Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Ralfe Band

Swords

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Initialement publié sous l’égide de ‘Skint Records’ (Fatboy Slim, Lo Fidelity Allstars, Goose, etc.), l’album de Ralfe Band bénéficie aujourd’hui d’une résurrection en bonne et due forme par l’entremise de l’intervention divine de Talitres Records. Heureux soient-ils. Car, dès l’entrée en matière, amorcée par « Frascati way southbound », nous sommes transportés par ce flot de mélancolie triomphante. Ralfe Band joue sur notre corde sensible, en arrachant de petites mélodies rustiques d’une tourmente d’instruments bordéliques. Folk bucolique, rock champêtre, polka de la dernière chance, yodle de la première heure, tout s’écoute ici dans l’insouciance de l’instant. Remaniant aisément les vieilles recettes de l’Europe de l’Est (pensez à Matt Elliott, à Beirut), Oly Ralfe et sa bande se surpassent d’ingéniosité pour infuser leur pop de mille saveurs folkloriques. Un doux parfum de nostalgie plane toujours en amont de leurs chansons. Tristes d’apparence, elles s’égrènent pourtant dans l’allégresse et la jouissance. « Swords » est un cabaret enchanté, un album à écouter dans la moiteur d’un orage torride. Saoul, nu, totalement (dé)possédé.

Orchestre International du Vetex

Flamoek Fantasy

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Petit retour en arrière. Nous sommes en 2004. A Courtrai. Dans les locaux d’une ancienne usine de textile : Vetex. Un comité de quartier entreprend d’y jouer une pièce de théâtre. Cherchant des musiciens capables d’animer leur projet, ils arrivent à associer musiciens du coin, d’un peu plus loin, voir même transfrontaliers. Une fanfare naît sur le sol poussiéreux de l’usine. Frappant des pieds, des mains et du cœur, l’association musicale qui se devait éphémère s’embrase et s’enflamme sous les vivats. L’Orchestre International du Vetex est né. Une troupe atypique, cherchant à intégrer dans leur univers celui des autres. D’ici ou d’ailleurs. La formation ne se quitte plus, multiplie les ‘répètes’ et fiestas improvisées. Dix-neuf poilus au trombone, clarinette, sax, etc., se délectent d’énergie en soufflant de tous leurs poumons, la joie d’être ensemble. En 2005, « Le Beau Bazar », leur premier opus, voit le jour chez Via Lactea (Amapranoïa, La Kinky Beat, Radiochango Soundsystem,…) Forts de cette première expérience gravée dans la liesse, l’équipe attaque ensemble les 80 dates de concerts programmées. C’est une unité, une entité unique répartie intra-émotionnellement. Sans doute marqués par les voyages de la tournée, c’est sur ce thème qu’éclot « Flamoek Fantasy », le dernier né de la tribu. Tel un enfant du voyage, on sent les influences qui on empli les oreilles et nourri la culture des musiciens. Une énergie communicative qui donne envie de danser, de faire la fête et d’embrasser son voisin. Un chouette album. Positif. Où la bonne humeur entre sans s’imposer. Et qui donne la pêche, en plus…

Misha

Teardrop Sweetheart

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Précieux et soignant l’esthétique de leur univers, John Chao la superbe Ashley Yao n’en finissent plus de parler d’amour. Enrobés dans une pop acidulée, les baroudeurs (New-York, Paris, Hong Kong) égrainent une fleur pour tenter d’en replanter les semences tout autour d’eux. Collées aux valeurs d’une douceur partagée, les onze compositions de « Teardrop Sweetheart » peuvent prêter à sourire. Naïveté, espoir, amour sont des sujets assez complexes et pourtant rarement pris au sérieux. Se débarrassant d’un glamour rutilant, c’est par une pop légère aux 1 000 parfums que les amoureux dédouanent leur carrière musicale débutante. Signés chez Tomlab (Deerhoof, Ninja High School, Tujiko Noriko,…), le duo affiche un côté inexpérimenté et plonge parfois dans un univers sonore un peu niais, mais n’y coule jamais à pic. Remarquablement mixées, les très courtes 39 minutes de l’album permettent de passer un moment de douceur et d’intimité. Même si la qualité de l’ensemble est à souligner, il n’en suscite pas moins quelques interrogations ; et en particulier sur la nature d’un style manquant parfois de charisme. Reste à leur souhaiter de parvenir à transformer encore plus leurs émotions. Et attendons la suite… pour voir.

