peppers, System Of A Down, Tool, Faith No More et Mr Bungle, comme sources d’inspiration, seule l’influence des deux dernières formations est vraiment manifeste dans leurs compos. Il faut dire que Sing Thing, le vocaliste, incarne un clone vocal de Mike Patton ; et impossible de penser à autre chose que FNM ou Mr Bungle, en entendant une telle voix. Côté musique aussi, d’ailleurs, l’empreinte des divers projets de Patton est réellement palpable. Les rythmes solides et pétillants de la batterie de Guy Drum Bump évoquent le style de Mike Bordin, tandis que le mélange de guitares heavy et de groove funky rappellent les meilleurs moments d’« Angel Dust » ou de « The Real Thing ». Sur le titre « All Rise » le son du clavier est identique à celui utilisé sur l’album éponyme de Mr Bungle.

Pourtant, malgré des références parfois un peu trop évidentes, les Ostendais arrivent à tirer leur épingle du jeu en proposant onze titres d’excellente facture et assez personnels pour ne pas être considérés comme le ‘Mini-Me’ de Faith No More. Les climats sont variés, et oscillent du funk-métal à la pop en passant par le hardcore. De quoi, au final, nous faire vivre un excellent moment.

Groovy Baby !

The Real McKenzies

Shine Not Burn

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Paul McKenzie, le chanteur/fondateur des Real McKenzies raconte, à qui veut l’entendre que le concept musical de son groupe lui est venu lors d’une fête, en 1992, alors qu’il traînait entre deux pièces. Dans l’une, quelqu’un jouait la musique traditionnelle du poète/barde écossais Robert Burns tandis que dans l’autre, la chaîne stéréo beuglait un titre des Sex Pistols. De cette cacophonie lui est venue l’idée de mélanger la musique traditionnelle écossaise au punk rock. Bien qu’originaire de la ville de Vancouver, au Canada, McKenzie est le descendant direct d’immigrés écossais. De quoi baigner, dès son plus jeune âge, dans la culture traditionnelle du pays d’origine.

Depuis huit albums, et à l’instar de leurs alter-egos irlando-américains de Dropkick Murphys, les Real McKenzies marient les riffs électriques et les chansons à boire aux cornemuses imbibées de whisky pur malt. « Shine Not Burn » est la devise du Clan McKenzie. C’est aussi le titre du premier opus live du groupe. Enregistré à Berlin en 2009, l’album a la double particularité d’être entièrement acoustique et surtout, très imbibé de boissons euphorisantes. Ceux et celles qui voulaient goûter aux sonorités punk celtiques en sont donc un peu pour leurs frais, puisque, cet elpee est exclusivement consacré à de la musique folklorique et acoustique. Qu’à cela ne tienne puisque la bonne humeur est vraiment au rendez-vous. Le public germain, chante à tue-tête, tandis que McKenzie et sa clique distillent une musique festive plus souvent proche de celle des Pogues que de celle des Sex Pistols.

L’euphorie des musiciens, manifestement plus imbibés que de raison, est communicative et on s’amuse tellement à écouter leurs élucubrations entre chaque titre que l’on en oublie presque l’absence d’électricité au niveau des six-cordes. Si l’abus d’alcool est déconseillé au volant, il n’empêche manifestement pas ces vieux routards (NDR : certains membres du groupe ont fait partie de formations punk célèbres comme D.O.A., Good Riddance ou Exploited) de conduire habilement leur instrument. Pour l’occasion, un second set de cornemuses à été ajouté à la formation. Ambiance celtique garantie. Du pur bonheur !

 

Sleepy Sun

Fever

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« Embrace », le premier elpee de ce sextet californien était paru l’an dernier. « Fever » est déjà son successeur. Un disque dont le style trempe toujours dans le psychédélisme. Mais un psyché revivaliste, en vogue depuis quelques années.

