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Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Pram : un nouvel album

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Le nouvel album de Pram paraîtra le 1er octobre. Il s’intitulera “The Moving Frontier”. Ils se produiront le 25 octobre au festival Novosonic de Dijon, le lendemain ) celui de BBmix, au Centre Georges forse à Boulogne-Billancourt (avec Fujiya & Miyagi et La Batterie) et le sulendemain au Grand Zero de Lyon avec La Batterie.

Tracklisting

1. The Empty Quarter                       

2. Salt & Sand                                  

3. Iske                                               

4. The City Surveyor             

5. Sundew                                         

6. Salva                                             

7. Moon Miner                                  

8. Hums Around Us              

9. Metaluna                                       

10. Beluga                                         

11. Blind Tiger                                  

12. Mariana Deep                             

13. Compass Rose                            

14. The Silk Road

Kill The Young : sortie du nouvel album le 24 septembre 2007

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"Proud Sponsors of Boredom", le deuxième album de Kill the Young paraîtra le 24 septembre

Il a été enregistré au mythique Rockfield Studios par Dimitri Tikovoï (Placebo, Goldfrapp, John Cale, ...) et mixé par Jacquire King aux USA (Kings Of Leon, Tom Waits, ...)

Le groupe se produira en concert le 29 novembre au Botanique et le 1er décembre à Seraing.

Pour plus d’infos : http://www.killtheyoung.com

 

 

Sandrine Kiberlain : nouvel album le 1er octobre.

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« Coupés bien net et bien carré » est le titre du nouvel album de Sadrine Kiberlain qui sortira le 1er octobre. Cet opus a bénéficié du concours de Camille Bazbaz, de Pierre Souchon (fils d’Alain), d’Etienne Daho (il a coécrit les titres « Il ose » et « Perfect Day ») et de Mickael Furnon (Mickey 3D)

Découvrez-en le premier single « La Chanteuse » en cliquant sur ce lien : http://www.emi-artistes.com/sandrinekiberlain/player/audio

Et le clip : 

http://www.emi-artistes.com/sandrinekiberlain/player/video

 

 

 

 

Benjamin Biolay : nouvel album !

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Le nouvel album de Benjamin Biolay paraît ce 10 septembre. Il s’intitulera « Trash yeye ».

Tracklisting :

1. Bien Avant

2. Douloureux Dedans

3. Regarder La Lumière   4. Dans Ta Bouche

5. Dans La Merco Benz (Radio Edit)  

6. La Garçonnière

7. La Chambre D'Amis

8. Qu'Est Ce Que Ça Peut Faire ?

9. Cactus Concerto

10. Rendez Vous Qui Sait

11. Laisse Aboyer Les Chiens

12. De Beaux Souvenirs (Chambre 8)

13. Woodstock

Les Bee Gees : une double compile !

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Sortez vos boules à facettes et pantalons pattes d’eph’… Revoilà les Bee Gees avec un double CD comprenant tous leurs tubes. Night Fever… Yeah ! J

Tracklisting :

Disc 1

Jive Talkin’

night Fever

Tragedy

You Should Be Dancing

Stayin’ Alive

How Deep Is Your Love

Love So Right

Too Much Heaven

(Our Love) Don’t Throw It All Away

Fanny (Be Tender With My Love)

Bonus Tracks:

Warm Ride

Stayin’ Alive (Promo 12’’ version)

Disc 2

If I Can’t Have You

You Stepped Into My Life

Love Me

More Than A Woman

Rest Your Love On Me

Nights On Broadway

Spirits (Having Flown)

Love You Inside Out

Wind Of Change

Children Of The World

Bonus Tracks :

You Should Be Dancing (Jason Bentley/Philip Steir Remix)

If I Can’t Have You (Count Da Money Remix)

Night Fever (Future Funk Squad Remix)

How Deep Is Your Love (Supreme Beings Of Leisure Remix)

Iron & Wine

J’évite les pièges du monde superficiel.

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Le rendez-vous était pris : mardi 7 août à 17h dans les locaux de la VRT. Un peu anxieux, je gare ma voiture où je trouve de la place, c'est-à-dire à perpète’ les oies, et profite du trajet à pied jusqu’au bâtiment pour me remémorer les questions que je poserai à Sam Beam. Le fondateur et acteur principal d’Iron & Wine jouit d’une réputation de personnage fort sympathique. L’entretien sera très chaleureux selon certaines de mes sources. La sortie en septembre de son nouvel album « The Shepherd’s Dog » est la raison de sa visite dans notre pays. Une multitude de couloirs et d’étages plus loin, nous nous retrouvons assis à une table. Dans le coin de la pièce, il y a une housse de guitare. ‘Ibaneze ‘est gravé sur l’étui. Elle est posée à même le sol. Elle attend son maître. A côté d’elle veille son gardien : une représentante du label Sub Pop. Sam Beam ne doit pas être loin. En fait, il termine un tête à tête pour un autre magazine. Il est 17 h. Je sais qu’un taxi lui est réservé pour 18h00. Il doit l’amener à la gare. Et une autre interview est prévue après la mienne. Je me sens un peu sous pression. En réalité je m’y mets tout seul. J’ai le sentiment que la température de la pièce a augmenté de 20 °. Mes mains s’humidifient, mon t-shirt aussi. Sam apparaît au fond de la pièce, la démarche calme et posée. Reconnaissable à 10 lieues, à cause de la barbe et sa coiffure ‘hippie’. La housse de guitare semble frétiller en voyant son maître revenir. J’enclenche le dictaphone. Je sens déjà le calme me revenir. Sam me réconforte d’un sourire et d’une poignée de mains chaleureuse. Agréable premier contact.