Justice

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Au départ, Xavier de Rosnay et Gaspard Augié se destinaient davantage aux arts graphiques que sonores. Graphistes de formation, ils prennent du bon temps en se payant une groovebox, un sampler et les têtes de stars soi-disant indétrônables. Irrespectueux dans l’âme, le duo français déroute les sons conçus par des pointures de la scène musicale pour se créer un univers electro décapant. Griffant et blessant l’égo de certains, assurément. Pedro Winter, aux grandes oreilles, remarque le groupe grâce à une reprise de Simian –le déjà incroyable « Never Be Alone » – et ouvre sous le label Ed Banger Records, la salle de jeu où les artistes français pourront s’amuser à loisir. † (Cross) naît des cendres d’albums de Britney Spears, N.E.R.D. ou Soulwax par exemple, pour se réveiller en Phoenix agressif au parfum de dancefloor. Conçus pour découper en 10 les clubbers, les beats déchirent le tempo pour le recoller plus court et plus incisif. Les samples causent un effondrement de tout équilibre pour inoculer, dans les veines, une envie de mouvement incontrôlable. Justice suscite l’hystérie quand arrive le single « D.A.N.C.E. » qui le propulse aux quatre coins du monde, où les dates de performing s’inscrivent à la vitesse de l’éclair. Justice est un pur massacre made in French Touch, autorisant nos voisins à manifester un chauvinisme, cette fois-ci, tout à fait mérité.

En concert le 10 mai à l’AB de Bruxelles et le 6 juillet au festival de Werchter.

Pour voir la nouvelle vidéo de Justice, « DVNO » : http://www.because.tv/public/justice_dvno_ecard

 

Interpol

Our love to admire

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Depuis « Antics », Interpol affiche un profil nettement plus pop. Et ce n’est pas « Our love to admire » qui changera la donne. Bien sûr leur musique est toujours aussi contaminée par les eighties : la new wave, le post punk et évidemment la cold wave. L’attitude et l’image sont également préservées. Et la voix spectrale de Paul Banks continue de donner le ton. Alors, rien n’a changé chez Interpol ? Pas tout à fait, puisque la production a été confiée à Rich Costey (Muse, Franz Ferdinand). Et puis les arrangements sont beaucoup plus riches, impliquant comme sur le précédent opus, « Antics », piano et claviers, mais également des cuivres et des cordes. Encore qu’il soit nécessaire de bien tendre l’oreille pour s’en rendre compte, tant cet enrichissement est subtil. Bref, cet « Our love to admire » manque singulièrement de groove. Ce qui ne veut pas dire que cet opus soit de mauvaise facture. Au contraire ! Mais il risque de décevoir les fans de la première heure. Maintenant en analysant les morceaux de plus près, on y décèle une grande sensibilité mélodique. Et une texture finalement fort élaborée. Hormis le très dispensable « Wrecking ball », plage destinée à inviter les spectateurs à balancer les bras, au-dessus de leurs têtes, lors d’un set ‘live’, le reste nous plonge au sein d’un climat profond, ténébreux, teinté de mélancolie et d’introspection. Moments solennels et intenses (le single « The Heinrich maneuver »), parfois proche de la symphonie gothique (« Mammoth ») alternent avec passages plus atmosphériques (le final nébuleux, presque contemplatif « The lighthouse » et surtout les vaguelettes de cordes de guitare directement inspirées par And Also The Trees, parsemées tout au long de l’opus) et compos hymniques (« Pioneer to the falls »). Personnellement, j’estime que les deux morceaux les plus intéressants sont aussi les plus audacieux. Tout d’abord « All fired up ». Caractérisé par ses variations rythmiques et ses riffs de guitare angulaires, il frôle épisodiquement l’univers punk/funk d’un Radio 4. Et puis « Rest my chemistry ». L’ombre d’AATT y est omniprésente, malgré les déflagrations ponctuelles d’électricité. Et pour compléter votre information, sachez que les lyrics de Banks sont toujours aussi cryptiques.    

