L’école d’art de Library Card

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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The Chemical Brothers : cinquième album consécutif au faîte des charts britanniques

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‘We Are The Night’ est n° 1 dans les charts britanniques depuis la semaine dernière. C’est une performance que le duo réalise pour la cinquième fois consécutive. Elle s’était déjà produite pour les albums ‘Dig Your Own Hole’, ‘Surrender’, ‘Come With Us’ et ‘Push The Button’. A ce titre, Tom et Ed rejoignent celle de Led Zeppelin, The Beatles et Oasis.

Pour plus d’infos : http://www.thechemicalbrothers.com

Santana : une nouvelle compilation !

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En octobre 2007, Santana sortira une compilation de ses plus grands succès. Intitulé « Ultimate Santana », l’opus recèle trois inédits dont une compo à laquelle a participé Shakira et le rappeur Lil Wayne, une nouvelle version de « The Game of Love » déjà interprétée par Michelle Branch en 2002, et pour laquelle le chant a ici été confié à Tina Turner, et puis une cover du « Into The Night » de Nickelback. Enfin, Jennifer Lopez et Baby Bashont apporté leur collaboration à "This Boy's Fire".

Tracklisting.

“Into The Night” (featuring Chad Kroeger) – previously unreleased

“This Boy’s Fire” (feat. Jennifer Lopez and Baby Bash - previously unreleased

 “Smooth” (w/Rob Thomas) – from Supernatural (released June 15, 1999)

“Maria Maria” (w/Product G&B) – from Supernatural (released June 15, 1999)

“Oye Como Va” – from Abraxas (released Sept. 1970)

“Black Magic Woman” – from Abraxas (released Sept. 1970)

“Evil Ways” – from Santana (released Aug. 19, 1969)

“Corazon Espinado” (w/Maná) – from Supernatural (released June 15, 1999)

“Europa” – from album Amigos (released March 1976)

 “The Game of Love” (w/Tina Turner) – previously unreleased

“Put Your Lights On” (w/Everlast) – from Supernatural (released June 15, 1999)

“Why Don’t You and I” (w/Chad Kroeger) – from Shaman (released Oct. 22, 2002)

“Everybody’s Everything” – from Santana III (released Sept. 1971)

 “Just Feel Better” (w/Steven Tyler) – from All That I Am (released Nov. 1, 2005)

 “Samba Pa Ti” – from Abraxas (released Sept. 1970)

“No One To Depend On” – from Santana III (released Sept. 1971)

“The Game of Love” (w/Michelle Branch) – from Shaman (released Oct. 22, 2002)

"Interplanetary Party"- previously unreleased

 

 

Pour voir la video du single “Into The Night”  sur Youtube :  http://www.youtube.com/watch?v=gtt9LEh-1aY

 

 

 

 

 

 

 

30 Seconds To Mars : clips !

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Ci-dessous les liens destinés à visionner les cinq versions du clip vidéo consacrés à la chanson « The Kill » de 30 Seconds To Mars

 a) Version originale

Windows media:

http://boss.streamos.com/wmedia/virg001/30_seconds_to_mars/video/a_beautiful_lie/30_seconds_to_mars_the_kill_orig_edit_hi.asx?siteid=vra

Real media:

http://boss.streamos.com/real/virg001/30_seconds_to_mars/video/a_beautiful_lie/30_seconds_to_mars_the_kill_orig_edit_hi.ram?siteid=vra

b) Version 2

Windows media:

http://boss.streamos.com/wmedia/virg001/30_seconds_to_mars/video/a_beautiful_lie/30_seconds_to_mars_the_kill_orig_unedit_hi.asx?siteid=vra

Real media:

http://boss.streamos.com/real/virg001/30_seconds_to_mars/video/a_beautiful_lie/30_seconds_to_mars_the_kill_orig_unedit_hi.ram?siteid=vra

c) version 3

Windows media:

http://boss.streamos.com/wmedia/virg001/30_seconds_to_mars/video/a_beautiful_lie/30_seconds_to_mars_the_kill_short_edit_hi.asx?siteid=vra