Bonjour Sam, comment vas-tu ?

Bonjour ! Bien, merci.

Tu viens nous présenter « The Shepherd’s Dog », ton dernier album qui sortira en septembre. Dans quel état d’esprit es-tu ?

En pleine forme ! Et je suis très content. Cet album est distinct des autres. Je pense ainsi avoir pu et pouvoir en parler différemment.

Pour concocter ce dernier opus, tu as reçu le concours d’une volée de collaborateurs. Ces contributions deviennent habituelles. Dans le passé tu avais déjà reçu le concours de ta sœur ou de Calexico (sur l’EP « In The Rain »). Qu’est-ce qui détermine ce choix ?

J’aime bien inviter ma sœur pour chanter. Elle a, de nouveau, participé à la confection de cet album (NDR : et participera également à la tournée). J’apprécie tout particulièrement m’entourer d’artistes venus de tous les horizons, de manière à susciter de chouettes associations d’idées. En plus, mon travail est valorisé. J’écris, je compose et je propose. Ensuite, chaque participant apporte sa propre vision. Nous mélangeons alors le tout pour obtenir la mouture finale. Un concept qui améliore mon travail.

En général, tu contactes les artistes ou ils te proposent leur concours ?

C’est toujours moi qui les sollicite. J’ai travaillé en compagnie de Brian Deck, Jim Becker ou Rob Burger, par exemple. J’ai partagé des shows avec Rob, mais c’est la première fois que nous enregistrons ensemble. C’était fantastique ! 

En écoutant « The Shepherd’s Dog » on sent à nouveau ton envie d’intimité et la volonté de communiquer des sensations toujours plus douces. D’où vient cette motivation ? N’as-tu pas envie, de temps en temps, d’opter pour un son plus ‘trash’ ?

Je travaille toujours sur des compositions calmes ; mais parfois il m’arrive de ressentir cette envie, effectivement. Tout dépend du morceau. Sur le dernier album, certaines plages recelaient des éléments troublants, susceptibles d’y parvenir. En fait, pour composer une chanson d’amour ou intimiste, tu dois d’office opter pour un son doux. J’essaye toujours d’écrire des chansons inspirées d’expériences humaines, dont la partie douce et fragile vient dominer l’ensemble. Je tente de refléter cette perspective dans ma musique. 

Pour beaucoup d’Européens, les USA véhiculent une image assez superficielle. Comment fais-tu, pour t’en détacher d’une manière aussi tranchée ?

Oh ! Merci c’est gentil. Tu sais, les USA appartiennent à la planète terre sur laquelle je vis. Si je ne devais plus partir en tournée, ce ne serait pas un problème. En plus, je préfère me concentrer sur la recherche et la création à la maison, que d’écouter le résultat et partir sur la route. Je n’accorde pas trop d’attention au travail des autres, mais je me tiens quand même au courant. Je pense malgré tout, que la plupart des albums qui sortent aujourd’hui n’ont pas vraiment d’âme et ne libèrent guère d’émotion. Contrairement à de nombreux contemporains, je n’écris pas de chansons pour devenir une star, mais parce que j’en éprouve de la satisfaction. Pas spécialement non plus pour être connu. J’évite les pièges du monde superficiel.

Franchement, n’es-tu pas trop agacé d’être si souvent comparé à Nick Drake ?

Non, absolument pas ! Nick Drake ? Je suis flatté. J’adore sa musique. Je pense qu’il est impossible de ne pas comparer le travail que l’on produit, avec celui des autres artistes. C’est impossible de nier les ressemblances ou les influences. La musique de Nick Drake est tellement cristalline qu’on la reconnaît immédiatement.

Ta première expérience studio date de “Our Endless Numbered Days ” ?

« Creek Drank The Craddle », l’album précédent avait été réalisé à la maison. Je l’avais plutôt considéré comme le fruit d’un hobby. « Our Endless Numbered Days » à été enregistré en studio, oui.

Tu sembles adorer enregistrer at home ? C’est à nouveau le cas pour « The Shepherd’s Dog ». Exact ?

J’aime bien aussi travailler en studio. Les machines (NDR : Sam dit littéralement ‘the big toys’) sont plus sympas. Tu as plus de choix, plus d’options disponibles. J’ai fait construire un studio chez moi où j’y ai enregistré « The Shepherd’s Dog ». J’adore y bosser car il n’y a aucune restriction de temps. Tu ne dois pas te dépêcher. Tu peux écouter ce que tu fais. Tu peux encore changer ou modifier des arrangements plusieurs mois après la première prise. J’aime cette autonomie, simplement pour pouvoir me mettre au boulot quand j’ai envie, comme j’ai envie. Le procédé est plus créatif, plus motivant. Je prends mon temps pour réfléchir à ce que je fais.

“Carried House” et “Kingdom of the animals” figurent sur l’EP “Boy With A coin”, mais n’apparaitront pas sur l’LP. Manque de place ?

