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Les Nuits Botanique 2019 : jeudi 25 avril

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Soirée rock’n’roll dans le cadre des Nuits Botanique, ce jeudi 25 avril sur l’ensemble du site. Votre serviteur a choisi la Rotonde où se produiront Raketkanon, qui vient de publier son troisième elpee, sobrement intitulé « RKTKN # 3 », et en supporting act, Daggers. La première formation est gantoise, la seconde liégeoise.

En entrant dans l’hémicycle le personnel de la sécurité invite les spectateurs à rester debout, car la salle risque d’être blindée.

Daggers est un quatuor qui implique le drummer Yannick Tönnes, le bassiste Thomas Fagny, le guitariste Thierry Tönnes et le chanteur Gregory Mertz. Une formation qui compte déjà 12 années d’existence et jouit d’une certaine notoriété à l’étranger. Son dernier elpee, « It’s Not Jazz, It’s Blues », remonte quand même à 2014, et il va nous en dispenser de larges extraits. C’est ce disque qui avait permis au combo de s’exporter. Dans la salle, on aperçoit des membres de Cocaine Piss. On peut toujours rêver, mais pourquoi pas une jam ? On va tout de suite couper les ailes au canard, les musiciens de la Cité Ardente resteront bien sagement à leur place.

La voix du chanteur est particulièrement rauque. Le band pratique une musique alternative, fondamentalement rock mais fruit d’un cocktail entre garage, doom, metal, prog et sludge. Bien équilibré, le set va démontrer toute la maturité du combo sur les planches et puis surtout va permettre de bien chauffer la salle. Comme si on n’était pas déjà plongé dans une fournaise… 

Raketkanon vient donc de graver un tout nouvel opus. Intitulé « RKTKN # 3 », il a été mis en forme, et pour la troisième fois, par célèbre Steve Albini (Pixies, Nirvana, P.J. Harvey et bien d’autres). A l’instar des trois précédents long playings, les compos portent le titre d’un prénom masculin ou féminin (NDR : « Nico Van Der Eeken » a aussi droit au nom de famille !).

Ce quatuor réunit le chanteur Pieter-Paul Devos, le bassiste/claviériste Lode Vlaeminck, le guitariste Jef Verbeeck et le drummer Pieter de Wilde. Placé à droite du podium, Devos fait face à son micro et à une table truffée de manettes en tous genres, destinées à moduler sa voix. Et il a préparé un fil suffisamment long pour son microphone, afin de se lancer dans la foule. C’est un rituel !

Mais grosse surprise, le morceau d’entrée, « Robin » est plutôt paisible. Pieter-Paul caresse sa semi-acoustique, en susurrant ses mots. Le groupe se serait-il assagi ? Que nenni ! Dès le deuxième titre, « Hanz », en à peine plus de 3 minutes, le set s’embrase. Devos chante d’une voix nerveuse, un peu distordue, en flamand en anglais et dans une langue qu’il a inventée : le rocket cantonais. Plutôt noisy, la musique est entretenue par des riffs de gratte graisseux, huileux, chargés de testostérone ainsi que par un drumming tribal, sauvage, mais métronomique.

Si le band est totalement déjanté sur l’estrade, Devos plonge régulièrement dans la foule qui le porte à bout de bras, tout en continuant à chanter. Et à travers ce show, on sent une grande complicité entre la foule et le band. Finalement, on est surpris lorsque le band se retire. Mais rapidement, il revient pour nous réserver trois derniers titres, tout aussi percutants et énergiques. Probablement déjà un des meilleurs moments de cette édition 2019 des Nuits. Si vous n’avez jamais assisté à un concert de Raketkanon, ne les manquez surtout pas quand il passera près de chez vous. C’est un groupe vraiment taillé pour le live !

Setlist : « Robin », « Hanz », « Nico Van Der Eeken », « Florent », « Harry », « Fons », « Suzanne », « Herman », « Ricky », « Ernest », « Lou ».

Rappel : « Mélody », « Judith », « Abraham ».

