Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Lio et ses fantômes …

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En décidant de rejoindre le mystérieux backing-band cagoulé de chez Freaksville, à partir de 2019, l'ex-punkette a troqué le rouge carmin contre le punk sang, revenant à ses premiers amours débridés et insouciants.

Toutes guitares dehors, rythmes de sales gosses, comptines salées/sucrées mêlant la candy pop, les chansons s'enfilent comme des épingles sous la peau punk, littéralement underground parce que ressuscitant les morts tant aimés, des Cramps à Bijou en passant par les Ramones.

Soutenu par Benjamin Schoos sur des riffs toxiques blues venus d'ailleurs (la Belgique donc...), mixé par Gilles Martin (dEUS, Venus, Dominique A), Phantom feat Lio constitue donc un instant volé qui grave sur disque la violence romantique de ceux qui ont arrêté de compter. Et si Lio crie ‘Je ne suis pas encore prête’ sur le single de l'album, c'est encore un masque qui cache beaucoup d'amour.

Car l'album est également une retrouvaille entre l'ex-punkette et le frère de coeur, Jacques Duvall, auteur des plus grands hold-up de la belle. Résumons : une chipie au micro, un vieux cow-boy aux textes et des guitares qui ondulent....

Phantom feat Lio multiplie les coups de griffes ("Ta cervelle est en grève", "La fidélité" en duo avec Duvall) et quand l'un écrit les notes, l'autre les chante dans un haut-parleur sur le très Who "Mon nouveau jules marche sur l'eau". Après Marie France et Jacques Duvall (encore lui !), Phantom invite donc Lio à se multiplier sur ce concept-album enregistré live (2 jours de studio à Liège, Belgique), pratiquant à l'envie le coup de ceinturon comme les caresses ("Le jour de ma naissance"), entre ombres et lumières.

Et si derrière les rideaux on retrouve souvent d'autres fantômes, quelques jeux de lumières et un palpitant au maximum, il en est ici de même, Lio s'offrant avec le groupe de chez Freaksville une seconde enfance et un nouvel amour du risque ; celui qui ne l'a jamais quitté depuis ses débuts. C'est même le titre de l'une des chansons de l'album ; c'est ce qu'on appelle la logique de ceux qui restent fidèles aux trajectoires.

Bon anniversaire !

En vidéo ici 

Retour vers le futur !

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Si on se passera largement d'un ‘Dans La Jungle, tout le monde y trouve son compte...’ quand il s'agira de définir leurs bidouilles sonores, les deux noisers wallons ne s'adressent pas uniquement qu'aux avaleurs de grosses distorsions.

On ferait d'ailleurs difficilement le tour des étiquettes que presse comme public leur attribuent depuis les débuts du groupe, il y a 6 ans : techno à guitare, noise-rock pour amoureux de boîtes de nuit, du math-rock pour toute la famille ; bref, une expression sonore sauvage et effrontément dansante.

La Jungle emprunte les codes traditionnels de la noise, s'en réapproprie des bribes et boucle le tout pour répéter compulsivement des séquences toujours conçues live.

Une spontanéité hypnotique et volontairement lancinante, à la limite de l'interminable, qui concède à l'occasion quelques brèves impulsions doom orientales ou une épique bifurcation métal au beau milieu d'une épopée krautrock.

Si les registres musicaux se font nombreux, un minimalisme assumé est de mise. D'un côté, une batterie dépouillée se révèle une attaque plutôt efficace une fois sur le front. De l’autre, une guitare et un casio pour gamin se serrent les coudes pour provoquer une formidable déflagration canalisée à coups de BPM et d'onomatopées. Une frénésie chevaleresque à la limite de l'électro, qui fleure bon le mélange des sueurs, les chants tribaux et l'enjaillement collectif. Welcome to the… trance !

Jim et Roxie sillonnent les routes d’Europe depuis 2013. Sous le bras, deux albums et deux splits partagés d’abord avec le trio français Lysistrata (RSD 2017), puis avec la rage sonique des Français de Noyades, l’atmosphérique tribale de Tomaga (UK) et le rituel Jozef Van Wissem (SK Records, janvier 2019).

Le troisième album du duo, Past//Middle Age//Future vient de sortir via Black Basset Records, Rockerill Records, distribué par Freaksville. 

https://lajungleband.com/

Grand Corps Malade n’est toujours pas rentré !

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Depuis janvier 2018, Grand Corps Malade est en tournée. Toute l’ambiance de cette tournée est résumée en une vidéo sur une chanson pleine d’énergie qui boucle ces concerts !

Envie de voir le nouveau clip "J’suis pas rentré" ? Alors, cliquez ici

 

Un ex-BRETON renaît de ses cendres …

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Le collectif MIRO SHOT sortira 'Are We Closer' le 31 mai. Ce titre explore notre manière de communiquer et la façon dont notre idée de ce qui est vrai et de ce qui est réel a évolué avec la technologie.