Real media:

http://boss.streamos.com/real/virg001/30_seconds_to_mars/video/a_beautiful_lie/30_seconds_to_mars_the_kill_short_edit_hi.ram?siteid=vra

d) version 4

Windows media:

http://boss.streamos.com/wmedia/virg001/30_seconds_to_mars/video/a_beautiful_lie/30_seconds_to_mars_the_kill_short_unedit_hi.asx?siteid=vra

Real media:

http://boss.streamos.com/real/virg001/30_seconds_to_mars/video/a_beautiful_lie/30_seconds_to_mars_the_kill_short_unedit_hi.ram?siteid=vra

e) Version 5

Windows media:

http://boss.streamos.com/wmedia/virg001/30_seconds_to_mars/video/a_beautiful_lie/30_seconds_to_mars_the_kill_direct_hi.asx?siteid=vra

Real media:

http://boss.streamos.com/real/virg001/30_seconds_to_mars/video/a_beautiful_lie/30_seconds_to_mars_the_kill_direct_hi.ram?siteid=vra

 

 

Jacques Higelin

Presque sans voix...

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Je ne sais pas ce qui a causé la demi-heure de retard au début du concert d'Higelin hier soir. Soit il attendait qu'il fasse bien nuit, soit, c'est plus probable, il avait besoin de récupérer un peu de voix. En effet, même si dans son état normal le monsieur n'est pas exactement un Freddie Mercury, il était évident dès les premières strophes que ses cordes vocales n'étaient pas au mieux de leur forme.

La première chanson, "Le Minimum", passe pourtant bien. Il commence son set assis sur son piano, puis se met au clavier de celui-ci, en éternel gamin turbulent. Mais il nous explique bien vite sa situation, avec au passage une remise en place bien sentie d'un fan devenu pénible à force d'enthousiasme.

Pourtant, c'est l'enthousiasme du public, trop heureux de le revoir enfin (le bonhomme n'est pas passé à Nice depuis longtemps), qui le portera tout au long du concert, lequel déroulera essentiellement des chansons de son dernier album, "Amor Doloroso", plus quelques classiques comme "Tombé du Ciel" ou "Champagne". Le tout balancé sur un ton très rock, en particulier grâce aux solos concis mais très efficaces de Yann Pechin à la guitare, et à l'énergie du tout jeune batteur, Romain Metra, alliée à celle plus maitrisée du percussionniste, Dominique Mahut. Christopher Board aux claviers et Brad Scott à la contrebasse n'étant pas en reste.

En fin de parcours, Jacques Higelin s'excusera encore de ‘ne pas avoir été à la hauteur de ce que vous méritiez’, mais les acclamations du public témoignent d'un avis différent. Même si cela aurait pu être encore meilleur, le concert n'a déçu personne.

Pleasure Forever

Bodies Need Rest

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Après deux albums sur le compte de Sub Pop et une livraison à titre posthume pour Conspiracy, Pleasure Forever tire le rideau sur une discographie en dents de scie. Véritable girouette, la formation avait déjà troqué son sobriquet à plusieurs reprises : VSS à ses débuts, Slaves par la suite, ils trouveront finalement le bonheur éternel sous les traits de Pleasure Forever. « Bodies Need Rest », fond de tiroir dépoussiéré par Conspiracy Records, sent la fin, le chant du cygne de ce trio nihiliste : le batteur David Clifford (repéré depuis du côté de Red Sparowes), le guitariste Joshua Hugues et le pianiste-chanteur Andrew Rothbard avait depuis bien longtemps fait le tour du sujet. Entre festivités post-grunge et poses rock dramatiques, la musique de Pleasure Forever possédait d’évidents attributs pour égayer les années 90. Malheureusement pour eux, ils sortirent du lot au moment où le monde basculait dans le siècle nouveau. Flingué par les effets de mode, Pleasure Forever met la clef sous le paillasson au terme de son second essai. Cet ultime « Bodies Need Rest » recèle quelques inédits dispensables et d’amusantes reprises : « Black Juju » d’Alice Cooper, « The Bars » de Black Flag, une version déchirée de « Our Way » des Germs et un final surprenant avec une resucée méconnaissable d’ABBA : « Honey Honey ». C’est anecdotique, daté mais enregistré dans l’intégrité la plus drastique.