Rick Holmstrom

Late in the night

Écrit par

Rick est considéré comme un des guitaristes blues les plus réputés en Californie. Il compte déjà plus de vingt ans de scène. Ecumés aussi bien dans son pays qu’à travers le monde. Et pourtant, ce jeune musicien originaire de Fairbanks, en Alaska, n’est âgé que de 42 balais. Sa famille se fixe à Los Angeles en 1985, et la même année, il est enrôlé par l’extraordinaire harmoniciste William Clarke. Depuis, il joue le blues. Aussi bien en compagnie d’artistes noirs comme Smokey Wilson ou Johnny Dyer (de 1989 à 95) que blancs ; et en particulier le célèbre harmoniciste issu de la West Coast, Rod Piazza (Mighty Flyers). En 96, il commet un album instrumental en compagnie de Johnny Dyer. Paru chez Black out, ce disque de jump blues s’intitule "Look out !". En 2000, il concocte "Gonna get wild", un elpee paru sur Tone Cool. Depuis, vivement séduit par les bricolages technologiques de RL Burnside, il a collaboré aux projets entrepris par le vieux bluesman du Mississippi. En 2002, Rick forme son Holmstrom Band et enregistre son premier elpee solo la même année : "Hydraulic groove". Il parvient à y faire flirter le blues avec le hip hop et l’électronique. En fait, il exploite les vertus de l’informatique pour produire beats et samples, en s’inspirant d’artistes comme Beck ou Moby ! Pour enregistrer ce nouvel opus, il a choisi la formule trio et s’est entouré de Stephen Hodges aux percussions ainsi que de Jeff Turmes à la basse, aux saxophones, guitares et claviers. Une œuvre réservée, pour une bonne moitié, aux plages instrumentales.

Et la première est déjà instrumentale, "Peculiar hop", un morceau libérant beaucoup de groove. Versatile, la guitare jump bénéficie de l'accompagnement sobre et très jazz des maîtres du rythme. Un formule impressionnante lorsqu’elle se termine par la surf pure et puissante de Link Wray! Elle opère son retour sur "Wham-O". Blues rock offensif, "I'm leaving" réverbère des sonorités de cordes très primaires. Une technique parfaitement rendue. Et tant pis si Rick n'est pas un grand chanteur, ce titre est très accrocheur. Impossible de ressembler à la majorité des autres sections rythmiques quand on peut disposer de Stephen et Jeff. Il se crée entre eux une alchimie unique en son genre. Ainsi, ce "One last chance" pourrait faire l’objet d’une reprise par un pop band ; mais ce n’est pas le cas, car les sonorités de la guitare sont découpées au rasoir. Ces cordes acérées alimentent un climat empli d'effroi et de terreur sur le slow blues "77 Red V8". Tout au long de cette compo dépouillée à l'extrême, la guitare se dédouble et crée des instantanés semblables à des prises de film pas encore monté. Il n'est pas difficile d’imaginer que les exercices instrumentaux sont d'excellente facture "Tutwiler" entretient différents climats mais reste proche de la surf music en diffusant des sons très réverbérés et métalliques. Turmes sort son saxophone pour animer "Descanso", une bande filmée pour un hypothétique thriller à sensations. Parmi les titres chantés, "Better way" adopte un profil presque classique. Un Chicago shuffle au cours duquel, Rick, jamais pressé, ne distille que les notes nécessaires face à la section rythmique d'une cohésion irréprochable. West coast jump irrésistible, "On the vine" plonge les trois musiciens dans leur bain. "Dig myself a hole" relève davantage du Delta blues. Rick construit son solo très intelligemment. Une seule reprise : le "Rainy day women #12 & 35" de Bob Dylan. Un traitement instrumental implacable de ce classique. Le vieux Zim ne doit pas en croire ses oreilles ; et en particulier lorsque ce génial Turmes se met à ‘honker’ dans son sax, face à des cordes désormais sans limites. Excellent !

Blue Voodoo

Back to the shack

Écrit par

Ce quartet nous vient du Canada. De Vancouver, très exactement. Il est drivé par le chanteur/guitariste Ted Tosoff. Un line up complété par Rick Dalgarno, également chanteur/guitariste, Kelly Stodola aux percussions et Gerry Berg à la basse. Bryon Tosoff, le frangin de Ted, assure les parties de claviers. C’est également le manager du groupe. Les deux chanteurs se partagent l'écriture de toutes les plages de cet album. Le troisième de Blue Voodoo. Il fait suite à "Sparkle and shine" paru en 2004 et "Ride", en 2003. L’illustration de la pochette est sans équivoque sur la marchandise : un homme se tient sur le porche de sa maison, un gîte rudimentaire en bois. Il tient entre ses bras un vieil accordéon. Blue Voodoo puise essentiellement son inspiration dans le Sud des Etats-Unis, en liant le blues du Delta au Southern Rock et en épiçant le tout d’un soupçon de folk roots ‘dylanesque’.

