New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Photek

Form & Function Vol 2

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Neuf ans après avoir concocté « Form & Function », Rupert Parkes aka Photek rempile pour un second volume. Certains diront qu’il était temps. D’autres, plus philosophes, expliqueront que Parkes était trop occupé. M’enfin, 10 ans, c’est long… Maintenant, il est vrai que l’Anglais est un peu ‘homme de l’ombre’. Loin des scènes et absent des clubs, il lui est donc difficile d’entretenir une certaine visibilité. En fait, Photek est un acharné du travail et c’est dans son studio qu’il consacre tout son temps. Cette méthode a même tourné à son avantage, car ce personnage reclus est aujourd’hui considéré comme un artiste incontournable du mouvement drum’n bass/jungle. Après avoir mis au placard ses idées sur la techno, l’électro, le hip hop et le jazz, Photek a assuré sa crédibilité en alignant une série de 12 singles. Ce qui lui permettra d’être assez rapidement repéré par Goldie et L.T.J. Bukem. Convaincu de sa réussite, l’artiste passera aussi à la production et compte parmi ses recrues, le fin technicien TeeBee ainsi que le pionnier DJ Crystal.

Après « Modus Operandi » (1997), « Form & Function » (1998) et « Solaris » (2000), Photek revient donc électriser les dancefloors de son « Form & Function Vol 2 ». Mais le hic, c’est que l’électricité produite ici est éphémère. Et ne dure pas plus longtemps que celle d’une pile crayon. Bref, pas un cheveu ne se dressera sur votre tête après l’écoute de ce second volume. Sur les 13 plages de cet elpee, trop peu sortent du lot. Pourtant un « Industry of Noise » passe vraiment bien la rampe. Les rythmes sont énergiques et les guitares bourrées de distos. Normal que l’on puisse alors espérer une suite aussi encourageante. Mais « Love and War » passe complètement à travers. La voix d’une pseudo diva se fracasse sur les accords d’un piano. Un peu comme un Richard Clayderman qui se serait mis à la drum’n bass. N’importe quoi ! Heureusement, le remix de « Ni Ten Ishi Ryu », orchestré par un TeeBee drôlement inspiré, relève substantiellement le niveau. Ennuyeux, à force d’être trop complexe, « Form & Function Vol 2 » n’a donc vraiment de quoi impressionner. Maintenant, les mordus du genre penseront peut-être le contraire...

Various Artists

Star(t)inpop 3

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Soucieux de faire connaître les artistes de leur région, le collectif Star(t)inpop remet le couvert pour la troisième fois en proposant une compile des valeurs montantes de la Cité Ardente. Neuf groupes, rien que ça, viennent poser leurs créations sur la galette. Quelques acteurs étaient déjà de la revue précédente (Virgil, San Remo, Six Is Down, 7evenpm et Championship Manager figuraient en effet sur « Star(t)inpop 2 »). D’autres apparaissent plein de vernis et semblent avoir faim d’expression (Jakob Maersk, 14 Weeks, The Vogues, Bellevogue). Chacun des artistes s’inflige le même exercice : proposer 2 morceaux et le défendre tour à tour en deux salves distinctes. D’influence pop (Virgil, Six Is Down, 7evenpm et Championship Manager), l’album recèle cependant une bonne dose de rock, desservie admirablement par Jakob Maersk et The Vogues. Bellevogue, quant à eux, se démarquent plus dans la douceur d’une folk enivrante. San Remo décollant carrément comme un ovni en proposant une frenchpop un peu à l’écart de l’esprit général de l’album. Au premier passage des neufs groupes, apparaissent déjà quelques petits bijoux (« Smash », « Bedtime Story », « Simplify », « Don’t Love Me »…) Ils creusent l’écart avec d’autres concurrents qui peinent à faire éclat lors de leur premier tour. « Hey Girl », « In and Out » et « Hybrid », entre autres, viennent confirmer la bonne impression que l’on s’était faite lors de la première proposition et laissent présager un futur prometteur aux auteurs. Un peu moyen au premier tour, certains artistes se perdent en fin de peloton et essayent d’émerger tant bien que mal, face au talent indéniable d’une bonne partie des protagonistes. Il y a du bon, du moins bon, du prometteur et de l’excellent. Chacun en tout cas, y trouvera son compte.

Christophe Willem

Inventaire. Tout en acoustique

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La tortue ! En 2006, les téléspectateurs de M6 élisaient Chistophe Willem produit de l’année. Un an plus tard, le grand gaillard un peu gauche caracole en tête des ventes des singles avec l’obsédant « Double je » ainsi que celui des albums, grâce à « Inventaire », un premier acte des plus respectables. Prête à entamer une grande tournée affichant d’ores et déjà sold out, la plus rentable des nouvelles stars offre à ses fans une nouvelle mouture de son premier carton. Comme son intitulé l’indique, « Inventaire. Tout en acoustique » reprend tout simplement certains titres de son premier essai à la gratte sèche, au piano et autres instruments unplugged.

Enregistré à Paris lors d’un concert privé organisé par la chaîne télévise responsable de son succès, ce CD/DVD démontre une nouvelle fois que l’on peut être issu de la télé réalité et éviter de se faire broyer et manipuler par ce système foireux. En effet, hormis le patronyme de Christophe Willem et celui d’Amel Bent avant lui, qui est encore capable de citer le nom de l’un ou l’autre participant ou finaliste de la fameuse « Nouvelle Star » de M6 ?

« Inventaire. Tout en acoustique » présage un nouveau carton plein pour le jeune homme et sa voix incomparable. On y retrouve de jolies versions retravaillées de, notamment, « Double Je », « Elu produit de l’année », « Jacques a dit » ou encore « Quelle chance ». Côté inédits, Willem nous gratifie d’un charmant « Des nues » ainsi qu’une version personnelle du « Zombie » des Cranberries et le « Sunny » de Boney M, son premier single absent de la version originale de cette plaque. Tout en retenue, Chistophe Willem est d’un naturel si sympathique qu’il est impossible de trouver quelque chose à redire sur le personnage et ses prestations exceptionnelles. Produit de l’année made in France ? Assurément !

