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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Le raton laveur batave est de retour...

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Le nouvel album de Racoon paraîtra en février. Il s’intitulera “Before You Leave” fait suite à l’elpee « Another day ». Edité voici déjà deux ans, ce dernier avait atteint 135 000 exemplaires, rien que pour les Pays-Bas. Et le single qui en avait était extrait, « Love you More » était devenu un superhit chez les Oranges. Enfin, le groupe ouvrira les concerts de Milow en Belgique, début de cette année :

06/02 Het Depot – Leuven

10/02 Kursaal – Oostende

23/02 De Roma – Antwerpen

28/02 Capitole – Gent

14/03 De Warande – Turnhout

23/03 Muziek-O-Droom - Hasselt

 

Voir le clip de "Love you more" : http://www.racoon.nl/site/files/07loveyoumore.html

 

Le dimanche 1er juin, Racoon sera le seul groupe néerlandais au Pinkpop festival. Il se produira entre Rage Against The Machine et Queens Of The Stone Age. Il accomplit également, pour l’instant, un périple à travers la Flandre au cours duquel ils assurera la première partie de Milow. C'est-à-dire :

23/02 De Roma – Antwerpen

28/02 Capitole – Gent

14/03 De Warande – Turnhout

23/03 Muziekodroom - Hasselt

 

Racoon offre son nouveau single, ‘Lucky All My Life’, en exclusivité à ses fans belges !

Surfez sur www.racoon.nl/luckyallmylife et téléchargez ce titre qui figurera sur l’album ‘Before You Leave’

 

Tracklisting de “Before You Leave” :

1. Good & Ugly

2. Mrs. Angel

3. Before You Leave

4. Nothing Between Us

5. Clean Again

6. Bedroom Floors

7. Lucky All My Life

8. Start A War

9. Never Alone

10. Run Out

11. My Town

12. Thinking Of You

 

Pour plus d’infos : http://www.racoon.nl et http://www.myspace.com/abandcalledracoon

 

José James, le rêveur

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Grand espoir du jazz contemporain, José James vient d’enregistrer son premier album. Il sera dans les bacs le 28 janvier. José James est signé sur Brownswood le label de Gilles Peterson. Il est inspiré par Coltrane et Charlie Parker, mais également par le hip hop. En outre, il possède une voix grave et profonde rappelant un certain Gil Scott Heron

Tracklist:

1. Love

2. Blackeyedsusan

3. Park Bench People

4. Spirits Up Above

5. Nola

6. Red

7. The Dreamer

8. Velvet

9. Winterwind

10. Desire

 

Pour plus d'infos : http://www.myspace.com/josejamesquart et http://josejamesmusic.com

 

Le « Thriller » de Michael Jackson réédité…

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Pour fêter le 25ème anniversaire de la sortie de « Thriller », une nouvelle édition du disque culte paraîtra ce 8 février 2008, aux States. Elle s’intitulera « Thriller - 25th Anniversary Edition » et sera enrichie de remixes, de raretés et inédits datant du début des années 80. En outre, ce collector sera accompagné d’un Dvd bonus.

Michael Jackson envisage de sortir un nouvel album. Quand ? On n’en sait trop rien ; par contre, information plus intéressante, Michael Jackson pourrait partir en tournée en compagnie de ses frères.

Thriller - original track listing - US Billboard Chart Peaks

1. "Wanna Be Startin' Somethin'"

2. "Baby Be Mine"

3. "The Girl Is Mine" (with Paul McCartney)

4. Thriller"

5. "Beat It" 

6. "Billie Jean"

7. "Human Nature"

8. "P.Y.T. (Pretty Young Thing)"

9. "The Lady in My Life"

Bonus Material:

10. Vincent Price Excerpt

From "Thriller" Voice-Over Session

Previously Unreleased Tracks for 25th Anniversary Edition

11. The Girl Is Mine 2008 with will.i.am

12. P.Y.T. (Pretty Young Thing) 2008 with will.i.am

13. Wanna Be Startin’ Somethin’ 2008 with Akon

14. Beat It 2008 with Fergie

15. Billie Jean 2008 Kanye West mix

16. For All Time (unreleased track from original Thriller sessions)

Dvd

The Short Films

1. Billie Jean

2. Beat it

3. Thriller

plus

4. Billie Jean – The Legendary Performance from Motown 25: Yesterday, Today, and Forever

Original Album Produced by Quincy Jones for Quincy Jones Productions

 

Si vous souhaitez télécharger le single 'The Girl Is Mine 2008 (feat. will.i.am)'  :

I-tunes: http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=271487100&s=143446

MSN: http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=5&catno=OD2DI6264927

Et pour voir la bande de lancement

Michael Jackson youtube channel: http://www.youtube.com/user/michaeljackson

Thriller 25 teaser: http://www.youtube.com/watch?v=lfQhdBpCFCA

 

R.E.M. sans clavier

Écrit par

Kevin Stringfellow, clavièriste de R.E.M. a quitté le navire, estimant qu’il n’a plus rien à lui apporter étant donné la tournure beaucoup plus rock du prochain essai. Celui-ci, intitulé « Accelerate », est prévu pour 2008.