J’enregistre toujours beaucoup plus de chansons qu’il ne faut. J’en ai systématiquement de trop. Je n’écris pas sous un format prédéfini. Je les stocke, les réécoute. Je ne réunis sur un même disque que des chansons qui ont un lien commun. L’histoire de « Carried House » est assez amusante ; au début de sa création elle reposait sur une structure rythmique et trahissait une influence africaine. Elle s’est modifiée au fil du temps pour devenir ce qu’elle est à présent. Le résultat est assez chouette, et totalement différent de sa conception initiale. Je prends toujours mon temps pour tisser mes morceaux et embellir les motifs qui en résultent. Sur ce single, je voulais que ma musique adopte un autre type de sonorité.  

Quels rapports entretiens-tu avec Sub Pop ? Tu t’y sens bien ?

(En se relevant vers l’attaché du label à coté de nous) Oh très très bien, génial !! (rires). Sérieusement, cette structure me plaît. Certains artistes choisissent de signer chez un major en disant ‘faites de moi une rock star !’ Ce n’est absolument pas ma façon de concevoir les choses. Chez Sub ils produisent et distribuent mes albums en me laissant une totale liberté. Vraiment, c’est tout ce que je demande. Rien de plus. Ce sont réellement des gens sympas.

Tu te produiras en concert le 9 août à Londres, puis tu retournes jouer aux States. Ensuite tu repars vers l’Ecosse et l’Irlande avant de revenir à nouveau vers l’Angleterre. Tu nous as oubliés dans ton trajet dis donc ?

(rires) Oh non…Toutes les dates ne sont pas encore confirmées. Je me pointerai pour un concert prévu au mois d’octobre, je pense ; et puis pour le printemps.

Fabriques-tu tes propres pochettes ? Je les trouve très réussies. As-tu suivi des cours d’arts graphiques ?

Oui, j’ai fréquenté l’Académie. En fait, à une certaine période de ma vie, j’ai même cru que j’aillais devenir peintre.

Et le choix entre la peinture et la musique n’a pas été trop difficile ?

Je continue toujours à toucher à tout : photographie, film, peinture. C’est mon passe-temps. Je n’ai jamais vraiment fait de choix définitif.

Merci Sam, c’était très sympa de discuter avec toi.

Merci à toi, et bonne continuation.

Il est 17.30. L’entretien s’est déroulé à toute vitesse. Sam ne s’est jamais départi de son sourire tout au long de notre rencontre. C’est en emportant cette image que je le quitte. En voyant de face mon t-shirt sur lequel est imprimé une vieille pochette de Shelter, il me dit encore : ‘Hey Shelter, j’aime ce groupe. J’aime bien Ray’ (NDR : Ray Cappo est le leader de cet ancien groupe de straight-edge hard-core). Après une longue poignée de mains, il me gratifie d’une claque sur l’épaule. J’ai l’impression de quitter un vieux pote. Au coin du couloir je sens une drôle de sensation m’envahir. En fait il me manque déjà…

Various Artists

There’s a hole in heaven where some sin slips through

Écrit par

Townes Van Zandt est décédé en 1997. Pour rendre hommage à cette légende de la country, dix-sept artistes ont accepté d’interpréter une des ses compos. Certains s’en sortent brillamment. C’est surtout le cas de ceux qui parviennent à se les réapproprier (Willard Grant Conspiracy, Michael J. Sheehy, Steve Wynn & The Miracle 3, Johnny Dowd, The Walkabouts avec et sans Gary Heffern). D’autres beaucoup moins. Ils n’apportent rien de plus aux originaux et auraient peut-être mieux fait de s’abstenir (Christian Kjellvander, Marah, Ben Weaver, etc.) M’enfin tout est question de goût ; et puis, ce recueil est une excellente initiative pour permettre aux profanes de se familiariser avec l’œuvre de ce chanteur/compositeur texan auteur d’une dizaine d’albums d’inspiration folk et country. Un artiste qui mérite assurément de rejoindre Nick Drake, Johnny Cash et Léonard Cohen au panthéon des mythes de ce style musical.

Various Artists

New York City Salsa vol.2

Écrit par

Consacré à la salsa new-yorkaise des seventies, ce deuxième volume puise dans les catalogues des labels Alegre, Cotique, Tico et Inca. Des petites structures discographiques rachetées en leur temps par la toute puissante Fania, et remises aujourd’hui à l’honneur grâce à la réédition du gigantesque catalogue du label numéro un de la musique latine à New-York. Cette série de titres explore toute la décennie 70. Des débuts empreints de fierté latine (on est en plein ‘Black Power’ et les latinos s’en inspirent) à une sophistication musicale grandissante, elle allait donner naissance à une musique beaucoup plus clinquante dans les années 80 (la ‘salsa romantica’). On est donc loin de l’insouciance et de l’immédiateté du boogaloo des sixties. La musique proposée tout au long de ce recueil est exclusivement chantée dans la langue de Cervantès. Très percussive, trempée dans le jazz (donc complexe), elle tient cependant, par dessus tout, à exprimer sa ‘latinité’. On y rencontre des artistes plus obscurs (Cabrerita, Alfredo Vargas) mais aussi des pointures comme Cheo Feliciano (sur le groovy « Casera Ten Cuidao »), Johnny Pacheco, Celia Cruz, les Fania All-Stars ou encore Monguito Santamaria. Cette jungle touffue ne révèle pas facilement ses charmes. Parfois, elle peut même se révéler ennuyeuse. Mais son fatalisme existentiel touchera peut-être votre cœur. Pour vous en convaincre, tendez l’oreille au bien nommé « Resignacion » de Gilberto Cruz ; mais ce n’est pas une raison pour vous jeter pas par la fenêtre, à l’issue de son écoute…