Marcel et son Orchestre

E=CM2

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Il y a ceux qui, comme d’habitude, vont adorer le détester. Et il y a ceux qui vont se jeter dessus, impatients de découvrir les nouveaux délires ska-punk-rock de ce bon vieux Marcel et de son infatigable orchestre magique. Ces derniers auront raison : la formation originaire de Boulogne-sur-Mer a le mérite de rester fidèle à elle-même et de ne pas prendre ses fans pour des pseudo-férus de sonorités nouvelles. Résolument axé sur la fête, les textes faussement pourris et les rythmes sauvagement cadencés, Marcel se délecte devant ce monde absurde où tout fout le camp et où les têtes pensantes feraient bien de se mettre à… penser. Cousin (très) éloigné d’Elmer Food Beat et improbable descendant des Bérus, il parle d’amour et de politique sans jamais prétendre détenir les mots exacts. Malgré quelques redites parfois fatigantes, la pilule s’absorbe sans chichis, ne fut-ce que pour sa faculté à ne jamais se prendre au sérieux. Et honnêtement, de nos jours, ça fait du bien…

Mumm-Ra

These Things Move in Threes

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Quand une formation sort du bois pour nous présenter son premier album, tous les moyens sont bons pour se faire remarquer. Prenez Mumm-Ra et son patronyme à susurrer comme une onomatopée étranglée. Après investigation approfondie, on apprend que ces cinq Anglais se sont inspirés d’un dessin animé (le méconnu « Thundercats ») pour dénicher ce sobriquet saugrenu. Côté musique par contre, difficile de faire valoir tant d’originalité. Sur « These Things Move in Threes », Mumm-Ra se plaît à revisiter quelques étendards de la musique pop. Bêtement. Sans se poser de question. Formaté pour remporter un succès instantané sur un territoire régulé par le New Musical Express (NDR : NME), cet album à la bonhomie suspecte peine à nous séduire. Ayant systématiquement recours à une démarche artistique stéréotypée, Mumm-Ra caricature quelques chantres de la pop moderne (Death Cab For Cutie sur « Out Of the Question », The Flaming Lips) et réplique aux récentes fantaisies de The Kooks. Hymnes épiques, grandes envolées épileptiques, débit mélancolique : Mumm-Ra possède indéniablement les moyens de réaliser ses ambitions. Petits génies de la mélodie aisée, ces Anglais devraient néanmoins s’émanciper et trouver un terrain de jeu plus adapté à leur rock décomplexé...

Papercuts

Can’t Go Back

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MMMmmh, qu’il est bon ce parfum. Une douceur planante venant flirter avec les narines. Un petit arrière goût de 60’s, loin des pulsions matraquantes et lucratives qui rôdent. Une douceur posée sur le bord des lèvres de Jason Robert Quever –aka Papercuts–, qui la pousse d’un léger souffle, pour la faire virevolter dans nos vies. Mélodique, mélancolique, touchant, « Can’t Go Back » est un condensé d’émotions. Comme lyophilisées, les sensations se diluent au rythme de nos larmes. Qu’elles soient de joie ou de tristesse. L’univers délibérément humaniste que nous propose l’auteur, passe par le vent, la recherche de l’innocence, l’impatience d’un été, voire même par un clin d’œil respectueux et pas innocent envers John Brown, abolitionniste de l’esclavagisme au Etats-Unis, en 1857. Toutes ces questions, ces réflexions s’associent  à une folk apaisante, tout en harmonie dans un univers translucide. Reflétant la lumière sans aveugler. Reflétant une qualité de composition à l’image de sa douceur : juste et tranquille. Pianiste de formation, Jason Quever commet ici un troisième album sous un nouveau patronyme, et semble vouloir poursuivre la route sur cette voie. Loin de ses débuts lo-fi, le chemin qu’il parcourt prend à présent une tournure remarquable et donne l’envie de franchir les mêmes terres chaussées de bottes de sept lieues pour découvrir, à toute allure, son univers altruiste.