L’attaque des Black Keys

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« Attack & Release », tel est le nom du prochain recueil des bluesmen de Black Keys. Il sera dans les bacs le 31 mars prochain. « Attack & Release » compte notamment l’une des toutes dernières collaborations de Ike Turner, décédé il y’a quelques semaines ainsi que celle de Danger Mouse (Gnarls Barkley).

Tracklist :

 « All You Ever Wanted »
 « I Got Mine »
 « Strange Times »
 « Psychotic Girl »
 « Lies »
 « Remember When (Side A) »
 « Remember When (Side B) »
 « Same Old Thing »
 « So He Won't Break »
 « Oceans & Streams »
 « Things Ain't Like They Used to Be »

 

Pour plus d’infos : http://www.theblackkeys.com

Le retour des Breeders

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La formation légendaire des sœurs Deal fera son retour le 7 avril prochain avec la parution chez  4AD d’un nouvel album, « Mountain Battles », successeur de « Title TK » datant de 2002. Ce nouvel essai sera suivi par une tournée mondiale. Et, ils se produiront notamment ce 18 avril à la Cigale de Paris et le lendemain au festival Polsslag à Hasselt.

Tracklisting
 

1. Overglazed     

2. Bang On     

3. Night Of Joy     

4. We're Gonna Rise     

5. German Studies     

6. Spark     

7. Istanbul     

8. Walk It Off     

9. Regalame Esta Noche     

10. Here No More     

11. No Way     

12. It's The Love     

13. Mountain Battles     

 

Pour plus d’infos : http://www.4ad.com/breeders

Pari réussi pour Radiohead

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Le fait que Radiohead ait quasiment offert son nouvel album « In rainbows » au public via son site internet n’aura pas empêché la formation d’atteindre le haut des charts albums anglais et américains. « In Rainbows » est en effet parvenu à la première place du billboard album avec quelques 120.000 exemplaires écoulés dès la première semaine de sa sortie « officielle », le 28 décembre dernier. Un pari réussi pour Thom Yorke et sa bande, d’autant plus que « In Rainbows » s’est écoulé beaucoup moins vite que « Kid A » (207.000 exemplaires la 1re semaine) ou « Hail to The Thief » (300.000 exemplaires).

Jack White invité par Dylan

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Bob Dylan a demandé à Jack White de participer à un tribute consacré à Hank Williams. En fait, il s’agit de toute une série de chansons inachevées écrites par la star de la country, avant sa mort. Le chanteur/compositeur/guitariste des White Stripes a choisi “You Know That I Know”, et l’a mise en forme au Blackbird Studios de Nashville, dans le Tennessee, sous la houlette de Joe Chiccarelli. Pour rappel, Williams est décédé d’une overdose en 1953, à l’âge de 29 ans. Cette info a été divulguée par Dominic Suchyta, bassiste du groupe Steppin' In It, invité à jouer sur ce morceau par White.

Le retour de My Bloody Valentine

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Après 16 années d’absence sur les planches, My Bloody Valentine accomplira une tournée en été 2008. Pour l’instant, trois concerts sont annoncés en Grande-Bretagne ; mais on suppose que les festivals d’été devraient également figurer à leur programme. On croise les doigts pour qu’ils transitent par chez nous. En outre, un nouvel album est en préparation (dixit Kevin Shields).

Pour plus d’infos : http://www.mybloodyvalentine.net

 

Bossk

Le britcore de Bossk

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Un peu plus de trois cents personnes s’étaient déplacées ce mercredi 9 janvier au Bota pour assister au concert du quintet suédois Cult Of Luna ; une prestation  précédée par celle de deux autres formations, l’une anglaise, l’autre belge.

C’est le groupe anglais Bossk qui ouvre le bal. Sur fond de murs de guitares distordus, sa mécanique rythmique est efficace. Tantôt lancinante, tantôt percutante. Issue du Kent (Angleterre), cette très jeune formation est fascinée par le monde de ‘Star Wars’ (Bossk, c’est le méchant hybride homoreptilien qui apparaît dans le film ; d’ailleurs, les membres du groupe participent à de véritables jeux de rôle dédiés à cette épopée cinématographique). Bossk va dispenser, durant un peu moins d’une demi-heure, un répertoire postcore privilégiant une structure musicale instrumentale et atmosphérique oscillant entre les envolées d’un Explosions in the Sky et celle de Mogwai. Un set d’excellente facture, à la hauteur de son premier EP « 1 », distribué en 2006 par le label QnotQ. Les mélodies suggèrent parfois, et à notre grande surprise, des références de la scène noisy pop anglaise (NDR : osons citer Ride !) ou américaine (Jesus and Mary Chain !) ainsi que le son métallique et lourd d’Isis. C’est pourtant lorsqu’il tente d’intégrer au son métallique des références incontournables de l’underground britannique qu’il se révèle le plus intéressant. Du britcore ? Pourquoi pas ! Ce type d’expérimentation doit faire grincer les dents des aficionados les plus puristes du métal ; mais également ravir celles et ceux qui attendent vainement un sursaut créatif du rock anglais, gangréné depuis trop longtemps par le business et le marketing. Il y a néanmoins quelques bémols. Tout d’abord lorsque les compositions et le show se rapprochent trop dangereusement de leurs repères Neurosis et Isis. Pas très original. Ou encore lorsqu’en fin de set une relative monotonie commence s’installer. Sans oublier un manque de justesse et parfois de relief entre les morceaux. Des imperfections probablement dues à la jeunesse de ce projet que l’on souhaite voir progresser, dans un futur proche…