Zap Mama

Supermoon

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La Bruxelloise Marie Daulne reste fidèle à son optique de métissage des musiques africaines du monde entier. Ce sixième album convie le jazz, l’afrobeat, le ragga et le funk, en n’oubliant pas d’y parsemer quelques sonorités r’n’b, pour attabler une agréable succession de titres où la mélodie est remise à l’honneur. Du très bon « 1000 ways » (emporté par la batterie magistrale de Tony Allen) au ragga de « Hey Brother » (en compagnie de Michael Franti), le propos est beaucoup plus pop et évident que sur « Ancestry In Progress ». Une myriade d’invités (Arno, Fabrizio Cassol, l’ombrageuse bassiste Meshell Ndegeocello, et beaucoup d’autres) apporte un beau foisonnement sonore aux arrangements vocaux originaux de Daulne. On émettra seulement une réserve sur le style ‘chuchoté’ de Marie dans les parties de chant principal. Une approche vocale qui finit par lasser sur la longueur de l’opus.

Bad Statistics

Static

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Réputé pour sa philosophie expérimentale, le label gantois (K-RAA-K)3 est allé prospecter en Océanie pour dénicher Bad Statistics. Un quintet néo-zélandais. De Wellington, très exactement. Dont les membres sont déjà impliqués au sein de différentes formations underground comme The Idle Suite, Last Visible Dog ou encore Cloudboy. En 2005, les musiciens s’étaient réunis pour partager quelques sessions de noise. Depuis, leur aventure a débouché sur la formation des Bad Statistics. Et enfin, s’est concrétisée par la confection d’un premier elpee. Intitulé « Static », il et le fruit de leurs explorations minimalistes et ténébreuses.

L’opus est divisé en deux morceaux. Deux plages d’une durée d’un peu plus de 20 minutes, qui s’étirent sur un tempo lent. Très lent, même. Tellement lent, qu’il en devient parfois insoutenable. Ou lassant, selon. Improvisations et bourdonnements nous plongent dans un univers cauchemardesque. Le chant du vocaliste, Thebis Muttante, multiplie les onomatopées, conférant à l’ensemble une impression de messe célébrée en langage maori. Sueurs froides garanties, « Static » c’est vous retrouver seul face aux 15 guerriers All Blacks pendant leur Haka. Impossible d’y échapper.

Maintenant, si vous êtes un inconditionnel de la noise, ce disque pourrait vous intéresser. Bad Statistics est un groupe bien en place et propose une autre perspective de la noise. Celle pratiquée en Nouvelle-Zélande. Comme quoi, là-bas il n’y a pas que le rugby !

Vashti Bunyan

Some things just stick in your mind

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Née en 1945, Vashti Bunyan est londonienne. Compositrice et chanteuse, elle avait sorti quelques singles entre 1964 et 1967, dont une compo écrite par la paire Jagger/Richards (NDR : le titre maître de cette compile) et un elpee en 1970, « Just Another Diamond Day ». Faute de succès, elle s’est alors retirée du circuit musical et a disparu de la circulation. Mais début du XXIème siècle, les membres de Piano Magic retrouvent sa trace et l’invitent à participer à l’enregistrement de « Writers Without Homes » (2002) puis d’un Ep intitulé « Saint Marie EP » (2004). Ce sera ensuite au tour de Devendra Banhart de la convier à participer aux sessions de « Rejoicing in the Hands ». Et même d’Animal Collective, pour l’elpee « Prospect Hummer ». En 2005. C’est aussi l’année au cours de laquelle elle concocte son deuxième opus, « Lookaftering ».

Cette compile réunit 45 tours, démos et raretés concoctés à ses débuts. C’est-à-dire entre 64 et 67. Vingt-cinq morceaux en tout ! Poétesse folk, Vashti y dispense des chansons intimistes, mélancoliques, mais baroques, qu’elle interprète d’une voix limpide en s’accompagnant à la sèche. C’est le lot des démos. Par contre, lorsque ces morceaux bénéficient des arrangements de studio, ils jouissent d’orchestrations aussi subtiles que somptueuses.

Cette poétesse folk semble avoir influencé toute un pan de la musique néo folk américaine. C’est d’ailleurs ce que Banhart confesse, mais également CocoRosie et Tiny Viper. Maintenant, ce sont des références, et il faut bien se replacer dans le contexte de la mi-sixties pour pouvoir apprécier ce type de musique savoureusement désuète. Mais désuète quand même. 

Vic Chesnutt

North star deserter

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Dépressifs, ne plus s’abstenir ! Le feu ne scintillait plus. Il était presque éteint. Mais il couvait. Et puis soudain, une étincelle a ravivé la flamme. Il est à nouveau intense. Les superlatifs ne manqueront certainement pas pour décrire ce « North Star Deserter », qui figurera à coup sûr dans mon top 20 de 2007. Après avoir édité de pures merveilles au beau milieu des années 90, comme « Drunk » ou « Is the actor happy ? », Vic Chesnutt était retombé dans un relatif anonymat. Non pas que notre Ricain (originaire de Floride) n’écrivait plus de bonnes chansons, mais ces longues ballades folk aux textes désenchantés, qu’il interprétait d’un timbre gémissant, coincé entre Paul Simon et Léonard Cohen, avaient fini par lasser.

