La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

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Toxic Holocaust

An Overdose of Death

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Bruyante, rapide et dynamique, cette troisième livraison du combo américain de trash black punk, conserve une approche du son minimaliste, tel un Dead Kennedys, et sème le chaos de la première à la dernière plage. Toxic Holocaust a décimé les salles de concerts du Continent aux côtés de Municipal Waste, formation dont il partage un certain sens de l’humour malsain, et son appétit vorace de riffs lourds et acérés hérités de la scène trash des années 80. Puissant et dévastateur, radical et sans concession,  « An Overdose of Death » emprunte autant à Celtic Frost, Bathory ou Slayer qu’à The Exploited et surtout Discharge, son influence majeure. « Wild Dogs », « Nuke the Cross », « Future Shok » ou « Death from Above » sont autant de glaviots qui secouent l’auditeur avec une force inouïe. Tout droit sorti des entrailles de l’enfer, le combo apocalyptique s’est même payé le luxe de s’offrir une production signée Jack Endino (High On Fire, Soundgarden…) Dangereux !

 

Un nouveau Trust !

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Après quelques concerts sporadiques, Trust a donc décidé d’enregistrer un nouvel album. Il s’intitule « 13 à table » et est dans les bacs depuis ce 5 septembre. En bonus, vous y trouverez également un Dvd de 26 minutes consacré à un concert accordé à l’Olympia, en décembre 2007.

Tracklisting :

1. Toujours parmi nous
2. Epistémophilique
3. Promesse osée
4. Tout est à tuer
5. Venez
6. Psaume
7. Vae victis
8. Surveille ton look
9. Black blanc beur
10. La morsure
11. Que serais-je sans moi
12. Là où je vis
13. Des mots
14. Après les hymnes
15. En apparence

Pour plus d’infos : http://www.trust.tm.fr/frameset_a.htm

Ice Cube dit toujours ce qu’il pense…

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C’est ce 29 septembre que paraîtra le nouvel opus d’Ice Cube, en Belgique. Pour la circonstance, il a reçu le concours de Musiq Soulchild, son partenaire WC, ainsi que Nas et Scarface. En outre, la mise en forme a été partagée entre FredWreck, Emile, Maestro et Da Beatsmith. Déjà sorti aux States, l’elpee est entré directement au n° 5 dans les charts.  

Pour voir la video de “Gansta Rap Made Me Do It » : http://nl.youtube.com/watch?v=HzeZhCt5PVA

Tracklisting

1. What Is A Pyroclastic Flow?
2. I Got My Locs On
3. It Takes A Nation
4. Gangsta Rap Made Me Do It  
5. Hood Mentality
6. Why Me?
7. Cold Places
8. Jack N The Box
9. Do Ya Thang
10. Thank God
11. Here He Come
12. Get Money, Spend Money, No Money
13. Get Use To It
14. Tomorrow
15. Stand Tall
16. Take Me Away

Pour plus d’infos : http://www.icecube.com

 

Un ‘Tribute’ consacré à Cure.

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Plusieurs groupes ont été influencés dans leur carrière musicale par The Cure et aujourd’hui certains d’entre eux leur rendent hommage. Fall Out Boy, AFI ou encore My Chemical Romance notamment ont remixé exclusivement les derniers singles extraits du nouvel album studio du groupe mythique pour cet EP spécial  « Hypnagogic States », qui sortira le 12 septembre et dont voici le tracklisting :

“The Only One” - remixé par 30 Seconds to Mars
“Freakshow” - remixé par Jade Puget (AFI)
“Sleep When I’m Dead”-  remixé par Gerard Way (My Chemical Romance) et Julien-K
“The Perfect Boy” - remixé par Pete Wentz et Patrick Stump (Fall Out Boy)
"Exploding Head Syndrome" (les 4 singles) remixés par 65 Days Of Static

Toutes les royalties cet EP seront versées à la Croix Rouge Internationale.

Pour plus d’infos : http://www.thecure.com

Le nouvel opus quant à lui est prévu pour le 13 octobre.

(d’après communiqué de presse)

Friendly Fires

D.I.Y. : le crédo de Friendly Fires…

Friendly Fires est une formation britannique. Issue de St Albans, dans le Hertfordshire. Fin 2007, le groupe avait édité un single fort intéressant : "Paris". Depuis, le combo s’était enfermé dans son studio pour enregistrer son premier elpee. Un accouchement difficile. Et pour cause, non seulement les musiciens sont des perfectionnistes, mais ils ont voulu tout contrôler. Même la pochette. De passage à Bruxelles, Ed Macfarlane, Jack Savidge et Edd Gibsonnous se sont expliqués sur leur manière de concevoir l’enregistrement d’un album ; mais également, nous ont parlé de leur parcours accompli depuis maintenant un peu plus de deux ans…

Pour l’instant, vous vivez un peu un rêve éveillé, non? Je m’explique : vous êtes signé chez XL (Radiohead, The White Stripes, Adele), votre single “Paris” a été élu meilleur single par le Guardian et le NME, vous avez joué en première partie d’Interpol à Dublin et même Bono a été impressionné par votre performance. Cette situation vous est-elle tombée soudainement sur la tête ou est-elle le résultat d’une lente et longue progression ?