Ce sont ensuite les décibels de Blutch, trio bleu blanc belge déversés dans la plus pure tradition du doom-sludge-stoner, qui envahissent l’espace de l’Orangerie. Responsable d’un troisième album « Materia », sorti en 2006, et bénéficiant du support de quelques hautes cylindrées comme les Young Gods, le combo montois acquiert petit à petit une notoriété que nous étions impatient de voir mis sur le grill. Le look est ténébreux. La voix lourde et écorchée. Lancinants et torturés, les riffs sont parfois taillés sur une même note durant plusieurs minutes. Et découpée sur une rythmique hyper lente, la structure n’est pas sans nous rappeler celle de Black Sabbath. Excellent dans leur style, dixit les amateurs du métal ‘down-tempo’, Blutch concèdera une prestation efficace et consistante d’une trentaine de minutes, sans susciter le consensus auprès d’une audience composée de convaincus, d’enchantés et d’agacés.

Il est 22 heures lorsque le public belge découvre enfin Cult of Luna. Un show amorcé en catimini, par le titre « Dim », issu du dernier album « Somewhere Along the Highway ». Le ton est alors délicat et satiné. En regardant le look des musiciens du groupes -cinq bouilles d’elfes on ne peut plus scandinaves- pas un seul profane n’imaginerait alors assister au concert d’une locomotive du métal progressif d’Europe du Nord ! Le temps de s’immerger dans un univers mélodieux, atmosphérique, post-rock et psychédélique digne d’Explosions in the Sky, et le son lourd et puissant caractéristique du groupe commence déjà à se libérer. Inévitablement on pense aux deux premiers albums du combo : « Cult of Luna » (2001) et « The Beyond » (2003). Et pourtant, aucun morceau de ces deux premiers elpees ne sera joué au cours de cette soirée. Les riffs assassins et percutants sont commis par les deux guitaristes, Erick Olofsson et surtout le leader Johannes Persson. Arborant une panoplie de tatouages qui feraient pâlir de jalousie plus d’un Michael Scofield, Johannes assume seul les vocaux durant plus d’un quart d’heure, avant d’être rejoint sur scène par le très charismatique chanteur Klas Rydberg. Nous sommes alors en plein cœur d’un des titres icones du groupe « Leave me here » (« Salvation », 2004), qui ouvre véritablement les hostilités. On assiste alors à un incessant ballet entre chants menaçants et écorchés, rythmiques complexes et murs de guitares explosifs, agressifs et sombres. Les accords adoptent parfois un profil plus atmosphérique et mélodique, virevoltant çà et là dans le royaume du ‘shoegaze’ (My Bloody Valentine, Slowdive), du psychédélisme tribal (Apse), du post hardcore (Isis, Neurosis, Jesu, Pelican) ou du postrock. Se succèdent ensuite « Adrift », « Back to the chapel town », « Echoes » et « Finland », quatre autres chefs-d’œuvre du post hardcore, interprétés à la perfection par le quintet. Mais c’est peut-être dans la perfection que croupit la faiblesse du set assuré de manière parfois trop ‘mécanique’. En outre, Cult of Luna ne communique pas avec son public, entretenant une image glaciale et mystérieuse. Certains adorent, d’autres beaucoup moins. Après cinquante minutes, « Dead man » clôture néanmoins un set efficace et plaisant. Les Suédois quittent alors définitivement les planches du Bota, sans se retourner. Un show superbe, dense, mais un peu court !

Organisation Botanique

 

Myracle Brah

Can you hear the Myracle Brah ?

