La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

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Guernica

Who are your songs for?

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Loin d’être aussi fou et décousu que l’œuvre de Picasso, le rock de Guernica s’avère plutôt sain et vigoureux. Malgré son enregistrement limité à quatre jours, cet album délivre un son net et bien ficelé, frisant habilement les frontières à la fois du hard rock et du post rock. Ici, les guitares s’affolent lourdement, manifestant la colère de métalleux. Là, elles s’élancent, soudainement poétiques et légères, vers des envolées instrumentales contemplatives. Le nerveux des Bloc Party flirte avec le crissant des Unwound et le céleste des Do Make Say Think. Mais le résultat n’est pas juste un compromis à la belge voué au tiraillement éternel. La formule s’énonce plutôt sous une forme naturelle et innovatrice, rappelant que la scène belge ne se cantonne pas aux couplets refrains ‘girl-hawaïens’. Plutôt dans la lignée des Blonde Redhead, la guitare est bien aiguisée (surtout sur le très ‘strokesien’ « This Is The Age Of Too Much »), parfois saturée, et le chant légèrement étouffé. De plus, l’instrumentation aérée permet de faire parler chaque musicien sans donner l’impression d’une lutte sans merci pour libérer du son. Mélodique et déterminé, « I wish I was American » détient toute l’énergie nécessaire pour un single et caractérisé par une batterie pleine de caractère et un crescendo jouissif, « Far from sound » le suit de près. Si d’autres titres sont moins surprenants, ce premier E.P. laisse en tout cas entrevoir le potentiel de quatre passionnés débridés. Précieux pour éveiller un brin de fierté envers ce plat pays en mal de patriotisme.

 

Arthur H

L’Homme du Monde

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Mi dandy, mi saltimbanque, Arthur H nous revient pour la septième fois. Après « Adieu Tristesse » sorti en 2005, il nous envoûte à nouveau de son dernier opus : « L’Homme du Monde ». Affublé de son nez de clown et de son costume à paillettes, c’est le cœur débordant d’étoiles qu’il nous invite à partager –une fois de plus– sa vision personnelle du monde. Habituellement assis derrière le clavier de son Gaveau 1925, c’est debout les mains sur les cordes d’une guitare acoustique, qu’il tente ici de nous faire partager son univers. Une métamorphose qui ne passe pas inaperçue, mais ne constitue jamais un obstacle pour l’auteur, ni pour l’auditeur. Le ton grave de sa voix rauque, reconnaissable dès la première phrase, fait voler en éclats les mots dans un tourbillon festif et enivrant. Ce n’est pas une surprise, néanmoins. Clown éclectique et poète chantant, Arthur H nous enveloppe d’un ton amical et positif, pour nous poser en des lieux que lui seul connaît. En 12 plages, cet éternel enfant nous invite à parcourir des chemins de traverses pour rejoindre ses quartiers où il semble se sentir en parfaite communion avec les éléments. Derrière des textes simples, parfois légers, il arrive à décupler nos émotions tout en garantissant une qualité propre à ses compositions. De « l’Abondance » à « The Hypno-Techno-Gypsie-Queen », en passant par le très drôle « Dancing with Madonna » ou le touchant « Cosmonaute Père & Fils », Arthur H confirme une fois de plus, mais pour la circonstance en embrassant un style folk/rock, qu’il fait partie des grands ‘Monsieur’ de la chanson française. Sans en faire de trop, sans se la jouer star, ce discret fou chantant est susceptible de vous rendre le sourire, en un clin d’œil, tout en vous cajolant malicieusement. « L’Homme du Monde », est à nos yeux, un album recommandé et recommandable.