Ed : Je pense qu’elle est le fruit d’une progression constante. Nous avons commencé à composer vers l’âge de quatorze ans. Mais nous avons dû attendre des mois avant de pouvoir monter sur les planches des clubs locaux. Car, en général, ce sont souvent des groupes de reprises qui s’y produisent. Et, enfin, quand on a commencé à y jouer, il n’y avait qu’une trentaine de personnes pour assister à nos sets. No potes ! Mais on a recommencé l’expérience plusieurs fois. Jusqu’au moment où on a décroché quelques concerts à Londres. C’était, super, géant même. Nous partions cependant dans l’inconnu. Le public potentiel avait peut être écouté quelques chansons sur MySpace ; cependant, il se demandait surtout ce que nous avions dans le ventre. Mais ce parcours nous a permis de nous frayer un chemin jusqu’ici.
Jack : En fait, depuis que nous sommes devenus Friendly Fires, soit plus ou moins deux ans et demi, notre itinéraire a été graduel. Nous avons eu besoin de beaucoup de temps pour sortir un album. Un cheminement bien plus progressif que celui de la plupart des autres groupes. Aujourd’hui, dès qu’une formation manifeste un peu de potentiel, on tente de forcer les événements. Tout va alors trop vite. Nous n’avons jamais voulu accepter de marcher dans ce système.
Edd : On est plus à l’aise ainsi. On ne se sent pas lâché dans un rêve au sein duquel on ne maîtrise plus rien.
Ed : C’est clair. Au départ nous ne disposions que de deux bonnes chansons. Or nous voulions, au moins, en écrire une dizaine. Tu sais, de bonnes chansons, susceptibles de plaire au public

Oui, d’ailleurs j’ai lu que vous aviez passé des heures et des heures à enregistrer... (rires)

Ed : Ouais, on a vraiment pas mal de trucs qui sonnent bien. Mais, bon ce sont surtout des jams ; et si les lignes de basse sont vraiment chouettes, tu ne peux pas vraiment transformer ces morceaux en chansons pop.

Sans quoi, vivez-vous de votre musique ou exercez-vous d’autres jobs, en parallèle ?

Jack : Non, c’est notre job, pour l’instant on n’a que ça.
Ed : Qui a dit ça ?
Jack : C’est moi, Jack (rires)

Donc vous avez réussi votre pari, vu que vous ne vouliez pas bosser chez HMV ?

Ed : Oui ! HMV est un magasin de disques à St Albans. Notre plus grande crainte était de se taper un job de routine. Mais finalement les circonstances nous ont été favorables. On a eu de la chance, quoi…

Militez-vous au sein d’un seul groupe ou certains d’entre vous participent-ils à d’autres projets ?

Ed : Non ! D’abord l’écriture de cet album a exigé beaucoup de temps. Et puis on veut beaucoup tourner. Aussi, si on veut vraiment s’impliquer à fond, on ne peut pas se disperser. Pour nous, multiplier les projets est impossible. Du moins pour l’instant. Quand on aura rôdé tout ce gros travail dans le groupe, on pourra donc y penser ; mais pour l’instant, l’objectif qui focalise notre attention, c’est Friendly Fires .

Votre premier album sort début septembre. J’imagine que votre excitation est à son comble ?

Tous : Absolument !
Jack : Par contre, on y croira vraiment que lorsque nous pourrons tenir le boîtier et la pochette en mains. L’enregistrement physique, comme objet naturel. Pour l’instant il n’existe pas vraiment. Les fichiers PDF et le booklet sont ‘congelés’ dans un ordinateur.
Ed : Je serai vraiment content lorsqu’il sortira. C’est le résultat de deux ans de travail.

A ce sujet, vous déclarez, dans votre bio, que cet album est ‘le produit fini de deux ans d’inspiration, de frustrations, de dur labeur et de passion’. Voulez-vous préciser votre idée ?

Ed : Comme nous avons produit le disque nous-mêmes, dans notre garage, nous éprouvons un sentiment de frustration. A force de réécouter tes chansons, tu finis par conclure que tel ou tel passage aurait pu sonner un peu mieux. Si quelqu’un d’extérieur produit ton album, il débarque au studio pendant quelques heures. Il fait l’une ou l’autre prise, puis décrète qu’elle est bonne. Un producteur t’emballe des chansons pop en buvant son café. Pas nous ! En nous réservant personnellement cette tâche, nous avons voulu que le résultat soit le plus parfait possible. Nous sommes des perfectionnistes. En ce qui me concerne, j’ai passé un temps fou à écouter et réécouter ma propre voix. Mais je crois que cette méthode a fini par payer.
Edd : Parfois, on écrit des chansons de bonne facture. Mais pas assez valables à notre goût. Aussi, on bosse dessus pendant des heures, en espérant l’améliorer. Et finalement, on se rend compte qu’il est impossible de rectifier le tir. Aussi, on l’abandonne… 

Vous enregistrez dans votre garage. Hormis une compo (NDR : "Jump In The Pool", produite par Paul Epworth), vous avez mis en forme l’intégralité de l’opus. Ce choix est-il dicté par une éthique DIY (Do It Yourself = Fais-le toi-même) ou est-ce plutôt une volonté de vouloir contrôler la moindre décision ?

Ed : Nos EPs et nos singles sont parus en édition limitée. Et nous nous étions chargés du design de la pochette. On a fait le choix de tout contrôler. Ainsi, tu risques moins de te faire ‘baiser’, si je puis m’exprimer de cette manière. Tu es responsable de tout. Finalement, l’artwork va aussi refléter ton identité en tant que groupe.
Jack : Nous avons une vision très particulière de notre création. Nous voulons tous être impliqués à tous les niveaux ; parce qu’il est vraiment fondamental de bien maîtriser les événements. De ne pas devoir accepter la manière de voir ou de penser d’une personne extérieure.

Ces choix étaient-ils partagés par votre label ou avez-vous ressenti de la résistance à cet égard ?

Ed : Totalement. Je crois qu’ils étaient derrière nous à 100%.
Jack : En même temps, lorsque le label est entré en jeu, nous avions déjà réalisé 70% de l’album. Maintenant, il est vrai que d’autres labels nous ont proposé de réenregistrer les pistes dans leur studio. Mais ce n’était pas dans notre projet. XL a accepté notre choix. Notre son. C’est la manière dont on perçoit les choses. Et ils ont marqué leur accord à ce sujet.