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Myracle Brah, c’est le projet d’Andy Bopp, un personnage originaire de Baltimore, dans le Maryland. Hormis les drums (que se réserve un certain Greg Shroeder) et les backing vocaux, il assume le reste : composition, parties de guitare (acoustique et électrique), basse, chant, claviers, etc. Sur les quinze titres de cet opus, il interprète quand même une chanson signée par Jay Filippone des Betlways, une formation issue du coin. Une des plages les plus énergiques de l’elpee, par ailleurs. Tout comme le pseudo hymne (Bryan Adams ?) « Big kids wanna rock », d’ailleurs. Sans quoi la musique de Myracle Brah évolue sous une forme de power pop inspirée par Big Star, les Beatles et les Raspberries, pour ne citer qu’eux. Aussi bien lors des chansons allègres que des ballades. Quant au timbre vocal d’Andy, il puise deux fois plus chez Alex Chilton que John Lennon. Les arrangements sont soignés, les mélodies contagieuses et les cordes de guitare chatoyantes (à la George Harrison tout au long « Angeleen » ou pyrotechniques sur « Run to the voices »), et les claviers circonstanciels bien rognés, comme au cours des sixties. Une décennie que Myracle Brah semble beaucoup apprécier. Même son blues rock. Celui de Free, probablement. « You’re full of strangers » et « You’re my heaven » en sont les plus belles illustrations. Aussi, sans être particulièrement orignal, cet album reste fort agréable à écouter…

Sons Of The Delta

Made in Mississippi

Écrit par

Sons of the Delta est un duo fondé en 2003 par Mark Cole (chant, harmonica, slide) et Rick Edwards (guitares). « Made in Mississippi » constitue déjà leur deuxième album. Il fait suite à "One for the road" dont la remarquable pochette reproduisait le cadre rural authentique des berges du long fleuve tranquille. Mark Cole milite également au sein d'un autre blues band : Maxwell Street. Quoiqu’issue du sud-ouest insulaire, cette formation a opté pour un patronyme très américain. Et pour son plus grand bonheur, elle est parvenue à enregistrer au pays des sources du blues, ce "Made in Mississippi". Au sein de studios Delta Recording. A Clarksdale, près du Delta Blues Museum. Plusieurs plages ont même été immortalisées ‘live’ au Crossroads Shack, un juke joint poussiéreux établi quelque part dans la Hopson Plantation, à Clarksdale. Et la pochette nous plonge dans ce rêve devenu réalité. Au recto, le Ground Zero Blues Club, sis dans la célèbre Blues Alley. Un club qui appartient à l'acteur Morgan Freeman. Il nous invite à assister au concert des Sons. Au verso, le mythique carrefour (Crossroads) situé au croisement des routes 49 et 61. Et ces guitares qui nous rappellent qu'un jour, un musicien noir (Robert Johnson) a signé un pacte avec le diable...

Bénéficiant de la coproduction de Jimbo Mathus, le duo a reçu le concours de musiciens locaux. Et tout d’abord, Pinetop Perkins et Sam Carr, deux légendes vivantes du blues. Terry ‘Big T’ Willams, ensuite. Egalement un musico du coin. Il est le propriétaire du ‘Big T’ blues bar & grill’, un lieu au sein duquel le blues authentique vit au quotidien. Il est influencé par Big Jack Raynolds des Jelly Roll Kings et compte deux albums à son actif : "Hellhounds in my shadows", paru en 2002, chez Stand on the Ocean, et son tout dernier "Meet me on the Cotton field", sur Broke & Hungry. Et enfin Stan Street. Originaire de Floride, il s’est forgé une notoriété dans l’univers de la peinture. Il a d’ailleurs brossé de bouleversants portraits de bluesmen. C’est également un chanteur, harmoniciste et saxophoniste. En 2002, il s’était illustré sur un elpee intitulé "Stan Street and the Streetwalkers" ; et l’année suivante sur "Acoustic blues thing", en compagnie des Ravens.

Mark chante son "It's me" sur un tempo enlevé. Le rythme primaire est imprimé par les percussions de Jeff Hayes. Mais il ne faut pas très longtemps pour plonger dans ce blues du Delta. Un blues très lent, caractérisé par cette marque d'authenticité, apportée par le vieux Pinetop Perkins, figé derrière son piano. Le chant de Cole est parfait. Sa slide est accrochée à l'épaule. Après le parcours opéré en solitaire par Pinetop, Rick Edwards signe un petit solo bien ficelé. Perkins revient chanter son "One more time" sur un tempo aussi indolent. Mythe indigène, Sam Carr prend place derrière ses fûts. Son martèlement très primaire suit le chant et l'harmo de Cole sur "You can't have the Hoo without the Do". Sam est toujours au poste pour "I wish somebody". Le riff est répétitif et à nouveau très Delta. La guitare d'Edwards est très amplifiée tout au long du Mississippi shuffle "eBay blues". Cette sonorité accentue la coloration locale de cette compo. Cependant, à mon humble avis, le lent "I'm moving on" constitue la meilleurs plage de l’elpee. Un morceau cosigné par Cole et le guitariste du terroir, Big T Williams. Cole chante d’un timbre nasillard devant les cordes parcimonieuses et tellement inspirées de Williams. Ses lignes mélodiques sont d'une beauté éclatante.