Two Gallants

The scenery of farewell

Écrit par

Après le succès de l’album « What The toll tells » et une tournée de près de 200 dates en 2006, Adam Fontaine et Hyde Edneud gravent sur « The scenery of farewell » une petite, mais convaincante, collection de chansons acoustiques. Sur scène, les Californiens sont accompagnés d’Anton Patzner (violon), Jackie Perez Gratz (violoncelle) et Chico Tunney (contrebasse). La rage électrique, survoltée, est ici mise de côté au profit d’un dépouillement fascinant. D’emblée, « Seems like home to me » donne le ton : sombre. Le chant est déchiré, les chœurs brisés, la batterie discrète soutient un violon en deuil. S’ensuit « Lady », morne plainte, amère et mélancolique, douloureusement sublime. Si « Up the country » puise son héritage chez Springsteen époque « Nebraska », les Two Gallants se livrent à de beaux échanges vocaux sur « All your faithless loyalties ». Enfin, introduit par un harmonica accablant, « Linger on » est une perle d’émotions, simple et captivante au long de ses huit minutes. Signé sur le label Saddle Creek (Conor Oberst, alias Bright Eyes), le duo révèle en cinq titres la splendeur d’un renouveau folk : introspectif et mélancolique, obscur et magnifique. Et s’ils croisaient le diable, ils lui donneraient cet EP en échange de leur âme. Jolie offrande pour patienter jusqu’à la sortie du troisième opus, prévu pour septembre.

 

Paul Simon

The essential

Écrit par

Paul Simon est né dans le 13 octobre 1941. A Newark, dans le New Jersey. En compagnie d’Art Gardfunkel, il a constitué un des duos les plus populaires de l’histoire de la musique pop et rock. Une aventure vécue au cours des golden sixties qui leur ont valu moult ‘classiques’. Après leur séparation, Paul a entamé une carrière individuelle. C’était en 1971. Il s’est alors davantage intéressé aux autres musiques et en particulier le gospel, le zydeco, le jazz, le reggae (il est le premier musicien blanc à avoir enregistré ce type de musique à Kingston, en Jamaïque), le doo-wop et surtout la world pour les mêler à la pop ou au rock’n roll. Cette double compile réunit 36 titres parmi lesquels figurent tous ses plus grands succès : depuis « 50 ways to leave your lover » à « The boy in the bubble », en passant par « You can call me Al », « Mother and child reunion » et même « Outrageous », issu de son album « Surprise », paru en 2006, pour lequel il échange un duo avec Brian Eno.

 

Sugar Ray Norcia

My life, my friends, my music

Écrit par

Trente ans plus tôt Ray Norcia se produisait déjà à Rhode Island. Il y drivait les Blues Stompers en compagnie du percussionniste Neil Gouvin. Quelque temps et une page d'histoire plus tard, on le retrouve chez les Bluetones auprès du guitariste Ronnie Earl Horvath, du bassiste Mudcat Ward et du pianiste Anthony Geraci. Cette formation aura le privilège d’épauler régulièrement le légendaire harmoniciste Big Walter Horton. Mais également bien d'autres célébrités du style. Ronnie Earl quitte la Bluetones et rejoint le Roomful of Blues. Quelques années plus tard, Sugar Ray en personne rejoint le big band. Il y assurera le rôle de chanteur/harmoniciste entre 1991 à 97. Mais entre-temps, il retrouve Ronnie Earl et ses Broadcasters qui décident finalement de revenir à leur patronyme des Bluetones. D'ailleurs, au début de ce nouveau siècle, il ressuscite les Bluetones. La formation est signée par le label Severn et aligne quelques excellents elpees : "Rockin' Sugar daddy" en 2001, un opus éponyme en 2002 et "Hands across the table" en 2005.

Le big band au grand complet ouvre les hostilités. Sugar Ray chante "Oh, babe". Sa voix libère un maximum de swing. L'artiste est soutenu par des cuivres qui ont fait et font toujours la notoriété de Roomful of Blues : Doug James au sax baryton, Greg Piccolo au sax ténor, Bob Enos à la trompette et Carl Querfuth au trombone. De la pure dynamite ! Mudcat Ward secoue sa basse acoustique devant la machine à rythme métronomique de Neil Gouvin tandis qu'Anthony Geraci se déchaîne sur ses 88 touches d'ivoire. Norcia chante alors son "Little green talking frog". Puissamment et nonchalamment. Les cordes inévitables d’un seigneur se détachent face au mur de cuivres : celles de Duke Robillard en personne. Les lumières sont tamisées. Sugar est inspiré pour chanter, tel un crooner, "I want to be with her". Ce titre lent semble s’échapper d’un bar nocturne. Signée Dany Bartholomew, cette compo est parfaitement rendue, tout en finesse et délicatesse. Le sax de Piccolo et les cordes de Duke nous nous transportent jusqu’à l’extase! La première partie de ce set, accordée lors de ce festival sous la forme du big band, s’achève par "You better change your ways". Mr Robillard se retire sur la pointe des pieds pour laisser entrer son jeune collègue ‘Monster’ Mike Welch. Les cuivres s’accordent également une petite pause. Sugar Ray sort de sa poche son harmonica. Et quel bonheur! Il attaque "Money taking mama" sur un bon rythme. Geraci est très à l’aise au piano. Ray retrouve les grands jours des Bluetones et démontre son immense talent de souffleur. C'est le pied! Ray chante aussi remarquablement. Sa puissance est naturelle. Pas très éloignée de Kim Wilson. Et il le démontre tout au long de "Shut your face". Les cuivres opèrent leur retour. Carl, Doug et Bob ne tiennent plus en place. Ce qui a le don d'inspirer Mike Welsh dont l’envol dans le jump, style tellement prisé de nos jours, est remarquable. Très respectueux de son auteur, en l’occurrence un certain Sonny Boy Williamson II, Ray prend plaisir à interpréter "I don't know". Mr Norcia a écrit "No sorrow no more" dans un registre proche de Sonny Boy. Ray en remet une solide couche en soufflant rageusement dans sa musique à bouche. Et pourtant, l’accompagnement est acoustique et le rythme décontracté. Bon blues classique, "The last words of a fool" permet à la guitare de Welsh de se libérer. Norcia laisse repartir le jeune guitariste talentueux après lui avoir confié les rennes sur "Do you remember?", un dernier blues très roots au cours duquel il nous démontre que manifestement, son principal inspirateur est bien Rice Miller, Sonny Boy II. Duke Robillard et les cuivres rappliquent une dernière fois pour participer aux quatre plages finales. L’ambiance cabaret envahit doucement "Think it over again". Ray se met à nouveau dans la peau d’un crooner pour interpréter "I like my baby's pudding". L’atmosphère baigne intensément dans le swing. Indubitablement, c’est un chanteur d'envergure. "Until the real thing comes along" clôt cet opus de classe, mais dont le climat semble emprunté à une autre époque…

