L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Shack

Time machine (The best of Shack)

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Avant de fonder Shack, les frères Michael et John Head drivait The Pale Fountains, une formation liverpuldienne qui a marqué de son empreinte le début des eighties. Entre 1981 et 1985, très exactement. Au sein du line up militait également le futur trompettiste de James, Andy Diagram. Inspiré par le psychédélisme de Love, mais également la comédie musicale (Burt Bacharach), le jazz et la bossa nova, ses chansons romantiques deviendront même une des sources d’inspiration pour les Smiths. Après deux années de déchéance (toxicomane, Michael traverse une période de déprime, alors que leur bassiste McCaffrey, décède des suites d’une hémorragie cérébrale), les deux frangins disparaissent quelque temps ; avant de monter Shack, en compagnie du drummer Alan Wills, mais surtout du bassiste Pete Wilkinson, futur LA’s et Cast. Le quatuor sort quelques singles et un album en 1988 : “Zilch”. En 1991, la formation entre en studio. Au London's Star Street. Et achève les chansons de son deuxième elpee, « Waterpistol ». Malheureusement le studio est ravagé par un incendie, et les bandes sont détruites. En outre, leur producteur, Cris Allison, ne parvient plus à mettre la main sur les copies DAT de ces enregistrements. Et lorsqu’enfin il les retrouve, le combo a splitté. Finalement « Waterpistol » paraîtra en 1995, à l’initiative du label allemand Marina. Entretemps, les frères Head forment Strands qui commet un superbe opus en 1997 : « The Magical World of The Strands”. Toujours passé aussi inaperçu. Et l’année suivante, Shack se reforme. Il aligne quelques elpees : « HMS Fable” en 1999 et “Here's Tom With the Weather” en 2003. Ainsi que “The corner of Mill and Gill”, en 2006. Wilkinson est revenu au bercail un an auparavant, pour suppléer le départ de Rigby ; mais information bien plus importante, le groupe a signé chez Sour Mash, le label de Noël Gallagher. Qui a toujours voué une grande admiration aux frères Head. Il les considère d’ailleurs comme une influence majeure d’Oasis.

Maintenant, venons-en à cette compilation qui réunit des extraits des quatre derniers albums (NDR : pas de trace, donc de « Zilch »). Mais également deux singles tout à fait épatants datant de 1990 et 1991. C'est-à-dire « I know you well », digne du meilleur Stone Roses et « Al’s vacation », un titre d’acid folk aussi bancal que capricieux, réminiscent de Syd Barrett. Ainsi que deux nouvelles compos (elles figurent en fin de parcours) : « Holiday abroad », dont la mélodie est tellement contagieuse que vous risqueriez fort de la siffloter sous la douche et l’impétueux « Wanda », morceau de psyché house cuivré, rappelant à nouveau la célèbre formation de Ian Brown, à ses débuts. Même si la délicatesse du timbre vocal de Michael est davantage mise en évidence. Pour le reste, heureusement que les notes incluses dans la pochette sont suffisamment explicites ; sans quoi, on n’y retrouverait plus ses jeunes. Ce qui permet quand même de cerner l’évolution de cet ensemble dont la musique à l’origine très psyché (Stone Roses, Syd Barrett, Byrds) a progressivement évolué vers une forme de plus en plus sophistiquée, l’influence de Love circa devenant même très marquante sur l’avant dernier opus (les arrangements, les orchestrations, les cuivres mariachi, etc.) Ce qui n’a jamais empêché les compos de continuer à bénéficier de ce dosage subtil entre cordes acoustiques et intensité électrique. La formation a également vécu sa période britpop hymnique (pensez à Oasis, à The Coral ou encore aux Bluetones) ; et en particulier sur l’album « Waterpistol », paru quatre ans trop tard. On ne va pas en rajouter une couche, c’est une compile, mais franchement elle mérite toute votre attention. En outre, comment comprendre qu’un groupe aussi talentueux soit passé à travers…

Shantel

Disko Partizani !

