L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

logo_musiczine

Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26653 Items)

The Kids : une anthologie

Écrit par

Presque 30 ans après leur débuts, les Kids font l’objet d’un box de 6CDs contenant tous leurs LPs originaux et un DVD bonus reprenant le concert enregistré en 1982 au Hof Ter Lo (Borgerhout).

Natalie Imbruglia : une compile de singles

Écrit par

Le 10 septembre prochain paraîtra une compile consacrée à Natalie Imbruglia. Intitulée ‘Glorious: The Singles 1997-2007’, elle recèlera cependant 5 inédits. Pour info, la sortie de son prochain opus est prévue pour début 2008.

Tracklisting

Torn

Big Mistake

Wishing I Was There

Smoke

That Day

Wrong Impression

Beauty On The Fire

Shiver

Counting Down The Days

Nouvelles compos :

Glorious

Be With You

Against The Wall

Stuck On The Moon

Amelia

 

 

Donavon Frankenreiter : un Ep !

Écrit par

Donovan Frankenreiter est en tournée européenne tout au long de l'été. Il a pourtant encore trouvé le temps de travailler sur un nouvel EP. Intitulé “Recycled Recipes”, il est disponible dans les bacs depuis le 3 août. Six titres sont présentés sur cet album acoustique :  

• Wondering where The Lions Are

• Theologians

• Such a Night

• Fortunate Son

• Makes No Difference

En plus du CD, il existe également une édition vinyle limitée: une vraie pièce de collection!

Pour plus d’infos : http://www.donavonf.com

 

Johnny Cash : un nouvel album posthume

Écrit par

"The Great Lost Performance" reprend le concert donné en 1990 au Paramount Theatre de Asbury Park (New Jersey), dont l’enregistrement a été retrouvé tout à fait par hasard dans un coffre fort ...

Johnny Cash y chante notamment en duo avec sa femme June Carter ainsi qu'avec Lucy Clark.

Parmi les chansons présentes, on note particulièrement "Ring of Fire", "Folsom Prison Blues" et "I Walk the Line". On y retrouve également quelques versions live rares inédits sur CD.

En tout dix-huit titres sont au programme de cet album. A Great Lost Performance is found...

Tracklisting

1. Ring of Fire 

2. Life's Railway to Heaven 

3. Wonderful Time Up There 

4. Folsom Prison Blues 

5. Sunday Morning Coming Down 

6. What Is Man 

7. Forty Shades of Green 

8. Come Along and Ride This Train 

9. Five Feet High and Rising 

10. Pickin' Time 

11. Beautiful Life 

12. Hey Porter 

13. Ragged Old Flag 

14. Tennessee Flat Top Box 

15. (Ghost) Riders in the Sky 

16. Jackson 

17. Wreck of Old '97 

18. I Walk the Line 

Pour plus d’infos : http://www.johnnycash.com

 

 

Superbus : un deuxième single

Écrit par

Ecrit et composé par la charismatique Jennifer Ayache, le second single de Superbus ( il fait suite à ‘Butterfly’), s’impose comme le plus gros succès du groupe à ce jour.

La sortie commerciale du single sera accompagnée d’un titre b’side ‘Over you’ extrait de l’album. En l’espace de 6 mois, et 2 singles devenus de véritables ‘tubes’, Superbus s’est imposé comme ‘LE’ groupe référence de la scène Rock française...

Pour plus d’infos : http://www.superbus.com.fr

 

 

Kate Nash : un nouveau talent à tenir à l'oeil!

Écrit par

Kate Nash est une nouvelle découverte MySpace. Cette semaine, son single "Foundations" a été le titre le plus téléchargé d'Angleterre!

Kate Nash est à peine âgée de 19 ans. Obligée de rester chez elle avec une jambe cassée, elle a commencé à écrire des chansons. Ses titres ont très vite trouvé le chemin vers MySpace, le public aussi !  