C'est d'ailleurs sous cette dernière étiquette que l'album s'ouvre. Et en particulier par "Somewhere else instead". La voix de Ted Tosoff s’y révèle râpeuse et fatiguée, proche de l'oncle Bob. Elle est soutenue par les claviers et des cuivres de Paul Wainwright. "Uncle Tom's Cabin" adopte un même profil cuivré. La voix en devient même hypnotique! "Watcha think about that" prend la direction du Delta… dans la bonne humeur. Ted chante, épaulé par les backing vocaux de ses partenaires. La slide paresseuse trahit ses accents du Sud. "Shoeshine shuffle" poursuit dans le style, mais bénéficie du concours de l'harmoniciste Dave Hoerl des Twisters. Plage séduisante, "Black moon" nous plonge dans le southern rock. La voix nonchalante rappelle, au passage, celle de Billy Gibbons du ZZ Top. La guitare de Rick Dalgarno se libère. La cohésion de l'ensemble est parfaite. Et le couvert est remis sur "World is burnin', se soldant par un résultat encore plus probant. La rencontre entre la voix quelque peu ravagée et les cordes est très réussi. La simplicité et l'efficacité caractérisent "Monday morning blues". La voix de Tosoff colle idéalement à son répertoire. Les cuivres et le piano du frère Bryon donnent la réplique pendant que l’ombre du ZZ top de naguère se met à planer sur l’ensemble. Bien jolie ballade toute en mélodie, "Reason why" baigne au sein d’une ambiance très roots. Un climat reproduit tout au long de "Sunny days". L’harmonica apporte les accents country. Le jeu de cordes est savamment dosé. "Simple" constitue un autre grand moment. Il porte très bien son titre. Ce rock direct va droit au but. Tous les musiciens chantent et les deux gratteurs opèrent une sortie très rock'n'roll! La suite demeure de haute facture. Ted chante d’un timbre assuré et convainquant un blues imprimé sur un tempo très modéré : "Suitcase blues". Rick intervient sur son dobro au son si métallique et Dave à l'harmonica. Autre ballade, "Gone" adopte une construction plus audacieuse pendant que la guitare de Rick se révèle bien plus aventureuse. "Mojo lovin' man" baigne dans les eaux du sud profond. Cette plage adopte les accents du Delta et adresse de larges clins d'œil au "Got my mojo workin" d'un certain Muddy Waters. Cet excellent opus se termine de manière surprenante par un funk éclatant intitulé "Texas speed trap". Rick se libère totalement en faisant vibrer ses cordes jusqu'à saturation.

Slick Ballinger

Mississippi Soul

Écrit par

Daniel ‘Slick’ Ballinger est un très jeune bluesman. Originaire de la Caroline du Nord, il est à peine âgé de 23 ans. Il a déjà  côtoyé les plus grands noms du blues, et en particulier les légendaires Pinetop Perkins, Hubert Sumlin, Big Bill Morganfield, Bob Margolin et même un vétéran de 94 ans qui répond au nom d’Othar Turner ; un personnage qu'il rejoint dès qu'il en a l’opportunité dans les collines du Mississippi. C'est ainsi qu'il a appris à jouer le blues authentique et primaire, sur le tas. Que ce soit lors de barbecues, de piqueniques, dans la nature, à l'église, dans les juke joints, il resitue les empreintes laissées par les légendaires bluesmen d'avant-guerre. En l’occurrence Robert, Johnson, Mississippi Fred McDowell, puis Muddy Waters ainsi que Ligthnin" Hopkins et plus près de nous, RL Burnside ou Junior Kimbrough. Slick est aussi devenu un spécialiste de la technique du picking pour la guitare, le célèbre Piedmont style. Progressivement Daniel se fait un nom. Il vient d'être signé par le label Oh Boy pour lequel il signe ce premier opus. Il est soutenu par Blind Mississippi Morris à l’harmonica et Leon Baker aux drums. La production est assurée par le célèbre Jim Gaines, assisté du claviériste anglais Tim Hinkley ; une belle preuve que notre jeune garçon représente un solide espoir. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées à Stantonville, dans le Tennessee. Au cours des dernières années, il a appris le blues, le vrai, l'authentique, en vivant durant plusieurs mois auprès du vieux Othar Turner. Slick possède une voix particulière, jamais grave, un tantinet chevrotante. Il a tendance à crier son répertoire, un peu comme le faisait Johnny Winter. Ce qui rend sa musique très vivante…