 

Metallica

Death Magnetic

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Cinq ans après un « St. Anger » pour le moins décrié, Metallica est de retour. A l’instar de « Black Ice » d’AC/DC, « Death magnetic » est l’album hard le plus attendu de l’année. Un neuvième opus qui tourne principalement autour de la mort ; des thèmes développés par un James Hetfield dont on sait qu’il revient de loin. Faut-il y voir le signe de la fin toute proche d’un des combos les plus emblématiques de ces vingt dernières années ? Vu les battements de cœur qui ouvrent le premier titre de Death Magnetic le message est clair. Metallica est plus que vivant et il va en découdre avec ceux qui espéraient voir le combo sombrer dans la plus totale déconfiture. Il est vrai que depuis la sainte quadrilogie « Kill’em all/Ride the Lightning/ Masters of Puppets /And Justice for All », les quatre hommes en noir n’ont plus sorti un seul authentique elpee de trash metal, mouvement dont ils étaient le fer de lance dans les années 80. L’échec commercial de « St Anger » –bien que relatif car plus d’un combo se réjouirait de vendre six millions d’exemplaires de son moins bon album– et la thérapie de groupe suivie au travers du grand déballage dans le documentaire « Some Kind of Monster », soit l’art de laver son linge sale en famille, ont certainement influé sur la direction prise pour ce nouvel opus. Et c’est à la source de ses vertes années que Metallica est allé boire pour forger les dix titres du disque de la résurrection !

Pris dans son ensemble, « Death Magnetic » suinte les eighties. Et on se surprend inévitablement à établir des comparaisons ! ‘Ce riff évoque Master of Puppets’ ou encore ‘Cette intro ressemble vraiment à un passage de « One »’. Oubliez le son ‘poubelle’ de « St Anger » ! Au niveau de la production, on se rapproche très sérieusement du fabuleux « And Justice For All ». Il faut dire que Rick Rubin n’est pas né de la dernière pluie. Pas pour rien qu’il a joué le rôle du parfait chef d’orchestre derrière sa console. Comme autrefois, le groupe prend le temps d’installer ses thèmes, ses breaks, ses ambiances… Chaque musicien prend place pour écrire sa partie. A commencer par un Kirk Hammett qui n’a plus eu le loisir d’étaler une aussi large palette de soli depuis bien longtemps. Même le trop tôt décrié « The end of the Line » et son intro un peu trop soft pour les puristes, se dévoile au final comme du tout grand Metallica. Pas un titre de moins de cinq minutes, tous dans la lignée ‘old school’, excepté l’instrumental beaucoup trop long et terriblement ennuyeux « Suicide and Redemption » et un « The Unforgiven III » qui a tout de la farce ou de l’auto-parodie ! En guise de point final, on se prend en pleine poire l’ultra speedé « My Apocalypse » qui aurait parfaitement pu figurer sur « Kill’ em All ». Non, vous ne rêvez pas, s’il ne renferme pas de grands classiques potentiels, « Death Magnetic » est un bon album. Cette œuvre démontre ainsi que les ‘Cavaliers de l’Apocalypse’ n’ont pas définitivement tourné le dos à leur passé ; et qu’ils sont conscients que sans les fans de la période ‘trash’, le combo n’aurait jamais atteint les sommets de la gloire. Pas une mise à jour, un véritable retour aux sources…