Son premier album s’intitulera « Made of Bricks » et sortira le 6 août en Angleterre. IL n’ya a cependant pas encore de date prévue pour le Continent.

Pour plus d’infos : http://katenash.co.uk

 

Dave Gahan : deuxième album solo

Écrit par

« Hourglass », le deuxième album solo de Dave Gahan, paraîtra le 8 octobre. Il a coproduit cet opus en compagnie de Christian Eigner et Andrew Phillpott. Il sera précédé par le singe « Kingdom », le 8 octobre.

Tracklisting

01. « Saw Something »

02. « Use You »

03. « Endless »

04. « 21 Days »

05. « A Little Lie »

06. « Deeper And Deeper »

07. « Love Will Leave »

08. « Down »

09. « Miracles »

10. « Tomorrow »

11. « Kingdom »

Pour plus d’infos : http://www.davegahan.com

Petite intervention de Dave Gahan à ne pas manquer http://www.youtube.com/watch?v=9y7NjdIQ-Vg

 

 

 

 

Le dernier clip de Chamillionaire déjà sur YouTube

Écrit par

A peine est-il sorti que le dernier clip de Chamillionaire, 'Hip-Hop Police/Evening News', est déjà visible sur YouTube! Cette vidéo est hilarante et tout le monde en parle déjà!

Il y a une semaine que Chamillionaire a dévoilé son dernier clip au public. ‘Hip Hop Police’ est le premier single issu de son nouvel album ‘Ultimate Victory’.

 La vidéo originale est en fait une combinaison de deux vidéos : ‘Hip Hop Police’ et ‘Evening News’. 

‘Ultimate Victory’ sera dans nos bacs le 14 septembre prochain. Sur cet album participent également Lil’Wayne, Krayzie Bone, Pimp C et Devin The Dude. Le tout est dirigé par The Runners, Play N Skillz, J.R. Rotem et The Beat Bullies.

http://www.youtube.com/watch?v=FJmPp-Zbcj0

 

The Partchesz : un nouveau groupe et un premier album…

Écrit par

Bjorn Eriksson (Maxon Blewitt, Admiral Freebee, Ex-Zita Swoon) and Nathalie Delcroix (Lais, Admiral Freebee, Prima Donkey) ont monté un nouveau projet : The Partchesz. Un projet destiné à mélanger la country, l’humour et l’électronique sombre. Les sessions d’enregistrement de leur album se sont déroulées aux studios  Erikssons studio. Eponyme, il paraîtra le 27 août.

En ‘live’, le duo se produit en compagnie de Peter Pask (Maxon Blewitt, The Go Find), Tim Coenen (The Go Find, New Galaxy Orchestre, Roadhouse Lebra), et le père d’Eriksson, Karl Eriksson.

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/thepartchesz

 

Richard Hawley : un nouvel album

Écrit par

Le nouvel opus de Richard Hawley paraîtra le 20 août. Intitulé Lady’s Bridge, il a été enregistré entre janvier et juin de cette année.

Tracklisting :

Valentine

Roll River Roll

Serious

Tonight The Streets Are Ours

Lady Solitude

Dark Road

The Sea Calls

Lady’s Bridge

I’m Looking For Someone To Find Me

Our Darkness

The Sun Refused To Shine

En attendant, il vous est loisible de découvrir le premier single, "Tonight, The Streets Are Ours", sur  http://www.youtube.com/watch?v=5eBkrs4YpzI

Pour plus d’infos : www.richardhawley.co.uk

 

Eddie Vedder en solo!

Écrit par

Le 18 septembre paraîtra la bande sonore du film adapté du livre de Jon Krakauer, "Into The Wild". A la demande du réalisateur, Eddie Vedder (Pearl Jam) a composé la musique du long métrage.

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/trailerpark

Un album solo pour Kevin Drew !