Nous sommes connectés et capables de partager des images, des expériences, des idées, des vérités et des mensonges plus rapidement que jamais. Il ne s'agit pas d'une critique sur les réseaux sociaux qui nous rendent moins ‘réels’ ou nous emprisonnent, c'est au contraire une célébration de toutes les choses étonnantes que la technologie peut nous apporter.

Faire un album comme on fait un trip, un voyage semé de rencontres pour cerner notre époque et en restituer la pulpe. C'est dans cet état d'esprit que Roman Rappak a créé le nouveau collectif MIRO SHOT.

Roman est l'ex-chanteur et leader de l’excellent groupe anglais BRETON (déjà un premier projet chorale et protéiforme annonçant son futur) qui émerge sur la scène musicale en 2012 avec l’album « Other People’s Problems » suivi de « War Room Stories » en 2014. Ces 2 elpees, très soutenus par la presse permettent à BRETON de rencontrer son public. Le groupe écume les salles et festivals et on se souviendra entre autres, des mémorables concerts du Casino de Paris et des Vieilles Charrues.

Le chapitre BRETON définitivement clos, Roman s'est donc lancé dans une nouvelle aventure artistique avec pour objectif de bousculer les formats classiques d'écoute et leurs adaptations en live.

Découvrez cet univers ici 

Un premier album pour le crooner finlandais Bobby Oroza…

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Bobby est né et a grandi à Helsinki (Finlande) dans une famille d’artistes, s’exposant à un large éventail de genres musicaux dès son plus jeune âge. Les fêtes de famille s’improvisaient autour de son grand-père bolivien, qui interprétait des classiques latins/cubains à la guitare, ou de la collection de disques de ses parents, riche en artistes de la Motown, en jazz, blues, gospel, doo-wop, mais qui faisait aussi la part belle aux chansons folkloriques brésiliennes, africaines, nord-américaines, sud-américaines, ou encore aux albums de salsa nuyoricains.

Avant la fin de ses études secondaires, Bobby décide de se rapprocher de la source rythmique qui influence le plus son travail et se rend ainsi à Santiago de Cuba. Là-bas, il étudie intensément les percussions et le chant durant des mois. Depuis son retour, il fait vivre sa famille en enchaînant les concerts et en enregistrant sans relâche.

L’atypique crooner nordique s’apprête à conquérir le monde puisqu’il accompagnera le célèbre Lee Fields sur sa tournée européenne au printemps 2019 avant de s’envoler vers les Etats-Unis à l’automne.

Il vient de sortir son tant attendu premier album ‘This Love’, sur le label new-yorkais Big Crown Records (Lee Fields & The Expressions, El Michels Affair, Lady Wray...).

Une attente née en 2018 avec le single éponyme du projet, devenu en quelques mois un hit pour tous les collectionneurs de 45T et amateurs de soul du monde entier, jusqu'à être samplé par le rappeur américain Earl Sweatshirt.

Après avoir assuré les premières parties européennes de Lee Fields & The Expressions, mais aussi passé par Paris (Pop Up), Le Printemps de Bourges, Les Nuits Zébrées de Radio Nova à Nantes, Bobby Oroza revient en France dès cet l'automne.

Pour accompagner sa vision artistique, Bobby s’est associé aux rois de la soul en Finlande, le groupe de producteurs & backing band du label Timmion Records aka Cold Diamond & Mink (Nicole Willis, Myron & E…), composé de Jukka Sarapää, Sami Kantelinen et du guitariste/compositeur Seppo Salmi. La voix de ténor au grain enfumé de Oroza flotte sur une orchestration lo-fi pour un résultat à faire fondre le moindre cœur.

La chanson « Your Love Is Too Cold » est un stomp qui associe la percussion soul de la Motown des débuts à un riff de guitare sorti tout droit d’une BO de James Bond. Bobby ravit les amoureux de northern soul avec « Lonely Girl » et « Falling In Love », et nous transporte dans le meilleur du jazz-funk des années 70 sur « Keep On Believing ».

Le jeune homme s’épanouit dans ce lit de sensualité sombre et intime que l’on ressent particulièrement sur des titres tels que « Alone Again », « Down On My Knees » et « Deja Vu ».

« Lonely Girl » est disponible ici

Juste comme toi …

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Le clip de "Just like you" : psychédélisme et rock'n'roll au coeur du désert namibien.

Après avoir arpenté les terres glacées d’Islande durant un road-trip créatif immortalisé par la web-série ‘Starting From Nowhere’, Junior Rodriguez foule des contrées bien plus chaudes et s’envole pour l’Afrique avec "Just Like You".

4 minutes dans la droite lignée d'un ‘Rendez-vous en terre inconnue’ de haut vol et des images... magiques.

Single issu du prochain album de ce multi instrumentiste, Stellar Dream, dont la sortie est prévue le 4 Octobre via Nice Prod, "Just Like You" se veut (a)typiquement Junior Rodriguez jusque dans ses moindres détails.

Alors que le clip a été tourné dans les déserts brûlants de Namibie, le son a été confié à Mark ‘Spike’ Stent (Paul McCartney, Depeche Mode, Muse, Massive Attack, etc.).

Psychédélique et Rock’n’Roll donc, "Just Like You" est ainsi le second morceau de Stellar Dream à être révélé.