Et je dois avouer qu’après avoir écouté le morceau d’ouverture, « Warm », j’ai craint le pire. A contrario de son titre, il n’est guère enflammé. Et dans cet esprit, je me suis dit que chroniquer un tel opus, un dimanche après-midi de novembre, alors que le temps est gris, cafardeux, et la pluie vient se plaquer contre les carreaux de ma chambre, n’était pas vraiment une bonne idée. Et qu’il était peut-être préférable de changer d’activité. Heureusement, « Glossalia » a commencé à réchauffer l’atmosphère. Et le son de monter en puissance. Il est d’ailleurs conseillé de bien régler le volume, pour éviter toute surcharge. Transcendé, Vic Chesnutt est déjà au sommet de son art. Renversées les anciennes barrières, chassés les anciens démons, il nous entraîne dans son univers flamboyant. « Everything I say » est un véritable bijou sculpté par les riffs fulgurants de Guy Picciotto. Mais la voix bouleversante de Chesnutt transite par la douceur, avant la montée d’une nouvelle décharge d’adrénaline. « You’re never alone » embrasse une insouciance inhabituelle ; des chœurs empreints d’optimisme, viennent d’ailleurs conforter cette impression. Cette ballade folk en deviendrait presque joyeuse (un paradoxe lorsqu’on connaît l’univers très caractéristique de Vic Chesnutt !) Deux autres perles enrichissent cet opus. Tout d’abord le contagieux « Splendid ». Ce titre continue d’ailleurs à me trotter en tête. On ne se rend même pas compte de la durée de cette plage (plus de 8 minutes). Pour la circonstance, la construction a été inversée. Plutôt électrique au départ, elle s’achève par un atterrissage en douceur. « Debriefing » ensuite. Un morceau dont le contraste entre marasme mélancolique et véritables déflagrations positives s’avèrent totalement déconcertant. Cet album est vraiment incontournable…

Pour enregistrer cet elpee, Chesnutt a reçu la collaboration d’une pléiade d’artistes notoires. Et elle a porté pleinement ses fruits. Ce qui explique sans doute pourquoi il est d’aussi bonne facture. C’était peut-être ce qui manquait sur les précédents albums ? Guy Picciotto (Fugazi), Geneviève Heistek (Hangedup) et Silver Mt. Zion ne sont pas nés de la dernière pluie. Et réunir autant de talents sur un seul disque est déjà une performance en soi. Des artistes dont l’omniprésence à permis de transcender la plupart des titres. La petite centaine de spectateurs présents au club de l’AB, lors du passage de toute cette troupe, fin novembre 2007, ont d’ailleurs pu retrouver le rayonnement du personnage central, pourtant paraplégique. Sur scène, comme sur ce CD, à aucun moment les remarquables collaborateurs ne lui volent la vedette. Ils viennent simplement magnifier la plupart des titres. Le mettre sur le velours. Là où on ne les attend souvent pas. Ils le portent à bout de bras. Sur un nuage.

Onzième essai, « North star deserter » devrait remettre Vic sur les rails et reconquérir les faveurs des critiques. C’est tout le mal qu’on lui souhaite…

Dr. Kloot

History of the world / Part one

Écrit par

De son véritable nom Claude Perwez, Dr Kloot alias Kaiser Kloot, Kloot Per W ou encore KPW possède une fameuse carte de visite. Surtout dans le nord du pays. Né en 1955, il a roulé sa bosse au sein d’une multitude de formations. A dix ans il était déjà impliqué chez The Walrus et enregistrait un deux titres. Quelques combos plus loin, on le retrouve chez The Misters, qui partiront en tournée en compagnie tantôt de Gruppo Sportivo, Herman Brood, AC/DC, Tjens Couter, Joe Jackson, The Undertones, Trust ou encore Siouxsie and The Banshees. Il passe ensuite chez The Employees et surtout Polyphonic Size, formation qui sortira toute une série de disques (singles, maxis et albums) sous la houlette de Jean-Jacques Burnell. Avant de fonder Zen On, il va côtoyer une bonne partie de la scène pop/rock flamande, dont Dirk Blanchart, Bea Vandermaat, des membres de Clouseau, De Kreuners ou encore Noordkaap. Il a même tâté de l’électro et on lui prête une certaine paternité à la lo fi. Si vous voulez en savoir davantage, je vous invite d’ailleurs à consulter son site, c’est assez impressionnant. (http://www.klootperw.com)

Tout au long de “History of the world” Dr. Kloot cherche à rendre hommage aux chansons les plus notoires des 70’s et des 80’s. Mais aussi, et à mon humble avis, des chansons qui l’ont marqué au cours de cette période. Des morceaux issus du répertoire de The Cure, Kraftwerk, Stooges, Joan Baez ou encore Laurie Anderson. Mais également de Pere Ubu, Pete Shelley, Wire, Camper Van Beethoven, Buzzcocks, Television Personalities, Yellow Magic Orchestra et bien d’autres. Qu’il interprète sous des versions plutôt minimalistes et avec un esprit punk. Lors des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours de ladies, et en particulier Marjan Debaene, France L’Hermitte (Polyphonic Size) et Gaelle De Bruxelles (BJ Scott, Olivier Saxe). Uniquement pour les vocaux. Un trio en compagnie duquel, il avait travaillé à des époques différentes ; Dr. Kloot se réservant toute les parties instrumentales. En outre, ce disque a été remasterisé par Kramer aux States.