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Depuis l’an dernier, la musique à tendance ‘balkanique’ ou ‘tzigane’, terme plutôt réducteur, a réellement le vent en poupe. Du moins, beaucoup plus qu’auparavant. Les projets se multiplient et les valeurs sûres s’installent confortablement dans le paysage médiatique. En Belgique, un seul coup d’œil à l’agenda 2007 et 2008 de l’AB suffit à le constater. Stefan Hantel, alias Shantel, profite du mouvement pour présenter son troisième ‘véritable’ recueil. Après la publication de deux albums sous la coupe de !K7 records, deux compilations sous l’appellation « Bucovina Club » et sa participation au projet « Electric Gypsyland » de Crammed Discs, l’Allemand (!) présente un ouvrage dans l’air du temps invitant à la fête et aux déhanchements les plus exotiques. Un peu à la manière de Basement Jaxx sur le sympathique « Hey U », extrait de l’horrible « Crazy Itch Radio ».

Shantel marie à la perfection le son des cuivres à une légère nappe d’electronica. Difficile dès lors de résister à l’envie de monter sur sa chaise pour remuer son corps dans tous les sens. De par son interprétation exécutée aussi bien en anglais, qu’en turc, grec, serbe ou roumain, « Disko Partizani ! » est un incontestable appel à la diversité. Il faut cependant être particulièrement friand du genre pour pouvoir apprécier les subtilités de cet essai qui pourrait irriter les autres par son aspect longuet. De plus, certaines des vocalises parcourant ce « Disko Partizani ! » peuvent parfois s’avérer difficilement supportables. Il s’agit donc d’un recueil s’adressant essentiellement aux fans des sonorités est-européennes et méditerranéennes, prêts à secouer du bassin durant des heures.

These New Puritans

Beat Pyramid

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Enième ‘nouvelle sensation’ made in UK, These New Puritans reprennent en 2008 le flambeau des Shy Child, Shitdisco et autres Klaxons. A l’heure où ces derniers ont décidé de passer à autre chose, la voie est libre pour l’electro-pop tendance ‘new rave’ du quatuor originaire de Southend-on-sea. Une chance car These New Puritains recyclent le genre à leur manière, lui procurant un second souffle rafraîchissant.

En 16 morceaux d’une moyenne de 3 minutes, la formation s’impose et en impose. On reste scotchés à des morceaux tels que l’engageant « Swords Of Truth », le trippant « Doppelgänger » ou le déjà classique « Elvis ». La formation n’a pas peur de prendre des risques, quitte à déplaire (les laborieux « Navigate-Colours » et « Costume ») mais c’est exactement cette formule qui rend le reste de ce « Beat Pyramid » d’autant plus appréciable. Instantanée ou pas, cette pyramide de rythme s’érigera certainement comme un incontournable de 2008.

The Twang

Love It When I Feel Like This

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Formation originaire de Birmingham, The Twang tente tant bien que mal de se raccrocher à la vague ‘hype’ du Brit Rock tendance ‘jeunots’, engendrée par Arctic Monkeys. Loin d’atteindre le brio de ces derniers, The Twang se perd dans ses influences, des Clash à Kasabian en passant par Oasis, Kaiser Chiefs et The Stone Roses. Il faut avouer que « Love It When I Feel Like This » génère des sonorités accrocheuses et entêtantes mais la voix de Phil Etheridge altère ce qui aurait pu être une plaque décente. Le leader bave ses textes de son accent un peu trop prononcé, voire insupportable sur certains morceaux (« Got Me Sussed », « The Neighbour »). De fait, il se fait carrément ridiculiser par ses musiciens, deux fois trop bons pour lui. The Twang aurait pu être un groupe à tenir à l’oeil. Dommage que la troupe ne puisse disposer du leader qu’elle mérite.

Arthur & Yu

In Camera

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Les nostalgiques de Nancy Sinatra et du regretté Lee Hazelwood, mort en août dernier, vont en avoir pour leur argent. Les deux légendes se sont réincarnées pour le plus grand plaisir de nos petites oreilles. Grant Olsen et Sonya Wescott, alias Arthur & Yu, présentent sur leur premier recueil un véritable hommage à ces deux artistes mais également à la folk circa 60’s. Et plus particulièrement The Velvet Underground (« 1000 Words », « Afterglow »,…).

Les morceaux qui jalonnent cet excellent « In Camera » sont un condensé de pop estivale on ne peut plus rafraîchissante. L’union des vocalises d’Olsen et Wescott semble tellement naturelle que leur dissociation serait une véritable aberration. Les plus mélancoliques se laisseront aller à quelques rêveries sur les séduisants « Black Bear », « Come To View (Song For Neil Young) », « Lion’s Mouth » et, surtout, « 1000 Words ». Arthur & Yu, duo découvert sur le dernier Dntel (« Dumb Luck »), signe donc un premier essai coup de cœur que les fans de Camera Obscura, Broadcast ou Yo La Tengo ne pourront qu’accueillir les bras grands ouverts.