Monkey

Journey To The West

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Après avoir vécu mille péripéties, commis une ribambelle de hits, hanté quelques groupes fantomatiques et composé des chansons proches de la perfection, Mr. Damon Albarn nous revient pour la énième fois, caché sous un projet. Non content de mettre son génie au service d’une pop/rock originale, il a décidé de consacrer sa plume à un opéra rock ; un cadeau qu’il a emballé de cordes. « Monkey - Journey To The West » est une fable adaptée d'une légende chinoise, « Le Voyage en Occident », tirée d’un roman de Xi You Ji. L’œuvre se découpe en neuf scènes et est partagée entre 22 morceaux. De la naissance à la résurrection, on suit le parcours du Roi Singe dans des péripéties hautes en couleurs. Ecouter un opéra seul chez soi, n’est pas un exercice aisé, même si c’est Albarn qui a réadapté à sa manière l’intégralité de l’œuvre. Il faut être capable de comprendre et d’imaginer des situations oniriques et bien souvent démesurées, pour pouvoir l’apprécier. Et puis saisir l’agilité des éléments. Leur prêter forme. Accomplir un travail en profondeur à l’intérieur de soi. Initialement, la fable se joue sur scène en deux heures et est assurée par quarante-cinq comédiens, acrobates et maîtres en arts martiaux. Elle varie les genres en mélangeant projection d’images animées (tâche confiée à Jamie Hewllett, le créateur des personnages de Gorillaz), figurants en chair et en os et expérimentations sonores en tout genre. C’est certain, seul chez soi, devant ses enceintes, on n’y retrouve pas le même envol. Mais la qualité des compositions, la légèreté des accords, et ce parfum indécrottable d’Albarn a vite fait de nous satisfaire, déjà, de sa simple écoute. Les accords de xylophone, de trompettes, les vois de geishas, tout est prétexte pour nous entraîner au cœur de ce pays inconnu. Sans même imaginer qu’il puisse y avoir un risque potentiel. Pourtant, d’un tableau frêle, où l’on semble percevoir juste l’écho du vent, on précipité au sein d’un univers grave et accablant, à la limite du malsain. Aux cordes ancestrales se mêlent alors effets electro et timbales grondantes qui nous guident tout le long des 50 minutes de l’album. Ce savoureux mélange de culture et de sons parvient à créer une aura magique autour de laquelle nous gravitons avec délectation. Cependant, l’album est à proscrire aux auditeurs peu réceptifs à la créativité. En effet il sera presque impossible d’accrocher à « Monkey Journey To The West » sans une dose de volonté personnelle de compréhension. Une visite du MySpace et du site sont vivement recommandés. Pour ma part, l’album est à classer sur l’étagère ‘sublime’, pour son audace, la qualité des ses compositions et son parfum faussement mélodramatique.

 

Sonic Youth chez Matador

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Ayant terminé leurs obligations contractuelles pour Universal, Sonic Youth a décidé de signer sur le label indépendant Matador. Et un nouvel album devrait déjà paraître l’an prochain. Ce sera leur seizième. Kim Gordon, Thurston Moore, Lee Ranaldo et Steve Shelley entreront d’ailleurs en studio cet automne.

Pour plus d’infos :

http://www.sonicyouth.com
http://www.matadorrecords.com

http://www.matadorrecords.com/matablog

 

La bonne idée de Death Cab For Cutie

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Les Californiens de Death Cab For Cutie, qui sont de fervents supporters de Barack Obama, ont décidé d’offrir un concert gratuit au collège américain qui enregistrera le plus d’étudiants inscrits sur les listes de vote. Ce concours est soutenu par MySpace et les associations Rock The Vote et Declare Yourself. Le résultat sera connu le jour des éléctions. Une idée qui suscite déjà énormément de réaction de la part des collégiens concernés et qui pourrait faire des émules.

Death Cab For Cutie, dont l’album « Narrow Stairs est déjà dans les bacs, sera de passage à Bruxelles aux Halles de Schaerbeek le 22 novembre.

http://www.deathcabforcutie.com/splash/

Le label Paperheart Music en compile et en soirée

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Le label belge Paperheart Music proposera une compilation gratuite téléchargeable dès le 20 septembre sur son site officiel. Pour fêter la sortie de « Early Late Thoughts - a paperheart music compilation for bedroom people », le label fera la fête à la Péniche Fulmar (22 Quai des Péniches, 1000 Bxl) le 27 septembre dès 19h30.

Le Line-Up :

MYCATISGREEN (B, www. myspace. com/mycatisgreen);
PEAR (B, www. myspace. com/areyoupear);
IRENE TREMBLAY (E, www. myspace. com/aroah)
SNAILHOUSE (CA, www. myspace. com/snailhouse

Le prix des tickets est fixé à 5€ ou 9€ pour ceux qui désirent obtenir à l'entrée la version physique de la compilation.

http://www.paperheartmusic.net/

Albarn produit Amadou & Mariam

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Damon Albarn vient de produire « Sabali » le premier single issu de « Welcome To Mali », le prochain opus d’Amadou & Mariam. Le successeur de « Dimanche à Bamako sera dans les bacs le 17 novembre.