Edd : En fait, nous avions établi cette règle avant qu’un label ne se manifeste. Et certains concurrents on voulu changer la donne. Pas XL.
Ed : XL montre vraiment beaucoup de respect pour ses artistes. Il admet qu’ils puissent avoir une autre manière de travailler. De penser. Pourvu que le résultat soit à la hauteur.  

Votre répertoire est assez éclectique. Quelles en sont les raisons ? Votre humeur du moment ? Une évolution de vos influences consécutives aux deux années nécessitées pour l’écriture et l’enregistrement du disque ou est-ce simplement un choix ?

Ed : Lorsqu’on écrit une chanson, il n’y a jamais de plan préétabli. Par exemple, quand on a composé « Paris », on aimait vraiment la rythmique. On a ajouté plein de mélodies ; et le résultat était probant. Nous étions satisfaits du résultat et nous étions prêts à reproduire la même recette. Mais finalement, à l’issue des sessions d’enregistrement, la chanson était totalement transformée. En fait, on a simplement commencé à jammer et quand on s’est arrêté, la compo n’était plus la même.
Jack : Je pense aussi qu’inconsciemment, personne ici ne veut repasser les plats.
Ed : En fait, je crois qu’on est incapables de répéter une bonne partie des morceaux qu’on a construits. J’espère que je me que je me fais bien comprendre.
Jack : Je pense tout à fait le contraire…
Ed : Bien sûr, on pourrait écrire un deuxième « Paris » ; mais quand on arrive en studio avec une chanson, elle est systématiquement modifiée par les jams. Et dans 99% des cas, le résultat final est différent.
Edd : Oui mais par contre, on peut facilement reprendre deux accords percutants comme base d’une chanson, et construire un truc distinct ensuite.
Ed : Personnellement j’écoute rarement un album de 45 minutes de bout en bout. Mais si quelqu’un est capable d’y parvenir de A à Z, il doit ressentir une drôle d’impression. Surtout si la musique est totalement linéaire. D’ailleurs je pense que la nôtre baigne dans un univers tout autre que celui de la house et de la dance, car elle fluctue constamment. Et comme tous les titres sonnent distinctement, tu es obligé de les écouter attentivement. Si c’est répétitif, au bout d’un certain moment, tu déconnectes et tu n’y prêtes plus guère attention.

J’évoquais tout à l’heure Bono qui avait été impressionné par votre performance. Estimez-vous que Friendly Fires est un groupe qui prend toute sa dimension en live ?

Ed : Oui ! Nous avons dû modifier certaines composantes pour les adapter à la formule ‘live’. En concert, nous sommes quatre ; et certaines partitions sont impossibles à recréer sur scène de manière totalement identique. Il y a la version studio et la version ‘live’. Je pense d’ailleurs que c’est positif. La version ‘live’ est beaucoup plus agressive, trashy, brute. Nous ne nous contentons pas d’interpréter le titre exactement comme sur le disque. Il reflète davantage l’esprit de nos 15 ou 16 ans. On y injecte toute notre énergie, toute notre détermination à remuer. On y met les guitares bien en avant. Bref, on cherche à rendre notre excitation très perceptible, parce que si un groupe est à fond dedans lors des concerts, c’est déjà 60% de gagné. C’est plus important que la perfection de la musique ou du son.
Edd : Donc au cours de toutes ces années, tu essayais seulement de bien paraître ? (rires)
Ed : Non, je ne dis pas qu’on essaye de bien paraître, mais je pense que cette attitude impulsive est très importante en ‘live’ ; parce que la plupart du temps, en concert, les retours sont quasi inexistants, et tu tentes désespérément de percevoir ce que tu joues. Aussi, si le groupe semble s’investir à fond dans son trip, le public va être beaucoup plus impressionné.

Donc on arrive à ma dernière question, plus bateau : quels sont vos projets pour l’année prochaine, hormis tourner pour promouvoir l’album ?

Jack : Nous n’avons pas beaucoup de choix pour l’instant. Nous sommes ‘bookés’ jusque fin octobre. Au moins !
Ed : Même décembre, si on tient compte de la tournée américaine et de quelques autres concerts... Sinon, on va se remettre à composer ; mais je crois qu’on va s’y consacrer lorsqu’on sera de retour en studio ; car sur la route on est dépendant d’un portable. Pas l’idéal ! Je veux dire que sur un ordinateur, tu te contentes d’enchaîner des sons ; et ce n’est pas la meilleure manière d’écrire des chansons. Il est toujours plus judicieux d’utiliser nos instruments pour accomplir cette tâche. Mais on verra plus tard…

Jack : Oui, plus tard. Enregistrons un album pour Noël...
Ed : Oui, un Christmas Album... (rires)

 

Zen Zila nous en met plein la gueule…

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« Gueules de Terriens », c’est le titre du nouvel album de Zen Zila, dont la sortie est prévue pour le 6 octobre. Un disque auquel a participé Rachid Taha et qui fait suite à « Le Mélange sans Appel » (2000), « 2 Pull-Overs et 1 Vieux Costard » (2003) ainsi que « Mais où on va comme ça » (2005). La mise en forme de leur nouvel elpee a été assurée par Erwin Autrique, c’est-à-dire le producteur de leur tout premier opus. Responsable d’une musique bien dans la lignée de Zebda et des Négresses Vertes ou si vous préférez de chanson française, de rock, et de musique orientale, Zen Zila, Wahid Chaib et Laurent Benitah ont également reçu la collaboration du talentueux harmoniciste belge Steven Debruyn. Sans oublier les anciens piliers du groupe stéphanois Dézoriental : Alawa Idir, Antony Gatta, Jean-Luc Frappal et leur fidèle violoniste Diane Delaunay. La formation se produira le 5 novembre à la Maroquinerie.