Dimi Dero

Sisyphus, window cleaning

Écrit par

Dimi Dero est français. Parisien, très exactement. Mais sa musique plaît surtout aux Australiens. Pas parce qu’il chante dans la langue de Shakespeare, mais parce qu’il pratique une forme de garage largement inspiré par les Scientists et Birthday Party. Ce qui explique sans doute pourquoi il a été signé par le label antipodal Off The Hip. Et puis tourne régulièrement au pays des kangourous. En outre, ses collaborations auprès d’artistes aussies sont régulières : depuis Kim Salmon à The Dirty Three, en passant par Mick Harvey, Penny Ikinger ou encore les Drones. Enfin, non seulement Dero drive son propre groupe, mais ce multi-instrumentiste compose et assure la production de ses œuvres.

Pour enregistrer “Sisyphus, window cleaning”, il a reçu le concours d’Ash Wednesday, préposé aux claviers lors des tournées d’Einsturzende Neubauten et des Sacred Cowboys. La musique de Dimi Dero Inc. est tour à tour sauvage, menaçante, lugubre, ténébreuse, marécageuse, fébrile, aride, intense, malsaine et parfois même brutale. Dero y épanche ses ressentiments d’un timbre âpre, mais sophistiqué, dont les inflexions sont susceptibles de rappeler celles de Peter Murphy (Bauhaus) voire d’Alex Harvey, surtout en fin de parcours. Et notamment sur les deux meilleures plages de l’opus. En l’occurrence « I washed your windows clean », morceau construit en crescendo qui s’achève par un final apocalyptique et le bonus track, « Sleep alone », caractérisé par cette ‘lead guitar’ à la fois mélodique, gémissante et chatoyante qui baigne dans ce magma d’électricité blanche en fusion…

The Drones

Custom Made (Ep)

Écrit par

Ne pas confondre The Drones, obscure formation punk ayant sévi à Manchester à la fin des 70’s et The Drones, groupe australien né au début du XXIème siècle, qui a émigré en Europe, à l’instar des Triffids, des Go Betweens, de Nick Cave et de Dirty Three, en 2005. Mais du band originel, il ne reste plus que le chanteur/guitariste Gareth Liddiard. Un personnage dont le timbre vocal rocailleux colle parfaitement au style de leur musique. Au fil de leur histoire, on ne compte plus les changements de line up. The Drones pratique une sorte de psyché/rock/blues/garage rappelant surtout Green On Red, même si le groupe revendique pour influences majeures le Velvet Underground, Bad Brains (NDR : du côté des doigts de pieds, sans doute), Birthday Party, Suicide, Neil Young, Van Morrison, Bob Dylan et Nina Simone…

All Tomorrow Parties, leur label, leur a demandé d’inaugurer toute une série d’EPs (dont 1 000 exemplaires seront édités sous la forme d’un double vinyle), au cours desquels les artistes ou formations issus de la maison de disques, seront invités à interpréter quatre compos : une ancienne, une récente, un emprunt et quelque chose ayant un rapport avec la couleur bleue. Le quatuor aussie a ainsi choisi un extrait de son premier opus « Here come the life » (« Cockeyed lowlife of the highlands ») qui figurait également sur un 7 inches paru en 2002, un titre issu de leur dernier opus, « Gala Mill », paru en 2006 (« I don’t ever want to change »), une cover de Charles Aznovour (« I drink ») et un blues figurant dans le tracklisting de l’elpee « Wait Long By The River and the Bodies of Your Enemies Will Float By » (« Shark fin blues »), édité en 2005.

Okay

Low Road

Écrit par

Marty Anderson, alias Okay, est l’un de ces artistes atypiques qui n’hésitent pas à aller au dessus de leurs limites pour convaincre un public qui, tôt ou tard, finira médusé par une telle persévérance. Victime d’une affection gastrique chronique, une forme rare de la maladie de Crohn lui interdisant régulièrement d’errer plus loin que le porche de sa maison, Anderson déploie toute son énergie sur « Low Road ». Cet admirable recueil vogue subtilement entre folk, indietronica et ingénieuses expérimentations.