Bob Dylan

The other side of the mirror – Live at the Newport folk festival – 1963-1965 (Dvd)

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Dvd fort intéressant que ce “The other side of the mirror…”, puisqu’il permet d’assister à quelques prestations ‘live’ accomplies par le Zim entre 1963 et 1965, au festival folk de Newport aux States. Intéressant, puisqu’en 1965, il monte sur les planches flanqué d’une gratte électrique. En compagnie du guitariste Mike Bloomfield et du claviériste Al Kooper. Une partie du public conspue, l’autre applaudit. En fait, c’est à cette époque que Robert décide d’interpréter sa musique sous une forme plus contemporaine. Et pour cause, il vient de découvrir les Beatles…

Intéressant, puisqu’on le voit partager plusieurs duos en compagnie de Joan Baez et puis être soutenu par les chœurs des Freedom Singers et de Peter Paul & Mary. Intéressant, puisque fondé en 1959, le festival folk de Newport était encore en 1963, un événement autant familial qu’estudiantin. Impensable qu’aujourd’hui on puisse assister à un tel type de spectacle en s’asseyant autour de l’artiste, lui-même entouré de photographes amateurs, de fans et de musiciens qui n’ont strictement rien à faire sur le mini podium. Politique aussi. Pas pour rien que des mythes comme Pete Seeger ou Woodie Guthrie y sont passés. Et puis, il ne faut pas oublier que ce type de musique, à cette époque, véhiculait des messages très engagés. En outre, ce documentaire de Murray Lerner est enrichi d’une interview de Dylan, d’une autre de Joan Baez et d’un titre accordé par Johnny Cash. Le film est en noir et blanc, mais le son est d’excellente qualité.

MSN:

http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=4&catno=OD2DI6198782

I-tunes:

http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=263688383&s=143446

 

 

Tinsley Ellis

Moment of truth

Écrit par

Tinsley Ellis figure parmi le nombre limité d'artistes blancs qui opèrent sur le célèbre label de Bruce Iglauer. « Moment of truth » constitue déjà son huitième opus pour Alligator, si on compte la réédition de "Cool on it", commise en compagnie des Heartfixers.

Dès les premières mesures de "Say too much", on se rend compte que la guitare au son puissant, réverbéré, est toujours bien présente. Tinsley interprète passionnément ce blues rock imprimé sur un mid tempo. Il vit chaque note qu'il produit, pinçant ses cordes avec une certaine agressivité. La photo figurant au dos de la pochette en est une belle illustration. Rock’n roll très direct, "Somebody" démontre la parfaite complémentarité entre le chant et la guitare chez Tinsley. Ce tout indissociable est soutenu par une section rythmique déterminée. Elle réunit Jeff Burch aux percussions et un certain ‘The Evil One’ à la basse. Ellis injecte une foule d’effets dans ses cordes tout au long de l’indolent "Get to the bottom". Le côté tragique de cette plage, construite sur un riff R&B très présent et coloré par l'orgue Hammond de Kevin McKendree, est ici accentué. "You're gonna thank me" est une ballade très mélodique comme les apprécie Ellis. Et avouons qu’il s’y montre à la hauteur. Ce qui lui permet de concocter un petit bijou de solo sur sa Gibson Les Paul. Il monte doucement, mais perceptiblement en puissance pour le plus grand bonheur de nos oreilles. "Tell the truth" emprunte un profil semblable ; cependant, la voix féminine de Michelle Malone répond ici au chant du leader. Cet album semble refléter une paix intérieure, un certain intimisme ; une impression limitée, bien entendu par les effets de guitare. Car Tinsley adore tirer le maximum de ses artifices sonores ; mais sans jamais susciter l’ennui. En outre, son souci mélodique est omniprésent. Son solo est même empreint d’une grande tendresse sur "Too much of everything". Ellis tolère la présence d'un second guitariste sur la moitié des plages. En l’occurrence Mike Lowry. Il ne met guère le nez à la fenêtre, mais soutient discrètement et efficacement son leader. Ellis déborde de vitalité et d'émotion sur "Bringin' home the bacon". "Freeway soul" est une des meilleures compositions de cet opus. Face à l’orgue, sa voix manifeste beaucoup de vécu. "I take what I want" est une composition signée Issac Hayes/Dave Porter (NDR : ils ont beaucoup bossé pour le label Stax). Une bonne dose de funk est inoculée dans cette version remuante. Blues très lent et majestueux, "Sleep on it" porte des accents dramatiques. Un morceau bouleversant susceptible d'arracher, au passage, l’une ou l’autre larme. L'artiste vit ses chansons, c'est indéniable! Plage séduisante, "Stare at the sun" s’ouvre sous une forme acoustique, avant de se convertir intégralement à la fée électricité. Pour la circonstance, Tinsley a enfin sorti son bottleneck. Initiative judicieuse car son jeu de slide reste lyrique et apporte enfin de la fraîcheur et de la variété. Ellis termine d’ailleurs cet opus par un titre intégralement ‘unplugged’ : "Shadow of doubt". Une cover de Gary Nicholson. Il la chante avec cette passion qui semble le hanter en permanence.

Hold The Line

Hold The Line (ep)

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Ce trio parisien ne s’est pas trop foulé pour concocter cet Ep. Son ‘powerful rock’ est même affligeant. Parce que brouillon et dénué d’harmonie. Il y règne parfois une telle cacophonie, qu’on n’a parfois l’impression de ne plus distinguer les instruments. C’est peut-être le but ? Et lorsqu’on arrive à enfin les discerner, une voix détonante vient gâcher le peu de lumière qu’on avait cru entrevoir…

Se farcir cet Ep, c’est comme être forcé d’assister à une épreuve de « Star Academy » ; et même se voir imposer une attention toute particulière à accorder aux prestations pathétiques de ces jeunes benêts d’académiciens. Pourtant, la formation reconnaît pour influences majeures, Fu Manchu et Broken Social Scene. Des références qui auraient dû déboucher sur un résultat plus que valable. On est loin du compte. En outre, non seulement leur solution sonore est rébarbative ; mais elle est un tantinet prétentieuse. Je n’ose même pas imaginer la suite !