Tracklisting :

1) J'Vole Des Mots 
2) Partout C'Est Pareil 
3) Ya Tayara (17 Ans) 
4) Juste Un Instant 
5) Elle Kiffe 
6) Chui Français 
7) Le Temps De L'Amour (Fort Chabrol) 
8) L'Essentiel 
9) Pour Vous Pour Nous 
10) Galouli 
11) La Rumeur 
12) Gueules De Terriens 
13) 97%

En attendant les vidéos, voici déjà pour patienter le titre « Le devoir de mémoire » en live
http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&videoid=23120898&searchid=1bc2da8b-a6e0-4e54-8f90-a9c9e3522761

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/zenzila

 

La loyauté de Cold War Kids

Écrit par

Le nouvel elpee de Cold War Kids paraîtra ce 22 septembre. Il s’intitule « Loyalty to loyalty », et fait suite à « Robbers & Cowards », paru l’an dernier. Pour vous mettre l’eau à la bouche, la formation vous propose de télécharger leur single, « Something Is Not Right with Me », gratuitement sur le site : http://www.u-download.co.uk/coldwarkids

Tracklisting

1. Against Privacy 
2. Mexican Dogs 
3. Every Valley Is Not A Lake 
4. Something Is Not Right With Me 
5. Welcome To The Occupation 
6. Golden Gate Jumpers 
7. Avalanche In B 
8. I've Seen Enough 
9. Every Man I Fall For 
10. Dreams Old Men Dream 
11. On The Night My Love Broke Through 

12. Relief 
13. Cryptomnesia 

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/coldwarkids et http://www.coldwarkids.com

 

 

Department of Eagles a froid au nez…

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“Cold nose”, c’est le titre du nouvel elpee de Department of Eagles, dont la sortie est prévue pour le 6 octobre. Au sein du line up, on retrouve Daniel Rossen de Grizzly Bear, mais également, parmi les invités, deux musiciens issus de cette formation, Chris Taylor et Chris Bear.

Tracklisting:

1. On Glaze 
2. Sailing By Night 
3. Noam Chomsky Spring Break 2002 
4. Piano In The Bathtub 
5. Romo Goth 
6. Gravity's Greatest Victory/Rex Snorted Coke 
7. Origin Of Love 
8. Family Romance 
9. Forty Dollar Rug 
10. We Have To Respect Each Other 
11. Curious Butterfly Realizes He Is Beautiful 
12. Horse You Ride 
13. Ghost In Summer Clothes 

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/deptofeagles et http://www.departmentofeagles.com

 

Les sept vies d’Enigma

Écrit par

C’est ce 22 septembre que paraîtra le prochain opus d’Enigma. Intitulé “Seven lives many faces”. Il s’agit du septième elpee studio de la formation. En édition limitée, l’album proposera un disque supplémentaire de 5 titres. Enfin, il vous est loisible d’écouter l’intégralité de l’album sur MySpace : (http://www.myspace.com/enigmaplanet).

Pour voir le clip vidéo de « La puerta del Cielo »

http://www.wat.tv/video/enigma-puerta-del-cielo-w96d_iedf_.html
http://fr.youtube.com/watch?v=zWcLCZ8Rw8s
http://www.wideo.fr/video/iLyROoafYAt3.html

Tracklisting

Disque 1 :

1. Encounters
2. Seven Lives
3. Touchness

4. Same Parents
5. Fata Morgana
6. Hell's Heaven
7. La Puerta Del Cielo
8. Distorted Love
9. Je T'aime Till My Dying Day
10. Deja Vu
11. Between Generations
12. Language Of Sound

Disque 2

1. Superficial
2. We Are Nature
3. Downtown Silence

4. Surprise
5. Language Of Sound

Pour plus d’infos : http://www.enigmaspace.com, http://www.enigma.de et http://enigma.emi-artistes.com

 

 

 

 

 

The Verve

Forth

Écrit par

On ne va rien vous apprendre en vous rappelant que The Verve s’est reformé sous son line up initial et qu’il tourne maintenant depuis presque une année. Par contre, on craignait que la sortie de leur quatrième album, onze années après celle d’« Urban hymns », ne soit que le résultat d’un objectif purement commercial. Mais avant toute chose, remettons les pendules à l’heure : The Verve ne se résume pas seulement aux tubes « This Is Music », « Lucky Man », « The Drugs Don't Work » et « Bitter Sweet Symphony ». C’est sans doute ce que pensent les plus jeunes d’entre vous. Or, et je n’ai de cesse de le répéter, le quatuor de Wigan est responsable de deux albums-culte (NDR : allez donc jeter une œil dans la rubrique ad hoc !), « A Storm in Heaven » en 1993 et « A Northern Soul » en 1995. Deux opus trempés dans un psychédélisme atmosphérique totalement stupéfiant. « Urban Hymns » est un ‘best seller’. Point à la ligne ! D’honnête facture, les trois elpees solo de Richard Aschcroft n’entretiendront finalement que des regrets. Ceux d’avoir perdu un groupe-phare des nineties.