Écrit par

Kevin Drew, un des leaders de Broken Social Scene, a enregistré un album solo. Sa sortie est prévue pour le 17 septembre. Il s’intitule "Broken Social Scene presents …"

Kevin Drew (fondateur du groupe) a écrit tout les morceaux de ce premier projet, il est accompagné par les autres membres de Broken Social Scene et quelques 'special guests' dont sa copine Feist.

Pour chaque nouvel album, ce sera un autre membre de Broken Social Scene qui écrira les morceaux.

 

Frank Black : un nouvel album

Écrit par

Charles Thompson est de retour ! Son nouvel album, « Bluefinger » paraîtra le 3 septembre.

Tracklisting

1. captain pasty

2. threshold apprehension

3. test pilot blues

4. lolita

5. tight black rubber

6. angels come to comfort you

7. your mouth into mine

8. discotheque 36

9. you can't break a heart and have it

10. she took all the money

11. bluefinger

Pour plus d’infos : http://www.frankblack.net

Devendra Banhart : un cinquième album!

Écrit par

Devendra Banhart a révélé le titre de son futur et cinquième album: 'Smokey Rolls Down Thunder Canyon'. IL pafraîtra le 24 septembre.

Certaines de ses chansons peuvent déjà être écoutées sur MySpace : http://www.myspace.com/devendrabanhart

Tracklisting

1. Cristobal

2. So Long Old Bean

3. Samba Vexillographica
 
4. Seahorse
 
5. Bad Girl
 
6. Seaside
 
7. Shabop Shalom
 
8. Tonada Yanomaminista
 
9. Rosa
 
10. Saved
 
11. Lover
 
12. Carmencita
 
13. The Other Woman
 
14. Freely
 
15. Remember
 
16. My Dearest Friend


 

 

 


 

 

 

Le nouvel album d’Architecture In Helsinki est dans les bacs !

Écrit par

"Places Like This", le nouvel opus d’Architecture In Helsinki est sorti.

Tracklisting :

1. Red Turned White 

2. Heart It Races 

3. Hold Music 

4. Feather in a Baseball Cap 

5. Underwater 

6. Like It or Not 

7. Debbie 

8. Lazy 

9. Nothing's Wrong 

10. Same Old Innocence

La video du premier single 'Heart it races' est accessible : http://del.interoute.com/?id=56a0ae92-3815-4437-9a57-23b381ba566f&delivery=stream

 
Pour plus d’infos : http://architectureinhelsinki.com

 

 

Psycho Stag

Psycho Stag

Écrit par

Psycho Stag ou psychopathe? Car c’est bien d’une voix mâtinée de sadisme et de folie, proche de celle des ‘serials killers’ peuplant les meilleurs thrillers américains, que sont chantés les 9 morceaux de cet album. C’est donc dans une ambiance lugubre et malsaine que l’auditeur se plonge en écoutant cet album. Ambiance qui oscille au gré des titres parfois punk (« Emotional Bondage »), parfois metal (« The song Whaterver »), parfois new-wave (« Lolita Girls »). La palette de styles offerte par la formation belge est si diverse qu’elle évoque des groupes aussi différents que ‘cultissimes’ : The Prodigy, The Cure, The Libertines ou encore The Red Hot Chili Peppers. Bref, bien que la longueur de certains morceaux suscite une envie de zapper, leur musique variée et déjantée tient la route. D’ailleurs, si vous aimez le rock sous toutes ses formes et que vous êtes de nature curieuse, vous prendrez plaisir à découvrir l’univers sombre et déstabilisant de Psycho Stag.