Il aborde autoritairement le "Sugar Mama Blues" de John Lee Sonny Boy Williamson I. Il est superbement épaulé par l'harmonica de Blind Mississippi Morris. Originaire de Clarksdale, mais vivant à Memphis, ce dernier est un authentique bluesman noir. C’est également le cousin de Willie Dixon et de deux membres des légendaires Mississippi Sheiks. Imprimé sur un tempo soutenu, "You don't love me" poursuit avec beaucoup de conviction. Un autre canon du blues écrit par Willie Cobbs. Slick n'est pas un virtuose des cordes mais son efficacité est irréfragable. La quintessence de l’opus est atteinte par "Brotherhood blues". Du downhome blues à ras de terre, primaire, tellement naturel. Une plage qui sent bon les eaux boueuses du grand fleuve voisin. Morris est époustouflant lorsqu'il fait vivre sa musique à bouche. Excellent ! Si la voix n'est guère puissante, elle reste en permanence expressive. Le titre maître nous invite à participer à la fête du rythme. Ballinger nous emmène dans son juke joint boogie et embraie par "Let's get down". Morris n'y voit guère mais trouve toujours son chemin pour brûler les planches. Mais qu'est-ce qu'il vit son art le Slick ! Lorsqu'il est pénétré par son blues, on ne peut qu'être pris dans une tourmente interne. A l’instar de "Rosalie", abordé un peu à la manière de Lousiana Red. Un excellent blues basique. Un frisson parcourt votre échine lorsqu’il chante le "Bull Cow blues" de James ‘Son’ Thomas. Il se révèle aussi bouleversant sur son "Slow down" lorsqu'il fait vibrer ses cordes vocales. L'émotion est au rendez-vous! L’album s’achève par "Sleeping dogs lie", un country blues très rural. Et puis, surprise, Slick revient flanqué de ses musiciens pour nous accorder un bonus : "Talkin' bout Jesus". Une fois encore un boogie blues échevelé, chanté furieusement jusqu’à l'infini… De l'excellent juke joint blues!

Adam Kesher

Modern Times

Écrit par

A l’écoute du premier EP d’Adam Kesher, le constat est infaillible : ces six musiciens rêvent de vivre à New York, d’ouvrir les concerts de The Rapture, de se la jouer cool comme James Murphy, en gobant du LSD sous les trombes de beats déversés par un ‘sound system’ démesuré. Malheureusement pour ces festivités fantasmées, nos rêveurs sont originaires de Bordeaux. Néanmoins, ils préfèreront toujours cisailler les vignes à coups de décharges électriques que de ramasser le raisin à la faveur d’un bon vin.

Adam Kesher est peut-être la meilleure formation hexagonale du moment : une rythmique cataclysmique, des beats à vous retourner le dance floor, des guitares belliqueuses et une gouaille de branleurs à faire chavirer les ardeurs des fans de l’usine à tubes DFA. En cinq titres, Adam Kesher résume sa position. Aux carrefours de Pulp (on ne peut s’empêcher de penser à Jarvis Cocker en écoutant « You make me feel immoral »), de The Clash (pour les quelques inflexions piquées à Joe Strummer sur « Cent soixante »), de Gang of Four et de l’emphase cold wave (écoutez « Voyage intérieur »), Adam Kesher se poste à la pointe fluorescente des tendances du moment. Et, pour éviter de s’emmerder, les gars ont même fait appel à Tony Lash (Dandy Warhols, Elliott Smith) pour mixer les titres de « Modern Times ». La France découvre ainsi les temps modernes et passe à l’heure du dance-punk. La guitare croise donc le fer avec les oscillateurs affolés d’un synthétiseur bagarreur pour notre plus grand bonheur. C’est vif, spontané, français et, par conséquent, inattendu.