Johnny Hallyday

Johnny Hallyday La Cigalle

Écrit par

Un vieux filou ce Johnny, moi je vous le dis ! A l’inverse de la fable de Lafontaine, ne voulant pas se faire avoir à son tour, notre Jojo a décidé de chanter à la Cigale tout l’hiver (décembre 2006), et ne fut pas dépourvu quand l’été fut venu. Paaaas cooon le gars ! Période estivale où Warner décide de sortir la totale : CD + DVD de sa prestation hivernale. Si le compte est bon –les puristes corrigeront si erreur–, il s’agit là de la 65ème  galette du rockeur ! Excusez du peu m’sieur dame. Mais qui es-tu Johnny ? Comment fais-tu pour être toujours debout, livrant à tes fans –jeunes et moins jeunes–, ton costume de paillettes et de sueur ? Comment fais-tu pour provoquer leur hystérie dès les premiers accords ? Faut dire que tu ne les ménages pas. « Je suis né dans la rue », « Hey Joe », « Fils de personne » que du gros calibre. Même Chris Isaak, en guest sur « Blueberry Hill » semble s’agenouiller face au charisme du Monstre en le surnommant The King à la fin de la chanson. Même si l’anglais n’est pas son fort –on peut pas tout lui demander à notre Jojo– la marque de respect de Chris lui donne encore plus d’énergie et le pousse à continuer le show (je devrais préciser brûlant) avec frénésie. Dix-huit morceaux, dix-huit moments de pure transe ‘hallydayienne’. Pour moi, ça fait long. Mais je suis un impie et j’irai certainement brûler en enfer des Hommes Sans Goût. Pour les fans, ce sera, là encore, la possibilité d’une communication avec Dieu. Je leur laisse leur dévotion, pour peu qu’ils répondent à mes questions. Je dois quand même admettre un miracle, j’ai écouté un album de Johnny en entier. A croire que Dieu m’a donné la foi !

Dawn Landes

Fireproof

Écrit par

Les couettes au vent, le sourire mutin, l’œil noisette pétillant, Dawn Landes nous accueille les bras ouverts, dans sa vision de l’onirisme. Originaire de Louisville dans le Kentucky, c’est couverte de bagages et d’influences natales qu’elle débarque dans la Grande Pomme au début des années 2000. Ingénue et ingénieuse du son, elle fréquente la scène folk après des débuts musicaux tout à fait opposés. Construisant pas à pas son propre univers folk/country, la belle commet un premier album, « Dawn’s Music », suivi de deux 2 EP’s ‘testouilles’, précepteurs de « Fireproof », deuxième elpee présenté ici même. Dans cette ville énorme où tout prend des proportions et des vitesses incontrôlables, Dawn semble s’amuser à arrêter les trains, accélérer les piétons et faire chuter les grilles de la convenance. Posée à même la diversité, c’est par un claquement de doigt qu’elle fait rimer ballade jazzy en rock endiablé, se souciant peu de l’enchaînement, parfois un peu ‘à coté’ des chansons. Difficile de lui en vouloir malgré tout, vu l’effet général de bien-être qui se dégage de « Fireproof ». On lui pardonnerait même plus, mais jamais le fait qu’elle puisse s’arrêter en si bon chemin. Une valse d’ambiance s’enchaînant sur douze morceaux, ponctués par un « I Wont Back Down » de Tom Petty caché en treizième place, qui finit de nous achever. En résumé, un bien bel album.