Sur ce nouvel elpee, Seleepy Sun est cependant parvenu à se libérer, quelque peu, de ses influences. Surtout en début de parcours. Si le morceau introductif, « Marina », évoque tant Black Sabbath, King Crimson et Led Zeppelin pour les dinosaures que Black Mountain et Dead Meadows au sein des mélomanes contemporains, la suite se révèle plus audacieuse. D’abord parce que les vocaux sont bien mieux équilibrés. Et la conjugaison entre le timbre féminin et masculin est absolument parfaite. Un des points forts de l’elpee. Outre les inévitables guitares distordues, les compos accordent également une place conséquente à l’instrumentation acoustique (guitare sèche, harmonica), à l’instar de « Rigamaroo » voire de « Wild Machines ». Des compos qui lorgnent alors manifestement vers le psyché folk. Malheureusement, progressivement, Sleepy Sun en revient à un psychédélisme basique. Lourd, indolent, hypnotique. Mais dont les morceaux tirent un peu en longueur. Le trip de neuf minutes, proposé par « Sandstorm Woman », finit même carrément par nous pomper l’air. Et la suite est de la même trempe ; les changements ou les ruptures de tempo se révélant bien trop rares pour nous extraire d’une certaine forme de léthargie. Dommage cet essoufflement qui survient en beau milieu de parcours. Et pour me consoler, je vais me rabattre sur l’écoute d’un disque de Black Mountain…

 

Mr. Murphy changerait-il (déjà) d'avis ?

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Si le LCD Soundsystem tel qu'on le connaît est bel et bien sur le point de s'éteindre, James Murphy a d'ores et déjà rallumé la flamme en se montrant rassurant quant à l'avenir de la formation.
 
Le leader de la bande a déclaré que, même si LCD Soundsystem ne se produirait plus sur les planches, cela ne l'empêchera pas de publier ponctuellement l'un ou l'autre EP et même, eventuellement, un album. Un bon moyen pour Murphy d'échapper à la pression des labels et des attentes du public.  
 
Une dernière opportunité de voir LCD Soundsystem sur les planches belges sera donnée le 9 septembre au Vooruit. Tickets dispos pour 26€ dans les points de vente habituels et via ce lien .

Flying Lotus, plus vite que son ombre

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Quelques mois seulement après l'incontournable "Cosmogramma", le plus que prolifique Flying Lotus proposera "Pattern+Grid World", un nouvel EP dispo dès le 21 septembre. Vu la qualité de son dernier album et des nouveaux morceaux proposés au Pukkelpop cet été, nul doute que cet EP sera aussi efficace que les travaux précédents du bonhomme au sourire indélogeable.
 
Tracklist:
 
01 Clay
02 Kill Your Co-Workers
03 PieFace
04 Time Vampires
05 Jurassic Notion/M Theory
06 Camera Day
07 Physics for Everyone!

... Et un nouvel album pour Sufjan Stevens!

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A peine quelques jours après l'annonce de la publication de son nouvel EP "All Delighted People", Sufjan Stevens dévoile la date de sortie de son nouvel album, intitulé"The Age Of Adz".  Le disque est prévu pour le 12 octobre et sera composé de onze morceau.
 
Tracklist:
 
01 Futile Devices
02 Too Much
03 Age of Adz
04 I Walked
05 Now That I'm Older
06 Get Real Get Right
07 Bad Communication
08 Vesuvius
09 All for Myself
10 I Want To Be Well
11 Impossible Soul

Aranis

Songs from mirage

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Dans une ambiance oscillant entre musique médiévale, classique et rock, Aranis taille sa route. Aranis c’est un groupe dont le noyau dur réunit Liesbeth Lambrecht au violon, Marjolein Cools à l’accordéon, Stijn Denys à la guitare, Jana Arns à la flûte traversière et Joris Vanvinckenroye à la contrebasse. Ce dernier est également le compositeur du groupe, et a récemment signé l’album solo « Cycles » sous le patronyme de BASta!, que l’on avait fort apprécié à sa sortie, il y a presque un an.

« Songs from mirage » est composé comme une œuvre classique, débutant par une ‘ouverture’ et se clôturant par un ‘finale’ figurant sur la track-list. Le piano et les cordes y ont la part belle. Ils tissent de sombres toiles sur lesquelles viennent évoluer trois voix féminines (Els Van Laethem, Anne Marie Honggokoessoemo et Herlinde Ghekiere).

Musique filmique, souterraine, elle fait plus penser au répertoire baroque ou romantique qu’au rock contemporain. Les vocaux secrètent cette teinte surannée, très soutenue, des chants médiévaux, la langue est inconnue, le chant parfois mélancolique.