Un premier bébé pour Ladyhawke

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Ladyhawke (à ne pas confondre avec les Canadiens de Ladyhawk) publiera le 22 septembre un premier essai éponyme. Celui-ci contiendra les tubes « Paris Is Burning », « Back Of The Van » et « Dusk Till Dawn ». Après sa prestation au Leffingeleuren, la demoiselle assurera la première partie des Black Kids à l’AB le 11 Novembre. Un sampler de l’album est disponible en téléchargement gratuit ici :  http://www.u-download.co.uk/ladyhawkealbummashup

Compile Wichita gratos

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Le label Wichita offre gracieusement un sampler de quinze morceaux de ses artistes phares du moment. La compile se compose de :

 

01. Those Dancing Days - Tasty Boy
02. Lovvers - Human Hair
03. Sky Larkin - Molten
04. Los Campesinos! - How I Taught Myself to Scream
05. The Bronx - Knifeman
06. Les Savy Fav - Meet Me in the Dollar Bin
07. Conor Oberst - I Dont Want To Die (In The Hospital)
08. Peter Moren - Tell Me In Time
09. Greg Weeks - Burn The Margins
10. Euros Childs - Saving Up To Get Married
11. Meg Baird - Maiden in the Moor Lay
12. The Dodos - Paint The Rust
13. Peter Bjorn & John - Inland Empire
14. Simian Mobile Disco - I Got This Down (Invisible Conga People Mix)
15. Her Space Holiday - The Year In Review

 

Pour la choper, rendez-vous sur http://www.wichita-recordings.com/freemusic/

Pas cons les Bloc Party

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Alors que l’album « Intimacy » est d’ores et déjà disponible à la vente en version digitale, le groupe avait annoncé que sa version physique, qui sera publiée le 26 octobre, compterait quelques morceaux supplémentaires. Afin de pousser le fan à la dépense, Bloc Party publie sous la forme de single « Talons », l’un des titres indisponible dans la version digitale de « Intimacy ».

Un documentaire et un CD live pour Justice

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« A Cross The Universe », le documentaire de Justice sera disponible en DVD le 10 novembre prochain. Il s’agit d’un docu filmé durant la tournée américaine du duo par Romain Gavras et les collègues Ed Bangers So_Me. Le DVD sera accompagné d’un CD live.

Ils assureront la promo de « A Cross The Universe » le 15 novembre au Flanders Expo, lors du festival I Love Techno.

Elbow récompensé

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« The Seldom Seen Kid », l’excellent dernier opus d’Elbow vient de remporter le très prisé et prestigieux Mercury Prize. La formation l'a emporée au nez et à la barbe de concourrents, entre autres, comme Radiohead, Burial et British Sea Power. Le Mercury Prize c'est un trophée mais surtout une coquette somme d’argent destinée aux futurs projets artistiques des gagnants. Le groupe succède ainsi à Artic Monkeys, Klaxons, Antony & The Johnstons ou encore Dizzee Rascal.

Bowie par Bowie

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David Bowie publiera le 14 octobre prochain une compilation de ses morceaux favoris. Et pas n’importe lesquels puisqu’il s’agira de ses propres chansons, réenregistrées ou remixées par ses soins. « I Select : Bowie » contiendra également 2 titres rares.

Tracklist :

Life On Mars?
Sweet Thing/Candidate/Sweet Thing
The Bewlay Brothers
Lady Grinning Soul
Win
Some Are
Teenage Wildlife
Repetition
Fantastic Voyage
Loving The Alien
Time Will Crawl
Hang On To Yourself