Raketkanon + Daggers

(Organisation : Botanique)   

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Les Nuits Botanique 2019 : mercredi 24 avril

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Triple affiche ce mercredi à l’Orangerie du Botanique qui accueille, dans le cadre des Nuits Botanique, Alice Phoebe Lou, une Sud-africaine établie à Berlin, Halehan, un chanteur/compositeur bruxellois que votre serviteur avait découvert en supporting act d’Asgeir au Cirque Royal, il y a 2 ans, toujours dans le cadre du même festival, et Olmo, invité depuis deux jours à peine, Un Italien qui partage sa vie entre Londres et Berlin. Et la soirée est décrétée sold out !

Alias Francesco Lo Giudice, Olmo est un pote à Alice. Lorsqu’il débarque sur les planches, il y a déjà pas mal de monde dans la fosse. Si sa musique oscille entre électro et acoustique, sa voix est plutôt soporifique, voire fausse. On a l’impression qu’il est un peu à côté de ses pompes. Ce qui explique peut-être pourquoi il a enfilé des chaussettes de couleur différente. Il alterne entre claviers et gratte, mais manifestement, il n’est pas très à l’aise sur l’estrade. Trop approximative, sa prestation incite votre serviteur à s’éclipser au bout de trois chansons… 

Né en 1994, Alexandre Lambrecht a choisi le pseudo Halehan comme nom de scène. Cet auteur, compositeur et chanteur belge puise manifestement ses influences chez Bon Iver, Norah Jones, Chet Baker ou encore Peter Doherty.

Il chante en s’accompagnant à la gratte acoustique ou électrique, et se sert d’une basse lors de l’interprétation de son dernier single, « Kind of blue », une compo qui fait un véritable tabac sur les ondes radiophoniques, en Belgique. D’autant plus qu’il a une très belle voix, chargée de feeling, et très susceptible de faire craquer le public féminin, une voix qu’il peut rendre nasillarde, à la manière de Max Colombie d’Oscar And The Wolf. Halehan va passer en revue l’essentiel des plages de son Ep, « Temple Of Maia », mais faute de temps, il n’a pu clore son concert par « Snow », morceau prévu dans la setlist. Par contre, il a bien interprété son single phare, « Whirlwind ». Au cours de sa prestation, il est rejoint par la jeune Camille Camille. Ensemble, ils brodent délicatement leurs voix en harmonie, un peu comme de la fine dentelle. Interactif et particulièrement sympa, il s’adresse à la foule en trois langues.

Derrière les ivoires, il nous réserve un excellent « Gene’s man », un morceau de hip hop teinté d’électro et de jazz, qui figurera sur son prochain Ep. La foule est conquise par le set de ce talent à l’état brut, déjà qualifié par certains médias de nouvelle perle du folk. A vivement conseiller si vous appréciez Lias Hannigan, Damian Rice ou encore Tamino

Setlist : « Maia », « Dragon », « Whirlwind », « Shades », « Waterbird », « Cause Of You », « Humi », « Gene’S Man », « Kind Of Blue », « Snow ».

Alice Phobe Lou possède une approche farouchement indépendante de la musique. Epurée, sa musique est profondément ancrée dans le blues et le folk, un style qu’elle a développé dans les rues de Berlin où elle s’est installée. Elle connaît bien Bruxelles, car ses grands-parents y ont vécu et sa mère y a étudié. Elle a autoproduit son deuxième elpee, « Paper Castels », un disque paru en mars dernier et dont elle va nous réserver de larges extraits. 

Longs cheveux blond platine, plutôt jolie, vêtue d’un short argenta, elle débarque sur le podium, flanquée de ses musicos. En l’occurrence un drummer, un guitariste et un bassiste. Elle opère les derniers réglages des micros et des retours de scène, pendant que ses musiciens meublent l’intermède…

Le set s’ouvre par « Something Holy » et embraie par « Girl On An Island », deux morceaux assez consistants, allégés par les interventions de flûte traversière. Egalement très interactive, Alice occupe tout l’espace scénique. Elle se sert également épisodiquement d’une gratte. Les sonorités puissantes du saxophone boostent littéralement « Skin Crawl » et « My Outside ». La voix de Lou est feutrée, délicate et aérienne. Techniquement, ses musiciens sont irréprochables. Le set s’achève par « She », une compo tirée de la BO du film « Bombshell » et nominée aux Oscars. Quand elle entame ce titre, un fol enthousiasme empare l’auditoire. Faut dire que bon nombre de spectateurs connaissait ce hit et attendait impatiemment qu’elle l’interprète. Mais vu la version un peu trop molle du genou, le soufflé est rapidement retombé. Dommage, car le reste du show a parfaitement tenu la route…

Setlist : « Something Holy », « Girl On An Island », « Nostalgia », « Want Me » (cover Puma Blue), « Plastic » (cover Moses Sumney), « Drive », « Fynbos », « Skin Crawl », « Paper Castles », « My Outside », « New Song », « Galaxies », « She »

(Organisation : Botanique)

Alice Phoebe Lou + Halahan + Olmo

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Tedeschi Trucks Band

Dans leur trip !