« Lullaby », le morceau le plus aérien de l’album, laisse une voix mener le jeu, soutenue par une rythmique discrète de contrebasse et rehaussée de vocalises à trois notes, plus haut dans les aigus. Repris par la flûte et l’accordéon, le thème s’étoffe ainsi de nombreuses résonances. Sur « Airesym », c’est le piano qui tient la barre, assombri par des accents de contrebasse. Des pizzicati de violon les rejoignent, ainsi que l’accordéon. Le ton monte. Sur « Out Ama », c’est une bataille de cordes et de piano qui éclate dans une ardeur théâtrale.

Ce qui est frappant c’est surtout la variété de tons, de climats. Menaçante, inquiétante, douce ou furieuse, l’orchestration aime à faire monter la tension. Et puis, après l’orage, la tranquillité revient. On reconnaît le composteur de « Cycles » à ses variations hypnotiques, notamment sur « Jelimena » titre caractérisé par une structure mélodique simple, sur laquelle viennent peu à peu se greffer les autres instruments.

On pourrait évoquer le groupe DAAU, même si ce dernier s’inspire davantage des musiques actuelles. Effectivement, la couleur ‘classique’ rebutera peut-être les amateurs d’Ezekiel ou du Chapelier Fou, mais une affinité est tout de même perceptible. Difficile à étiqueter, la musique de ce groupe pourrait aisément servir de BO cinématographique…

 

Johnny Boy

Modern Idol

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Johnny Boy est un duo réunissant deux chanteurs/guitaristes. Issus de Tours, les musicos sont montés à Paris après avoir troqué leur identité contre des patronymes (Nicky Larsen et Salo Jr). C’est dans la capitale d’Indre-et-Loire, sise à quelques heures de la ville Lumières, que les deux jeunes artistes se sont rencontrés et ont accompli leurs premières prestations. En 2008, le tandem avait publié un premier Ep intitulé « Dialectik Noise ». L’année suivante, il avait partagé un split album en compagnie d’Anes et Bateaux. Et aujourd’hui, il nous propose son nouvel Ep : « Modern Idol ».

Le disque s’ouvre par le titre maître. Une boîte à rythmes s’ébroue. Embraie, quelques secondes plus tard, des accords de guitare saccadés, suivis par une voix noyée sous les effets de reverb. On est presque dans la new wave. Et la tonalité des claviers en est la plus belle illustration. Rencontre hypothétique entre The Clash et Bloc Party, « 32 Hours » adopte un profil davantage punk. La voix évoque, en outre, celle de Kele Okereke. « Suicide » est profilé sur des riffs de guitare arythmiques. A contrario, « Glow » démontre une capacité à imprimer, accélérer ou décélérer un tempo, sur des brisures de rythmes. Probablement la plage la plus réussie de l’Ep. Une conclusion qui nous donne envie de découvrir leur futur et premier album.

 

 

Various Artists

Next Stop… Soweto, Volume 3

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« Next Stop… Soweto » constitue le dernier chapitre de cette trilogie proposée par l’écurie Strut. Un troisième volume qui clôt un triptyque méchamment réussi. Pour rappel, Soweto est une banlieue noire sise au sud de Johannesburg, une banlieue au cœur de laquelle la scène musicale est particulièrement riche. Riche en qualité. Mais aussi riche en nombre d’artistes de talent. Un constat qui peut vous paraître étonnant si votre perception de l’Afrique du Sud se limitait, à ce jour, à la Coupe du Monde de football qui s’y est déroulée en juin dernier, au comportement pathétique des Bleus lors de cet événement ainsi qu’aux vuvuzelas qui nous ont cassé les oreilles tout au long de cette période…

En quelques mois le label allemand est parvenu à plonger les mélomanes dans un bain bouillonnant de sonorités exotiques et de groove diaboliques. Après un tome consacré à la musique typiquement traditionnelle (Volume 1), et un deuxième au soul/rock/r&b/psyché (Volume 2), place à une longue rétrospective du jazz sud-africain.