Le premier, « Starting From Nowhere » ayant d’ores et déjà vu sa création relatée en onze épisodes.

Rappelons au passage, qu’après une avant-première au Grand Rex le 15 Avril dernier, Starting From Nowhere est désormais disponible dans son intégralité sur Youtube depuis le 3 Mai, en plusieurs langues.

Une aventure prenante qui s'inscrit dans une vision du monde contemplative et relate la création d'un morceau... avec des images fimées par un drone ou par la caméra du réalisateur Albéric Jouzeau.

Le tout pour aboutir à un morceau onirique de 9 minutes !

Le clip est dispoinble ici :

Aprile en mai !

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Délicatesse et maîtrise… Aprile possède surtout une singularité inestimable, prometteuse d’une vraie personnalité musicale avec un sens inné de l’arrangement et de la mélodie.

Vous avez sans doute découvert Aprile grâce au morceau « Cheap Chick », imparable bande son d’été 2015 qui aura une suite en 2016 ! Incursion qui lui a permis notamment d’assurer les premières parties de grands noms de la scène belge actuelle.

Ces dernières années, il s’est illustré à l’affiche de festivals tels que les Francofolies de Spa, à plusieurs reprises, le Brussels Summer Festival, les Ardentes ou encore Les Nuits du Botanique…

Aprile est de retour sur les ondes cet été avec deux titres en vue de la sortie de son Ep à l’automne prochain !

Le style musical de l’artiste, qu’on pourrait qualifier de néo soul, est empreint d’une élégance aux sonorités multiples. Un univers fantaisiste bercé par de nombreuses influences anglo-saxonnes.

Sur scène, il apparaît tel un échassier à la fois adroit et disloqué qui assure autour de lui une douce complicité par un certain flegme et un naturel déroutant. Sa maîtrise du temps et du contretemps opère sans prévenir sur le capital groove de chaque popotin.

Une expérience live charismatique, festive et funky !

Le clip de ‘Love Inside’ est à découvrir ici :

Roméo Elvis

Chocolat

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Fils du chanteur Marka et de la comédienne Laurence Bibot, Roméo s’est affranchi de son pote Le Motel (dont l’ombre plane cependant encore sur la plage d’ouverture, « Intro ») en publiant un recueil de ‘poésies’ urbaines baptisé « Chocolat ».

Le titre de l’album n’a évidemment pas été choisi au hasard ! Il évoque (mais pas que !) ce rapport intime que le Belge entretien avec cette friandise. Et quoi de plus normal que de mettre en exergue la belle capitale lors d’un « Bruxelles », chanté dans les deux langues nationales en compagnie de Zwangere Guy, preuve que les tensions linguistiques n’existent que par ceux qui les créent.

Les collaborations sont nombreuses et s’internationalisent : Todiefor, Vladimir Cauchemar, Matthieu Chedid, Témé Tan ou encore Damon Albarn (Blur). Pas étonnant puisque le gaillard a acquis une certaine expérience en côtoyant, notamment, L’Or du Commun, Caballero & JeanJass, Angèle (évidemment), Lomepal, Thérapie Taxi ou encore HER…

Le frère d’Angèle s’offre le luxe de proposer un album varié et (réellement) engagé. Introspectif aussi lorsqu’il évoque ses ruptures à travers « Malade », « Parano » –morceau au cours duquel la griffe de -M- colle parfaitement à l’univers du rappeur tout en lui apportant une touche atmosphérique– ou encore le punchy « Dis moi » (et ses beats répétitifs), sans oublier ses amours au « Soleil » (chaleureux, rayonnant et positif), son succès « Solo » ainsi que « Normal » révélant ses rapports avec certaines substances illicites comme le souligne le titre maître…

Si la plupart des compositions n’apportent en réalité pas grand-chose, elles feront à coup sûr le bonheur des adolescents dans les cours de récréation qui y verront là un bon sujet de conversation. D’autant plus que l’absence de fine dentelle risque certainement d’alimenter leurs fantasmes (« T’es bonne »)...

Pour celles et ceux dont l’oreille est plus fine et exigeante, l’exercice devient réellement intéressant lorsque l’artiste s’y montre pourfendeur de la noble cause. A l’instar de « Cœur des hommes » qui traite de la xénophobie et du racisme sur les réseaux sociaux ou par ses prises de positions catégoriques, comme sur « Belgique Afrique » qui se penche sur le passé colonial de la Belgique...

Bref, un disque qui constitue un patchwork de ce qu’il y a de mieux et de pire dans le genre…

Avis aux amateurs !

Vampire Weekend

Father of the Bride

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Après la sortie de « Modern Vampires of The City », en 2013, les membres de Vampire Weekend ont développé leurs propres projets. Ils sont donc de retour pour ce quatrième LP baptisé « Father of the bride ». Enfin pas tous, puisque Rostam Batmanglij s’est distancié du combo depuis 2016, même s’il a apporté son concours sur un titre, comme producteur et co-auteur. Le line up du band implique donc aujourd’hui, le drummer Chris Tomson, le bassiste Chris Baio et le chanteur/guitariste/parolier Ezra Koening qui semble donc avoir pris le leadership.