 

Prince

Planet Earth

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Prince, aka The Kid, aka TAFKAP (The Artist Formerly Known As Prince) aka Gemini aka ‘3121’, aka plein de trucs encore, fait de nouveau parler de lui. Non content de chanter, produire, écrire et de se consacrer aux développements des diverses étapes de la création musicale, il marque d’un coup d’éclat (!), la sortie de son dernier album. En Angleterre, le prince de la chamaillerie a décidé d’envoyer dans les cordes les maisons de disques impatientes de distribuer son dernier opus. Début juillet, il a proposé gratuitement, via le Mail on Sunday, son 24ème enfant : « Planet Earth ». De nombreux Britanniques se sont donc retrouvés, malgré eux, propriétaires d’un album soigné selon le ‘bon’ goût de l’artiste. Le packaging est alléchant. La pochette holographique change d’illustration suivant le profil adopté. Sous un certain angle, apparaît le désormais ultra célèbre ‘love symbol’. D’un autre, l’image du ‘nabot du Minnesota’ corseté, survole de ses mains, tel un Dieu, notre bonne vieille terre. La galette elle-même est une reproduction de notre planète, mais axée plus précisément sur l’Afrique. Son contenu sonore par contre, est beaucoup moins en accord avec tout le tintamarre et toute l’imagerie qui l’entoure. En pénétrant sur la « Planet Earth », on se retrouve planté dans un opéra rock au cours duquel la voix presque castrée de l’auteur vient fendre la composition un peu balourde, en son milieu. Passant du slow (« Somewhere Here On Earth ») au rock endiablé (« The One U Wanna C »), Prince déchire tous les morceaux par des traits de guitare successifs. Il finit ainsi, au fur et à mesure, par lasser l’auditeur. Deux plages sortent cependant du lot : « Mr Goodnight » et « Chelsea Rogers ». Deux tracks dance qui libèrent un fameux groove. Le reste se résume à de la récurrence ou a des effets déjà maîtrisés, réunis en une masse indigeste à écouter. Bon, à la base Prince n’est pas trop ma tasse de thé ; mais j’ai cependant pris la température auprès d’un ami. Un fan inconditionnel du personnage qui m’a dit texto : ‘Booaah, il casse pas la baraque cet album’. Ce pote semblait las d’attendre le retour du Messie. Tiens, il n’a pas encore choisi ce patronyme le petit bonhomme…

Predominant Lunatics

Thirteen lost souls

Écrit par

Responsable d’un mini album 7 titres en 2003 (« Hoping for dusk »), ce quatuor helvète nous propose son premier opus. Découpé en treize titres, « Thirteen lost souls » ( !?!?!?) a bénéficié du concours de Tony Harris (Sisters of Mercy, REM, The Clash, The Fall) au mixing et surtout de l’infrastructure de ses studios à Londres ; et puis de Ray Staff à la masterisation, un exercice de style qu’il avait notamment accompli, dans le passé, pour Bowie, Muse, Nick Cave, Led Zeppelin ou encore les Stones. Mélangeant post punk, prog et pop, la musique de Predominant Lunatics souffre malheureusement du chant un peu trop limite de Marco Finsterwald tout en adoptant un style qui n’avait jamais permis à Siglo XX (une formation issue de Genk qui n’est jamais parvenue, même après une reformation décrétée en 2003, de sortir de la zone crépusculaire de l’underground belge) de faire la différence. Et pour votre info, sachez que Danny Mommens de Vive La Fête à réalisé un remix pop de « Cosmic Trip », un exercice de style qui figure sur le single du même nom. 

 

Manic Street Preachers

Send Away the Tigers

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Succédant au mal aimé « Lifeblood » -il a récolté une volée de bois vert de la part des critiques alors qu’il contenait de vrais pépites-, « Send Away the Tigers » se situe dans la lignée des précédents albums des Manic Street Preachers, véhiculant des messages pseudo-révolutionnaires au son d’un rock un peu lourdingue. Il faut pourtant reconnaître à James Dean Bradfield une capacité à viser dans le mille en matière de chansons accrocheuses. On oublie le sens des paroles pour s’en tenir à ceux des titres, histoire de se laisser bercer par son timbre de voix si caractéristique et les guitares héroïques balançant des solos imparables.