Gerry Hundt

Since way back

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Gerry relève de l’équipe des Flip Tops de Nick Moss. Ce jeune musicien possède de nombreuses cordes à son arc. Il ne se contente pas des rôles de chanteur, compositeur, guitariste, mandoliniste, harmoniciste, bassiste et claviériste ; mais il se réserve les commandes du studio, enregistre, mixe et produit. Excusez du peu! Gerry est originaire du Wisconsin. Il compte à peine 30 ans. Il a vécu à Denver, dans le Colorado. A cette époque, il avait participé à l’aventure des Clamdaddys et apporté sa collaboration au chanteur/guitariste John Alex Mason, en compagnie duquel il a enregistré un elpee en 2002, "Mason & Hundt". Il a aussi assuré les parties d'harmonica sur les deux albums du prometteur guitariste Easy Bill Towber et son Big Beat. Depuis, il s'est fixé à Chicago et milite au sein des Flip Tops, où il a remplacé à la basse, Miss Kate Moss, qui a décidé de se consacrer à l'éducation de sa fille, Sadie Mae. Dès qu'il en a l’opportunité, Gerry se consacre à la mandoline qu’il met au service du blues. Pas de doute, il a bien écouté Johnny Young et Yank Rachell. Tout au long de son premier opus solo, il s’abandonne à ce seul instrument qui s'inscrit dans le renouveau de la mandoline blues, une vocation que partagent Billy Flynn et Richie Del Grosso. Les Flip Tops l’ont cependant rejoint lors des sessions d’enregistrement : Moss est à la basse, Willie Oshawny au piano, Bob Carter aux percussions, l'ami Bill Lupkin à l'harmonica et Josh Stimmel du Kilborn Alley Blues Band aux cordes.

"Since way back" démarre à plein régime. La mandoline est talonnée par la guitare de Josh Stimmel. Le son est dense, cru, primaire. La section rythmique soutient les cordes de la mandoline. "Ready to go" emprunte le même rythme. Du pur Chicago blues. Tout est bien à sa place. Le piano d'Oshawny meuble tous les espaces. Stimmel est très inspiré et Gerry chante d'une voix très mâle. Les huit cordes de la mandoline s'épanouissent au cœur d’une tonalité assez métallique tout en subissant une attaque très abrupte. "Bad water" est un blues lent très dépouillé. Le chanteur y narre la tragédie de membres de la famille du batteur, empoisonnés par l'eau toxique de leur source! L’esprit de Muddy Waters est ici bien présent. Lupkin s’y révèle assez bouleversant. Instrumental, "The Union meetin'" swingue par ses échanges opérés entre la mandoline et le piano. "Hard road" est un shuffle royal. Très Chicago. Le grand Jimmy Rogers n’est pas loin. Les musiciens évoluent à un très haut niveau. Bill suit la voix de Gerry à la trace, de son harmo, pendant que Piano Willie attaque ses touches d'ivoire, à la manière du légendaire Otis Spann! Hundt avale une solide lampée de spirit pour défier son "Whiskey makes me mean". Son énergie est décuplée. Moss abat un énorme boulot sur sa basse. Les deux seules reprises n'ont rien de surprenant. Tout d’abord le "Burning fire" d'Otis Spann. Une plage saturée d’émotion, au cours de laquelle piano et mandoline sont à l'unisson. Le remuant "You're the one" de Jimmy Rogers, ensuite. Lupkin s’y révèle insatiable. La formation reste très ancrée dans le Chicago southside des années 50. Proche du son immortalisé par les frères Chess. A l’instar de "Trying hard", un des sommets de l'album. Bill prépare la sortie de la mandoline. D'abord agonisante, elle reprend vie puis vigueur et sa ténacité est redoutable."The Lakewood bump" est un instrumental allègre qui permet aux acteurs de se libérer en toute décontraction. Caractérisé par ses échanges et joutes entre tous les solistes "Here in Chicago" porte bien son titre. L’elpee s’achève par un bonus track : "End of the day blues". Cette compo consacre un duo à fleur de peau entre les doubles cordes de la mandoline de Hundt et le piano de l'ami Barrelhouse Chuck, un musicien talentueux ; et pour cause, c’est un élève de Sunnyland Slim, Lafayette Leake et Little Brother Montgomery. Je vous recommande vivement cet album !

Girls In Hawaii : évasion prévue le 13 février

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Le second album des Girls in Hawaii, “Plan Your Escape”, paraîtra le 13 février. Il sera précédé par un single. Intitulé “This farm will end up in fire” il devrait sortir début janvier.

Pour enregistrer cet opus, la formation a reçu la collaboration de Jean Lamoot au mixing, un personnage qui a notamment bossé en compagnie d’Alain Bashung et de Noir Désir.

Le groupe part également en tournée pour défendre son elpee. Et notamment…

15-02-08 – Muziekcentrum Trix –Anvers

16-02-08 – Cirque Royal – Bruxelles (sold out!)

18-02-08 – Paradisoo – Amsterdam

08-03-08 – Le Brise Glace – Annecy

14-03-08 – Aire Libre – Rennes

15-03-08 – Aire Libre – Rennes

17-03-08 – Olymipia – Nantes

19-03-08 – La Nef – Angoulême

20-03-08 – Rockstore – Montpellier

22-03-08 – Le Moulin – Marseille

24-03-08 – Ninkasi Kao – Lyon

25-03-08 – Vapeur – Dijon

26-03-08 – La Laiterie – Strasbourg

27-03-08 – Splendid – Lille

29-03-08 – Big Band Café – Herouville St Clair

03-05-08 – Pac Rock festival

07-05-08 Olympia Bruno Coquatrix – Paris

 

Pour plus d’infos : http://www.girlsinhawaii.be

 

Concours Circuit : les lauréats

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Au bout du long parcours du Concours Circuit, Suicide Of Demons a remporté la finale ce 15 décembre au Botanique. Black Bleeding termine deuxième. Au-delà des nombreux prix attribués au vainqueur, d'autres prix ont également été décernés aux finalistes.