Ce dernier recueil regorge de perles musicales. L’Early Mabuza Quartet impliquait le drummer Early Mabuza et le saxophoniste Dudu Pukwana. Deux des artistes les plus importants de cette génération jazz. « Little Old Man On » ouvre la deuxième plaque. Comment ne pas taper du pied ou simplement claquer des doigts lorsque Dennis Mpale nous balance un « Orlando », qui résonne encore dans ma tête. Le fruit savoureux d’une rencontre entre percussions africaines, guitare et flûte. Et les 20 titres de ce double opus rivalisent de (bonnes) surprises, tout en nous permettant de découvrir une facette totalement alternative de l’univers du jazz. Strut vient de frapper fort. Que tout le monde se calme…

 

Yoav

A Foolproof Escape Plan

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Yoav Sadan est un bourlingueur. Il n’a jamais pris le temps de se poser et cela s’entend. Il est né en 1979, à Tel-Aviv. Avant que sa famille ne s’exile en Afrique du Sud. Lorsqu’il a enfin l’âge de voler de ses propres ailes, il décide de mettre le cap sur Londres. Puis Montréal. En 2008, il publie un premier album. Intitulé « Charmed & Strange », il reçoit d’excellentes critiques et surtout récolte un franc succès. Ce qui va lui permettre de remplir des salles aux USA ainsi qu’au Canada ; mais également d’assurer le supporting act de la tournée de Tori Amos. Il décroche le RAMP (Award Rock Alternative Music Prize), truste le sommet des charts dans plusieurs pays et est élu meilleur artiste… en Russie (!!!) Rien que ça ! Et pourtant, le personnage se produit en s’accompagnant uniquement à la guitare acoustique. Mais d’après les reviews, il s’y révèlerait impressionnant. Un peu dans le style d’un Joseph Arthur. Faut dire que les deux artistes évoluent dans un univers sonore assez proche, même si le globe-trotter a également recours aux boucles électroniques. Des loops, si vous préférez ; qui traversent ses nappes de cordes et infiltrent les rythmes convulsifs.

« A Foolproof Escape Plan » constitue son second opus. Un disque qui s’inscrit dans la lignée du précédent elpee. La guitare joue toujours un rôle primordial. Son séjour en Afrique explique sa propension aux tempi tribaux. Ceux opérés au Canada et en Angleterre, justifient les références à Beck, Thom Yorke ou encore Joseph Arthur. Sur « A Foolproof Escape Plan », les compos sont parfois enrichies d’accords de piano ou de basse. Dix plages sculptées dans une pop suave et sophistiquée, mais surtout aux mélodies qui accrochent instantanément. Et le single « Yellow brite Smile » en est une parfaite illustration. Si vous ne connaissez pas encore cet artiste, sachez qu’il se produira ce 6 octobre au Botanique de Bruxelles… 

 

Hans Zimmer

Inception

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Hans Zimmer est à la B.O. ce que Bob Marley est au reggae ou John Lee Hooker au blues : une référence incontournable. Zimmer est né en Allemagne. En 1957. Au cours des 80’s, il a milité comme claviériste chez Ultravox, The Buggles et Krisma. Sa notoriété, il va cependant l’acquérir en composant les soundtracks de ‘Rain Man’, ‘Gladiator’, ‘Pearl Harbour’ ou encore de ‘Pirates of the Caribbean’. Sans oublier ses collaborations auprès de Christopher Norlan, en compagnie duquel il a bossé sur celles des derniers Batman (‘Begins’ et ‘The Dark knight’). Et la liste est loin d’être exhaustive. Pour cet « Inception », c’est la même équipe qui a été reconduite.

Tout au long de cette œuvre l’auditeur est plongé dans un climat plutôt sombre, émaillé de moments d’émotion intense et de rebondissements inattendus.

Sur le titre d’ouverture « Half remembered man» et « Waiting for a train », plage qui s’étale sur 9 minutes, quelques couplets du « Non, je ne regrette rien » d’Edith Piaf retentissent. Probablement en forme de clin d’œil. Et pour cause, ils coïncident avec les apparitions de Marion Cotillard, dans ce long métrage. Une mélodie qui refait également régulièrement surface, mais déclinée sous différentes formes… « Mombasa » est un morceau rythmé qui met bien en valeur une scène du film tournée dans l’esprit du célèbre ‘Matrix’. Faut dire que si ‘Inception’ est sujet à réflexion, la musique colle bien à chaque situation. A l’instar d’« Old souls » plutôt planant voire intemporel. De quoi confirmer le talent affiché par Zimmer pour bien capter cet univers complexe, imaginé par Nolan.