« Send away the Tigers » a reçu un accueil critique plutôt favorable, alors que les compos oscillent entre rock pompeux et morceaux pseudo-métal (« Rendition »). Il souffre, en outre, d’un anglo-centrisme un peu trop marqué. Une situation préfigurant mal toute éventuelle tournée européenne. Bien malin celui ou celle qui peut s’improviser devin ; mais les M.S.P. semblent condamnés à produire des albums potables à défaut d’être inoubliables. Ajoutons-y l’artwork médiocre de la pochette. Résultat : torché en 30 minutes cet album nous a laissé sur notre faim.

 

Peter Karp

Shadows and cracks

Écrit par

Ce chanteur/compositeur/guitariste/claviériste partage son existence entre Nashville et le New Jersey. En 2000, il a enregistré un elpee en public : "Live at the American Roadhouse". Un opus suivi par "Roadshow" en 2002 et "The turning point" en 2004, ce dernier bénéficiant du concours de l'ex-Bluesbreaker et Rolling Stone, Mick Taylor. C’est d’ailleurs à cette époque qu’ils tourneront régulièrement ensemble. Ce n’est pas à vrai dire un pur bluesman. Il qualifie d’ailleurs sa musique de ‘rootsy americana blues’, un subtil mélange de folk, de blues et de funk dispensé avec l'énergie du rock. Peter a écrit les douze plages de cette œuvre.

Le disque démarre en force par "Goodbye baby", dans un style roots qui le caractérise. Cette plage accroche instantanément l’esprit. A cause de son refrain contagieux. La voix et le style évoquent le Dylan d'une certaine époque. L'accompagnement est sobre. Joué par Mr Karp en personne, l'orgue Hammond B3 se pose à l’avant-plan. Peter a le don d'ubiquité, puisqu’au même moment, il se réserve un excellent solo de guitare. Il s'assied derrière le piano pour attaquer "Air, fuel and fire", un boogie blues imprimé sur un rythme très soutenu. Le talentueux harmoniciste Dennis Gruenling et le guitariste Dave Malachowski (il a joué naguère en compagnie de Commander Cody et Savoy Brown) mettent le nez à la fenêtre avec beaucoup de panache. Autre compo séduisante, "All I really want" baigne au sein d’une atmosphère country assez allègre. L'orgue, la mandoline et la pedal steel dominent parfaitement leur sujet. Le climat vire franchement au ‘country honky tonk’ tout au long de "Rubber bands and wire". Tim Carbone fait vibrer adroitement et audacieusement son violon. Personnellement, je le préfère lorsqu'il aborde des thèmes bluesy. A l’instar de "Dirty weather". Sa voix légèrement cassée évolue au sein de cette atmosphère décontractée entretenue par les cordes de l'impressionnant Popa Chubby. Ce dernier produit cette plage ainsi que deux autres, dont le titre maître. Un fragment imprimé sur un tempo très enlevé et observant un savant dosage entre la slide acoustique de Karp et le sitar électrique du Popa! Peter insuffle un rythme entraînant à "I ain't deep". La bonne humeur règne tout au long de ce morceau parcouru par les cordes du gros Chubby. L’opus recèle d’autres excellents moments. Et en particulier "I understand", un blues étincelant caractérisé par ses changements de rythme et stimulé par l'harmonica chromatique de Gruenling ainsi que la slide de Peter. Dernière surprise, il emprunte quelques inflexions au vieux Dylan sur les rythmes syncopés de "The lament". Il tapote sur son piano à la manière d'un Professor Longhair face à l'orgue de Garth Hudson. Le vétéran du Band doit alors se remémorer de bien bons moments. C’est dans ce même style, inspiré par la Nouvelle-Orléans, qu’il aborde "Strange groove". Il bénéficie, pour la circonstance, du concours des percussions solides de Mike Catapano. Enfin, "Runnin'" constitue, incontestablement, une des meilleures plages de l’opus. Les guitares débridées et tellement mélodiques de Peter se conjuguent alors parfaitement avec la lap steel de Buck Dilly. Et ce musicien particulièrement intéressant peut encore nous surprendre. Il est seul et s’accompagne uniquement à la guitare pour interpréter l’émouvant "The grave". Un excellent album !

Iron & Wine

The Shepherd’s Dog

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Trois ans après avoir concocté "Our Endless Numbered Days", l’ami Sam Beam nous revient flanqué une fois de plus, d’un excellent album. Dans la pure lignée des petits bijoux qu’il nous a déjà proposés, « The Shepherd’s Dog » s’écoute avec les oreilles mais aussi le cœur. Touchant la part de rêverie que nous oublions souvent dans un coin de notre mémoire, Sam rouvre des portes de notre subconscient tel un cerbère attentif et précieux. Accompagné dans la manœuvre, comme à son habitude, par sa sœur et quelques amis. Quelques : le mot est faible. Dix personnes au moins ont collaboré à l’exercice : Jim Becker, Rob Burger, Joey Burns, Brian Deck et d’autres larrons excellemment bien inspirés. Lyrique, onirique « The Shepherd’s Dog » arrive à séduire par une simplicité et une élégance qui ne quitte jamais une seconde l’œuvre. Dessinant un trait qui n’en finit plus, l’album s’ouvre par « Pagan Angel and a Borroweed Car », une ballade folk aérienne. Poursuivant sa route, ce trait dessine des courbes tantôt plus serrées (« Carousel »), tantôt arrondies, comme sur « Lovesong of the Buzzard » où un orgue et un accordéon virevoltants viennent élever la fantaisie du morceau. L’excellent « The Devil Never Sleep » trahit une influence rock purement américaine. Il nous rappelle furtivement l’origine du groupe. Fier de sa patrie pour ses aspects positifs, Sam Beam se projette tel un être vivant sur terre et son dialogue international passe par le ressenti ainsi que la créativité. Cinquante minutes de pur plaisir, de voyage et d’intimité constituent l’aboutissement d’un travail d’équipe signé chez Sub Pop records (The Rapture, The Shins, CSS,…) A lire : l’interview que Sam Beam a accordée à Musiczine. La rencontre extraordinaire d’un personnage charismatique...