En bref :

Premier prix : Suicide Of Demons

Deuxième prix : Black Bleeding

Prix Sabam : The Chargers

Prix des auditeurs de Pure FM (the rock show) : Amadeus

Tous les finalistes seront présents sur une compilation offerte par 3.14

Et vous aurez droit d’ici peu à une review de ce concours  sur Musiczine

 

Toute l'info sur http://www.concourscircuit.be

 

Concours Circuit (rock dur). Finale

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Les fanatiques d’orgies métalliques et les curieux s’étaient donné rendez-vous au Botanique. A l’abri du froid nordique qui gèle la capitale, ce public était venu pour apprécier les joutes infernales qu’allaient se livrer six formations de la Communauté Française. Objectif : décrocher les prix offerts par le concours devenu référence pour les musiciens du sud du pays. Pas de « Lay Lady Lay » ici, c’est du son pour les brutes qui va se déverser toute la soirée entre la Rotonde et l’Orangerie.

Ever Grey Sky ouvre les hostilités. La plupart des membres du groupe porte un short. Il faut dire que la salle est bien chauffée. Ces jeunes gebs pratiquent une musique qui rappelle beaucoup le punk hardcore américain des années 80. Leurs morceaux sont tous construits sur l’alternance de passages archi-gueulards et de moments plus calmes et mélodiques. Le son en salle est beaucoup trop fort et même si la musique est bien exécutée, elle n’est guère originale. Vu que mon ostéopathe m’a dit conseillé d’être davantage à l’écoute de mon corps, je décide de suivre ses conseils et je quitte de la Rotonde.

Kill My Doll embraie à l’Orangerie. Ils ont accroché une banderole, illustrée par des rictus grimaçants, derrière la scène, et attaquent un set impeccable, dans le même style qu’Ever Grey Sky. Mais la qualité est bien meilleure. A cause d’une plus grande maîtrise instrumentale. Puis de leur vocaliste. Lors des intermèdes chantés. Dont les inflexions funkysantes à la Suicidal Tendencies se marient à la perfection avec le timbre proche de Franz Treichler (Young Gods). Mais pourquoi donc, ne se contente-t-il pas de chanter ?

Ambiance seventies chez The Chargers (of GSM ?), qui attaquent un set de hard à l’ancienne en lorgnant manifestement vers AC/DC, Motorhead et ZZ Top. Deux énormes pots d’échappement phalliques placés devant la batterie déversent une épaisse fumée blanche, tandis que les membres du groupe appuient leurs pieds sur des tabourets noirs comme l’enfer. Le chanteur qui ressemble à un redneck enragé de l’Alabama balance des riffs assassins à la guitare. L’originalité cède le pas à la compétence instrumentale mais on décernera aux Chargers notre coup de cœur, pour le concert le plus mélodieux de la soirée.

Plus hystérique, le chanteur d’Amadeus intrigue par son agitation frénétique. Il clame qu’‘il est ici chez lui !’. On en déduit donc que son groupe est bruxellois (NDLR : ben non il est liégeois !) Au vu des impeccables crinières des membres de la formation, on croirait qu’ils sont sponsorisés par une marque de shampooing. ‘Je vois que vous êtes chauds, comme ça le prochain groupe pourra s’amuser !’ On est décidément dans une logique de confrontation qui semble lasser le public. Le problème est que malgré un certain charisme, le chanteur manque de voix et oublie quelquefois de mettre sa bouche devant le micro. Il prend donc des poses de prophète pendant le titre « Smells Like Armageddon » ; mais on n’entend pas un mot de ce qu’il raconte. Après une dédicace à la formation hip hop Mr Spartako, il est temps d’aller voir ailleurs ce qui se passe.

Si les frères Taloche se mettaient au ‘brutal death metal’, le set ressemblerait sûrement à du Black Bleeding. Ces trois hurluberlus issus de la province du Luxembourg balancent des blagues hilarantes, jouent des morceaux de bal musette et tirent des bières de leur ampli basse transformé en frigo. Ils font rire le public pour mieux le précipiter dans le plus grand effroi. Car leur musique est tout simplement effrayante. Une pure émanation maléfique qui plonge le public dans un puits sans fonds de désespoir. Un mot quand même sur leur look bourré de contrastes. La tête complètement rasée, le chanteur/guitariste est vêtu d’un costard taillé pour les employés de banque. La forme de sa guitare est plutôt curieuse et le manche se termine en forme de fourche diabolique (brrrrr…) Pire encore, coiffé d’une casquette légèrement de travers, le bassiste est tellement maigre qu’il pourrait postuler un rôle dans un film consacré à des zombies. Du type « Le retour des morts vivants ». Mais mention spéciale au batteur qui se produit en caleçon et manifeste une dextérité technique impressionnante. Bref, ce groupe hors norme gagne à être connu.

Cette soirée avare en surprises s'achève par la prestation très pro de Suicide of Demons. Une formation speed metal qui rappelle le Metallica des débuts. Le guitariste possède une technique incroyable. Il parvient même à inverser les mains sur son manche. Manquait plus qu’il la mette à l’envers… Comme le hip hop, le heavy métal est un genre musical qui place les compétences au dessus des idées et de l’originalité. Suicide of Demons en est un parfait exemple, le groupe possède les ‘skills’ et l’énergie, mais pour l’originalité on repassera.

Et on termine donc cette soiréen riche en ‘negative vibes’, en attendant le vote du jury… A toi Bernard. (E.P.)

Un jury qui s’est réuni dans une ambiance très conviviale ; sans le moindre heurt. Et qui malgré certaines divergences de vues, a trouvé les consensus et les solutions sans la moindre difficulté. Rien à voir avec les tensions vécues l’an dernier, ni celles qui taraudent la formation d’un gouvernement en Belgique.

Au bout du long parcours du Concours Circuit, Suicide Of Demons a remporté la finale ce 15 décembre au Botanique. Black Bleeding termine deuxième. Au-delà des nombreux prix attribués au vainqueur, d'autres récompenses ont également été décernés aux finalistes.

En bref :

Premier prix : Suicide Of Demons

Deuxième prix : Black Bleeding

Prix Sabam : The Chargers

Prix des auditeurs de Pure FM (the rock show) : Amadeus

Tous les finalistes seront présents sur une compilation offerte par 3.14 (B.D.)