Si vous avez aimez les rythmes caribéens des trois premiers essais, vous risquez d’être déçus. Et pourtant, tout au long des 18 compos de ce long playing, V.W. continue d’expérimenter. Mais en tirant un peu dans toutes les directions, le mélomane finit par perdre le fil conducteur. Lors des sessions, le band a reçu le concours de quelques invités, dont Danielle Haim au chant, et tout particulièrement sur l’excellent titre d’ouverture, « Hold you now », une piste de country/folk alimentée par une guitare jouée en picking, du violoncelle, de la pedal steel et une chorale angélique. Puis Steve Lacy, le guitariste d’Internet. En particulier sur le jazzyfiant « Sunflower » et la samba/rock « Flower moon ». Parmi les titres qui sortent du lot, on épinglera « Harmony hall », une compo caractérisée par cette guitare encore et toujours en picking, mais en boucle, et des ivoires sémillantes comme chez Primal Scream. Caractérisé par cette ligne de basse jazz/fusion et ses orchestrations flottantes, « Unbearably white » lorgne carrément vers le « Graceland » de Paul Simon. Tout comme le rétro et minimaliste « Rich man », malgré des arrangements de cordes sinueux, presque orientaux. Et enfin, le singulier et enlevé « Sympathy » qui aurait pu naître d’une rencontre entre Arcade Fire et les Doobie Brothers.

Pour confirmer cette impression de fourre-tout, on pourrait encore signaler la présence d’une guitare gémissante empruntée à feu George Harrison, sur le folk futuriste « Big blue », une autre réminiscente de Big Country sur « We belong together », de la rumba, du cabaret, des figures de style baroques, du funk 70’s et des samples. On a même droit à ce clin d’œil adressé à Van Morrison sur l’insouciant et allègre « This life ». L’album s’achève par l’hymnique et mélancolique, « Jerusalem, New York, Berlin », une compo colorée par quelques jolis arpèges de piano.

Bref, une œuvre sans doute audacieuse, agréable à l’écoute mais manifestement trop longue et un peu trop décousue pour vraiment faire la différence.

Ossayol

1990

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Fondé en 2013, Ossayol est un trio bourguignon, issu de Le Creusot très exactement, drivé par le chanteur, compositeur, guitariste Mickaël Pillisio. Il est soutenu par un drummer et un violoncelliste. « 1990 » constitue son premier elpee, une œuvre empreinte de douceur et de mélancolie, mélancolie accentuée par les interventions graciles et langoureuses du violoncelle. Les drums sont arides, parfois martiaux (« The pines »). Mickaël joue de la guitare en picking (NDR : « Happy birthday » semble hanté par Léonard Cohen) ; on entend même parfois les doigts qui glissent sur ses cordes. Enfin, capricieuse, sa voix campe le plus souvent un hybride entre celle d’Andrews Finn (The Veils) et Cat Stevens, mais lorsqu’elle monte dans les tours (« A box ») elle devient carrément écorchée. Un album qui devrait plaire aux mélomanes qui adorent l’indie folk romantique…

Sandor

Sandor la nuit, Virginie le jour...

Véritable révélation sur la scène pop synthétique francophone, la Suissesse Sandor aime cultiver l'ambiguïté. D'abord, son nom est emprunté à une comtesse hongroise du XIXème siècle qui a adopté le genre masculin ; une pionnière transgenre, en somme. Et le côté androgyne est bien sûr présent dans le personnage de la chanteuse valaisanne. Ainsi, dans le très explicite « Tu Disais », elle adopte tour à tour les points de vue narratifs masculins et féminins, avec un réalisme étonnant et des mots très crus. Autre ambiguïté : le mélange du sombre et du lumineux. Il y a quelque chose de la froideur 'new-wave' dans le premier opus de l'artiste valaisanne. Les synthés sont omniprésents et les arrangements font écho à Eurythmics, Rita Mitsuko, Niagara ou Mylène Farmer. Ce côté 'dark' constitue un exutoire pour cette institutrice de formation qui incarne Virginie le jour et Sandor, la nuit (NDR : pardon pour le jeu de mots).

Musiczine a rencontré la chanteuse lors d'une journée 'promo' organisée à Bruxelles. L'occasion de boire un thé maison sur la terrasse ensoleillée du Belga, en sa compagnie...

Comment définirais-tu ta musique ?

Perso, je n'aime pas définir le style de musique qui me correspond. Je laisse ce soin aux autres…

Tu accepterais le terme 'Pop synthétique' ?

Oui, bien sûr !

En y ajoutant un côté plus sombre, un peu 'new-wave', combiné à une tradition de la chanson française ? Dans l’esprit de Niagara, Eurythmics voire même Mylène Farmer ?

Effectivement. J'ai pas mal écouté de la chanson française au cours de mon enfance. Mes parents appréciaient Gainsbourg, Barbara, etc. Mon père s’intéressait plutôt au jazz et ma mère était plutôt branchée par la musique des années 'hippie', comme Melanie... Mais quand j'ai entendu Mylène Farmer, au début, j'ai été fascinée par les arrangements, surtout par les intros des morceaux, parce qu’elles étaient truffées de bruitages, de pleurs de bébés, de cris...