Avant d’entamer l’écoute de « Forth », j’ai lu tout et son contraire dans le domaine de la critique. Des analyses très sensées, mais aussi des âneries. On va donc essayer de faire la part des choses. Et tout d’abord en évoquant le single : « Love is noise ». Une véritable daube, réminiscente des pires dérives de Simple Minds. Et les samples des chœurs sont tellement ridicules qu’on a envie de se rouler par terre. De rire ! Mais le reste alors ? Bien mieux que je ne l’espérais. Toutes les compos ne sont pas transcendantes, mais elles tiennent la route. « Rather be », le doux-amer « Valium skies » (Oasis ?) et le majestueux, voire luxuriant, « I see houses » sont des ballades qui auraient pu figurer sur « Urban hymns ». Pas de quoi s’extasier, néanmoins. Par contre, final éthéré, « Appalachian springs » est bien plus convainquant. Mais le meilleur est encore à venir. Ainsi, on est emporté par l’intensité tempétueuse, atmosphérique de « Sit and wonder ». Les cordes de guitare cristallines de McCabe y font merveille. Tout comme sur le bruitiste et nébuleux « Noise epic ». Imprimé sur un tempo soutenu, hypnotique, et balayé par les vocaux tantôt confessionnels, tantôt vindicatifs de Richard, il rappelle The Music. On épinglera encore le frémissant « Judas », caractérisé par cette amplitude phénoménale des drums, cette conjugaison très réussie entre le vibraphone et les cordes de guitare ; et puis ces arrangements somptueux. Dommage cette contre-voix soul. Inoculée dans l’esprit du dernier album solo de Richard, « Keys to the World », elle aurait fait merveille. Falsetto dans l’esprit du « Saturday night fever » des Bee Gees, elle provoque une montée d’urticaire. Et pour terminer sur une bonne note, on ne peut passer à côté de « Numbness », une des plages les plus intéressantes de la plaque. Evoluant sur un mid tempo, fiévreuse, faussement indolente, elle baigne au sein d’un climat presque West Coast du début des seventies (ces cordes de guitare subtilement écorchées, plaquées, vibrantes), digne de l’incontournable elpee de David Crosby, « If I Could Only Remember My Name ». Et finalement, pour ramer à contre-courant, je vais émettre une critique. L’album a été trop bien produit. Surtout pour les plages qui méritaient un son plus crade, plus spontané, plus brut… Enfin, ce n’est qu’un avis personnel…

 

Mike Zito

Today

Écrit par

Delta Groove est probablement le label blues le plus branché actuellement. Admirablement structurée, il bénéficie d’un site web particulièrement attractif. Les sorties sont régulières et au cours des derniers mois, il s’est doté d’un label satellite : Electro Groove. Davantage ouvert à l’univers rock, il a signé Ana Popovic, puis Jason Ricci. C’est au tour de Mike Zito de rejoindre la boîte. Issu de Saint Louis, ce jeune chanteur/guitariste/compositeur voue une admiration pour des gratteurs notoires. En l’occurrence Hendrix, Clapton, Stevie Ray Vaughan et… Van Halen! Et en matière de chant et d’écriture, il apprécie Neil Young, Mick Jagger, Johnny Cash et John Hiatt. A ce jour, il comptait quatre albums personnels à son actif : "Blue room" en 1996, "America's most wanted" en 99, "Slow it down" en 2004 et "Superman" en 2006. « Today » constitue donc son cinquième.

Randy Chortkoff a ouvert toutes grandes les portes des studios FX à Los Angeles. Il a confié la production à David Z et lui a collé un adjoint : Tony Braunagel. L’ex-musicien de Taj Mahal et du Phantom Blues Band se charge, en outre, des drums. Hutch Hutchinson, musicien de Bonnie Raitt, se réserve la basse et Benmont Tench (NDR : il a fondé les Heartbreakers en compagnie de Mike Campbell et Tom Petty), les claviers.

Dès les premiers accords du morceau d’ouverture, "Love like this", on se prend au jeu de Zito. Il possède une superbe voix. Très personnelle aussi. Cette plage passe bien la rampe. Un service gagnant, puissant et très rythmé susceptible de rappeler Bruce Springsteen. Notamment à cause des répliques féminines formulées par Teresa James et Ce Bullard. "Superman" évolue au sein d’une atmosphère plus blues. Les arrangements pop/funk lorgnent vers Clapton. Cependant, voix et mélodie affichent un charme indéniable. L'opus est homogène. Ce qui s’explique surtout par le style très caractéristique de Zito. La qualité instrumentale est également au rendez-vous. « Holding out for love » en est une belle illustration. Le monde de Mike est également empreint de douceur. Cette douceur peut même se révéler d’une simplicité désarmante. Mais aussi d’une beauté incomparable. A l’instar de "Little Red Corvette", une compo signée Prince, que Zito susurre d’une voix soul blues très expressive. "Universe" s’inspire davantage de Hendrix. Mais un Hendrix visionnaire. Une invitation au voyage, au cours duquel on assiste à une superbe partie de cordes… Le blues est plus présent sur les morceaux suivants. Et tout d’abord sur "Blinded", une plage abordée dans un style laidback raffiné ; quoique paradoxalement proche de Carlos Santana, vu le style de percussions proposé par Braunagel. Et la même recette est reproduite pour "No big city". Blues lent, presque classique, "Slow it down" est sculpté par les accords dramatiques de la guitare. Contaminé par le funk, "Deep down in love" est balisé par un riff rythmique. Ce qui n’empêche pas la guitare de s’autoriser des dérapages contrôlés. Les lignes directrices de "Dirty things" sont tracées suivant un profil très Chicago Westside. Mitch Kashmar est venu renforcer l’équipe à l’harmonica. Faut dire qu’il relève de l'écurie Delta Groove. Autre plage funkysante, "Hollywood" est cuivrée par les excellentes interventions de Joe Sublett et Darrell Leonard, alors que la six cordes emprunte les accents de Stevie Ray Vaughan. Enfin, la voix de Zito crache ses dernières cartouches sur la ballade indolente, "Time to go home".

 

3MA

3MA

Écrit par

Né de l’association entre Driss El Maloumi, Ballake Sissoko et Rajery, ce « 3MA » est une parfaite réussite. Trois musiciens (Maroc, Mali et Madagascar) se sont réunis pour créer ‘une transafricaine des cordes’. Trois instruments emblématiques de leurs pays respectifs (Oud, Kora et Valiha) se fondent à merveille dans la douzaine de titres qui composent ce disque ; somme et résumé d’un travail entamé il y a deux ans. Les trois hommes sont des maîtres de leurs instruments. Ce qui touche ici, ce n’est pas l’impeccable exécution ; mais l’ambiance mystérieuse ou apaisée qui parcourt des titres comme « Anfass », « Mainte » ou le superbe « Kouroukanfouga ». Un voyage qui traverse le continent africain pour une fusion très naturelle et mélodique où la kora et la valiha se conjuguent harmonieusement et sans artifices. Une belle et originale prouesse susceptible de plaire à celles et ceux qui ont succombé aux charmes des « Mandé Variations » de Toumani Diabaté.