 

Action Dead Mouse

Pets and Nerds Attack Planet Earth

Écrit par

Après avoir accompli un travail remarqué au conservatoire, trois Italiens décident de fonder un trio : Action Dead Mouse. C’est un bon départ ! Rallongés d’un membre et raccourcis des instruments, ces amoureux des cordes remplacent violoncelles par violes et s’associent au pays Ibère en engageant un quatrième larron. De nationalité espagnole. Née en 2005, la formation se réfugie dans un sous-sol de la région de Bologne pour construire un son indie et post rock à la fois. Tel des troglodytes, c’est dans d’énormes caves sises sous la masse des immeubles, qu’ils se paient le luxe d’enregistrer, en 3 jours et en prise directe, 8 morceaux, concrétisant cette expérience interne sur une longueur d’1 h et 03 minutes. Fouineurs, ils accomplissent un travail remarquable en profondeur tout en prenant soin de respecter une acoustique proche de la maquette. Exempt d’effets, « Pets and Nerds Attack Planet Earth » exhale un parfum d’amateur. Un parfum seulement. La simplicité ambiante masque maladroitement un professionnalisme audible. L’audace de trancher des rythmes entraînants par des mélodies décousues démontre l’envie de se faire plaisir plutôt que d’offrir une pièce ‘vendable’ au tout avenant. Les frenchies de Greed Recording (Moonman, Cornflakes Heroes, Century of Aeroplanes, etc.) ont leurs nouveaux petits protégés, et vont certainement renvoyer rapidement, pour leur plus grand plaisir, le quatuor dans leurs caves inspiratrices. A suivre donc …

Album solo pour Thurston Moore.

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Thurston Moore, le chanteur/guitariste de Sonic Youth sortira un album solo dans le courant du mois de septembre. Son titre ? "Trees Outside The Academy". Steve Shelley et John Mascis y ont participé. Quant à la production, elle a été assurée par John Agnello.

Tracklisting :

1. Frozen Gtr
2. The Shape Is In A Trance
3. Honest James
4. Silver Blue
5. Fri/End
6. American Coffin
7. Wonderful Witches
8. Off Work
9. Never Day
10. Free Noise Among Friends
11. Trees Outside The Academy
12. Thurston@13

Pour plus d’infso : http://www.ecstaticpeace.com/artist.php?id=21

 

 

 

 

Einsturzende Neubauten : un nouvel album

Écrit par

Le prochain album d’ Einsturzende Neubauten paraîtra le 22 octobre. Il s’intitulera « Alles Wieder Offen » et paraîtra sur le label Potomak.

Pour plus d’infos : http://www.neubauten.org

Michael Gira : un nouvel album

Écrit par

L’ex Swans Michael Gira (alias Angels of Light) sortira un nouvel album le 20 août 2007. Dans la foulée, il se produira les

11/10/07 : AB-club – Bruxelles + Marissa Nadler

12/10/07 : Stuk - Louvain 

19/10/07 : KC Belgie - Hasselt  + Boredoms

20/10/07 : Sonic City festival - Kortrijk (B) (+ o.a. Boredoms)

 

Le tracklist :

 

1) Black river song

2) Promise of water

3) The man we left behind

4) My brother’s man

5) Not here/Not now

6) Joseph’s song

7) We are him

8) Sometimes I dream I’m hurting you

9) Sunflower’s here to stay

10) Good bye Mary Lou

11) The visitor

12) Star chaser



Pour plus d’infos : http://www.younggodrecords.com/product.asp?P_ID=46

 

 

Iron & Wine : un nouvel album

Écrit par

Le nouvel album d’Iron & Wine, “The Shepherd's Dog” paraîtra le 24 septembre.

Tracklisting

1) Pagan Angel and a Borrowed Car
2) White Tooth Man
3) Lovesong of the Buzzard
4) Carousel
5) House by the Sea
6) Innocent Bones
7) Wolves (Song of the Shepherd’s Dog)
8) Resurrection Fern
9) Boy With a Coin
10) The Devil Never Sleeps
11) Peace Beneath the City
12)
Flightless Bird, American Mouth

Pour plus d’infos : http://www.ironandwine.com/

 

 

Roisin Murphy : un single et des clips avant la sortie du nouvel album

Écrit par

“Overpowered”, c’est le titre du nouvel album solo de la chanteuse de Moloko, Roisin Murphy. Il devrait paraître courant octobre. Pas encore de tracklisting, mais un lien pour downloader le single « Overpowered » (+remixes) :

http://www.7digital.com/stores/productDetail.aspx?shop=483&product=109773&sid=1564072


Pour plus d’infos : http://emi.iloveonyro.com/roisin/

KT Tunstall : nouvel album

Écrit par

"Drastic Fantastic", le nouvel opus de KT Tunstall paraîtra le 10 septembre prochain. Le premier single "Hold On" passe en radio depuis cette semaine!