Les fragments immortalisés ‘live’ au Crossroads Shack, empruntent tous un profil acoustique. Phil Wooten échange un duo à la guitare sur l’instrumental "Pickin' with Phil", une plage caractérisée par la présence d’un harmonica. Rick chante un "Clarksdale strut" très rudimentaire. Autre instru, "Train roll" libère de superbes sonorités. A cause des cordes métalliques du dobro et de l'harmo clair et expressif de Stan Street. D’honnête facture, cet opus ne manque cependant pas de passion. Il s’achève par "Standing on the edge", un dernier shuffle plein de charme…

The Storys

The Storys

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Formé en 2003, ce sextet originaire du Pays de Galles fait forte impression à travers ce premier elpee. Comptant pas moins de quatre vocalistes en son sein, la formation distille une pop folk somptueuse où songwriting et mélodies sont rois. Chacun des onze titres recèle un hallucinant travail d’harmonies vocales renvoyant directement aux Beatles mais possédant aussi des couleurs très américaines, puisées chez les Eagles et Crosby, Stills, Nash & Young.

Encensé par la presse britannique et ses aînés, dont Elton John lui-même, le groupe s’est appliqué à tailler onze diamants d’une pureté étonnante. Si « Cinnamon » est efficace et entraînant, les changements d’ambiance de « High Enough » se révèlent surprenants, tandis que des titres tels que « You’re Taking My Heart Away » ou « You’re Not Around » sont des trésors de finesse et d’arrangements. On est presque surpris d’entendre un peu de saturation pendant « Save Me ». Si l’on peut reprocher à l’ensemble une production très lisse, assez FM, l’on ne peut décemment pas se montrer outrageusement ronchon face à si bel ouvrage. Délicat et fin.

Various Artists

2ème Tour de Chauffe - 2007

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‘Tour de chauffe’ est un dispositif d’accompagnement aux pratiques amateurs mené avec le soutien financier de LMCU par trois structures culturelles de la métropole lilloise : le Centre Musical les Arcades de Faches Thumenil, la Maison de la Musique-le Nautilys de Comines, la Maison Folie-Ferme d’en haut de Villeneuve d’Ascq.

Cette opération a permis à 17 groupes de la métropole de bénéficier, durant l’année 2007, d’une résidence de travail scénique, d’un enregistrement professionnel de 2 titres, d’une aide à la structuration administrative et à la communication, et de formations diverses et variées (législation du spectacle, MAO, mise en scène, master-class, chant…) Un festival dans les trois lieux et un double cd compilatif concluent cette année de travail. Une compile sur laquelle nous allons nous pencher…

Le premier disque nous entraîne à la découverte de 9 groupes. Depuis J-Funk dont le funk/jazz/rock/latino aussi cuivré que groovy est relevé par un chant hip/hop soul à Haaargn !, formation ravagée par son trash/metal/hardcore, en passant The White Loose Woman et son screamo-rock-électro-psyché réminiscent de The Music (un des vocalistes me rappelle Robert Harvey, mais en plus énervant), Sphères, un combo responsable d’un mélange improbable mais tellement réussi entre jazz et hip hop (NDR : faut dire que les musicos sont loin d’être des manchots !), le duo psyché/surf/garage/rock velvetien Lena Deluxe & Melle Lili, Piccolo Molo nourri à la guinguette manouche, 100 Dromadaires, capable de traverser l’immensité de l’afro-folk-beat, Dylan Municipal spokenwordant son truc-tronica en langue de Voltaire (Diabologum recontre Mendelson ?) et un Sexual Earthquake In Kobe contaminé par le virus electro-post punk de The Faint et The Rapture.

La deuxième plaque épingle 8 formations ou artistes. Depuis Chocolate fourré au pop/rock à A l’Affiche, dont la pop frenchie, acoustique et farfelue est publiée par le jeune auteur/compositeur touche-à-tout Clément Bailleul, en passant par The Real Nelly Olson dynamisé par son punk’ roll de, La Spirale entraînée dans un electro/punk/hip hop, un Loskit gorgé d’emocore, Roken is Dodelijk vaporisé de pop indé semi-acoustique, contagieuse et rafraîchissante (un comble quand on porte un tel patronyme !) ainsi que 3x6 (3x6 = 18cordes !) dont l’univers musical jazzyfiant est recalculé par des arrangements classiques additionnés de folk. Mais le plus intéressant procède de Luna Lost, un duo composé d’Anne Lepla et Guick, renforcé pour la circonstance par un backing group, dont la musique puise son inspiration à la fois chez Nick Cave, PJ Harvey, le Velvet, Bowie voire Kat Onoma. Un indie/folk/noisy/rock particulièrement savoureux qui jongle parfaitement entre sérénité et électricité, entre set acoustique et bruitisme lunatique. Pour ma part, la révélation de cette compile…

Pour plus d’infos : http://www.tourdechauffe.fr et http://www.myspace.com/tourdechauffe