Sans s’apitoyer sur son sort, le Californien à la voix singulière retrace les hauts et les bas d’une vie alambiquée et questionne le monde à coup de mélodies énergiques survolées de textes majoritairement sombres. Première partie d’un diptyque dont la seconde moitié s’intitule tout simplement « High Road », ce « Low Road », originellement publié en 2005, est une bien jolie surprise...

Pantaleimon

Mercy Oceans

Écrit par

Après une poignée d’EPs, une collaboration auprès de Current 93 et un premier disque, sorti en 1999 et réédité en 2005, Andria Degens persiste à tracer son chemin sur les routes les plus mélancoliques et, parfois, les plus sombres de la folk. Un sentiment de solitude inextricable se dégage du monde imaginaire de Pantaleimon. Comme si celui-ci ne permettait aucune manifestation de joie aux créatures insolites parcourant son délicat panorama. De temps à autres, quelque irréductible se risque à esquisser un sourire discret mais l’atmosphère du microcosme aura tôt fait de le rappeler à l’ordre. La reine des lieux prend alors plaisir à plonger son peuple dans une profonde léthargie et s’en délecte. Car, en réalité, ces derniers se complaisent à subir les sautes d’humeur de leur figure royale, attendant nerveusement chacun de ses soubresauts. Pantaleimon est donc l’un de ces univers que l’on évite farouchement mais finit tôt ou tard par s’emparer de notre volonté.

Sandro Perri

Tiny mirrors

Écrit par

Du folk peau de pêche. Ce qui ne sera jamais superflu, ni obsolète. Les temps passent et repassent, mais il y aura toujours quelque part un moment intemporel pour accueillir l’amour courtois. Sandro Perri s’essaye à ce doux romantisme en posant sa nonchalante voix de velours sur des lignes de guitare mélodiques et limpides. L’essentiel s’enrobe ça et là de cuivres assourdis et percussions discrètes, pour un charme désarmant.

A des foulées de son passé instrumental vécu chez Polmo Polpo ou son ton électropop entretenu au sein de Glissandro 70, la nouvelle expérience puise dans une électro-acoustique chaude et parfumée. Loin de s’épancher pour autant en de mielleuses mélopées, le Canadien a façonné un style où la douceur a aussi du tempérament et de la grâce ; une formule qu’il applique en s’accompagnant de musiciens osant d’improbables instruments (erhu, euphonium, lap steel...), en s’essayant à des harmonies vocales voyageuses, en préférant un son lo-fi et vintage à l’image du Devendra Banhart de « Oh me oh my ». C’est le résultat auquel la musique peut aspirer lorsqu’elle est vidée de ses frustrations juvéniles, ses contraintes commerciales, ses pressions de flambant neuf. Simple ivresse ouateuse, devant laquelle il faut tout simplement baisser les armes.

The Pillbugs

Monclovia

Écrit par

Ce disque réunit des compos issues des trois premiers opus de cette formation établie dans l’Ohio, parfois remixées. Un quintette apparemment contaminé par la musique des sixties. Depuis les Beatles (surtout George Harrison) aux Byrds, en passant par les Hollies, les Monkees, Manfred Man, le Move, le Who et j’en passe. En ce qui concerne l’influence des Fab Four, la présence d’un sitar n’y est pas étrangère. Et « Revolver » doit certainement constituer un album de chevet pour le quintet. Mais aussi des bandes passées à l’envers, un peu dans l’esprit de « Magical Mystery Tour ». Ou encore d’un quatuor à cordes. Sur deux plages. Inévitablement on ne peut que penser à « Eleanor Rigby ». Encore qu’« Alluming Martha » hésite entre mélodies ‘sydbarettiennes’ et orchestrations ‘philspectoresques’, alors que « King Of Zorg » puise à la fois chez « Abbey Road » et « Tommy ». Ce revivalisme sixties nous offre également quelques surprises. Et en particulier un hommage au défunt leader de Love. Intitulé « Make like Arthur Lee », il aurait pu naître d’une rencontre entre le Fleetwood Mac de « Oh well ! » et la phase la plus acoustique d’un Jethro Tull. Bref, un album plutôt agréable à écouter, à défaut d’être original. En outre, il recèle en « All in good time », une chanson pop presque parfaite. Particulièrement contagieuse et subrepticement rognée d’un zeste de clavier poussiéreux, elle aurait pu devenir un hit… si le groupe bénéficiait d’un quelconque battage médiatique. On peut toujours rêver…

Beach

Play It To Death

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Ces trois là s’appellent Peter, Bjorn & Gunar mais, comme ils arrivent trop tard, ils ont choisi le sobriquet original de Beach. Intitulé sous lequel ils s’appliquent à nous faire perdre notre précieux temps au son de leur pop rock tout aussi ‘originale’.