Goon Moon

Licker’s last leg

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Curieux! Curieux qu’un projet réunissant des musiciens aussi branchés sur le metal réalise un opus aussi expérimental et mélodique. Au sein duquel ce metal n’est guère mis en évidence. Un projet issu de la rencontre entre Jeordie White (alias Twiggy Ramirez pour Marilyn Manson et bassiste de Nine Inch Nails) et Cris Goss (impliqué chez Masters of Reality, il est mieux connu pour avoir produit ou coproduit des œuvres de Mark Lanegan, Kyuss, Queens Of The Stone Age ou encore Melissa Auf Der Maur) auquel ont notamment participé Josh Freese (The Vandals, A Perfect Cicle, Nine Inch Nails), Josh Homme (QOTSA) et Dave Catching (Eagles of Death Metal, Mondo Generator). Faut dire qu’ils ont mis 5 ans pour le terminer. Un disque baroque, énigmatique, balayé par de multiples courants musicaux et qui ne manque pas de groove ! Ainsi, plage s’étalant tout au long de ses 10 minutes, « The golden ball » semble hanté par les spectres des Mothers of Invention de Frank Zappa ainsi que Dr Hook & The Medecine Show. Tout comme « Hardcore Q3 ». Imprimé sur un mid tempo blues, « An autumn that came to soon » aurait pu naître d’une hypothétique rencontre entre Wolfgang Press et Todd Rundgren (ces vocaux diaphanes !) Hymnique, « Lay down » évoque autant QOTSA qu’Arcade Fire. Truffée d’effets spéciaux, « Every Christian lion hearted man will show you » est une cover des Bee Gees probablement réalisée sous acide. L’esprit démoniaque de Marylin Manson s’incruste parfois insidieusement au cœur de l’une ou l’autre compo ; mais en général, il se fond rapidement dans l’ensemble. On retiendra cependant encore l’excellent « Pin eyed boy », dont les sonorités de guitares tintinnabulantes me rappellent « Dear Prudence » des Beatles alors que la chanson baigne manifestement dans un climat ténébreux, proche d’un Jesus & Mary Chain. Un « Apple pie » caressé de percus légèrement latinos et raffiné de chœurs célestes. Le garage (Strokes sous son aspect le plus sale, le plus malsain ?) « Balloon ? ». Et enfin « Tip Toe », un morceau qui aurait pu figurer au répertoire de Deerhoof… Renversant !

 

 

Deleted Waveform Gatherings

Complicated View

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Issus de la même nation que Röyskopp ou Kings of Convenience, les Norvégiens de Deleted Waveform Gatherings démontrent une fois de plus tout le bien que l’on peut penser de leur terre natale. Bon j’admets, les Cardigans en sont aussi originaires. Mais des âmes se perdent, non ? Choisi par Øyvind Holm (ex Norway’s Dipsomaniacs) et ses comparses, le titre de cet opus est très loin de refléter la simplicité et la fraîcheur qui en émanent. Influencés par les Beatles, Pavement et Beck, « Complicated View » puise une bonne dose de psychédélisme aux sixties.

Dès l’ouverture, « Morgue Itch » vient placarder l’intention des auteurs en superposant des effets psychés, aux guitares entraînantes, comme une ballade ensoleillée sur le toit d’un Imperial Bus à Londres. Pas de doute, ici, la pop est reine ! A la manière d’un Peter Bjorn & John, l’équipe semble s’amuser à sautiller, gratter et déployer une énergie positive tout au long des douze morceaux de l’elpee. La basse du groupe ronronne sur une batterie claire et entraînante. Quelques effets electro bien sentis ne gâchent jamais l’ensemble. Il s’enrichit, de temps à autre, d’un solo de guitare électrisé, d’une flûte ou d’une mandoline. Les influences revendiquées par la formation sont parfois troublantes. A l’instar de « Ramshackle Paranoia Stomp » qui semble tout droit sorti d’un livre oublié de Mc Cartney (Sir Paul) ou de « Second Of Your Time » dont les sonorités pompées dans les 60’s nous laissent bouche bée. Seriez-vous surpris d’apprendre que cette excellente galette sorte des ateliers Rainbow Quartz ? Moi pas, un label new-yorkais qui, j’en mettrais ma main au feu, nous réserve encore quelques belles surprises.