Various Artists

I’m not there – Original soundtrack from the film by Todd Haynes

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Un long métrage a donc été consacré à la vie et à la carrière du Zim. Réalisé par Todd Haynes, il met en scène six acteurs différents qui jouent son rôle à différentes époques de son existence, dont Cate Blanchett, Richard Gere et Christian Bale. Mais ce qui nous intéresse le plus ici, c’est la bande originale qui accompagne ce film. Car le projet –et c’est tellement rare qu’il faut le souligner- tient la route. Trente-quatre chansons de Dylan sont ici interprétées par 29 artistes différents. Sur un double elpee. Parfois en épinglant des associations improbables. Des compos, pout la plupart, méconnues du grand-public et qui prennent ici souvent une toute autre dimension. Aussi bien des artistes mythiques (Willie Nelson, Ritchie Havens, Roger McGuinn), confirmés (Sonic Youth, Tom Verlaine, Eddie Vedder) que des jeunes pousses (Hold Steady, Charlotte Gainsbourg). L’œuvre s’achevant, bien sûr, par l’inévitable « I’m not there » de Robert, flanqué du Band. Mais la plus belle réussite procède des interventions de Calexico. Comme backing band. A cinq reprises. Et le résultat de ces rencontres est tout bonnement remarquable.

Tracklisting

Disque 1

1) Eddie Vedder and the Million Dollar Bashers : "All Along the Watchtower"

2) Sonic Youth : "I'm Not There"

3) Jim James and Calexico : "Goin' To Acapulco"

4) Richie Havens : "Tombstone Blues"

5) Stephen Malkmus and the Million Dollar Bashers : "Ballad of a Thin Man"

6) Cat Power : "Stuck Inside of Mobile with the Memphis Blues Again"

7) John Doe : "Pressing On"

8) Yo La Tengo : "Fourth Time Around"

9) Iron & Wine and Calexico : "Dark Eyes"

10) Karen O and the Million Dollar Bashers : "Highway 61 Revisited"

11) Roger McGuinn and Calexico : "One More Cup of Coffee"

12) Mason Jennings : "The Lonesome Death of Hattie Carroll"

13) Los Lobos : "Billy"

14) Jeff Tweedy : "Simple Twist of Fate"

15) Mark Lanegan : "Man in the Long Black Coat"

16) Willie Nelson and Calexico : "Señor (Tales of Yankee Power)"

Disque 2 :

1) Mira Billotte : "As I Went Out One Morning"

2) Stephen Malkmus and Lee Ranaldo : "Can't Leave Her Behind"

3) Sufjan Stevens : "Ring Them Bells"

4) Charlotte Gainsbourg and Calexico : "Just Like a Woman"

5) Jack Johnson : "Mama You've Been on My Mind" / "A Fraction of Last Thoughts on Woody Guthrie"

6) Yo La Tengo : "I Wanna Be Your Lover"

7) Glen Hansard and Markéta Irglová : "You Ain't Goin' Nowhere"

8) The Hold Steady : "Can You Please Crawl Out Your Window?"

9) Ramblin' Jack Elliott : "Just Like Tom Thumb's Blues"

10) The Black Keys : "Wicked Messenger"

11) Tom Verlaine and the Million Dollar Bashers : "Cold Irons Bound"

12) Mason Jennings : "The Times They Are a-Changin'"

13) Stephen Malkmus and the Million Dollar Bashers : "Maggie's Farm"

14) Marcus Carl Franklin : "When the Ship Comes In"

15) Bob Forrest : "Moonshiner"

16) John Doe : "I Dreamed I Saw St. Augustine"

17) Antony & the Johnsons : "Knockin' on Heaven's Door"

18) Bob Dylan & The Band : "I'm Not There"

 

iTunes:

http://clk.tradedoubler.com/click?p=24379&a=1303609&url=http%3A%2F%2Fphobos.apple.com%2FWebObjects%2FMZStore.woa%2Fwa%2FviewAlbum%3Fi%3D265826815%26id%3D265826779%26s%3D143446%26partnerId%3D2003"
 

od2 (msn)

http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=4&catno=OD2DI6232614

Nibs Van der Spuy

Beautiful Feet

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En Afrique du Sud, ses différents projets ont connu leur petit succès. Chez nous, le songwriter Nibs Van der Spuy est, hélas, un quasi inconnu. La preuve : « Beautiful Feet » constitue son troisième album solo et personne n’a vraiment songé à insister sur ses immenses qualités. On s’en occupe. Sorte de vagabond chargé d’apporter des bonnes nouvelles aux âmes égarées, notre homme manie le folk avec une légèreté naturelle qui aurait presque de quoi rendre jaloux le Ben Harper des temps acoustiques. C’est pourtant du côté de Nick Drake que le musicien lorgne, lui empruntant ce timbre de voix si doux, ces guitares sèches berçantes et, au bout du sentier, une reprise du titre « Road ». Nibs ne chante pas, il murmure. Il suggère à nos pensées de s’évader et à nos pieds de se déchausser pour aller danser une clairière. Et quand il ne murmure pas, Nibs laisse sa guitare se détendre en solitaire, comme sur le superbe « Lebombo Mountain Drive » ou à travers « Gito », au cours duquel un violon la rejoint. Un album profondément apaisant et attachant, qui semble avoir traversé tout un continent pour y piocher les plus humbles saveurs.          