Alkaline Trio

Agony & Irony

Originaire de Chicago, Alkaline Trio véhicule une image quelque peu gothique. Pourtant, il pratique une forme de punk rock hymnique. Dont les chansons sont faciles à reprendre en chœur, si vous préférez. Pourtant, ses textes sont susceptibles de toucher le corps et l’âme d’une audience jeune et désillusionnée. Son dernier opus, “Crimson”, embrassait un aspect poli, voire pop. “Agony & Irony” constitue le sixième elpee du groupe et le premier sur une major. Et pas de surprise, il persévère dans la même direction. A qui la faute, si faute il y a ? A celle de Josh Abraham. Vous n’avez peut être jamais entendu parler de ce personnage ; et pourtant vous connaissez déjà son œuvre. Et pour cause, ce dernier a bossé pour Limp Bizkit, Pink, Korn, Staind ou encore Crazy Town.

Il est très probable que cet « Agony & Irony » ne plaise pas trop aux premiers aficionados du combo ; il n’en est pas moins de bonne facture. Les guitares sont attachantes, les drums enlevés et les refrains provoquent une envie incontrôlable de joindre sa voix à celle des vocalistes. Certes, le passage sur une major a rendu la solution sonore plus accessible à la ‘masse’ ; mais il n’empêche que Matt Skiba et sa bande sont à nouveau parvenus à poser leur griffe sur des chansons et des textes qu’ils écrivent toujours avec autant de talent et passion.

“Agony & Irony” est peut-être le début d’une nouvelle ère pour Alkaline Trio. Et il ne fait aucun doute que des chansons comme “Calling All Skeletons” ou encore “Help Me” risquent fort de pousser le groupe vers le haut des charts.


The Black Seeds

Solid Ground

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The Black Seeds est une sommité dans son pays : la Nouvelle Zélande. Originaire de Wellington, le groupe est composé de huit membres (tous blancs pour l’anecdote). Au fil des albums, il est devenu une référence pour le bastion du Kiwi, cet oiseau noctambule. Il y a fort à parier que de nuits longues et chaudes, il en est fortement question sur la production de « Solid Ground » ; et que ce band a certainement dû croiser au détour du studio, les traces du volatile atypique et sans ailes.

Depuis 10 ans, The Black Seeds trace sa route, sans aucune gêne, tout en jouissant d’une liberté propre à son style. ‘Free your mind’ serait la devise adéquate des ces acolytes du son. Sur un fond reggae, ils arrivent à produire un dub aux accents funk et soul des plus alléchants. En effet, sur les basses lourdes et le beat cajoleur, vient se poser quelques effets électrisés de synthé vibrato, et saturation de guitare qui ont vite fait de nous faire battre la mesure. La position des cuivres, est comme à son habitude dans ce style musical, bien mise en avant, telle une proue qui s’affiche fièrement. Depuis « Solid Ground » à « Come To me », en passant par « Make a Move » et « Strugglers », on perçoit la volonté de partager des émotions. D’exprimer son envie de rallier les troupes pacifistes de groupes à messages positifs. A noter que l’esprit d’union et de positivité étaient déjà bien présents sur les 3 précédents albums du groupe (« Keep on Pushing » en 2001, « On The Sun » en 2004 et « Into The Dojo » en 2006).

The Black Seeds semble ne pas vouloir changer de trajectoire. Et pour cause, à chaque coup ils font mouche. Changer s’avèrerait en effet ridicule. Bénéficiant de ce petit parfum old school, les 13 plages de la galette procurent des sensations. On y retrouve des sonorités enfouies au plus profond e soi-même ; des sonorités conservées secrètement pour les meilleurs moments. Comme à la belle époque des maîtres d’Island du génial Chris Blackwell, les accords sont plus que du son. Ce serait carrément un poème qui se déclame au meilleur moment de la journée. La nuit, sans aucun doute.

 

Bowerbirds

Hymns for a Dark Horse

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On vit parfois des moments étonnants. Ces instants où bouche bée, on se surprend à ne plus pouvoir dire grand-chose. Ils sont rares et méritent d’être épinglés. Chez Bowerbirds, on se retrouve vite l’avaloire asséché, à gober les mouches. « Hymns for a Dark Horse » est un bijou ; et la chronique pourrait s’arrêter là. Par respect pour le bien être interne qu’il procure, ravalons un peu de salive, rassemblons nos esprits, et essayons d’expliquer la raison.

Signé chez  Dead Oceans (Bishop Allen, Evangelicals, Phosphorescent,…), le premier elpee de ce trio américain est une pure réussite. Le nier serait un manque flagrant de bon sens. Telle une Dream Team qui aurait trouvé ses marques dès la première minute de jeu, Phil Moore, Beth Tacular et Mark Paulson posent leurs voix et leurs accords au cœur d’une symbiose à la limite du génie. Approchant un univers pop/folk, ils évitent les clichés, en parsemant la galette de somptueuses associations entre violon, tambourin, guitare ou accordéon. Toujours justes et puissants, les 12 morceaux de « Hymns for a Dark Horse » arborent ce délicat pelage qui invite à la caresse. Et invitent à se calfeutrer pour se sentir proche et en osmose. On entre alors en communion avec la nature et les éléments. On est ainsi à deux pas de l’univers des Shins, Radical Face ou Beirut. On est dans le sublime, où le surplus ne gave pas. Où les mélodies naissent du fond de nos âmes pour les laisser s’exhaler au rythme d’un battement de cœur. Bowerbirds ne peut revendiquer un qualificatif quelconque. Il est l’essence même du qualitatif. Il est estampillé de la marque des grands. Foncez acheter cet album, vous vous retrouvez certainement dans le même état ahuri que votre serviteur. Ainsi, il se sentira moins seul à avoir l’air idiot.