Trouble Over Tokyo

Pyramides

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Si Glenn Tilbrook, Justin Timberlake et Thom Yorke décidaient de s’associer, le temps d’un album, c’est sans doute ce style musical qu’ils exploreraient. Une impression générale laissée à  l’issue de la première écoute de ce « Pyramides », le premier elpee de Trouble Over Tokyo. En fait le projet d’un seul artiste : Christopher M. Taylor. Un Londonien adepte du DIY. Il a absolument tout fait sur cet elpee ; même l’artwork de la pochette. Et tout au long des 10 titres de cet opus, il pose sa voix androgyne, emphatique, sur des compos audacieuses, fragiles, teintées de soul/pop, qu’il construit à l’aide de ses machines (samplers, boîtes à rythmes, synthés, etc.) et probablement d’un véritable piano. Ce style musical a d’ailleurs déjà été taxé d’‘Indielektro AngstPop’. Pourquoi pas ! Les arrangements de cordes sont bien ficelés (NDR : ou bien bricolés, selon) et les synthés lorgnent plus souvent qu’à leur tour vers les eighties, tout en essayant d’éviter les clichés. Mais que Christopher prend en pleine poire, quand il se met à singer Michael Jackson. Pas trop souvent heureusement !

 

Christopher Bissonnette

In Between Words

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Nouvelle signature du label chicagolais Kranky, Christopher Bissonnette résume assez bien la philosophie entretenue depuis toujours par l’écurie : la recherche d’un subtil un équilibre entre douceur et expérimentation. Mais ces exercices de style sont souvent très susceptibles de plonger l’auditeur dans les bras de Morphée. Christopher Bissonnette a donc décidé de suspendre ses productions vidéo pour se consacrer à la musique. En fait de musique, on devrait plutôt parler d’interminables voyages sonores déchirés entre ennui et splendeur.

Le second elpee du Canadien, « In Between Words » s’explique en six compositions orchestrales, longues et uniformes, inspirées principalement de la musique dite ‘classique’. La symphonie et l’électronique font ici bon ménage pour nous bercer dans une forme de mélancolie pure. L’opus est découpé en six morceaux, six plages d’une longueur minimale de six minutes. Dès « Provenance », le titre d’ouverture, Bissonnette annonce la couleur : celle d’une langueur monotone. Un parcours qui se terminera cependant en beauté par « Jour et Nuit ». Une compo envoûtante, caractérisée par quelles superbes montées en puissance. A conseiller à celles et ceux qui cherchent une bande sonore pour leurs pratiques méditatives ou contemplatives…

 

Black Kids

Partie Traumatic

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On les attendait de pied ferme, ces garnements. A la première écoute de « Wizard Of Ahhhs », leur autoproduction mise à disposition gratuitement fin 2007, c’est la révélation. Ces cinq gosses sont destinés à devenir grands. Plus le temps passe, plus l’attente d’un premier essai devient insupportable. Des fouilles archéologiques sur la toile finiront par porter leurs fruits. Pas moins de 7 démos auront permis d’alimenter la hype jusqu’à la sortie très attendue de ce « Partie Traumatic ». Mais, au vu de la tracklist, les Black Kids et leur producteur Bernard Butler (Suède) ne se seront pas vraiment foulés en plus d’un an. Les impatients, qui s’attendaient à en prendre plein leurs oreilles grâce à une nouvelle série de tubes, se voient servir une version légèrement retravaillée de « Wizard Of Ahhhs » et des quelques autres démos déjà dispos sur le web. Seuls trois morceaux inédits viennent étoffer ce premier essai.

Il faut reconnaître cependant que la production de Butler permet de pallier à la légère déception provoquée par le tracklisting. Les méga-tubes « I’m Not Gonna Teach Your Boyfriend How To Dance With You » et « Hurrican Jane » prennent sur cette plaque une réelle et irrésistible dimension pop bubble-gum acidulée tandis que les inédits « I’m Making Eyes At You », « Partie Traumatic » et le dernier single en date « Look At Me (When I Rock Witchoo) » sont autant d’imparables tueries. Par ailleurs, les vocalises de Reggie Youngblood évoquent un Robert Smith qui aurait retrouvé le sourire. Enfin, « Partie Traumatic » aurait pu se glisser dans une discographie très pop des Cure si ce n’était pour les accompagnements vocaux des deux demoiselles de la formation, Ali Youngblood (la sœurette de Reggie) et Dawn Watley. Le duo féminin multiplie exponentiellement le quotient jouissif de la courte mais addictive première œuvre du quintet. « Partie Traumatic » est presque impossible à détester. Et puis, qui oserait prononcer les mots ‘I Hate Black Kids’ ?