Terry ‘Big T’ Williams and Wesley ‘Junebug’ Jefferson

Meet me in the cotton field

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Terry Williams est né en 1960. A Clarksdale. Il a ensuite passé sa jeunesse dans la plantation de Farrell. A 12 ans, il est déjà placé sous la protection des Jelly Roll Kings (Frank Frost, Sam Carr et Big Jack Johnson). Son existence a été très mouvementée. Son addiction à la drogue lui a valu un séjour de six longues années au sein du pénitencier de Parchman Farm. Heureusement, à sa sortie, Morgan Freeman le catapulte comme directeur musical de son club Ground Zero, à Clarksdale. Il ouvre ensuite son propre club. Un juke joint situé à quelques dizaines de mètres du fameux carrefour ‘Crossroads’. Il a également enseigné au sein du Delta Blues Museum. Pour y dispenser des programmes éducatifs. Il a milité au sein d’une multitude de formations. Et sa toute dernière répond au patronyme de Big T Review Band.

Il a enregistré cet album en compagnie du bassiste/chanteur Wesley Jefferson. Il est également issu de Clarksdale. Un disque paru sur le label Broke & Hungry de St Louis. Son précédent opus, "Hellhounds in my shadow", remonte à 2002. Edité chez Stand on the Ocean, il avait reçu le concours de son Big T's Band. Quant à Wesley, il est âgé de 62 ans. Il est originaire de Coahoma County et pratique le blues depuis les 60’s.

"Meet me in the bottom" ouvre l’opus. Jefferson chante ce ‘field holler’, a capella. Pas de doute, nous sommes bien plantés dans le berceau du blues. Il Interprète d’une voix fatiguée  "Pocketful of money". Lee Williams siège derrière la batterie. Big T joue de ses six cordes en toute discrétion. Terry prend le relais aux vocaux pour attaquer son "Incarcerated blues". Sur cette plage autobiographique, ses accords sont acoustiques, mais également métalliques ; à cause du recours à une national steel. Pour le traditionnel "CC Rider", Lee est revenu aux drums. Big T a rebranché l'amplification pour sa gratte. Il chante d’un timbre grave, qui semble tout aussi las que celui de Wesley. Il est vrai que le long fleuve tranquille, qui s’écoule aussi paresseusement, juste à côté, ne prête guère à l’accélération des tempos. Jefferson chante son "The wreck". Il manifeste plus de puissance pour déclamer ses mots ; et le résultat est probant. Howlin’ Wolf transita autrefois par Clarksdale. Terry lui rend hommage, en chantant "The wolves are howling". Caractérisée par ce riff hypnotique répété à l’infini, cette compo est manifestement inspirée par ce musicien célèbre. Big T reprend le micro pour se farcir "Let's go down to Red's". Une référence au club. Il en profite pour citer tous les musiciens qui s’y sont produits. La cover du "Catfish blues" constitue la meilleure plage de l’elpee. L'intensité et le sens dramatique inondent la voix de Williams. Ses cordes sont largement amplifiées et accentuent encore le mal-être qui plombe cette plage. La voix et la démarche me rappellent même quelque part Jimi Hendrix. Et surtout sa manière d'aborder la pureté du blues. En y injectant bien moins d'artifices sonores, bien entendu! Le titre maître mérite également une mention particulière. Wesley y parle de sa jeunesse, de son père qui travaillait dans les champs de coton… Big T interprète en solitaire une version très primaire du "Can’t be satisfied" de Muddy Waters. Sa voix et sa sèche. De bonne facture, cet opus de downhome blues s’achève comme il avait commencé ; c'est-à-dire dans une interprétation a capella. De "Blues is like the river". Une nouvelle fois, Jefferson se charge de cet exercice de style. Une complainte qui aurait pu être reprise en chœur. Par les travailleurs des champs au début du siècle dernier, quelque part du côté de Clarksdale…

 

Babyshambles

Shotters Nation

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Doherty arrêterait-il de jouer aux cons si les gens s’intéressaient beaucoup plus à sa musique qu’à ses grotesques tribulations ? Rien n’est moins sûr. Heureusement, le Briton est beaucoup plus doué pour manipuler la guitare et le micro que son image. Et avec un putain de disque comme « Shotters Nation » qui s’en soucierait, après tout ?

Second essai du trublion préféré des tabloïds et de sa bande, « Shotters Nation » nous dévoile un Doherty presque sincère et poétique, à mille lieues de son personnage médiatique. Bien que la plage d’ouverture, « Carry On Up the Morning », évoque inévitablement The Libertines, le reste s’en éloigne légèrement pour lorgner du côté des Stone Roses ou encore des Kinks. Pete Doherty y cosigne l’intégralité des titres. Sa bien-aimée et partenaire de guindaille Kate Moss n’est pas en reste puisqu’elle collabore sur pas moins de quatre morceaux dont les sympathiques « French Dog Blues » (coécrit également par Ian Brown) et « Baddie’s Boogie ». Le jeune homme a beau ne pas être un exemple à suivre, il n’en demeure pas moins une légende du rock’n’roll et ce « Shotters nation » d’excellente facture ne fait que le confirmer, une fois de plus.