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Englué dans les embouteillages, votre serviteur débarque en retard, à l’Ancienne Belgique, pour assister au concert du Tedeschi Trucks Band. Faudra donc se contenter d’un emplacement au premier balcon. Dès lors si la situation n’est pas problématique pour écouter la musique, elle l’est davantage lorsqu’on souhaite observer les mouvements des artistes…

Le groupe a été fondé à Jacksonville, en 2010, par un couple, réunissant Susan Tedeschi and Derek Trucks. Ce dernier n’est autre que le neveu du batteur et membre fondateur de l’Allman Brothers Band. Agé de 39 ans, il y a d’ailleurs sévi de 1999 à 2014, année de fin de parcours du mythique band géorgien. Au sein de ce nouveau projet, il se consacre à la guitare. Tout comme son épouse, qui se charge des vocaux.

Sur les planches, la paire est soutenue par un collectif de 10 musicos. En l’occurrence, les drummers Tyler Greenwell et JJ Johnson, plantés sur leur estrade, en arrière-scène, le bassiste Brandon Boone (NDR : qui a remplacé Tim Lefebvre) et un préposé aux claviers (Hammond, …), qui semble sortir tout droit du Quartier Français de la Nouvelle Orléans. Sans oublier les trois choristes, dont un possède une voix proche de Joe Cocker, et un trio de cuivres constitué de Kebbi Williams à la trompette, Ephraim Owens à la trompette et Elizabeth Lea au trombone, cette dernière participant également aux chœurs.   

La voix de Susan est à la fois soul et sablée ; puissante, elle évoque même celle de Beth Hart. La setlist va nous réserver de nombreux extraits du dernier elpee du Tedeschi Trucks Band, « Signs », paru en février dernier, mais également cinq reprises de classiques signés Willie Nelson, Bob Dylan, Spooner Oldham, The Box Tops et Matthew Moore.

Oscillant entre blues, rhythm and blues à coloration 70’s, funk et americana, le répertoire est bien chargé de groove, concédant cependant certains morceaux plus langoureux. Bien que techniquement irréprochable, Derek est plutôt discret sur les planches. Son toucher de cordes rappelle qu’il a fréquenté le Berklee College of Music comme John Mayer et Eric Krasno. Il se produit le plus souvent aux côtés du claviériste, parfois quand même, près de son épouse, et se laisse même voler la vedette par ses musicos, qui vont même s’autoriser de nombreux solos. A l’instar de « Sweet Inspiration » de Spooner Oldham, au cours duquel chaque cuivre va y aller de son petit numéro. Le show va aussi permettre aux deux batteurs de mettre leur talent en exergue, démonstration soutenue par les choristes qui vont se muer en percussionnistes. On aura même droit à un moment plus exotique, fruit d’un cocktail entre musique indienne, rock, jazz et gospel, nous replongeant dans l’univers de Beatles sous influence…

Une constante quand même : on a l’impression que les musiciens vivent dans leur trip et ne se soucient guère de l’auditoire, celui-ci respectueux, se montrant pourtant très attentif. 

En rappel, la troupe va attaquer « Space Captain », une composition que Joe Cocker interprétait déjà chez Mad Dogs & Englishmen. La cerise sur le gâteau !

Setlist : « Shame », « High & Mighty », « Do I Look Worried », « Somebody Pick Up My Pieces » (cover Willie Nelson), « Down In The Flood » (cover Bob Dylan), « Don't Know What It Means », « The Letter » (cover The Box Tops), « Sweet Inspiration » (cover Spooner Oldham), « Let Me Get By », « Laugh About It », « When Will I Begin », « Midnight In Harlem », « Part of Me », « I Want More ».