Tracklisting :

Little favours

If only

White bird

Funny man

Hold on

Hopeless

I don't want you know

Saving my face

Beauty of uncertainty

Someday soon

Paper aeroplane

 

Voici la vidéo du single "Hold On"

 

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http://del.interoute.com/?id=e37d480a-558b-4794-b451-358fc95426d0&delivery=stream

EVN9946c-real9-700.rm

http://del.interoute.com/?id=4a10c37f-1d66-4840-b3d7-805ee96ebf52&delivery=stream

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Pour plus d’infos : http://www.kttunstall.com/

Mintzkov

360°

Écrit par

En 2000, cette formation anversoise remportait le concours annuel Rock Rally organisé par le magazine Humo. Trois ans plus tard, le premier album « M for Means L for Love » mettait tout le monde d’accord : nos gaillards avaient de l’énergie à revendre et un sacré savoir-faire pour pondre des chansons abrasives. Ils sont donc à une étape ultra importante de leur carrière : le début. Si un petit bout de chemin a été parcouru, Mintzkov entend faire monter ses guitares en puissance, peaufiner l’agilité de sa basse et propulser sa batterie sur orbite. Tout au long de ce 360°, les choses font plus que se préciser. D’une qualité inattaquable, il affiche une cohérence nette, enchaîne les morceaux en leur attribuant des identités et ne rougit nullement devant ses références nommées Pixies, Muse, Girls Against Boys et, par-dessus tout, dEUS. Nos Anversois n’ont d’ailleurs plus qu’un problème à régler : s’éloigner de l’ombre de leur grand frère flamand et de leur imparable « The Ideal Crash », dont les voix ou les rythmiques sont ici présentes comme des hommages trop appuyés. Ils y gagneraient tout simplement en prestance.

Various Artists

Even cowgirls get the blues

Écrit par

Coup de projecteur sur la scène folk indé, « Even cowgirls get the blues » est bien plus qu’un clin d’œil au célèbre film de Gus Van Sant. Réunissant 17 titres d’artistes féminines quasi inconnues et pour la plupart sans label ou sans distributeur européen, cette nouvelle compilation du label Fargo devrait faire chavirer tous les despérados en manque d’une bonne bande-son pour accompagner leurs pérégrinations mélancoliques en plein désert. Comment, en effet, rester de glace et ne pas fondre à l’écoute de ces compositions gracieuses, dominées par des voix dont on se demande d’où elles sortent tant elles sont belles et envoûtantes ? A l’instar de l’enchantement produit par certaines compilations de blues enregistrées dans de vieux bars par d’anonymes blacks avinés, on ne peut que s’étonner, en écoutant « Even cowgirls get the blues », qu’une telle somme de talents cachés puisse encore exister. S’il est facile d’épingler Alela Diane pour son méphitique « Pirate Gospel » ou encore Dawn Landes, auteure d’un « Twilight » à écouter le soir au moment du coucher de soleil, c’est bien l’ensemble de ces chanteuses répondant aux doux noms de Carrie Bell, Kelly Mc Rae ou encore Laura Gibson qui mérite la distinction…

The Smashing Pumpkins

Zeitgeist

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Incontournables à la fin des années 90 et au début du XXIème siècle, les citrouilles écrasées sont aujourd’hui reconstituées, amputées tout de même de la moitié du line up original. Au service d’une pop métal à la gonflette, le groupe s’était séparé dans un contexte nébuleux, après la sortie d’un « Machina – The Machines of God » qui s’embourbait dans un rock excessivement chargé et prétentieux. Billy Corgan s’implique alors dans son projet solo Zwan, la liane rousse et bassiste Mellissa Auf Der Maur sort un excellent album sous son propre nom, tandis que le guitariste James Iha et le batteur Jimmy Chamberlain développent des projets intéressants, mais sans grand succès. Le Smashing Pumpkins cru 2007 c’est inévitablement Billy Corgan, maître à penser incontestable, escorté par son ami Jimmy Chamberlain. Les autres musicos ont été recruté via une petite annonce…

Après quelques écoutes de ce « Zeitgeist » coproduit par Terry Date, spécialiste des sons métalliques, on se rend vite à l’évidence. Rien n’a vraiment changé malgré ces sept années d’absence. Le combo reprend là où il s’était arrêté en 2000. Gros son saturé, voix plaintive, breaks paisibles, et en particulier une prédilection assez inattendue pour des riffs heavy. C’est sûr, Corgan ne vise pas à rivaliser avec Tokyo Hotel. Il le sait. Son public ne sera plus constitué d’adolescentes ‘grungettes’, mais bien d’anciens fans nostalgiques et autres amateurs de musique lourde. Le combo ne parviendra plus à remplir un Flanders Expo, mais se produira devant le public plus branché de l’AB.