 

Bocce Boogie

Live 1978

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Richard Chalk a pris une excellente initiative en nous restituant ce témoignage datant de trente donnes années. A cet égard, on peut le remercier. Bocce Boogie est au départ la réunion entre un des plus authentiques harmonicistes de blues, Big Walter, et du chanteur/guitariste John ‘Guitar Johnny’ Nicholas. Pour la circonstance, ils avaient reçu la collaboration de Sugar Ray & the Blue Tones, Sugar Ray Norcia, le drummer Ted Harvey, le bassiste Mudcat Ward et le pianiste Little Anthony Giarossi. Et surtout du guitariste Ronnie ‘Youngblood’ Earl. Alias Big Walter Horton, Walter ‘Shakey’ Horton était originaire du Mississippi. Né en 1917, il est disparu en 81. Un tout grand dont le jeu émouvant, poignant et plein de relief lui avait permis de jouer en compagnie de légendes comme Muddy Waters (il a remplacé Junior Wells, fin 1952), Willie Dixon, Jimmie Rogers, Otis Spann, Sunnyland Slim, Otis Rush, Buddy Guy, Johnny Shines, Tampa Red et Robert Nighthawk. Mais aussi des bluesmen blancs comme Charlie Musselwhite, Paul Butterfield, Johnny Winter ou des groupes tels que Fleetwood Mac, Chicken Shack, etc. Dès 1973, il se produit aux côtés de Johnny Nicholas ; notamment dans le cadre du festival ‘Ann Arbor Jazz & Blues’. Et en 1997/78, le tandem décide d’enregistrer pour le label Blind Pig.

Septembre 1978, nous sommes au Bocce Club, à Woonsocket (Rhode Island). Au menu du blues et du boogie. Et l’entrée en matière émarge déjà au boogie. Un "Everyday I have the blues" au cours duquel Sugar Ray et ses Blue Tones assurent. La voix de Ray Norcia est talonnée par les accords limpides et étincelants de Mr Earl. Pas étonnant qu’il allait ensuite remplacer Duke Robillard au sein des Roomful of Blues. Big Walter fait son entrée. Tout au long du très offensif "Walter's boogie", il brille de mille feux. Horton se charge des vocaux sur le lent et dépouillé "Trouble in mind" ainsi que le notoire "My babe", un morceau imprimé sur un tempo très soutenu. Guitar Johnny empoigne le micro pour attaquer "Cold chills", un shuffle très ‘Chicago’. Puis l’indolent "That's why I'm cryin'" de Magic Sam. Sugar Ray se consacre à l'harmonica chromatique. Un des meilleurs moments de cet opus. On a ensuite droit à deux plages instrumentales. Tout d’abord le très percutant titre maître. Et ensuite une nouvelle version du classique "La Cucaracha", proposée par Horton. Ma foi fort classique. Long blues lent, "Sweet back angel" est issu de la plume de Robert Nighthawk. Horton est au chant, Earl à la slide. Le vieil harmoniciste noir est la star du show. Il continue à chanter "Baby please don't go", son blues lent "Hard hearted woman" et un excellent "Little bitty girl", un autre blues mais imprimé sur un rythme plus enlevé ; une compo qui sonne le réveil de Little Anthony aux ivoires et accorde un billet de sortie à Ronnie Earl. Horton termine par "Don't get around much anymore" avant de laisser l’équipe achever le concert. Johnny Nicholas chante le remuant "Tell me why". Sortie instrumentale dominée par la guitare, "Breakin' with the Earl" met en exergue le talent de Ronnie Earl Horvath. La qualité du son n’est évidemment pas hi-fi, mais cette œuvre est un véritable document!

 

Sera Cahoone

Only As The Day Is Long

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Responsable des grosses caisses au sein des regrettés Carissa’s Wierd mais également de Band Of Horses lors de l’enregistrement du très bon « Everything All The Time », Sera Cahoone se paie une seconde tranche de liberté. Au programme, de la country et du folk lo-fi peu transcendant. « Only As The Day Is Long » est un disque à éviter aux narcoleptiques ou aux victimes de fatigue chronique.