Bexar Bexar

Tropisme

Écrit par

Nous sommes en été et vous n’avez toujours pas bougé de chez vous. Vous astreignant au travail, et rêvant d’un hypothétique voyage vers les îles, vous scrutez la boîte aux lettres dans l’attente d’un récit estival palpitant, estampillé d’un timbre venant du bout du monde. Dans ce réceptacle, résonne l’écho d’un voyage. Une carte postale vierge de toute écriture vous est arrivée. C’est Bexar Bexar qui vous l’envoie. Remplie d’émotion et de légèreté, les histoires qui s’en dégagent sans mots, flattent vos mirettes et vos oreilles au point de devoir vous asseoir pour en saisir la réelle intensité. Voguant au fil d’un courant fluide, la balade maritime traverse des lieux inconnus aux guides touristiques, pour vous entraîner dans des criques où la faune aquatique n’a jamais été que le seul visiteur. Bexar Bexar est là chez lui, et vous fait signe de le rejoindre. D’une aura protectrice, il vous couvre du soleil tout en le laissant pénétrer au fond de vous. Là ou l’intimité émotive n’a pas de mot. L’âme. Dénué de batterie, « Tropisme » fait battre le cœur au rythme du vent, procurant au passage la légèreté d’un oiseau. Démêlant les nœuds de nos vies torturées, il projette un endroit intime où la sensation d’approcher l’Eden est envisageable, où l’on en sort avec la sensation d’une force réparatrice. Le sable fin n’a pas fini de vous glisser entre les orteils que le réveil est brutal, les onze tomes de ce récit se sont achevés et vous n’avez pas vu le temps passer. Vous préférerez sans doute mettre la carte sous l’oreiller plutôt que de la punaiser, à côté des autres, sur le panneau multi-perforé en liège de votre cuisine. Histoire que la nuit, vous y retourniez.

aNoo

The luckless lands of the north

Écrit par

Finlandaise d'origine et Bruxelloise d'adoption, Anu Jannunen nous promène tout au long de son deuxième album. De jazz en folk, de swing en valse lente, l'ensemble nous berce au sein d’une ambiance harmonieuse où Anu Junnonen chante, hormis une chanson reprise du Brésilien Lenine, en anglais (principalement) et en finnois.

Et certains de découvrir comme moi dans ces deux chansons tirées du folklore nordique, que le finnois est une langue particulièrement musicale grâce aux rythmes des allitérations. Car le finnois a recours à un nombre limité de consonnes avec lesquelles un mot peut commencer (merci Wikipédia). Pour la troisième plage, « The luckless lands of the north », nostalgie du pays, Aju Junnonen récite et chante également une traduction anglaise issue de la Kalevala, sorte d'épopée finlandaise basée sur des poésies populaires et fondement de l'identité nationale finlandaise. Outre la musique des mots, soulignons la qualité des textes, des compositions et des arrangements de la jeune artiste. De sa voix, d'une sensualité retenue, il me semble entendre la marque d'un de ses professeurs du Conservatoire de Bruxelles, David Linx. Coté ensemble musical, je retiendrai particulièrement Yves Peeters à la batterie. Il est un support rythmique subtil et bien présent. Et surtout, l'accordéoniste Tuur Florizoon. Réelle deuxième voix partagée en duo avec la chanteuse, il nous déploie le clavier des possibles de son instrument.

Bien qu'il soit sorti mi-juin, cet album m'inspire plutôt l'automne, voire l'hiver. Le brouillard, les oreilles froides, l'écharpe de laine. Certains morceaux ont des accents nostalgiques comme ces matins brumeux où l'on aperçoit les herbes gelées dehors, pendant que notre souffle accroche des ronds de buées à la vitre. Et puis d'autres morceaux pétillent et swinguent comme les flammes du feu de bois qui crépitent derrière nous. On s'évade... mais ce n'est pas une raison d'attendre Noël pour écouter ce disque!