Rappel : « Space Captain » (cover Joe Cocker)

(Organisation : Ancienne Belgique et Gracia Live)

 

Steve Hackett

Taking Belgium by the Sound...

Dans la liste des guitaristes les plus influents de l'histoire du rock, Steven Richard Hackett occupe une place toute particulière. Membre essentiel de Genesis pendant la période emblématique du combo (de 1971 à 1977), ce Londonien s’est forgé un style fluide, éthéré et hyper-mélodique, reconnaissable entre mille. Ce soir, il établit ses quartiers dans le Kursaal, à Ostende, pour présenter un nouveau spectacle solo, articulé autour de l'album culte de son groupe d'origine, « Selling England By The Pound »...

‘C'est le premier concert de la tournée ‘Genesis Revisited 2019’, annonce d'emblée le musicien après le premier titre. Vêtu très simplement de noir et arborant son inséparable écharpe en velours rouge, il est, suivant son habitude, d'un abord très discret, voire timide. On le sait, Steve Hackett ne porte pas de masque de renard ni de costume à motifs fleuris ; ce n'est pas Peter Gabriel ! Toute l'émotion est concentrée sur la musique et la sublime Les Paul dorée, dont il tire des sons cristallins, d'une beauté quasi-mystique.

La première partie du show est en quelque sorte un ‘panaché’, au cours duquel il interprète trois morceaux de son tout nouvel opus, « At The Edge of Light » : « Under the Eye of the Sun », « Peace » et « Fallen Walls and Pedestals » ; mais surtout six pistes de « Spectral Mornings », son chef-d'œuvre, qui fête ses 40 ans cette année. On se délecte ainsi de petites perles comme « Every Day », jouée en lever de rideau, « Tigermoth » en version instrumentale, « The Virgin and The Gypsy », taquiné à la douze cordes, suivies de « Clocks - The Angel of Mons », une évocation de l'ange qui, selon la légende, a protégé l'Armée anglaise lors de la bataille de Mons en 1914 et, enfin, la sublissime plage titulaire, fantomatique à souhait, probablement sa plus belle composition enregistrée en solo.

Fait étonnant, tant son dernier LP que « Spectral Mornings » traitent tous les deux de la vie après la mort. ‘A l'époque, en parler revenait à être traité de hippie’, ironise l'artiste ; ajoutant, ‘Aujourd'hui, la science s'est emparée du sujet et parle de phénomènes quantiques...’ Tiens, tiens, Sir Hackett serait-il également intéressé par les thèmes liés à l'élévation de conscience ?

Après une courte pause, place au plat de résistance du spectacle et ce n'est pas encore l’heure du souper (« Supper's Ready »), mais l'interprétation intégrale de « Selling England By The Pound », l'œuvre mythique de Genesis. Paru en 1973, « Selling... » constitue un des plus grands succès critiques, artistiques et commerciaux (numéro 3 en Angleterre) de la formation de rock progressif. Entre parenthèses : son titre revêt aujourd’hui une résonance particulière, à l'heure du Brexit...

En redécouvrant « Selling... » en live, on est frappé par l'incroyable richesse de cet elpee, tant au niveau des mélodies que dans les harmonies et les textures sonores. Mais, par-dessus tout, cette musique est d'une incroyable puissance. Elle vient, entre autres, de l'intensité du chant de Peter Gabriel, reproduit ce soir à la perfection par l'Américain Nad Sylvan (Agent of Mercy). Ce n'est plus Nicky Beggs, parti rejoindre Steven Wilson, qui se charge de la basse, mais bien le Suédois Ronald Reingold. Rob Townsend (flûte, saxophone et clarinette) et Roger King (claviers) sont, eux, de fidèles acolytes.... de voyage (hum...) pour Steve H. Par contre, pour Craig Blundell, qui milite également au sein du backing group de Steven Wilson, il s’agit d’une première car il vient juste de rejoindre le band afin de remplacer Gary O'Toole. Hackett se fendra d'ailleurs d'une petite remarque admirative pour l'efficacité manifestée par le musicien qui est parvenu à maîtriser le nouveau répertoire en si peu de temps.