Le trio allemand présente sur son second recueil dix titres d’une platitude hallucinante. L’ensemble sonne comme une répétition générale durant laquelle les trois gaillards auraient décidé d’imiter approximativement leurs influences, Pearl Jam en tête. Les titres se suivent et se ressemblent et les vocalises du leader de la troupe deviennent insupportables au bout de quelques minutes d’écoute. Quoi de plus normal dès lors de rire jaune, voire de s’étouffer, à la lecture de la bio de la formation. Celle-ci présente « Play It To death » comme ‘un prototype de ce que peut être le rock de nos jours’. Le plus effrayant dans cette histoire serait qu’ils y croient, à leurs conneries…

Sons & Daughters

This Gift

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Sons and Daughters est né en 2001. A cette époque, Bethel (guitare) and Gow (drums) tournait en compagnie des Zephyrs et d’Arab Strap. Au sein d’un projet en duo. Ils seront ensuite rejoints par Ailidh Lennon, puis par Scott Paterson, et commencent à enregistrer. En 2003, ils concoctent leur premier elpee. Autofinancé il s’intitule « Love the Cup », et paraît sur le label Ba Da Bing Records. Rapidement, ils sont repérés par Domino, où tout commence réellement pour eux. Cette situation leur permet de partager la scène aussi bien avec Morrissey, Throwing Muses ou encore les excellents Franz Ferdinand.

Paru en 2005, « The Repulsion Box » n’avait rencontré qu’un succès mitigé. « This Gift » constitue un chouette cadeau pour le début de cette nouvelle année. Il faut dire que pour enregistrer cet opus, le combo n’a pas lésiné sur les moyens ! Il a ainsi reçu le concours de Bernard Butler (NDR : l’ex guitariste de Suede) à la production.

Dès le début de l’elpee, le son brut digne des meilleures soirées garage donne le ton. « Gift Complex », tube issu de leur troisième essai, constitue d’ailleurs un aperçu très large du style pratiqué par le quatuor de Glasgow. Leur rock bien carré fonctionne à merveille tout au long de l’elpee. On a même parfois envie de pogoter. Le morceau maître allie efficacement les voix d’Adele Bethel et de Scott Paterson, sur un tempo drôlement efficace alimenté par la guitare, la basse et batterie! Rock déjanté, « House In My Head » est encore un titre susceptible de vous lancer dans un pogo. En outre si la guitare est nerveuse, elle alimente une BO fictive, au cours de laquelle, comme lors d’un western, on imagine être à la poursuite des Sioux!

Maintenant, il est vrai que tous les amateurs de garage/rock ne vont pas sauter de joie au plafond. Reprochant même à l’elpee, un certain manque de relief. Personnellement, j’estime qu’il dispense suffisamment d’énergie et de dynamisme pour faire la différence. Maintenant, il est vrai que c’est une question de goût. N’empêche, les nostalgiques de Blondie –et surtout de sa voix– devraient y retrouver leur compte.

Duke Robillard

The Unheard Duke Robillard Tapes Volume 1

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Duke Robillard est un des guitaristes contemporains les plus notoires. Très populaire chez nous, il est à la tête d’une discographie très abondante et largement distribuée. Il a été, rappelez-vous, l'un des fondateurs du big band de Rhode Island : le Roomful of Blues. En 1967. Lorsqu’il quitte cette formation, fin des années 70, il est remplacé par Ronnie Earl. Il monte alors le Legendary Blues Band en compagnie des musiciens de Muddy Waters. Puis devient le leader des Pleasure Kings. En 1984. Depuis, il a sorti un nombre impressionnant d'albums. Toujours caractérisés par cette touche personnelle, mêlant blues, jazz et swing. Il même sévi chez les Fabulous Thunderbirds de Kim Wilson, début des années 90. Son dernier elpee, "World full of blues", est paru en juin dernier sur le label canadien Stony Plain (distribué par Dixiefrog). Mais c'est d'une autre œuvre dont il est ici question ; puisqu’elle est distribuée via son propre site web. Des plages concoctées au cours de ces 15 dernières années, et qui ne sont jamais parues en CD.