 
Pour plus d'infos :  http://www.concourscircuit.be

 

 

 

 

Athlete

Contrôle anti-dopage négatif pour Athlete

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Quatorze décembre. Dehors, il fait froid. Très froid. C’est pourtant une température idéale pour certains athlètes : ceux qui participent aux jeux d’hiver. Athlete, c’est également le patronyme d’un groupe britannique. Fondé en 1999. Quatre amis d’enfance responsable de trois albums à ce jour, “Vehicles and Animals” en avril 2003, “Tourist” en janvier 2005 et “ Beyond the Neighbourhood” en septembre dernier. Mais surtout d’un hit single, qui s’est hissé aux faîtes de charts, voici deux ans, « Wires ». Ce vendredi 14 décembre, la formation se produisait en la salle Het Depot. A Louvain. Devant un public plutôt clairsemé.

Pourtant cette audience semble assez impatiente de les voir monter sur les planches. Pour preuve, leur mine ravie, quand le quatre insulaire entre en scène. Malheureusement leur pop sucrée n’est guère susceptible de réchauffer l’atmosphère. A plusieurs reprises, Joel Pott (le chanteur) tente de souffler sur les braises pour raviver la flamme. Mais ses tentatives ne font pas long feu. Ce qui n’empêchera pas les fans de la première heure de chanter en chœur, "You got style", le premier single issu du premier elpee. "Wires", "Half Light", "Hurricane" et "Tokyo" sont d’excellentes compos sur disque, mais en ‘live’, l’interprétation manque de relief. On aurait presque envie de leur refiler quelque stimulant (NDLR : de l’EPO ?) pour enfin les voir sortir de leur torpeur. Et que surtout le concert monte enfin en puissance. Mais rien à faire, la température ne parvient pas à grimper. Bref, trop léché, trop lisse et trop froid, ce spectacle nous a finalement laissé de glace. Faut dire qu’aujourd’hui, Athlete ne semble plus tellement compétitif, dans l’univers musclé des groupes de guitares qui sévissent aujourd’hui aux Iles Britanniques…

Jean Michel Jarre réoxygéné…

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L’album « Oxygene » vendu à 12 millions d'exemplaires, vient d’être réédité sous un enregistrement haute définition.

Pour voir l’intro d’« Oxygène » :

http://www.youtube.com/watch?v=NaYlyQGvbTE

http://www.wat.tv/playlist/660434/video/747329/jean-michel-jarre-oxygene-intro.html

 

Pour plus d’infos : http://www.jeanmicheljarre.com

Daft Punk

Alive 2007

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Un peu mis sur le banc de touche ces derniers temps, Daft Punk est parvenu à rebondir au moment où la scène électro devient de plus en plus fertile. Il faut reconnaître qu’en ce moment les yeux et les oreilles sont rivés sur des formations telles que Klaxons, Digitalism, Simian Mobile Disco ou encore le team Ed Banger emmenée, entres autres, par Justice, Sebastian mais aussi et surtout Pedro Winter aka Buzzy P. Pourtant, on aurait presque tendance à oublier que ce dernier a été, pendant tout un temps, manager des deux DJ’s masqués les plus célèbres de la planète. Il ne faut pas nier non plus, que tous ces groupes ultra branchouilles sont issus de la génération « Homework », premier opus du duo parisien.

2007 aura donc été l’année de cette vague électro et, un peu comme la cerise sur le gâteau, les pères fondateurs de la ‘french electro’ nous présentent leur dernière perle : « Alive 2007 ». C’est-a-dire une bonne partie du concert accordé au palais omnisport de Paris-Bercy, le 14 juin dernier. Après plus de 10 ans d’absence sur les scènes françaises, quoi de plus normal pour Guy-Manuel de Homem-Christo et Thomas Bangalter d’immortaliser ce moment sur disque ! En présentant « Alive 2007 », Daft Punk passe en quelque sorte un message à toute cette nouvelle génération en leur disant : ‘Hey les gars, on est toujours vivants !’ Mais ils dressent surtout un résumé de leur carrière, longue de plus de dix ans, en 75 minutes.

Tout défile ! Depuis leurs débuts caractérisés par le majestueux « Homework » paru en 1997, en passant par « Discovery » édité en 2001, jusqu’au très contestable « Human After All » commis en 2005. Sans oublier leurs films, dont « Electroma », sortis en Dvd depuis ce 5 décembre. Après la prestation des Klaxons accordée en première partie, les jambes tremblent et le cœur s’emballe. Cette cruelle période de transition vécue entre chaque concert est bien palpable. Quand soudain, s’éclaire, comme sur le plateau de Gizeh, la pyramide des deux Français. Scintillante de mille feux et où on déroule, à l’arrière plan, slogans et images vidéo. Le show commence ! « Robot Rock » enlacé de « Oh Yeah » remue le tout Bercy comme un seul homme. Impossible de souffler, car s’enchaînent ensuite, et à une vitesse impressionnante, onze autres titres mixés en deux, trois ou quatre parties. La machine bien rodée de Daft Punk est lancée. Et lorsque retentit « Around the world » et « Harder Better Faster Stronger », on regrette presque de ne pas avoir réservé notre ticket d’entrée pour ce qui aura été probablement l’évènement de cette année 2007. Même si les fans y verront là, l’album tant attendu depuis une décennie, « Alive 2007 » n’en reste pas moins un disque, alors que l’expérience était à vivre en direct. Fondu dans la masse d’un public hystérique.