Vous partagez aussi un côté sensuel et même carrément sexuel...

Oui, ses textes étaient souvent provocants. J'aime ce côté direct, tout sauf réconfortant. Et c'est pourquoi je préfère les sonorités chaleureuses, dans le mastering, afin de contrebalancer les plus froides...

Le son de l'album est d'ailleurs très bon, ample et profond. Et les arrangements sont superbes.

Pour la plupart, ils sont signés par Jérémie Durciel.

Ils révèlent une richesse et une subtilité remarquables. Tu lui as dicté des consignes ?

Oui. C'est très facile de travailler avec lui parce que notre entente est parfaite. Je lui suggérais des ébauches et ensuite, il me renvoyait ses démos afin que j’exprime mon opinion. On a tenté de nombreuses versions avant d’obtenir le bon 'son'.

Tu as rencontré des problèmes pour « Tu Disais » ?

Oui. La chanson a été censurée sur les ondes radiophoniques, en Suisse. Quand elle a été diffusée la première fois, des plaintes ont été enregistrées. C'est étonnant parce qu'en fait, c'est simplement une chanson d'amour.

Ce sont les mots, très crus, qui choquent certaines personnes. Tu as envisagé de sortir une version édulcorée ?

On y a pensé mais finalement, j’ai abandonné l’idée. Ce serait dommage de dénaturer le propos. 30 ans plus tôt, des artistes comme Gainsbourg, Rita Mitsuko ou même Desproges jouissaient d’une totale liberté de ton. Aujourd'hui, on est soumis à davantage de contrôle. D'un côté, c'est judicieux, car le système permet de combattre les propos racistes ou homophobes mais d'un autre côté, on assiste à une radicalisation par rapport à la sexualité. Pourtant, on peut parler de sexe sans que le sujet soit obscène.

Ce côté explicite, un peu 'in your face' est familier au rap, surtout dans « Ange Gardien ».

Oui, surtout à cause du rythme. Le tempo est lent. Libé a baptisé « Tu Disais » de chanson 'rappeuse'.

Intéressant, tu incarnes parfois le rôle d'un homme dans tes chansons.

J'aime jouer sur cette ambivalence. Les chansons ont pour objectif de s’adresser à tout le monde. C'est aussi la raison pour laquelle j'ai opté pour ce nom, Sandor. Il me permet d'exprimer mon profil masculin. 

As-tu l’impression de surfer sur cette vague de chanteuses francophones très féminines et un peu androgynes, impliquant, par exemple, Jeanne Added, Fishbach ou Clara Luciani ?

Oui. On relève de la même génération. On nous a inculqué les mêmes références au cours de notre enfance. Et on se laisse porter par elles sans avoir peur, sans complexes.

Tu connais bien la Belgique ?

Je me suis déjà produite dans le cadre des Nuits Botanique et ensuite, je suis revenue à la Rotonde et au Reflektor, à Liège, en compagnie de Juliette Armanet.

Tu retravailles tes morceaux pour le 'live' ?

Oui. Pour les rendre plus énergiques qu'en studio. Je me consacre à la guitare électrique pour que le son soit plus rock. On y intègre même des solos de guitares.

Y compris le son disto et tout ?

Bien sûr ! J'adore le rock des années '70 façon Led Zeppelin ou Deep Purple.

Et tu parles au public entre les morceaux ?

Au départ, cette démarche était difficile pour moi. Comme je suis d’un naturel très timide, j'ai écrit « Je ne sais pas parler », justement pour évoquer ce malaise. Quand je m’exprime entre les titres, j'ai l'impression de quitter le personnage de Sandor.

Il faudrait peut-être écrire des petites saynètes théâtrales, qui mettraient Sandor en scène.

Oui, ce serait une bonne idée. J’incarne déjà un personnage spécifique, grâce à un look androgyne et une coupe de cheveux particulière. Sandor constitue mon alter-ego intérieur qui se dévoile sur scène.

Là, ce n'est plus l'institutrice ! (rires)

Non ! Sur les planches, je lâche les chiens ! Et cette dualité dans la vie m’équilibre...

On attend impatiemment le prochain concert de Sandor en Belgique. Peut-être à la Rotonde du Botanique, en octobre. A confirmer ! En attendant, l'univers fascinant de la chanteuse sur son album éponyme est à découvrir ici 

Une pointe d’érotisme !

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‘Nous l'appelions en plaisantant notre disque de rock classique à un moment donné, en faisant référence à The Turtles ou les Stones ou encore à Fleetwood Mac’ déclare en riant Chris Keating de Yeasayer en décrivant le cinquième elpee de son groupe, « Erotic Reruns ».

Mais en réalité, c'est Yeasayer qui distille toutes ses forces, tout en les réduisant à leur essence.