Various Artists

T.V. Eye

Écrit par

TV Eye est un magazine musical américain qui propose bien évidemment toute la panoplie des articles prévus pour ce type de media; mais à chaque tirage, la revue est enrichie d’un Dvd épinglant des prestations ‘live’, des interviews ainsi que des reportages consacrés à des artistes en tournée ou en studio. Ce quatrième volume s’intéresse à Sunno))), Isis, High On Fire, The Bronx, Comets On Fire, Radio Birdman ainsi qu’aux Murder City Devils, réunis le temps d’un concert… 

The Drones

Live in Madrid (Dvd)

Écrit par

The Drones est un quatuor australien. Fondé à Perth en 2000, il a décidé de s’installer sur le Vieux Continent. En 2005. Une résidence quasi-permanente, même si la formation retourne encore ponctuellement aux Antipodes pour s’y produire en ‘live’ ou tout simplement pour retrouver leurs familles respectives. Un exil destiné à mieux faire connaître une musique dont les Européens sont assez friands. Et pour cause, particulièrement électrique est essentiellement influencée par Neil Young, The Velvet Underground, Green on Red et The Birthday Party. Déjà responsable de 5 albums à ce jour, le groupe a vécu, depuis sa fondation, quelques changements de line up. Mais sous une formule toujours identique : un drummer, un guitariste, un chanteur/guitariste et un bassiste. Encore qu’aujourd’hui ces quatre cordes soient caressées par une bassiste (très jolie par ailleurs !) Sur ce Dvd figurent tout d’abord 10 morceaux immortalisés live au Gruta 77 de Madrid. Des prises de vue particulièrement réussies alternant les images en couleur et en noir et blanc. En outre, la qualité du son est irréprochable. Ensuite trois titres interprétés au Tote Hotel de Melbourne. Et enfin deux clips vidéo.  

The Black Lips

Wildmen in action (Dvd)

Écrit par

Fondée vers 1999/2000, cette formation américaine nous vient de Georgie. D’Atlanta très exactement. En décembre 2002, victime d’un accident de voiture, son guitariste Ben Eberbaugh a perdu la vie. Malgré ce coup du sort, le groupe est parvenu à remonter la pente et à enregistrer son premier elpee éponyme, en 2003. Eberbaugh ayant été remplacé par un ami du groupe, Jack Hines, puis par un ex-Renegades Ian Brown (rien à voir avec l’ex leader des Stone Roses). Le quatuor véhicule une réputation de groupe de scène sulfureux. Pas à cause de son style garage teinté tour à tour de blues, rock, doo-wop, country ou punk, mais de ses attitudes et de ses comportements rabelaisiens voire licencieux, n’hésitant pas à vomir et à uriner sur le podium ou encore à finir ses spectacles en tenue d’Adam. Ce Dvd immortalise un show accordé au Gruta 77 de Madrid en 2006. Et il inclut les inévitables ( ?!?!?) surprises, dont deux clips vidéo.

Leadfinger

The floating life

Écrit par

Avant de fonder Leadfinger, Stephen O’Brien a sévi chez Brother Brick, Proton Energy Pills, Asteroid B-612, The Yes Men et Challenger 7. Mais Leadfinger, c’est avant tout le projet de cet Ecossais émigré en Australie depuis l’âge de 3 ans. Pour partir en tournée, il s’est quand même décidé à recruter un drummer et un bassiste ; mais lors de l’enregistrement de « The floating life », il a tout fait pratiquement seul. Et franchement, ce premier opus de Leadfinger est excellent. Epousant parfois le timbre de Tom Verlaine, de Paul Westerberg ou d’Ed Kuepper, mais sans en avoir les inflexions, sa voix gémissante est peut-être un peu limite, mais sa fragilité est bouleversante. L’ombre de l’ex Saints plane d’ailleurs sur la plupart des ballades. Et en particulier cette sensibilité mélodique typiquement australienne (« Back is the ‘burgh », « The music had the last say »). Eclectique, cet opus alterne donc compos plus acoustiques et franchement électriques. Acoustiques d’abord. A l’instar du country blues « I went looking » au cours duquel il fait glisser délicatement son bottleneck sur sa sèche. Technique qu’il reproduit sur le titre maître, une compo franchement lo-fi dont les lyrics sont directement inspirés d’un poème écrit par le poète australien John Forbes. Electriques ensuite. Dispensant même une véritable intensité blanche. Comme sur le très ‘Paisley Underground’ « Boo Radley », une compo balayée de riffs de guitare cinglants. Ou « The Philadelphia ruse » oscillant constamment entre cordes tintinnabulantes (Television ?) et ‘crazyhorsiennes’. Stephen rend également hommage à la bande du défunt Phil Lynott, à travers « Thin Lizzy », mais en s’appuyant sur une rythmique typiquement ‘Stones’ ; et puis il adresse un clin d’œil au « Rebel Rebel » de Bowie sur « The Sydney way ? » Un excellent album !