Heureusement, l’album existe en version limitée. Et recèle de nombreuses photos et un court clip réalisé par Michel Gondry. Daft Punk boucle par ce disque, une année 2007 riche en émotions et retire son casque pour revenir dans notre monde. Celui des terriens. Un univers qui semble décidemment inconcevable pour eux…

Holy Fuck

LP

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Diantre ! En français ça le fait tout de suite moins bien. Si on retranscrit la même expression dans un anglais des rues, on obtient Holy Fuck ! Fichtre, misère et ventre saint-gris n’ont qu’à aller se faire voir. Ici ça cause entres hommes, les pincettes sont rangées au placard. « LP » débarque l’arme entre les dents, prêt à tout massacrer sur son passage, aidé dans la bagarre par un certain !!! (pour ne citer qu’eux). L’écoute de l’album est déconseillée à toute âme sensible, aux personnes fragiles à la dépendance, aux cardiaques et femmes enceintes. Ici c’est du sérieux, du gros calibre que l’on n’affronte pas la tête légère et l’esprit vagabond. Pas de chichis. Les Canadiens d’Holy Fuck » n’ont jamais si bien porté leur nom. Pfff quel massacre !

« LP » met le plus naturellement possible, tout le monde KO en neuf rounds. Neuf plages seulement et c’est la domination absolue du beat sur nos frêles individus. Il ne faut pas attendre longtemps pour comprendre la puissance développée par la plaque, et le mal que nous aurons à lui résister. Dix-huit secondes pour être précis. Dix-huit secondes seulement et c’est l’escalade, la montée incessante. Electronisée à l’extrême. Et c’est par un truchement de claviers et de beats déments que s’opère la manœuvre. Le combat se déroule comme suit : « Super Inuit » et c’est d’abord un genou à terre où l’on pense pouvoir encore se relever. « Milkshake» sous ses airs d’Herbie Hancock, et le deuxième genou cède et plie. « Frenchy’s » et le dos est courbé, le buste s’affaisse. Plus loin « Royal Gregory » et c’est la gifle, la claque, qui ponctue ; celle qui pique une heure après encore après infliction. Démantibulé et mal en point, on termine l’album en se prenant encore quelques coups dans les côtes au passage.

Quand on prend conscience du côté bricoleur de l’album, qui ne transpire absolument pas le long des 9 plages, à l’affront du KO doit s’ajouter la gêne d’avoir plié si vite. Enregistré ça et là en live et à l’arrache, on n’ose imaginer la correction inoubliable que l’on se serait pris si les malades mentaux de Holy Fuck avaient peaufiné leurs coups. A frémir d’avance. Arrivé sur le tard dans l’année, « LP » est mon album 2007, c’est ma ‘cherry on the cake’ des douze dernier mois écoulés. Je vais finir par croire que je suis maso. Fais moi mal Holy, oh oui fais moi mal !!

Johann Johannsson

Englabörn

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Initialement publié en 2002 sous l’égide du label ‘Touch’, ce premier album solo de Johann Johannsson a, rapidement, acquis le statut ultime d’œuvre culte. Et qui dit culte dit précieux. Et qui dit précieux dit introuvable –ou presque. Désormais réédité, vous pourrez à nouveau vous délecter de ces grandes orchestrations nostalgiques. Composés pour les besoins d’une pièce de théâtre, les morceaux d’« Englabörn » découlent des expérimentations érudites de son auteur. Mélangées, retravaillées et superposées, ces pièces sonores ont, finalement, trouvé leur propre identité. Les harmonies avant-gardistes de Johannsson sont d’une profondeur abyssale. Noires et sépulcrales, elles traversent les brumes pour nous toucher en plein cœur. Pourtant, « Englabörn » n’est pas un album facile. Mais l’exigence nécessaire à l’appréhender lui confère une dimension mystérieuse, presque mystique : un monde onirique où les éléments entrent en fusion pour répandre une musique résolument moderne.

Il convient donc de s’impliquer et d’écouter ce quatuor à cordes étaler ses (bonnes) vibrations sur un écrin électronique, de se réjouir de l’impact du piano, de l’orgue, du glockenspiel et des percussions. Assez proche de Steve Reich par son travail de composition, Johannsson signe-là un édifiant point de départ discographique. « Englabörn » reste, avant tout, l’album d’un peintre sonore qui n’hésite pas à poser son pinceau sur une immense toile atmosphérique pour y immortaliser ses plus belles compositions. Johann Johannsson est un véritable paysagiste. Et ses vues sont tellement imprenables qu’on n’y revient toujours, fascinés par la pureté des traits et des émotions véhiculés à travers ces esquisses sonores. Du grand art, donc.

Christian Kjellvander

I Saw Her From Here, I Saw Here From Her

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Pour son retour aux affaires, le Suédois Christian Kjellvander arrache son folk chatoyant des neiges et délivre dix compositions pour chanter dans les bois entre deux Kinder Country. Sur ce quatrième album, Kjellvander réaffirme son attrait pour la tristesse et la compassion et couche ses états d’âme sur d’impressionnants arrangements. Car, il faut lui laisser, la mise en son est de toute beauté. Guitare steel, piano, banjo, orgues, trompettes, mandoline et autre mellotron entrent dans la cabane de Kjellvander pour orchestrer ses idées noires, mais jamais dénudées d’espoir. Clairement, on n’est pas ici pour s’amuser. Mais bien pour suivre les sombres aventures de personnages fantasmés dans la tête d’un Suédois obnubilé par l’americana. Souvent comparé à Leonard Cohen pour son chant affecté, Christian Kjellvander n’épouse, pourtant, guère tant de sincérité. Pour remettre les choses à leur place, on affirmerait plutôt qu’il barytone tel un James Hetfield en plein trip mélo. Voilà, le problème est là : on a l’impression de vivre un remake forestier du « Mama Said » (sur l’album « Load ») de Metallica, sous les pins, un harmonica et un banjo à la main. Et, au bout du compte, « I Saw Her From Here, I Saw Here From Her » s’écoute comme une longue déambulation éplorée où Christian Kjellvander tient absolument à nous faire chialer. A choisir un songwriter venu du froid, on lui préférera Mattias Hellberg. En attendant des nouvelles de celui-là, on restera bien au chaud.