 

The Capstan Shafts

Fixation Protocols

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Se taper un album de The Capstan Shafts n’est pas une sinécure. Tout d’abord, lequel choisir ? C’est que le songwriter Dean Well, est plus que productif dans les compositions et les sorties d’albums. Depuis 9 ans, le petit bonhomme est à la tête de 10 epees et 7 elpees, rien que ça. Signé chez Rainbow Quartz (The High Dials, Mellowmen, Deleted Waveform Gatherings,…), ce « Fixation Protocols » est donc la énième pierre à son édifice.

La deuxième difficulté pour se farcir l’écoute d’un disque de The Capstan Shafts, prodède de la longueur des morceaux. Chaque album possède en moyenne, une vingtaine de plages, allant des 50 secondes à la minute 30, voire deux minutes maximum. Mais phénomène extraordinaire, le sens mélodique y est préservé. Il est même excellent. Pourtant, et c’est une énigme, ces mélodies sont systématiquement sabordées. Brutalement aussi. Ce qui provoque très rapidement une sensation de manque. Il n’est d’ailleurs pas rare de se dire ‘…non ! ça ne peut pas finir comme ça…’ Malheureusement, il faudra l’accepter, et essayer de l’apprécier. Ce qui reste à mon avis, le plus complexe. Difficile d’emboîter le rythme juste au moment où il cesse. Il y a donc une cruauté dans le chef de Wells à déballer sur son étal, tel un marchand, toute la marchandise ; et de la remballer dès que l’intérêt du public s’y accroche. Cette particularité apporte un cachet étonnant, certes, mais peut nous pousser vers une frustration certaine. C’est que « Fixation Protocol » a de quoi donner envie. Des compos pop/rock aériennes, osées, qui tranchent dès les premiers accords, suivies de quelques minuscules ballades qui viennent de temps à autre les apaiser.

« Fixation Protocols » ne vous flanquera pas la grosse claque susceptible de faire siffler les oreilles, mais alignera plutôt une avalanche de petites claquettes qui vous empêcheront de baisser la tête un seul instant. Beaucoup de patience et une volonté de décoder seront les atouts indispensables pour une écoute saine et pertinente.

Kris Delmhorst

Shotgun Singer

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Kris Delmhorst n’est pas une débutante, loin de là. Cette chanteuse folk compte déjà cinq albums à  son actif ; et vient glisser dans sa discographie une sixième perle à son collier musical. Car s’il existe des bijoux indémodables, aux parures étincelantes, Kris Delmhorst elle, affine ses carats au fil des compositions. Taillé dans le diamant brut, « Shotgun Singer » semble ajusté avec minutie et passion. Tout au long des douze ballades entraînantes, l’Américaine de Boston relate des capsules de la vie. Des moments intimes qu’elle dévoile sans pudeur. C’est évident, les voix féminines posée sur de la folk commencent un peu à nous inonder. On aurait tendance à dénigrer un peu le style, tant la concurrence est rude. Kris Delmhorst ne joue pas dans la même catégorie. Elle n’essaye pas de suivre un style, elle fait partie des piliers, de celles qui les enfoncent sans oublier de les sculpter avec une fantaisie débordante. Elle ose prendre des risques. Si le rythme de ses morceaux est puisé au fond de la mélancolie, elle n’en retire que l’essentiel, afin d’écarter de son chemin, toute forme de tristesse.

D’entrée de jeu, « Blue Adeline » constitue un parfait exemple de cette volonté. « Shotgun Singer » est parsemé de rythmes puissants mais discrets comme sur « To The Wire », où la batterie entoure la pièce d’un mur capitonné, laissant les cordes s’entrechoquer tendrement. A la manière d’une Lisa Germano ou d’une Alela Diane, la voix de Kris sort de ses entrailles et se béatifie sur des morceaux comme « If Not for Love », « Birds of Belfast » ou « Brand New Sound ». Tout cet onguent, que l’on s’étale au fil des plages, est parfois surmonté d’une petite claque revivifiante. A l’instar de « 1000 Reasons », où une proposition à la limite de la pop rock parvient à nous étonner. Vous l’aurez donc compris, « Shothun Singer » est à prendre par tous les côtés, du début à la fin. L’ensemble est étonnant, varié et sacrément beau. Un chouette moment à partager sous la couette. Le meilleur endroit sans doute pour s’enfiler la galette, et de préférence en dégustant un bon chocolat chaud ; mais ce supplément n’est pas compris dans le prix.

The Estranged

Static thoughts

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Ex-Remains of The Day (sans la violoniste), The Estranged délaisse ses réminiscences hardcore pour se frayer un chemin, déterminé et cohérent, au sein de la scène punk rock américaine. L’effusion musicale jaillit à la croisée des Wipers et de Mission of Burma. Mais c’est surtout en s’autorisant des éclaircies instrumentales que la formation de Portland se démarque de ses maîtres. Successivement, guitare, basse et batterie passent leur message ; et dans ces solo et intermèdes plutôt ‘post’, « Static thoughts » puise ce ton aéré et cette allure plus réfléchie qui, trop souvent, déserte le punk purement échevelé. Derrière les accalmies, le bouillonnement règne en maître et rien n’y est laissé au hasard. Aucune irruption futile de cuivre ou synthé, aucune mélodie superflue, aucun break inutile de guitare ; juste un trio instrumental autonome et sûr d’avoir toutes les raisons d’exploser à l’abri des censures. L’énergie exsangue et aiguisée du punk côtoie ici la rythmique hypnotique et progressive du ‘post’-punk ; et de cet alliage surgit une tension intéressante qui mérite de malmener 30 minutes ses tympans.