Comme il fallait s’y attendre, « Firth of Fifth » constitue un des moments les plus magiques du concert. Un tour de force musical illuminé par un solo d'anthologie à la gratte. Pourtant, alors que déchirante, la mélodie suit son cours, soudain, le Maître oublie une note au passage ; ce qui n'a pas échappé aux oreilles de votre serviteur. Mais il se rattrape bien vite, entraînant le public dans un univers onirique, hallucinant de beauté. Au moment de la célèbre note qui reste perchée sur un long 'sustain', le spectre de Carlos Santana se met à planer. De quoi soutenir la thèse selon laquelle ce dernier a exercé une influence sur le jeune Steve, au début de sa carrière. Mais les guitaristes que Steve a, à son tour, influencés sont légion. Parmi ceux-ci figure Eddie Van Halen, qui a déclaré avoir développé sa technique de 'tapping' sur le manche après avoir vu Hackett en concert avec Genesis.

La partie finale du show nous permettra de découvrir un titre inédit de ce groupe légendaire, « Dejà Vu », une démo qui n'avait pas été retenue pour le tracklisting de « Selling... » mais que Hackett est parvenu à finaliser de nombreuses années plus tard, en 1996 très exactement, après avoir, précise-t-il, reçu ‘la bénédiction de Peter Gabriel’, qui avait composé l'ébauche originale. 

Avant que le rideau ne tombe, le public prend en pleine face « Dance On A Volcano », un brûlot extrait de « A Trick of The Tail ». Quant au rappel, il s'ouvre sur le très rythmé « Myopia », suivi du bien nommé « Los Endos », un instrumental idéal pour servir d’outro au concert... Le point d'orgue idéal pour une prestation en tous points exceptionnelle. No doubt, tonight, Steve Hackett has been 'taking Belgium by the Sound'....

Setlist

Set 1:

Every Day
Under the Eye of the Sun
Fallen Walls and Pedestals
Beasts in Our Time
The Virgin and the Gypsy
Tigermoth
Spectral Mornings
The Red Flower of Tachai Blooms Everywhere
Clocks - The Angel of Mons

Set 2 (Selling England by the Pound):

Dancing With the Moonlit Knight*
I Know What I Like (In Your Wardrobe)*
Firth of Fifth*
More Fool Me*
The Battle of Epping Forest*
After the Ordeal*
The Cinema Show*
Aisle of Plenty*
Déjà vu
Dance on a Volcano*

Encore:

Myopia / Los Endos / Slogans

Organisation: Live Nation

Ericnemo

Fragile

Écrit par

Ericnemo est loin d’être un néophyte, car outre sa carrière solo, il a milité et milite encore au sein de plusieurs groupes, composé des B.O. pour le cinéma et le théâtre et participé à l’enregistrement de nombreux albums, comme musicien de studio.

Multi-instrumentiste, cet auteur-compositeur appartient à la scène toulousaine et nous propose son premier opus en solitaire, un disque qui fait suite à un Ep 6 titres, publié en 2003.

« Fragile » a uniquement été gravé en vinyle et en digital. Le deuxième album est uniquement disponible en MP3 (code également à l’intérieur de l’elpee), et se consacre davantage à la chanson française, et se révèle globalement moins intéressant…  

Bref on se consacrera à l’essentiel, soit aux dix plages de ce long playing, qui mêlent des guitares bien rock aux mélodies pop et à la poésie française. Le tout parfois teinté d’un zeste d’électro. Et si le résultat tient parfaitement bien la route, il n’est pas vraiment facile à cerner. On décèle quand même quelques références classiques, qui oscillent de H-F Thiefaine (le climat au sein duquel baigne « Les autres ») à William Sheller (l’enlevé « Ceux qui l’ont quitté »), en passant par Bob Dylan (« Quand j’étais vieux », souligné par un harmonica et tapissé par des claviers rappelant ceux que Garth Hudson, l’organiste du Band), Serge Gainsbourg (les arrangements de « L’impossible ») et même les Beatles (« A la renverse »). Il doit certainement y en avoir d’autres, mais elles sont bien cachées. Certaines pistes libèrent même une fameuse intensité électrique, à l’instar du percutant « Puzzle », alors que d’autres (« Papillon », notamment) sont enrichies de chœurs. Bref cet opus ne manque certainement pas de charme, mais son équilibre est fragilisé par la voix un peu trop monocorde, quoique claire, d’Ericnemo, qui véhicule des textes probablement autobiographiques, mais restitués dans un contexte existentiel au sens large du terme… 