Epsilons

Killed’ em deader’ n a six card poker hand

Écrit par

Les Epsilons auraient pu figurer sur une des compilations ‘Peebles’ ou 'Nuggets'. Et on n’y aurait vu que du feu, tant leur surf/garage/punk, rogné par les inévitables claviers poussiéreux, est aussi âpre et tumultueux que celui des Standells, Remains, Count Five, Shadows of Knight ou encore Chocolate Watchband. Même les vocaux sont écorchés comme à cette époque. Pourtant ce quatuor californien est bien contemporain et a reçu le concours de Mike McHugh (Melvins, Lighninh Bolt) à la production. Une seule cover : le « Stronger than dirt » de Jay and the Techniques immortalisé par les Mummies. Et malgré tout, l’un ou l’autre titre plus menaçant (« Drunk on love », « Cecilia »), abordé dans l’esprit du « Rattus Norvegicus » des Stranglers. Ou même épisodiquement une ligne de guitare un peu moins pourrie. Néanmoins, difficile de faire plus revivaliste…

Boris Sujdovic

Fuzz Machine

Écrit par

Mini album 6 titres pour l’ex bassiste des Scientists, de Beast of Bourbon et des Dubrovniks. Mais le plus paradoxal, sur cet opus, est que l’Australien ne joue pas de la basse, mais de la guitare dont il assure toutes les parties. Un seul partenaire : une boîte à rythmes qu’il a baptisée : Franki The Machine. Une idée dont la paternité revient bien évidemment à Sisters of Mercy pour son Doctor Avalanche. Hormis le cauchemardesque « Give up », enrichi d’arrangements ‘philspectoriens’, les cinq autres plages macèrent dans une solution sonore psychotique, sauvage, implacable, fruit d’un mélange astucieux entre garage et noisy hérité en ligne droite de Suicide et surtout de Jesus & Mary Chain. Et les vocaux laconiques de Boris collent parfaitement à cette musique à la fois envoûtante et ténébreuse…

Daphné

Carmin

Écrit par

Ahhhhh ! Un coquelicot chante. Une robe rouge toute simple qui découvre de jolies jambes quand elle tourne. De la légèreté, de la couleur, de la passion se balade sur l’original filet de voix de Daphné. Il y a de la Björk, de la Keren Ann, de l’Olivia Ruiz. Daphné, comme quelques nouvelles venues de la chanson française, nous offre un monde à l’imaginaire féminin et féerique, profond et instinctif. On apprécie particulièrement ses textes à la fantaisie poétique et l’espièglerie des mots. Coté musique, ça balance pas mal entre le folk et la valse nostalgique. Et de vrais instruments, dont on entend le souffle, contribuent à l’esprit général de l’album. Mais également de beaux arrangements, délicats, presque romantiques, laissent la voix légère de Daphné en avant. Parfois, des sonorités enfantines à la Tiersen donnent l’impression d’être allongé, bercé dans les grandes herbes. Du vent dans les graminées. C’est onirique, c’est sensuel. Une harmonie musique/voix/texte que l’on retrouve en fil… carmin dans le livret camaïeux d’hémoglobine, textes dans le désordre : le souffle d’une fée est passé par là. A écouter des cerises accrochées aux oreilles. Juste pour être raccord.