« Zeitgeist » se révèle bien pensé, arrangé minutieusement et nous livre son lot de refrains franchement bien foutus. A commencer pas le single « Tarantula ». Cette compo confirme que le duo a davantage gardé un pied dans le métal et s’éloigne des influences cold wave et noisy régulièrement rencontrées sur leurs premiers opus. Certains estimeront prétentieux le titre évocateur « United States » caractérisé par son développement de près de onze minutes et ses gros roulements de batterie. Pourtant la pièce ne laisse pas indifférent, et sonne au final de façon très spontanée. Les Pumpkins sont immanquablement attachés à certains gimmicks. L’étonnant autant qu’amusant « Starz » en est une preuve incontestable. « Neverlost » apparaît telle une éclaircie dans l’univers rude et glauque de la nouvelle livraison du tandem Corgan/Chamberlain, tandis que « For God and Country » évoque la période « Mellon Collie… », sans le son hyper léché de ce monument indéracinable.

« Zeitgeist » n’est donc pas particulièrement osé et innovateur, mais il s’avère d’une certaine efficacité après une écoute approfondie. Et puis, la voix de Corgan et ses riffs de guitares, reconnaissables entre mille, réveilleront bien des souvenirs, et pas des plus désagréables !

Maroon 5

It won’t be soon before long

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Duran Duran des années 2000. Ces californiens ont pris leur temps pour préparer un digne successeur à « Songs about Jane ». Un album qui a fait de Maroon 5 le groupe de rock qui vend le plus de disques aux Etats-Unis, situation largement due au titre « This Love ». Ils accouchent ici d’une plaque honnête, produite en partie par le talentueux et éclectique Mike Elizondo, compère de Dr Dre. Même si l’auditeur ne trouvera pas de chansons à l’immédiateté mélodique d’un « This Love », ce disque est loin d’être de piètre facture. Le groupe possède un talent certain pour torcher des refrains fédérateurs : « If I never see your face again », « Makes me wonder », « Can’t Stop » ou le tubesque « Little of Your Time » devraient assurer aux marrons un succès assez respectable. Le terrain musical sur lequel le groupe s’exprime le mieux campe un mariage de funk, de soul et de pop largement influencé par Michael Jackson et son fils spirituel Justin Timberlake. Sans oublier l’essentiel : les scies romantiques. Pour pointer les meilleures on citera la très ‘lennonesque’ « Better that we break » et « Back at your door ». De quoi ‘squeter’ les braguettes et faire voler les culottes aux quatre coins de la planète. Par contre le groupe se révèle moins convaincant lorsqu’il empreinte les idées des autres : « Won’t go home without you » (un pastiche de The Police) ou l’affreux disco à la Blondie de « Not falling apart »…

Les Anges

A deep grave as a shelter

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‘The band formerly known as Hulk’, rebaptisé « Les Anges » et enrichi de l’apport de la claviériste du Fifty Foot Combo, sort un premier album sous son nouveau patronyme et c’est une réussite, qu’on se le dise !!! Déjà solidement burnée alors que le combo portait encore le nom de l’abominable homme vert, la musique de nos compatriotes n’a rien perdu de sa force de frappe… Tout au plus y décèlera-t-on quelques touches plus pop, surf, rockabilly, voire carrément sexy comme sur le très ‘millionairien’ « 50 euros ». Pour le reste, ça bastonne sec et on s’en prend plein les oreilles. Dotée d’une production irréprochable (Christine Verschorren, qui a notamment travaillé sur les albums de Ghinzu et d’Elvis’ Ghettoblaster, est aux manettes), l’œuvrette se veut courte et efficace. Un peu plus de 37 minutes, 12 morceaux ‘Rock Blitzkrieg’ et puis au revoir, l’heure est au décompte des morts. Côté coup de cœur, on marquera une petite préférence pour le dantesque « Boys boys boys », véritable hymne rock and roll, et pour un « 50 euros » déjà cité plus haut et franchement séduisant. Mais ne nous méprenons pas : c’est l’ensemble de « A deep grave as a shelter » qui est à applaudir malgré quelques petites faiblesses dues à une certaine uniformité des morceaux. Du tout bon… !