Cette collection s’ouvre par une version dépouillée de "Pony blues". Duke n'est soutenu que de sa seule section rythmique. C’était lors d’une audition destinée à recruter un nouveau bassiste, en l'occurrence John Packer, l’heureux lauréat. Cette adaptation sobre met en exergue le drumming complexe de Marty Richards. "I'm sticking with you baby" est issu de la même session. Un puissant shuffle à la BB King. Un titre que Duke avait écrit à l'époque de Roomful of Blues, alors qu’il était au sommet de son art. La cover du "Gypsy woman" de Muddy Waters respecte le style originel. Un morceau imprimé sur un tempo tout en retenue. Mark Braun siège derrière le piano pendant que Jerry Portnoy nous illumine de ses interventions claires et concises à l’harmonica, tout en véhiculant un maximum de feeling. Duke signe "World radio theme". C’est le titre générique d'un radioshow populaire dans le Kentucky. Enrichi par les cuivres de Doug James, Dennis Taylor et Al Basile, le fragment baigne au sein d’un climat manouche. "I'd rather drink muddy water" a été composé par The cats and a Fiddle, au cours des années 30. Cette version est savoureuse. Duke et Gerry Beaudion se partagent un duo pour la plage surannée "Minor for McDonough", un titre jazzyfiant absolument délicieux. Instrumental puissant et très électrique, "The change is on" sert aux retransmissions des play-offs de la NBA à la TV. Duke, Marty Ballou et Marty Richards s’y libèrent. Inspiré par T-Bone Walker, "The return of Duke's mood" immortalise une session improvisée opérée en studio, et sous la formule du trio, lors de l'enregistrement de l'album "Guitar Groove-a-rama". Blues destiné à un big band, "I'm in cahoots with you" était resté à l’état de projet. En fait, le contrat commercial n’avait pas abouti. Un titre agréable à écouter. Matt McCabe s’y réserve le piano, alors que la section de cuivres de Roomful of Blues densifie l’espace sonore. La cover du "I live the life I love" de Willie Dixon est excellente. Du Chicago blues qui swingue. L'atmosphère est très décontractée. Bruce Katz se consacre au piano, Doug James et Gordon Beadle aux cuivres. La version instrumentale d’"Exalted lover" est à nouveau très dépouillée. La guitare/synthé de Duke reproduit des parties de trompette, de clavier et de sitar. La reprise du "Something to remember you by" de Guitar Slim constitue un remarquable exercice de style exécuté en live. Il date quand même d’une bonne dizaine d'années ; mais c’est un véritable festin! Signé Larry Davis, "I tried" figure au répertoire du Savoy Brown depuis déjà près de 40 ans. Duke nous en propose une adaptation saignante et irréprochable. Ce titre puissant devait figurer sur l'album "Duke's blues". Mr Robillard s’y montre à la fois offensif et direct, comme toujours. Ce recueil s’achève par la demo de "Pony blues". Essentiellement acoustique, elle est interprétée à la manière d'Howlin' Wolf ! La sortie de ce premier volume est tout à fait judicieuse. Elle s’inscrit dans l’esprit de ce que Kim Wilson avait édité, il y a peu!

Satellite Party

Ultra Payloaded

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Satellite Party, le nouveau projet de Perry Farrell est de ceux dont on se passerait sans trop en souffrir. Entouré de nombreuses guests tels que Peter Hook, Flea, John Frusciante ou encore Fergie (?!) et Nuno Bettencourt ex-Extreme (?!?!), le Satellite Party de Farrell distille une pop banale destinées essentiellement aux radios universitaires, comme en témoignent les ultra-chiants « Kinky », « Insanity Rains », ou encore « Only Love, Let’s Celebrate ». Ce morceau retrace par ailleurs les pires instants du classique de Rare Earth, « I Just Want To Celebrate », et illustrerait d’ailleurs à merveille l’une de ces ‘frat parties’ animée par des jeunes cons complètement bourrés et autres donzelles, nichons à l’air en signe de rébellion.