Les crochets sont immédiats et les chansons concises. C'est un disque éminemment dansant qui encourage aussi le public à réfléchir, une fonction pour laquelle le groupe n'a pas assez de crédit, alors qu'il le mérite désespérément.

Leurs commentaires sociétaux, politiques et érudits sont tranchants.

Mais finalement, « Erotic Reruns » trouve Keating, le chanteur/multi-instrumentiste Anand Wilder et le bassiste/chanteur Ira Wolf Tuton à un point culminant de leur créativité ; leur chimie séduisante est palpable partout.

« Erotic Reruns » navigue à des années-lumière du premier opus du band, publié en 2007, « All Hour Cymbals », car la formation a trouvé les marques à ses propres conditions, imperméables aux ‘scènes’ extérieures, et à la culture du bricolage alors omniprésente si répandue à Brooklyn ; les classiques "2080" et "Sunrise" préfigurant la grandeur que le groupe allait atteindre pleinement sur « Cymbals ».

Le clip d’animation d’« I'll Kiss You Tonight » est à découvrir ici 

La force de l’amour …

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« Force et Amour », le nouveau single de Charlotte constitue le titre phare de son premier album et veut laisser transparaître, de manière plus directe qu'habituellement, un message actuel : n'attendons pas que nos dirigeants nous prennent par la main et nous montrent la marche à suivre. Remplissons-nous de force et d'amour pour changer nos modes de vie afin de revenir à un passage sur terre plus humain et moins destructeur.

Le clip, réalisé par Charlotte, nous plonge en pleine nature sur une zone ayant subi une déforestation. On aperçoit, au début, des personnes mangeant des billets qui finissent par s'étouffer et s'écrouler au sol. Un message qui se veut fort et rappeler que ce n'est pas l'argent qui nous nourrit et qu'il est urgent d'en prendre conscience !

Pour cette vidéo, Charlotte a souhaité confié le rôle principal à sa soeur Betty, qui a également tout chorégraphié. Un mélange de douceur et de violence qui illustre bien l'intention de cette chanson.

Venez découvrir cet univers insolite ici 

Marc Collin provoque du remous !

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Avant la sortie de son premier film, Marc Collin en dévoile quelques extraits dans le clip de 'Future Shock', titre extrait de la B.O. du film au cours duquel Clara Luciani, présente au casting, pose sa voix.

Pour le clip de « Future Shock », il a choisi une scène particulière puisqu'il s'agit du ‘making off’ du titre dans le film au cours duquel Clara Luciani et Alma Jodorowsky composent ensemble.

Le clip est sorti ce 21 mai et le single sera disponible le 19 juin (voir ici).

Issu de la génération French Touch (NDR : aux côtés notamment d’Alex Gopher, de Dunkel et Godin -les futurs Air, de Xavier Jamaux ou encore d’Arnaud Rebotini, depuis le lycée versaillais), Marc Collin est producteur, remixeur, fondateur du célèbre projet Nouvelle Vague, compositeur de musique de films, réalisateur d’albums, de clips, et aujourd’hui d’un long-métrage… On ne le présente plus, et pourtant après plus de 25 ans de carrière, il continue de surprendre en se lançant dans de nouveaux formats.

Le 19 juin, il sortira donc son premier long-métrage (qu'il a écrit et réalisé), « Le choc du futur » avec Alma Jodorowski, Clara Luciani, Philippe Rebbot, Laurent Papot et Geoffrey Carrey : un film ambitieux dans son propos, un vrai-faux biopic sur une musicienne électro qui invente un son nouveau en 1978.

Avec ce son inouï, c’est aussi une époque nouvelle qui commence, un nouveau paradigme, une esthétique inédite, exprimée à travers une vision de ce que sera, en cette fin des 70’s, la musique de demain.

Marc Collin célèbre cette année ses 25 ans de carrière et les 15 ans de Nouvelle Vague : un anniversaire qu'il fêtera sur scène à l'occasion d'une tournée mondiale.

Complètement fous !

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KRANKk est un groupe Belge inspiré par le UK Garage insulaire ainsi que la Grime & Bass Music, mais toujours en adoptant ses influences sous un angle personnel.

Une équipe forte impliquant Thomas Geysen à la batterie, Aram Abgaryan aux touches et Willem Heylen à la guitare.

Leurs beats et hooks sont parfois sombres ou agressifs, mais toujours mélodieux. Ils collaborent souvent avec des invités et des MC’s tels que les Dutch Norris, Blue Samu, Miss Angel et d’autres jeunes talents de la scène hip hop r'n'b Belge.

Pour ce nouveau single « Crazy » ils ont travaillé avec le talentueux David Ngyah (gagnant du concours 'De Nieuwe Lichting' de Stubru) qui apporte aussi une touche de soul !

A découvrir ici 

Que se cache-t-il donc derrière les pins ?

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C’est en janvier 2017 que Behind The Pines est né. Mixant sons modernes et racines rock, le groupe rock bruxellois traverse les âges, donnant vie à ses émotions à travers une musique aérienne et punchy au son singulier.

En 2018, un premier Ep paraît. Le single éponyme "In The Mirror" est très rapidement soutenu par les médias belges, permettant au groupe de multiplier les émissions radios, tv et les articles de presse.