Beautiful Lunar Landscape

Alone in this dark romantic night Ep

Écrit par

Le titre de cet Ep intrigue. Et il en dit long sur l’atmosphère entretenue par cette jeune formation issue de l’Hexagone. Une atmosphère lunaire directement inspirée de groupes maîtres du genre tels Pink Floyd ou encore Archive. Encore que la formation française soit davantage attirée par les sonorités indie-électro. Pas besoin pour les auteurs de ce disque de préciser comme ils l’ont fait dans l’intitulé de chacun de ses morceaux, le sentiment qu’ils ont voulu susciter chez leurs auditeurs. Dès les premières notes, une sensation de relaxation, d’apaisement, de flottement dans les airs s’immisce en nous. Et le timbre vocal, tantôt féminin, tantôt masculin, amplifie la sensation de douceur qui commence à nous inonder. Malheureusement, au bout de deux chansons, la monotonie commence à s’installer (peut-être est-ce dû à la longueur des pistes qui avoisinent toutes les 6 minutes ?) et machinalement une envie de bâiller nous envahit. Ce qui n’empêche pas les compos de se révéler agréables à écouter. A suivre…

Ana Popovic

Still making history

Écrit par

En fondant son label blues, Randy Chortkoff a manifestement eu le nez creux. Au cours des dernières années, il a ainsi signé les Mannish Boys, Hollywood Blue Flames, Philip Walker, Mitch Kashmar, sans oublier les Mighty Flyers de Rod Piazza. Il a cependant décidé de lancer une nouvelle écurie : ElectroGroove / Delta Groove. Une initiative destinée à servir de rampe de lancement à Ana Popovic. A-t-il succombé au magnétisme (NDLR : ou aux charmes) de la belle et charmante Ana ? Une chose est sûre, tout semble aujourd’hui sourire à cette jeune fille blonde âgée de 31 ans à peine ; en outre, les Etats-Unis découvrent enfin le talent de cette guitariste slave. Elle avait déjà enregistré deux albums aux States. Tout d’abord "Hush". En 2001. Chez Ruf records. Un opus produit par Jim Gaines en personne. Puis "Comfort to the soul". En 2003. Gaines ayant ici reçu le soutien de David Z. « Still making history » a été concocté sous la houlette de John Porter, dont la carte de visite mentionne des collaborations auprès de Buddy Guy, Bonnie Raitt et Keb Mo.

La plaque ne s’ouvre pas sur des accents très blues, mais par une compo particulièrement hard : "U complete me". Dans un style qu’Ana irradie de sa guitare. Une plage très dense, largement funky et très électrique. Les musiciens sont irréprochables. Et pour cause, il s’agit des partenaires habituels du Phantom Blues Band de Taj Mahal : Mike Finnigan à l’orgue Hammond, Terry Wilson à la basse, Tony Braunagel aux drums, sans oublier le talentueux claviériste, John Cleary. La seconde plage "Hold on" est bien plus percutante. Elle s’attarde cependant dans le registre funk. L’attaque est vive et captivante. Ana est soutenue par de multiples voix ainsi que la trompette de Scott Thompson et le saxophone de Jim Spake. Un concours qui confère de l’épaisseur à la solution sonore. Miss Popovic confirme son ouverture musicale en abordant le reggae et ses rythmes exotiques sur "Between our worlds". Un titre enrichi par les cuivres de Joe Sublet et Darrell Leonard des Texicali Horns et dynamisé par les percussions de Lenny Castro. Tout en puissance, "Is this eveything there is ?" est taillé dans le rock pur et dur. L’instrumentation est bien en place. La guitare n’attend guère pour se libérer face à la section rythmique. Opulente et solide, elle réunit Dave Smith à la basse et Steve Potts à la batterie. "Hungry" constitue le premier véritable sommet de l’œuvre. Toujours aussi puissant, ce morceau invite à la danse. Un fragment nourri de chœurs luxuriants. Bien en rythme et très mélodique l’intervention d’Ana à la slide s’y révèle très poignante. "Doubt evryone but me" baigne au sein d’un climat cabaret. L’approche jazzyfiante est délicatement entretenue par le piano de John Cleary. La maîtresse de cérémonie y révèle beaucoup de clarté dans son jeu. Et le blues tant attendu fait enfin son apparition. Une cover saignante et excellente du "You don’t move me" de Big Mama Thornton. Traitée à la BB King, cette reprise met en exergue le doigté et le feeling de Popovic. Elégants et atmosphériques, "Still making history" et "Calendars" sont bercés par une jolie mélodie. Et même si le blues ne coule pas en abondance, il opère son retour en rythme sur le « How'd You Learn to Shake It Like That ? » de Snooky Pryor, un titre entretenu par le piano et la slide. L’elpee recèle un bonus track : une version blues, ralentie au maximum de "U complete me", compo qui ouvrait le disque. Et franchement, cette adaptation est bien meilleure… 