L’ex Porno For Pyros et Jane’s Addiction s’amuse également à réveiller les morts, empruntant d’abord la plume de Jim Morrison sur le titre « Ultra-Payloaded Satellite Party », reprise partielle du « Touch Me » des Doors, avant de sampler ensuite sa voix sur l’atroce « Woman On The Window ». Absurde et abscons, ce premier essai anecdotique de Satellite Party n’a de cohérence que sa pochette, aussi affreuse que le contenu. Un essai digne d’un fond de placard poussiéreux. Farrell ne serait-il plus aujourd’hui qu’un pseudo-visionnaire ?

MSN: http://sib1.od2.com/common/product/ProductList.aspx?shop=40&associd=4&rmsartistid=319029

I-tunes: http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=264727699&s=143446

Un 1er album pour Scarlett Johansson

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L’actrice, qui a été approchée par Courtney Love pour jouer son rôle dans une prochaine adaptation cinématographique de la biographie de son défunt mari, va bientôt publier son 1er essai. Celui-ci, intitulé « Anywhere I Lay My Head » sorti aux States le 20 mai. Il sera composé de 10 reprises de classiques de Tom Waits ainsi qu’une composition originale. La jolie blonde sera accompagnée dans son aventure musicale par des membres de TV On The Radio, Yeah Yeah Yeahs, Stars Like Fleas et Celebration.

Pete Doherty solo, clap 2e

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Doherty se produira en concert au Grand Rex de Paris le 23 avril prochain. Il y présentera ses premières compositions en solitaire et en acoustique. Les tickets ne sont pas encore en vente mais gageons qu’ils ne devraient pas faire long feu. A vos marques…

Amy Winehouse en désintox

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Elle a eu beau fredonner ‘they make me wanna go to rehab/ i say no no no’, la pression médiatique et familiale aura eu raison de son manque de volonté. Amy Winehouse a finalement dit ‘yes yes yes’ à la cure de desintox, suite à une vidéo qui la montrait un état pitoyable. Diffusée sur le site internet du tabloïd british « The Sun », la vidéo en question montrait la jeune femme de 24 ans fumer du crack. Les conséquences auront fini par la faire fléchir. Mieux vaut tard que jamais…

 

rd que jamais…

L’épouse de Neil Young sort son premier album en solo

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Pegi Young, l’épouse de Neil Young, sortira son premier album solo ce 8 février. Eponyme, il creuse dans une veine country-rock-blues. Elle ouvrira, en outre, les sets de son époux, les 11 et 12 février à Anvers.

Tracklisting

1. Fake    

2. Heterosexual Masses    

3. When the Wild Life Betrays Me    

4. Hold On    

5. Love Like Water    

6. Key to Love    

7. Sometimes    

8. Sometimes Like a River (Loving You)    

9. I Like the Party Life    

10. White Line in the Sun    

11. I'm Not Through Loving You Yet    

 

Pour plus d’infos : http://www.pegiyoung.com

 

Triggerfinger puissance 3 !

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Ruben Block, Monsieur Paul et Mario Goossens nous reviennent avec un nouvel album. Intitulé “What Grabs Ya ? ” leur stoner rock a été mis en forme outre-Atlantique sous l’œil vigilant de Jo Francken et monté par Fred Kevorkian. On devrait en savoir plus le 25 févier prochain, date de sortie de cet opus. En outre, ils se produiront le 5 mars à l’AB de Bruxelles, le 8 au Trix à Anvers, le 15 au Moevement de Lier, le 20 au Vooruit de Gand, le 21 au Nijdrop d’Opwijk, le 28 à De Zwerver à Leffinge et le 16 avril à Het Depot de Louvain. Si vous appréciez l’adrénaline pure, ne passez pas à côté de leurs sets live.

 

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/triggerfingertheshooters

Une carcasse d’éléphant pour le Tokyo Police Club

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Le premier véritable album de Tokyo Police Club est prévu pour le mois d’avril. Il s’intitulera « Elephant shell ». Hormis le tracklisting, on n’en sait pas plus pour l’instant… 

Tracklisting :

1. Centennial

2. In A Cave

3. Graves

4. Juno

5. Tessellate

6. Sixties Remake

7. The Harrowing Adventures Of...

8. Nursery Academy

9. Your English Is Good

10. Listen To The Math

11. The Baskervilles

 

Infos : http://tokyopoliceclub.com  et http://www.myspace.com/tokyopoliceclub