Par principe, une B.O. est indissociable du film. Et après avoir assisté à la projection d’‘Inception’, il est plus facile d’appréhender son soundtrack. C’est une évidence. Mais la bande sonore possède suffisamment de feeling sonore, pour accrocher sans son support visuel. A l’intérieur du booklet, figure d’ailleurs une interview accordée par Nolan corroborant ce point de vue. En outre, il ne tarit pas d’éloges le travail du compositeur qui est parvenu à mettre sa musique au service du film…

Alarma Man

Love Forever

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Alarma Man nous vient de Göteborg, en Suède. Une formation signée sur le label berlinois Sinnbus (We vs Death, Bleach, Troy Van Balthazar, …) « Love forever » constitue son second opus. Un disque dont la sortie a été retardée, suite à un problème de mastering. Il vient enfin de tomber dans les bacs…

Alarma Man pratique une forme de post punk couvert de forts accents math rock. Leur musique est excitante, sauvage et, ma foi, fort originale. Bref, difficile de rester indifférent à l’écoute de ce « Love Forever ». Pour vous donner une petite idée du style développé par le combo scandinave, le dossier de presse évoque le résultat d’une rencontre entre Don Caballero et Refused (NDR : ce sont des compatriotes !) Après avoir écouté cet opus, on peut vraiment douter de la pertinence de ces comparaisons...

L’elpee s’ouvre par « Pitch Grammar ». Le rythme incite à la danse, les guitares sont épileptiques et les chœurs tribaux empruntent aux Battles. Impossible de résister ! Surtout que l’intensité et l’énergie libérées, sont omniprésentes tout au long des huit plages. Tantôt solennelle, tantôt enjouée, la voix est susceptible de rappeler celle de Brian Molko. Différence, mais elle est de taille : l’écoute de plusieurs morceaux ne vous incite pas à vous taper la tête contre le mur. Des titres sculptés dans la pop. Tour à tour contagieuse ou élaborée. Les climats sont versatiles. Et peuvent osciller du plus austère (le chamanique « Uninterrupted Light » et le grave « Electric Flag ») au plus allègre (« Pitch Grammar »). Bref, un elpee qui ne suscite jamais l’ennui. Une raison suffisante pour suivre cet ensemble suédois à la trace…

Deer Tick

The Black Dirt Sessions

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Deer Tick présente ses ‘Sessions noires et sales’… Un programme que respecte à merveille ce groupe américain de Providence (Rhode Islands). Et pour cause, la formation est responsable d’une musique ténébreuse, vénéneuse, insidieuse et dramatique agrégeant folk, blues et grunge. La voix de John McCauley mène magistralement la barque. Le fantôme de Layne Stanley d’Alice in Chains rôde en permanence (« I Will Not Be Myself »). Ballade gospel, « Choir of Angels » est un véritable hymne funèbre. Tourmenté, douloureux, « Goodbye, Dear Friend » est tapissé de claviers vintage et de cordes de guitare essentiellement acoustiques. 

« The Black Dirt Sessions » constitue leur troisième album. Il fait suite à « War Elephant » et « Born On Flag Day ». Enregistré dans les Studios ‘Black Dirt’ à New-York, sous la houlette du producteur Jason Meagher, ces terribles sessions s’achèvent par une cover terrifiante de « Christ Jesus », un titre issu de leur premier album.

Deer Tick (NDR : traduction littérale ‘Tique de Daim’) vient de concocter un superbe album. Mais un disque dont les morceaux sont à la fois beaux et redoutables. Voire même dangereux pour la santé mentale des dépressifs. Néanmoins, si vous êtes téméraires, le combo se produira en concert, ce 9 septembre au Grand Mix de Tourcoing et le 20 du même mois au Botanique de Bruxelles.