Peu inventifs, les boulettes « Runnin’ Your Way », « You Might As Well », « Seven Hours Later » ou « Shitty Hotel » n’apportent rien au genre et consistent en des mélodies déjà entendues plus d’un millier de fois auparavant. Certainement inspirée par Neko Case ou Cat Power, Sera Cahoone brasse de l’air en tentant d’émouvoir (« The Colder The Air », « Tryin’ ») ou de susciter le rêve (« You’re Not Broken »). Incidemment, le meilleur morceau de la plaque s’intitule « Happy When I’m Gone ». Ce à quoi on lui répond, ‘en plein dans le mille, cocotte !’.

 

Calexico

Carried To Dust

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Si le sixième recueil de Calexico arborait un sous-titre, ce dernier serait vraisemblablement ‘Back to Basics’. Alors que l’œuvre précédente publiée en 2006, « Garden Ruin », n’était rien d’autre qu’un exercice frustrant et fort décevant, « Carried To Dust » reprend le flambeau de « Feast Of Wire » (2003) et retrouve le son lo-fi et chaleureux propre aux travaux de Calexico. « Victor Jara’s Hands », la plage d’ouverture interprétée en anglais et en espagnol, nous jette instantanément sur ces routes désertiques des States qui entraînent les cœurs esseulés vers le Mexique et au-delà. A l’instar de l’illustration de la pochette, on s’imagine au volant d’un vieux van, traçant la route sans regarder en arrière. Les « Two Silver Trees », « House Of Valparaiso », « El Gatillo (Trigger Revisited) » ou « The News About William » s’échappant des baffles et rappelant à notre souvenir combien la vie peu être excitante.    

Ce voyage initiatique, John Convertino et Joey Burns l’exécutent d’une main de maître, accompagnés de leurs quatre musicos mais également de quelques invités de prestige. Sam Beam (Iron & Wine), Amparo Sanchez (Amparanoia), Doug McCombs (Tortoise) font un bout de chemin sur « Carried To Dust » et donnent un relief inédit aux paysages esquissés par la troupe. Bien qu’il n’égale pas « The Black Light » (1998), ce nouvel essai éblouissant attribue une large place à l’introspection, allant parfois jusqu’à laisser sans voix (les magnifiques « Contention City », « House Of Valparaiso » ou l’interlude « Falling From Sleeves »). Une splendide réussite !

 

Fleet Foxes

Fleet Foxes

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Il y a quelques mois, Fleet Foxes nous émerveillait de leur splendide EP « Sun Giant ». Aujourd’hui, le quartet, devenu quintet depuis l’intégration (temporaire?) de J. Tillman en son sein, débarque une fois pour toutes, un premier essai long durée dans les bras. Et, pour la seconde fois, la formation époustoufle les aficionados de l’indie et du folk rock. Annoncé par le single « White Winter Hymnal » et son fantastique vidéoclip, « Fleet Foxes » est assurément la petite merveille incontournable de l’année. Les cinq gaillards au look de bûcherons usent d’une palette d’émotions tellement variées que l’on ne sait pas où donner la tête. « Quiet Houses », « Ragged Wood » et « White Winter Hymnal » inspirent de joyeux frétillements tandis que les déchirants « Heard Them Stirring », « Blue Ridge Mountains » et « Oliver James » vous arrachent d’incontrôlables larmes sans révérence. N’évoquons même pas les frissons inévitables qu’une telle beauté suscite.

Les onze morceaux de la plaque sont d’une virtuosité éblouissante et dégagent une atmosphère à faire rager toutes ces formations folk qui se creusent la cervelle des années durant, pour obtenir au final un résultat plus qu’insatisfaisant. « Fleet Foxes » pose d’ailleurs la barre à des hauteurs quasi-inaccessibles pour ces derniers. Le quintet impose le respect et vient de s’offrir une belle double page dans les annales du genre, aux côtés de Crosby, Stills & Nash et autres Beach Boys. Ingénieux, intemporel et, surtout, indispensable.