Demon’s Claws

Satan’s Little Pet Pig

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Nouveaux venus au sein du catalogue In The Red Records, les cinq Canadiens de Demon’s Claws prouvent sur ce premier effort que la réputation rock & roll du label n’est pas usurpée. S’ils n’inventent rien de bien neuf, leur cocktail de rock garage, de blues, de country et de punk s’avère suffisamment explosif pour tenir l’auditeur en éveil. Que ce soit à travers le groove bluesy de « Shadow Of A Castle » ou le presque punk « Unemployement », Demon’s Claws maîtrise son terrain et sait dérouter son auditeur. Ainsi le très countrysant « That Old Outlaw » ne laisse en rien augurer de l’explosion furieuse qui tient lieu d’intro à « Wrong Side Of Town ».

Côté production, In The Red ne faillit pas à sa réputation : vocaux boueux, son cradingue, le tout dégage un furieux parfum de premières prises et confère au résultat final une sérieuse dose d’énergie et d’authenticité. Pour ceux qui ont prêté l’oreille aux précédentes productions du label telles que le duo de sauvages The King Khan & BBQ Show, on est en terrain connu. Un tracklist à la répartition nostalgique –face A/face B– soit une douzaine de titres pour 39 minutes. Droit au but et sans déchets. Rock & Roll.

The Detroit Cobras

Tied & True

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Le concept même des Detroit Cobras avait de quoi surprendre à la base : un groupe interprétant exclusivement des reprises obscures de rock & roll, de soul et de rhythm’ & blues. Mené par un duo féminin haut en couleurs qui a su imprimer une réelle personnalité à son répertoire, le projet séduit et remporte un succès certain.

Ce « Tied & True » se révèle pourtant moins percutant que de coutume ; la faute à un choix de morceaux un peu trop calmes ? Pourtant, si la Telecaster de Mary Ramirez s’avère un peu moins tranchante, l’ensemble manifeste un sens mélodique aigu et bénéficie toujours de la voix de Rachel Nagy. Basse, rauque et profonde, parfumée au Jack Daniels et aux Marlboro, c’est bien elle qui domine l’ensemble et contribue à la création d’ambiances feutrée et séduisantes.

De ces treize reprises fort bien ciselées, on retiendra entre autres « You’ll Never Change » aux réminiscences Chicago blues –les amateurs d’Otis Rush comprendront– un « Try Love » où Mary Ramirez nous offre des gimmicks que n’auraient pas renié Hank Marvin ou encore l’entraînant « Nothing But A Heartache ». On aurait sans doute aimé que ça décolle un peu plus, mais la finesse du travail est irréprochable.

Dirtmusic

Dirtmusic

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Dirtmusic est né de la rencontre entre Chris Eckman (The Walkabouts, Chris & Carla), Chris Brokaw (Codeine, Come, Pullman, Steve Wynn) et Hugo Race (ex- Bad Seeds et ancien leader de True Spirits). Les deux premiers sont yankees. Le troisième est australien. Tous trois sont multi-instrumentistes et se partagent les vocaux, les guitares acoustiques et électriques (y compris le steel bottleneck), les claviers (hammond, wurlitzer, harmonium), un zeste de percus, des drums, du mélodica et du banjo. En connaissant le profil des trois membres du projet, vous vous doutez que leur musique trempe dans un climat ténébreux. Souvent. Mais pas toujours. Certaines compos épousent ainsi la pop allègre. Celle du défunt Guided By Voices, par exemple. A l’instar de « Face of evil », traversé subrepticement d’un éclat d’électricité chatoyante. Du bref et déterminé « Panther hunting », également. Et si « Summer days » brille par sa mélodie ensoleillée, alors que le climatique « No sorrow more », dominé par ses riffs de guitare convulsifs et son filet de clavier fluide, aurait pu figurer au répertoire d’un Mark Knopfler, le reste nous plonge dans un univers bien plus sombre. Une sorte de folk blues urbain cinématique. Suffit de regarder les images de la pochette et du booklet pour s’en convaincre. En extrapolant, on pourrait imaginer un road movie, tourné à travers l’Amérique profonde… Ce qui n’empêche pas cet opus de receler l’une ou l’autre petite perle. Et je pense tout particulièrement à l’instrumental élégant et subtil « Erica moody », au vibrant et atmosphérique « Sun city casino », au dylanesque « Ballad of a dream » (même les inflexions sont empruntées au Zim), une remarquable compo de sept minutes imprimée sur un mid tempo, et de la séduisante cover du « Morning Dew » de Tim Rose qui clôt l’elpee. En outre, le reste de l’œuvre réserve son lot de bonnes surprises, nous entraînant aux confins des univers de Red House, Painters, Idaho ou encore Songs : Ohia.