 

El-P

Weareallgoingtoburninhellmegamix X3

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Peu d’artistes sont capables de vous faire danser et de vous effrayer en même temps. C’est pourtant le challenge que parvient à accomplir l’hyper dynamique El-P (El Producto), rappeur (tant en solo qu’au sein de Company Flow), producteur (Cannibal Ox, Cage, Aesop Rock, NIN, Beck, The Mars Volta) et fondateur du label hip-hop Def Jux !

A la fois inconfortable et ‘catchy’, « Weareallgoingtoburninhellmegamix X3 » parvient donc à faire réfléchir et à être évident. Pas facile pourtant de former un tout cohérent lorsqu’on assemble des extraits musicaux. Et pourtant, tout au long de cet opus, le New-yorkais réussit son challenge ; a contrario des deux premières versions de ses megamix, vendus uniquement lors de ses concerts : ‘Le but était de mettre en son une série de pièces musicales dispersées afin de créer une œuvre cohérente. Je voulais écrire un album qui formerait un véritable bloc’ justifie l’artiste américain. Les beats et synthés saturés –la marque de fabrique d’El-P comme producteur– s’enchaînent à la perfection ; et le résultat est tellement homogène, qu’il finit par envoûter. Dignes du regretté J Dilla, les compos sont sombres mais mélodiques ; cependant, il est nécessaire d’écouter l’œuvre d’une seule traite et s’imprégnant du climat au sein duquel elle baigne, pour pouvoir l’apprécier à sa juste valeur.

Si les mauvaises langues risquent de taxer cet opus de musique d’ambiance fugace, les fans vont se réjouir de pouvoir se délecter de cette récréation ludique, en attendant le successeur au très noir « I’ll Sleep When You’re Dead ».

 

Hellsongs

Minor Misdemeanors

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Question : seriez-vous tentés de découvrir le goût d'une nouvelle pâte à tartiner, si les commerciaux chargés de la promotion de ce produit se mettaient en tête l'idée saugrenue de la présenter dans... un pot de mayonnaise? Rien n'est moins sûr, n'est-ce pas ? Et bien, ils viennent de Suède et répondent au patronyme de Hellsongs. Leur elpee s’intitule « Minor Misdemeanors » et la pochette illustre un van auréolé d'une tête de mort en guise de figure de proue, immatriculé 666. Ils reprennent, entre autres Slayer (« Skeletons of society ») et AC/DC (« Sin City »). Toutes les descriptions concordent donc pour se farcir une musique grassement juvénile, aux tendances métal boutonneux. Et, à moins d'apprécier les gamelles en skate et la morve au nez, il y a peu de chance que vous vous penchiez sur le cas de cette formation.

Surprise! Ce trio scandinave propose, sur cet opus, des reprises pop tour à tour joviales, mélancoliques, bucoliques ou lumineuses, de nombreux standards métal. Mais la fleur entre les dents. Dispensant ainsi des versions de leur cru, labélisées ‘lounge metal’. Si le groupe reste à ce jour assez méconnu, il est à craindre qu’une telle enveloppe rebute le public potentiellement ouvert à ce genre de démarche iconoclaste.

A l'écoute, ces charmantes chansons déshabillées et totalement réinterprétées sonnent fraîches et bien proprettes. Les mélodies sont réjouissantes. Quelques trompettes par-ci, un peu d'E-Bow par là, quelques (re)touches de piano pour habiller le tout. Au final, on en oublie l'original et on se laisse endormir. Sympathique mais futile.

Oui d’accord, c'est pas tous les jours qu'on voit débarquer des Vikings en tutu...

 

Aynsley Lister

Tower sessions

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Né en novembre 1976, ce jeune chanteur/guitariste compte déjà une dizaine d’albums à son actif. Il est même considéré aujourd’hui comme une valeur sûre sur la scène musicale du blues. « Tower sessions » est un opus enregistré ‘live’. Il a été immortalisé en janvier dernier, au club ‘The Tower’ à Winchester (NDR : c’est au sud-ouest de Londres, non loin de Southampton). Paradoxal, mais on n’entend pas le public. Aussi, soit que le son a été pris directement sur la table de mixage, soit le public était absent ; ce qui paraît assez peu probable. Lors de ce set, Aynsley était soutenu par sa bassiste Midus Guerreiro, le drummer Simon Small et le claviériste Dan Healey.