En février 2019 sort, annonciateur du prochain Ep, le nouveau single ''What Do We Choose''.

Accueilli avec enthousiasme, le titre est placé en rotation sur de nombreuses radios belges et également en France, Suisse et Angleterre.

Le 17 mai 2019 marque la sortie du nouvel Ep, ''Secret'', signant l’aboutissement de deux années de travail. 

Le quatuor belge se produit alors sur de nombreuses scènes et festivals, partageant l'affiche avec des artistes tels que Hooverphonic, Puggy, Typh Barrow, Mustii, Birdpen, pour ne citer qu'eux. 

En concert :

08/06/2019 : BELVEDERE (with Tanae) (Namur) BE
12/06/2019 : WATER RATS (London) UK
21/06/2019 : FIESTA DU ROCK (with SoarLosers) (Flemalle) BE
29/06/2019 : VERDUR (Namur) BE
18/07/2019 : FRANCOFOLIE DE SPA (Spa) BE
16/08/2019 : SABLON FESTIVAL (Bruxelles) BE
17/08/2019 : LES MUSICALES DE BOUILLON (Bouillon) BE

Découvrez l’univers de ce quatuor ici 

La vie est belle !

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Alors que Valentine Croughs a vu le jour à Uccle, en Belgique, Lady Valentine est née au Bénin. Elle est baptisée ainsi par le rappeur local Saint-Maurice, au terme d’un voyage initiatique opéré en 2016 qui influencera fortement son projet musical.​

Sur des sonorités électro-pop ou acoustiques, Lady Valentine exprime ses tourments dans un univers malgré tout coloré et chaleureux. Tel un cri d’urgence venu des tripes d’une jeune femme qui se bat pour exister et trouver sa place après les épreuves que la vie lui a imposées.​

En 2013, alors qu’elle mène une vie ‘plan B’, son quotidien parisien la fait suffoquer. La thérapie suit le burn out, la dépression, l’urgence. Puis vient la libération du voyage. Mais l’errance en Asie est vite interrompue.

Le décès de son frère aîné la ramène brutalement en Belgique, dans une réalité inacceptable.

L’auteure, compositrice et interprète trouve une échappatoire dans la musique. Elle compose ses premiers titres, guidée par le souvenir de son frère Olivier journaliste au Soir, décédé il y a 5 ans, aux 20km de Bruxelles, d'une crise cardiaque à 27 ans : « La vie est Belle ».​

Ce morceau donne son titre et son intention à son premier album, prévu pour cet automne.

De nombreuses rencontres artistiques, comme avec le pianiste Ben Bruyninx, les producteurs Max Montagne, Konoba ou encore Nico D’Avell, lui permettent de développer ses mélodies.

En 2018, la sortie du premier EP de Lady Valentine, « Scoop », marque le début d’une nouvelle histoire.

Ce bel hommage est à voir et écouter ici :

Nino Ferrer renaît de ses cendres…

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Transformer la mélancolie en nostalgie, l’amour perdu en rythme électronique.

C’est ce que propose Bon Entendeur en revisitant l’un des classiques de Nino Ferrer, « La Rua Madureira ».

Ce nouveau clip réalisé par Alice Kong nous invite à l’angle d’une rue brésilienne, dans un espace-temps inédit. Un espace dédié à l’amour des mots, des mélodies dans lequel il est facile d’entrer mais laborieux d’en sortir.

Bon Entendeur vs Nino Ferrer - La Rua Madureira est à découvrir ici

David Bartholomé atteint du syndrome de Sharko !

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Sharko revient en octobre avec un album électro-pop produit par Luuk Cox (Loic Nottet, Stromae, Girls in Hawaii), Jukka Jahnukainen (le surdoué de la nouvelle vague électro sandinave) et Stan Neff (Christine and the Queens, Camille).

Ragaillardi et fort d’une titanesque tournée de concerts à domicile (le fameux ‘Hometour’ : plus de 200 concerts en deux ans !), Sharko nous y propose, en formule complète, 12 nouvelles chansons.

Sharko a gravé en 20 ans – précisément !, des petits tubes chéris, tels « Spotlite », « Sweet Protection », « I Went Down » ou encore le magnifique « Never ». Et les nouveaux « Torches », « Rise » ou « I Found Someone », pas encore sortis, sont déjà des classiques (NDR : on ne peut pas encore le dire, mais vraiment on le pense très fort) !

https://www.sharko.be/

Complètement perdus …

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Barry Moore est musicien, auteur et compositeur. Cet Irlandais est encore un enfant lorsqu'il plaque ses premiers accords sur la guitare de son père, alors musicien dans les clubs du nord de Dublin.

A l'âge de 10 ans, il quitte son pays natal avec sa famille pour s'installer à San Francisco. C'est en Californie, qui l'inspire tant, que naît sa vocation de l'écriture et de la musique, ponctuée comme beaucoup d'adolescents par la pratique du surf.