 

Brian Henry Hooper

The Thing About Women

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Parfumé à l’hédonisme et au narcissisme, Brian Henry Hooper aurait de quoi nous rendre jaloux. Non seulement son timbre vocal campe un véritable clone bâtard entre Bowie et Nick Cave ; mais il revêt les habits sombres du dandy endeuillé. Il suit le cortège funèbre de l’amour, en se frappant la poitrine. « The Thing About Women » est un piège à filles, celles que l’on croise au fond d’un bar miteux. Perdues, naïves et mignonnes, elles finissent toujours par succomber au charme et à la tendresse d’une de ces âmes damnées. Du genre à Brian. Bouleversant lorsqu’il raconte ses histoires, ce loup-garou camouflé, susurre entre deux whiskies, quelques considérations sur la beauté féminine et les répercussions blessantes qu’elles engendrent.

« The Tning About Women » c’est le cadeau idéal pour un dépressif solitaire. Il ne se sentira plus si seul après écoute. Il aura même l’impression d’être compris. Pourtant l’album commence plutôt bien. A l’écoute de « Oh Brother » et « Again et Again », on aurait presqu’envie de croire que tout n’est pas si sombre. Mais de « Thing About Women » à « I Wanted To » en passant par « Just Cause You Wish It », on comprend vite, que c’est moche l’amour. Et en lieu et place de se parer de ses plus beaux atouts, on aurait tendance à devenir méfiant, de peur de finir aussi mièvre que Mr Hooper. En fait, Brian Henry Hooper est un malin. Plutôt que d’encourager les rencontres, il plombe l’ambiance des mâles en quête de sentiments, pour qu’ils restent chez eux à se morfondre. Ce qui lui permet de laisser tout le champ libre pour ses quêtes personnelles, sans l’ombre d’un prétendant. Sale type ! Oui ça va, t’es beau gosse Brian. Tout le monde le voit, tout le monde le sait, il ne faut pas en faire des tonnes non plus.

 

The Ideal Husband

No Bye No Aloha

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Sur la bio consacrée à Sandrine Collard on peut lire textuellement : ‘Après un long passage obligé au solfège, violon, piano, j’ai profité de quelques années au violoncelle mais de façon trop paresseuse.’ Une déclaration à la franchise savoureuse. Et c’est bien l’esprit que semble entretenir The Ideal Husband : la sincérité. « No Bye No Aloha » évolue loin des formats actuels. Balayé par ses ukulélés hawaïens et ses pedal steel de grand père, il s’écarte complètement du courant contemporain dominant. On prend un avion,… non, plutôt un hydravion, pour se retrouver sur l’île d’un archipel fantôme, que seul Monsieur Roarke de « L’Ile Fantastique », connaît. Non content de nous amener dans un coin paradisiaque, l’engin volant a remonté le temps pour nous projeter dans une ambiance 60’s, celle de toutes les libertés. « No Bye No Aloha » procure une sensation et une volonté d’oisiveté sans équivoque. On se prend l’envie de tout envoyer dinguer, de mettre les clapettes et aller se boire un petit cocktail, collier de fleurs autour du cou. Et on se délecte de se balader sur les quatorze plages de sable fin que l’équipe à tamisé avant notre arrivée. Au sein du staff de The Ideal Husband, on retrouve un certain Dan Lacksman, ancêtre de Telex. Mais aussi Louise Peterhoff en vahiné chanteuse à la voix suave, et surtout Benjamin Clement, multi-instrumentiste aux bras de pieuvre… Composé et écrit par Sandrine Collard en personne, ce premier opus prolongera vos vacances, et n’aura comme seule ambition, que de vous caresser par sa sensualité et sa douceur. Un album à se procurer, juste pour la fraîcheur qu’il dégage et le sentiment de bien être qu’il procure. Et ça c’est énorme !

 

Kid Carpet

Casio Royale

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Non, Kid Carpet n’est pas un héritier de Tonton Tapis, où le moins cher serait illégal. C’est vrai que sur « Casio Royale » (NDR : ouarf le jeu de mot à 0.20 cents) le cheap est roi ; mais il est loin d’être en dessous d’un tarif pratiqué lors d’une braderie. C’est vrai aussi, qu’à la limite du mauvais goût, Kid Carpet semble prendre plaisir à rendre son univers idiot. Comme s’il se marrait après s’être tiré une balle dans le pied. La simplicité des compositions aurait vite fait de classer cet album dans la caisse des soldes, s’il n’y avait ce petit goût sucré. Ce petit souvenir des colliers de bonbons qui nous tachait le cou et nous refilait les pires des caries.

Le véritable atout de ce « Casio Royale » est sa constance et son humour potache. Paroles légères (« I Don’t Want to Fall in Love With You » est un bel exemple), beats simplistes au possible, infecté d’effets prévisibles issus d’une base de données d’un vieux clavier Casio, ce nouvel elpee pourrait passer pour du foutage de gueule en bonne et due forme. Mais ce serait manquer d’humour et de simplicité que de brûler cette moumoute de bain, avant de l’avoir mieux explorée. Ado attardé qui se serait enfermé dans sa chambre à jouets, Kid Carpet est le chaînon manquant entre productivité et amusement. On perçoit sans effort, le plaisir ressenti par le natif de Bristol lorsqu’il a composé les quinze plages avant de les proposer au label Sunday Best (Dub Pistols, Plastic Operator, Grand National,…) Evidemment si on laisse un gamin se déchaîner sans retenue, il y a un moment où ça lasse. Voire même où ça agace… s’il faut le dire…

« Casio Royale », n’est à pas un album incontournable ; et vivre sans avoir eu le loisir de l’écouter n’est pas préjudiciable. Mais si vous avez conservé cet esprit d’enfant, il serait dommage de ne pas s’en payer une tranche de temps en temps. Kid Carpet semble donc avoir fumé la moquette (NDR : facile, mais je ne suis pas responsable de la mise à feu de ces jeux de mots débiles), et le calmer semble improbable. On va donc attendre qu’il termine sa crise d’adolescent ; mais je crains fort que cette évolution ne se produise jamais...