Le tracklisting est partagé entre neuf compos personnelles et deux reprises : le très attendu "Purple rain" de Prince et le "Crosstown traffic" de Jimi Hendrix. "Soundman" ouvre ces sessions. Un shuffle fort proche de Stevie Ray Vaughan. De toute bonne facture, cette plage figurait déjà sur son premier elpee, gravé en 1999 et son premier opus "Live", commis en 2004. Les interventions de Dan Healey à l'orgue Hammond sont conséquentes et apportent de l’épaisseur à la solution sonore. Trois titres sont issus de son dernier long playing studio "Equilibrium", publié l’an dernier. Tout d'abord le boogie "Sugar low". Ensuite "What's it all about", une ballade lente sculptée dans son style très caractéristique. Une compo au cours de laquelle sa sortie de cordes est assez grandiose. Et enfin "Hurricane". Deux autres plages ont été empruntées à "Upside down", un cd paru en 2007 : "With me tonight", un shuffle qui puise ses sources dans le Texas et "In the morning", le morceau final au cours duquel il démontre toute sa dextérité à la slide. Rockin' blues libérant une belle dose de punch, "Hero" figurait sur "All or nothing", un disque édité en 2002. Tout comme le "Crosstown traffic" de Jimi Hendrix. Instrumental à la texane, "Quiet boy" évolue à la croisée des chemins de Freddie King et de Vaughan ; un morceau dont la version originale figurait sur "Everything I need", un LP commis en 2001. Mais la toute bonne surprise procède de la présence de sa superbe version du "Purple rain" de Prince, une adaptation de près de 10' qu’il élabore habilement, mais en y injectant une fameuse dose d’émotion. Avant de permettre à ses cordes de décoller. Un moment d’exception, bien mis en relief par les interventions de l’orgue.

Plants and Animals

La La Land

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Plants and Animals n’est pas une association de protection de la nature. C’est un combo indie-rock issu de Montréal, réunissant Warren Spicer, Nic Basque et Matthew Woody Woodley (alias Woodman), respectivement guitariste, guitariste, et batteur ; tous trois se partagent également les vocaux. « La La Land » est si hétérogène qu’il est impossible de le réduire à quelques mots.

L’album commence par un titre indie, intitulé « Tom Cruz ». « Swinging Bells », dans le même esprit, évoque Ramona Falls, les grands espaces ; mais il y a un je ne sais quoi qui cloche. « I wan’t to be your american idol » propose un son rock plutôt vitaminé, sur des mélodies auxquelles le terme canadien de niaiseuses sied plutôt bien. Les textes, eux, sont volontairement légers. Un saxophone s’époumone, la chanson vire chansonnette, le slogan du titre est répété plus que nécessaire.

Mais, alors que l’on se surprend à penser que ce disque ferait une parfaite cale pour cette table qui brinqueballe dans le salon, on entend « Undone Melody », et on se ravise. Le morceau est bien foutu. Il commence délicatement, fait penser à Jeff Buckley, subtil mélange de force et de fragilité. Le titre s’étire, se matelasse avec les voix des deux comparses, puis d’instruments à cordes (sûrement ce qui a valu au groupe d’être comparé à Arcade Fire, mais là, je mets mon véto). Suit « Yon Tiki », ballade mi-joyeuse mi-mélancolique, aux notes de guitares rebondies comme les joues d’un bébé bien nourri. Elle parle d’une fille rencontrée dans un hôtel, et des Gipsy Kings. « Game shows » reste dans la lenteur, et l’on jouit pleinement de la voix enjolivée par le piano et une guitare sobre mais efficace. Le « Mama Papa » qui suit, au rythme très rapide, binaire, marqué par la batterie, ressemble aux Red Hot Chili Peppers des années 2000. Pas bien neuf. De nouveau arrive une bonne surprise, « Fake it » et ses effets de réverbération, la voix qui semble s’étrangler, poignante, sur une mélodie sombre, à la Calexico. « Future from the 80s », qui sent un peu le Prozac, laisse place à une armée lointaine de cuivres résonnant à l’horizon. Pour terminer, l’album darde un dernier titre au son plus crado, guitares et voix saturées.