De retour en Europe, Barry Moore se produit dans les rues et les scènes musicales de Dublin à Londres en passant, entre autres, par Salamanque et Paris. A cette époque, il se forge une solide dimension de musicien et de compositeur, créateur de mélodies et de rythmes aux nuances aussi variées que les pays dans lesquels il se produit.

Deuxième signature après Jain du label Spookland Records, Barry Moore nous dévoile son premier EP 'Lost Boys' ici

Priests

Une messe pas très catholique…

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Responsable d’un superbe second album, « The seduction of Kansas », paru en avril dernier, Priests se produisait ce lundi 20 mai au Witloof Bar du Botanique. Un site presque désert, puisque seul ce concert y était programmé. Issue de Washington D.C, la formation a été réduite à un trio suite au départ de la bassiste Taylor Mulitz, qui a rejoint Flasher. Et si Janel Leppin a collaboré aux sessions d’enregistrement du dernier elpee, elle ne participe apparemment pas aux tournées. Pratiquant une musique qui oscille entre punk et post punk, le band se signale également par des lyrics engagés, socio-politiques, mais également féministes…

Lorsque le combo grimpe sur l’estrade vers 20h15, il doit y avoir une petite centaine de fidèles dans la chapelle. Pour ce périple, le line up bénéficie du concours de la bassiste Alexandra Tyson. Vêtue de noir, y compris le pantalon en cuir, longue chevelure de jais, elle affiche une attitude particulièrement placide, presque mystique. Daniele Daniele, la drummeuse, s’installe en arrière-plan. Devant son tapis de pédales, lunettes épaisses et classiques sur le nez, GL Jaguar ressemble à Ahmed Laaouej, mais en taille XXL. Quant à la chanteuse Katie Alice Greer, on la verrait bien jouer le rôle de Marilyn Monroe, au cinéma. Très jolie et sexy, elle a enfilé une robe décolletée de teinte jaune canari, courte et moulante, en latex vintage. Ses bas-résilles sont retenus par des porte-jarretelles et elle est chaussée de demi-bottes de cow-boy. Et tout au long du set, aguichante, glamour, elle va se déhancher sensuellement. Lors de la communion, on lui donnerait bien le petit Jésus sans confession et sans se faire prier…

La célébration s’ouvre par « Pink white house » et déjà on est impressionné par la voix de Katie, qui pourtant, et elle le signalera, n’est pas au top car, confesse-t-elle, elle a une grenouille (NDR : de bénitier ?) dans la gorge, suite à des problèmes de santé. Alors imaginez le potentiel si cette voix était immaculée ! D’ailleurs, parfois on pense à Adèle, Patti Smith ou même Siouxsie Sioux. Son amplitude lui permet de chuchoter un instant et libérer toute sa puissance, le suivant. Tout au long de « Good time Charlie », la ligne de basse devient carrément cold, dans l’esprit du Cure. Et pour accentuer ce climat, les interventions de gratte adoptent alors un profil atmosphérique, célébré en son temps par Robert Smith, Dik Evans (Virgin Prunes) et surtout Tristan Garel-Funk (Sad Lovers & Giants) ; une impression qui va se confirmer à plusieurs reprises, lors de cet office. Le groupe reprend le « Mother » de Dantzig ; se réappropriant la chanson pour la transformer en ‘protest song’ en faveur des droits des femmes en matière de procréation. Katie et Daniele troquent leurs places pour le funkysant « I’m clean » et « 68 screen ». De petite taille, le pantalon bouffant, cette dernière possède également une superbe voix, qu’elle n’assurait jusqu’alors que pour les backing vocaux. Et entre les morceaux, elle tente de prêcher quelques mots en français. Sympa ! Mais si Katie est partie s’asseoir sur le siège derrière la batterie, elle n’en joue pas, se contentant de contempler pieusement la boîte à rythmes tout en assurant également la contre-voix. Elle revient alors à l’avant-plan pour « The seduction of Kansas », le titre maître du nouvel opus. Le drumming de Daniele devient carrément frénétique tout au long de l’enlevé « Carol ». Sommet du set, « Nothing feels natural » se révèle plus complexe, même dans les vocaux. Faux départ pour « Texas ». La gratte de GL est désaccordée. Quelques secondes plus tard, tout rentre dans l’ordre, et lors de ce titre, Daniele imprime un tempo new wave à la compo, en frappant sur ses fûts à l’aide de ses maracas. Elle revient prendre le lead vocal sur « No big bang, un titre post punk caractérisé par des vocaux déclamatoires, presque hip hop, alors que les accords de basse tournent en boucle, comme s’ils cherchaient à s’enfoncer religieusement dans votre conscience… Après le sauvage « Control freak », le show s’achève par le superbe single baptisé « Jesus son » ; et c’est sous la bénédiction de l’auditoire que Priests quitte l’autel… Adorable !

Tracklisting

Pink White House
Good Time Charlie
JJ
Mother
Youtube Sartre
I'm Clean
68 Screen
The Seduction of Kansas
Carol
Nothing Feels Natural
Texas
No Big Bang
Control Freak
Jesus Son

Pour lire ou relire la chronique de « The seduction of Kansas », c’est ici