Paul Reddick

Revue 18

Écrit par

Chanteur/compositeur/harmoniciste, Paul Reddick est originaire du Canada. De l’Ontario très exactement. Flanqué de ses Sidemen, ce bluesman compte quatre albums à son actif, dont le notoire "Rattlebag", paru chez Northern Blues Music. Acoustique, son dernier opus avait été enregistré en compagnie de Colin Linden : "Villanelle". Paul aime le blues, celui du Mississippi. Et tout particulièrement issu des années 20 et 30. En outre, il affectionne le teinter de folk et de country. Blind Lemon Jefferson, Sleepy John Estes et Blind Blake figurent parmi ses artistes préférés. Sous-titré  "The best of Paul Reddick", ce nouvel opus retrace ses vingt années de carrière. Passées en compagnie des Sidemen bien entendu, mais aussi de Colin Linden et du Rhythm & Truth Brass Band.

En ouverture, "I’m a criminal" est un condensé parfait du savoir-faire de cet artiste. La voix est bouleversante. Balisé par la section rythmique constituée de Greg Marshak à la basse et de Vince Maccarone aux percus, le tempo est hypnotique. Et les deux solistes en profitent pour se libérer : Paul à l’harmonica et Kyle Ferguson à la guitare. "2nd street" opère un changement radical de style. Un country blues acoustique issu de l’album "When the sun goes down" (Joe Louis Walker en avait alors assuré la production). L’exercice au bottleneck est excellent et l’harmonica vivace et inventif. Plage étonnante, "Template blues" trempe dans le country blues. Imprégné de cet harmo insatiable, il est envahi par l’accompagnement atypique du Rhythm & Truth Brass Band, impliquant trompettes, trombone, saxophones, sousaphone pour les lignes de basse, et percussions. Un Brass Band toujours bien présent pour "Queens hotel" et "Rosemary". Cinq plages sont extraites de son dernier album acoustique "Villanelle", un disque dont il partage, je le rappelle, la paternité avec son compatriote Colin Linden. Dont "Big not small ". Paul chante d’une voix distante et énigmatique ce blues qui baigne au sein d’un climat mystérieux. "Round this time of the year", ensuite. Une magnifique ballade aux accents country. La pedal steel y libère des flots de mélancolie. Et également "Hook's in the water". Une plage caractérisée par sa richesse mélodique, malgré les sonorités écorchées des cordes. Country blues, "Smokehouse" est imprimé sur le rythme du chemin de fer. Radicalement ragtime, "Am I right or wrong?" réunit Linden, Stephen Hodges et Larry Taylor. Le titre maître est un solide shuffle mené à la texane. Signé Johnny Cash, "Train of love" est un excellent country blues caractérisé par une remarquable envolée de Colin Liden au dobro. Datant de 1991, "Waitin" figurait sur le tout premier album des Sidemen. L’approche est plus directe et rugueuse. Mais moins travaillée, la voix possède un impact indéniable! L’elpee bénéficie encore de la présence de deux bonus tracks : deux inédits qui remontent aux tous débuts des Sidemen. Si les musiciens ne sont pas encore tout à fait aguerris, ces compos dégagent une énergie considérable et surtout rafraîchissante. Le "It ain't right" de Little Walter se distingue ainsi par l’envol de l’harmonica débridé ; et en final leur "Sidemen boogie" pose manifestement les jalons d’un talent en devenir… Excellent!