Chris Connelly

The Episodes

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Musicien écossais émigré aux Etats-Unis depuis de longues années, Chris Connelly possède un impressionnant curriculum vitae. Il a joué chez Ministry, Revolting Cocks, Damage Manual (en compagnie de Jah Wobble) et officie encore dans le ‘all-star band’ Pigface. « The Episodes » n’a pourtant rien en commun avec le bruit et la fureur auxquels ces formations nous ont habitués. Cet album solo (dernier en date d’une longue série) est en fait largement acoustique. Ce qui ne l’empêche pas d’expérimenter les formats et les sonorités. Connelly s’est associé à Tim Kinsella (leader de Joan of Arc) et Ben Vida (du groupe expérimental Town and Country) pour concocter cette œuvre au combien étrange. Certains titres ont même été enregistrés en plein air au bord du Lac Wandawega, dans le Wisconsin. Sept plages partagent cet opus. Sept titres qui s’étalent très souvent au delà des huit minutes et où les repaires de l’auditeur sont mis à rude épreuve. On démarre par le magnifique « Mirror Lips », ballade lysergique où se télescopent guitares folk, congas, batterie jazz et vibraphone, dans un esprit très proche du free jazz de Pharoah Sanders ou Alice Coltrane. Le reste du disque s’aventure dans l’expérimental. On a droit à d’étranges mélopées tribales où la voix de Connelly (très proche de celle de Bowie) hésite entre le calme et la tempête. Long blues disloqué, « The son of empty Sam » est amorcée par un chœur inspiré des moines bouddhistes. Rappelant les premiers travaux solos de Nick Cave, cette plage finit par changer de cap. Elle laisse ainsi place aux chuchotements des musiciens avant de reprendre par des accords de guitare sèche qui retournent au thème initial. Mélopée de neuf minutes, « Every Ghost has an Orchestra » est presque entièrement profilée sur un seul accord de guitare. Elle est traversée de quelques variations mélodiques et caractérisée par un son aigu réminiscent du passé ‘noisy’ de Connelly. Le reste est à l’avenant : éprouvant (surtout les onze  minutes cacophoniques de « Henry vs. Miller »), triste et désespéré. Néanmoins, ce folk apocalyptique jouit d’un charme vénéneux qui le rapproche des travaux de David Tibet, Scott Walker et des premiers essais de Nick Cave & the Bad Seeds. Plongez-y, mais n’oubliez pas de remonter, de temps à autre, pour prendre un peu d’air.

 

Caribou

Andorra

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La simple évocation de Caribou nous rappelle aux bons souvenirs de Manitoba. Mais au fond, c’est le même combat. Car, sous ces improbables patronymes, on piste un seul et même animal : le prolifique Daniel Snaith. D’emblée, le nouvel album de Caribou résonne comme une surprise, le fruit d’une nouvelle maturation moins portée sur les expérimentations. Cette fois, le Canadien s’éloigne de l’electronica, s’ouvre à la pop et avale une dose médicamenteuse capable de ‘psychédéliser’ un troupeau de chevaux. Autre nouveauté apportée par la principauté « Andorra » : une voix, celle de Snaith, vient se poser subtilement sur tous les écrins mélodiques proposés ici-bas. En neufs titres, Caribou nous invite à traverser ses atmosphères pour un trip spatial d’envergure intergalactique. Pour concocter cet opus, Dan Snaith aura composé quelque 670 morceaux (!) pour n’en conserver que l’essence la plus pure. Au terme de cette collecte d’exception, on se délecte d’un excellent millésime, un disque de pop, aérien à souhait, guidé par une kyrielle d’instruments. En bon multi-instrumentiste, notre cervidé de service s’empare de toutes les sources harmonieuses et les convie à la danse : basse, guitare, batterie, synthétiseurs, flûte, trompette. Et on en passe. Invité sur « Andorra », Jeremy Greenspan (Junior Boys) vient enchanter ‘She’s the One’, grand moment de lévitation. Varié, accessible, ce nouvel album de Caribou demeure une niche de trouvailles inépuisables. « Andorra » est donc le lieu de tous les émerveillements.

Buffalo Tom

Three easy pieces

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Le dernier album du trio bostonien remontait à 1998. Deux compiles étaient cependant sorties entretemps. Tout d’abord « Asides » en 2000. Et puis « Besides » en 2002. Des recueils qui ressemblaient davantage à un épilogue… Une impression accentuée par les projets personnels développés par Bill Bill Janovitz et Chris Colbourn. Le groupe a donc décidé de repartir en tournée et puis surtout d’enregistrer un nouvel opus. Et Bill, le chanteur/guitariste nous en explique les raisons dans une interview a accordée récemment à Musiczine. Bref, ce « Three easy pieces » est une bonne nouvelle pour toutes celles et tous ceux qui apprécient le ‘college rock’ de Buffalo Tom. Car sur les 13 titres de cet opus, on y retrouve de solides chansons rock composées dans l’esprit de « Let me come over », de « Sleepy eyed » ou encore de « Smitten ». Des mélodies contagieuses voire hymniques soulignées par le timbre rocailleux de Bill ou limpide de Chris. Parfois même concédées en duo. En outre, Chris se réserve le lead vocal sur près de la moitié des titres. Dont la ballade dominée par le piano, « Pendleton ». Et puis un « Hearts of palm » empreint d’une grande mélancolie. Cependant, dans le style, la meilleure compo clôt cet album : « Thrown ». Climatique, épique, bénéficiant du concours de Tim Obetz à la guitare steel, elle nous replonge dans l’univers d’un autre Buffalo : Springfield. Une intensité blanche que B.T. consomme sur un mid tempo tout au long de « Lost downtown », mais dans l’esprit de Paul Westerberg…