Plants or animals ? Lard ou cochon ? Un band qui a l’air d’hésiter entre un rock qui met de bonne humeur et quelque chose de bien plus intéressant, qui scrute les sombres recoins de l’âme, utilise ses faiblesses. Le souci étant qu’à force d’indécision, on risque de se retrouver dans un entre-deux, tiédasse, grisâtre, pas franchement enclin à marquer les esprits.

 

PQ

You’ll Never Find us Here

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Après avoir commis leur single « Louise On Earth », Pq nous propose son premier elpee, « You’ll Never Find us Here ». Une œuvre qui s’inscrit parfaitement dans la continuité, le duo brugeois y privilégiant, à nouveau, lyrisme, délicatesse et subtilité. Si les compos sont essentiellement acoustiques, les grattes sèches et les accords de piano se taillant la part du lion, l’expression sonore est également enrichie d’accents électro. Pour enregistrer cet opus, Samir Bekaert et Maarten Vanderwalle ont reçu le concours de Louise Raes. Aux vocaux. Elle vient poser sa voix sur « Louise On Earth ». Pourtant, c’est la forme instrumentale qui domine le sujet. Un peu comme dans l’univers post rock (« Jocelyn »). Mais aussi symphonique (« The Cairo Truth »). Ou la B.O. de film. A l’instar du contemplatif, visionnaire, lyrique (NDR : encore !) et paisible « You’ll Never Find Us Here ». Un titre davantage proche du « The Straight Story » de David Lynch que du dernier Stallone.

Pussy Sisster

Pussy Sisster

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Pussy Sisster est un groupe plutôt atypique au sein du catalogue de Black Bards Entertainment. Alors que les signatures habituelles du label trahissent de nettes affinités pour le heavy/viking/folk/black/gothic métal, ce quintet allemand, lui, verse carrément dans le hair/glam/sleaze rock tel qu’on le pratiquait au milieu des eighties. Sur le site officiel du label, Pussy Sisster est même présenté comme la réponse allemande à Mötley Crüe et Guns'n'Roses. Formé en 2002, alors que ses membres étaient à peine sortis de l’adolescence, Pussy Sisster a tourné en Allemagne et aux Etats-Unis. Il a même chauffé les salles pour des noms prestigieux tels que Stephen Percy (Ratt), Billy Idol, Gilby Clark, Y&T, Quireboys et bien d’autres.

A l’écoute de cet album éponyme (NDR : il s’agit de la première sortie du groupe pour B.B.E., mais déjà du quatrième opus de la formation, tout de même), on ne peut pas vraiment dire que nous soyons trompés sur la marchandise. Si ce n’est qu’à la place des influences de Guns’n’Roses scandées par le label, nous aurions plutôt cité en référence, leurs concurrents directs de chez Poison. Déjà, au niveau du look, Pussy Sisster ne trompe personne : jeans déchirés, t-shirts moulants, lunettes noires, foulards, képis militaires ou stetsons vissés sur la tête, nous sommes carrément revenus à la grande époque du ‘hair métal’, quand le blond Bret Michaels et sa clique faisaient la loi sur MTV.

Mais le look n’est pas tout, et, côté musique, pas de problème : ‘what you see is what you get’ comme on dit outre-Atlantique. Du hard rock’n’roll qui fait secouer les cheveux et taper du pied, des refrains entraînants, et surtout, pas de prise de tête. La voix nasillarde d’Alex ‘Sex’ Nad rappelle Bret Michaels, bien sûr, mais aussi Vince Neil (Mötley Crüe). Les guitares, simples et efficaces comme un direct dans le bide nous renvoient à la grande époque du hard rock made in Los Angeles, pratiqué au cours des eighties.

Les ballades (« Melody Of Pain », « Back Again ») aussi sirupeuses que l’était le « Every Rose Has Its Thorn » de Poison sont de véritables pièges à jouvencelles (NDR : enfermez vos filles, vos sœurs et leur ‘pussy’ si le groupe transite un jour, par votre région !)

Pussy Sisster, c’est le retour inespéré de la ‘philosophie sex, drugs & rock’n’roll’ qui fera l’affaire des groupies, des dealers et des amateurs de bonne musique !