Jesse Sykes

Like Love Lust & The open halls of the soul

Écrit par

“Like Love Lust & The open halls of the soul” constitue le troisième album de Jesse Sykes & The Sweet Hereafter, une formation au sein de laquelle on retrouve l’ancien guitariste de Whiskeytown, Phil Wanscher. Ce qui n’a pas empêché la chanteuse de faire appel à toute une panoplie de collaborateurs, dont le chanteur/compositeur/guitariste scandinave Nicolai Dunger, le claviériste de jazz Wayne Horvitz et le violoniste/compositeur avant-gardiste Eyvind Kang. Et de confier la production à Martine Tucker ( Decemberists, The Long Winters ), Martin Feveyear ( Mark Lanegan, Kings of Leon ) et même pour un titre à Randall Dunn ( Kinski, SunnO))) ). Basiquement alt country, cet opus embrasse une foultitude de styles musicaux différents. Et la richesse de l’instrumentation y est sans doute pour quelque chose. Balayés de soupirs célestes, « Spectral beings » épouse un profil sophistiqué et psychédélique digne de Love. Parce que les arrangements de cuivres et de cordes sont légion sur un peu plus de la moitié des compos. La guitare peut même atteindre l’intensité électrique d’un Crazy Horse, sur l’excellent « LLL », dont le rythme est pourtant calqué sur une valse. Une constante : la voix de Jesse. Tour à tour veloutée, râpeuse, douce-amère, confidente, elle traduit parfaitement la fragilité des émotions humaines, qu’elle épanche à travers ses lyrics. Hormis le plus allègre et presque dansant « You might walk away », la plupart des chansons évoluent sur un tempo particulièrement lent. Un peu comme chez Cowboy Junkies. Et dans le registre, le remarquable « How will we know ? » baigne au sein d’un climat fiévreux digne du « If I Could Only Remember My Name » de David Crosby. Alors que tout au long du douloureux « The air is thin » le murmure poussiéreux de Sykes finit par rejoindre un chœur presque gospel. Sans oublier « Aftermath », une ballade cuivrée qui glisse un orteil dans le jazz. Dans un autre style, « I like the sound » réverbère le son des la pop de la fin des sixties, et en particulier celui des Mamas & The Papas. Et si le reste opte résolument pour une formule nettement plus country/folk, ce n’est jamais sans saveur, ni sans surprise. A l’instar du sensuel et languissant « Hard not to believe ». Un bien bel album !

Laura Veirs

Saltbreakers

Écrit par

Depuis ses lunettes de collégienne et son air nature, Laura Veirs prend par surprise. Quelques écoutes suffisent pour être conquis par ses mélodies en apparence puisées au cœur de l’évidence. Portées par une voix douce et une instrumentation épurée, elles s’ouvrent comme des corolles. Piano, harpe, violon, batterie, basse et guitare s’y partagent une ambiance aigre-douce, où la vie s’épanche sans voile. Confession tremblante de vérité par laquelle la jeune américaine approfondit l’émotion qui faisait déjà le trésor de ses cinq précédents albums. Loin des chemins tortueux et indécis de l’expérimentation, « Saltbreakers » emprunte cette même voie narrative délicieusement fluide. Seule pointe d’amertume et d’électricité sur « Phantom mountain », où le papillon démontre d’insoupçonnées couleurs sombres. Mais la tension fond aussi instantanément que s’annonce la délicatesse de « Black Butterfly » où, s’élevant dans les aigus, sa voix flirte à la dérobée avec un piano diaphane. Les violons confirment ce son mélancolique dans lequel on se délaye sans résistance. Profondément humain, « Saltbreakers » s’écoule comme un poème à la simplicité désarmante.