Miam Monster Miam

L’homme libellule

Écrit par

Créateur d’ambiances aussi prolifique que talentueux (l’un ne va pas toujours avec l’autre), Benjamin Schoos trône devant John Lennon, Bruce Lee ou encore Serge Gainsbourg sur la pochette de ce nouvel album. La photo de famille est certes perturbante mais ne cherchons pas midi à quatorze heures. Car pour une oreille de passage, le zoom se focalisera sur un seul d’entre eux : Gainsbourg. Si le gaillard n’a jamais caché ses affinités avec l’homme à tête de choux, il ne les a probablement jamais autant mises en lumière qu’à travers ce voyage songeur et envoûtant au pays des hommes, des ninjas et des libellules. En nous ouvrant la porte d’un univers surréaliste où les mots fredonnés se posent sur des atmosphères raffinées, il signe surtout un album redoutablement attachant. Les mélodies, semblant tout droites sorties des murmures sonores du duo Air (version « Virgin Suicides »), se marient à merveille aux poèmes de notre hôte, et les petites voix féminines distillées ici et là confortent notre engouement. Sur « 69 love songs » (coécrit par Jacques Duval), on croirait entendre Jane Birkin. Sur le titre qui suit, « Inspectorama en mélodie pop », on découvre la voix de Sophie Galet, muse avouée du chanteur. A la fois simple, beau, soyeux, élégant et enjoué, l’album ne recule devant aucune saveur pour nous appâter. Et on dit ‘miam’.

Ween

Chocolate and Cheese

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Initialement publié par Elektra, en septembre 1994, en vinyle et en casette audio (salut les jeunes !), « Chocolate and Cheese » ressort aujourd’hui sous un saillant veston numérique, gracieusement offert par Schnitzel Records. Considéré comme un classique instantané lors de sa sortie, le quatrième album des frères Dean et Gene Ween refait donc surface dans l’impressionnante discographie du duo de New Hope. Force est de reconnaître qu’avec le temps, on avait pris l’habitude de concevoir un album de Ween comme une sorte d’assortiment de céréales. D’abord une mélodie coco pop, suivie d’une ballade mielleuse à l’humour savoureux, des riffs krispies et quelques smacks baveux à l’industrie du disque. Bref, un peu de tout, histoire d’éviter les étiquettes ou de finir aux oubliettes.

Depuis 1984, Ween persiste et signe des albums à contre-courant des desiderata du marché. Quitte à embrouiller l’auditeur. De toute façon, l’objectif n’est pas de lui plaire mais de le distraire. Et ce « Chocolate and Cheese » est une distraction inespérée, un condensé jouissif de toutes les strates du rock indépendant. Blues, rock, pop, doo-wop, punk, soul, funk, trip psychédélique, tous les styles sont revisités dans une course effrénée aux tubes décalés. Car, dès ses débuts, Ween envisage la musique comme une grande échappatoire, berceau de toutes les dérisions, matrice cocasse d’un humour potache. Et, si on accepte les règles du jeu édictées par le duo, on se trouve, sans doute, en compagnie d’un des meilleurs groupes de ces vingt dernières années. Du reste, un artiste comme Beck ne peut nier l’influence majeure de Ween (écoutez « I can’t put my finger on it »). Après, c’est l’histoire de grandes chansons, d’énormes moments à (re)découvrir : « Roses are free » (un nouveau tube pour Mika ?), l’imparable ballade « Baby Bitch » qui n’a rien à envier au « Cosmic Dancer » de T. Rex, le gospel country fumeux « Drifter in the dark », le funk halluciné « Voodoo lady » que Cassius a dû écouter avant d’enregistrer « Toop Toop ». Sans compter sur «  Buenas Tardes Amigo », hymne ultime du desperado à l’agonie. Sans prétention, Ween réédite donc son « Chocolate and Cheese ». Et sur ce coup-là, on s’en fait péter la panse !