Roméo Elvis

Quand un rêve se réalise…

Écrit par

Ce samedi 20 avril, Roméo Elvis se produit à Forest National. 8 500 personnes sont attendues. Le concert est donc soldout. Hier, il entamait sa tournée au Zénith de Paris. Roméo reconnaît d’ailleurs y avoir été impressionné, mais que, ce soir, il est chez lui à Bruxelles. Il vient de publier son véritable premier album, « Chocolat », il y a 8 jours à peine et il est déjà numéro 1 des ventes en Belgique et 3 dans l’Hexagone. Chouette initiative, le public bénéficie d’une distribution gratuite de chocolat, à l’entrée. 

L’Or du Commun et Lord Gasmique assurent les supporting acts.

Agé de 20 printemps, Stéphane-Antoine Eklou a choisi pour patronyme Lord Gasmique. Il est soutenu par un second Mc’s et un préposé aux manettes, planté derrière une table placée à droite. Pendant 20 minutes, il va parler d’or, inviter l’auditoire à lever les mains en l’air, devant une fosse encore dispersée, mais déjà bien en forme…

L’Or du Commun embraie. Un set plus court, mais dispensé dans le même esprit que celui accordé à l’AB, ce 12 avril (voir compte-rendu ici). Quelques moments forts : « Truman show » et surtout « Homosapiens » qui va encore mettre le feu à l’auditoire ; mais pas de smartphones ouverts pendant « Telephone », pour recréer le fameux tapis d’étoiles…  

Roméo Elvis s’est établi près de Forest et avait un jour imaginé qu’il allait remplir FN. Son rêve s’est donc réalisé.

Un grand rideau jaune masque l’arrière de la scène. Sous les cris, les applaudissements et les infrabasses qui résonnent derrière la tenture qui finit par tomber, Roméo crie ‘Bruxelles ‘. Il est attaché à un harnais, balance les pieds, et atterrit à l’avant du podium. Un immense écran de lumière inonde les planches. Ses musicos sont perchés sur deux estrades lumineuses. Celle de droite héberge le drummer Sammy Wallens et Victor Defoort à aux claviers. Celle de gauche, Lennard Vink (NDR : un Néerlandais) aux claviers et Benoît -Asian Rocky - Do Quang aux machines. Ces trois derniers se consacrent également, suivant les circonstances, aux grattes (basse ou guitare). Deux d’entre eux et Roméo vont même conjuguer leurs six cordes sur « Drôle de question ». 

Le titre maître de son elpee ouvre le show. Elvis nous réserve ensuite un « Dessert » gouteux et savoureux. Chaud-boulette, le public réagit au ¼ de tour. On est loin des petits concerts accordés en compagnie de ses potes de Motel, devant une centaine de personnes, et pour lesquels la setlist était calée dans un ordinateur. De gros moyens ont été mis en œuvre pour rendre ce concert exceptionnel (light show, vidéos, scène mobile rectangulaire manœuvrée par les fils métalliques depuis le plafond, susceptible de se transformer en écran ou rampes de spots). Pendant « Respirer », « Normal » et « Parano », calligraphiés, les titres s’inscrivent un peu partout sur les écrans en arrière-plan. Sur ce dernier morceau, le fils de Marca et de Laurence Bibot vient au bord du podium pour libérer son flow aux paroles poétiques. Le refrain de « Bébé Aime La Drogue » est repris en chœur par la foule. Premier invité, casquette blanche vissée sur le crâne, Zwangere Guy participe à l’interprétation de « Kuniditdoen (« We Zijn Overal »). L’union fait la force, vive la Belgique ! Le setlist recèle de larges extrais de « Chocolat », mais également des classiques issus des Eps « Morale », « Morale 2 » et « Morale Deluxe ». « Pogo » (NDR : une plage chantée en duo avec M, sur disque) provoque inévitablement cette danse virile dans la fosse. Génial ! Roméo se roule au sol, comme s’il se débattait pour échapper à des démons intérieurs. Sa sœur, Angèle, est bien sûr de la fête. Ils apparaissent, tous deux, en haut de la scène mobile. Elle et son frangin se partagent les vocaux sur deux compositions plus paisibles, « J’ai Vu » et « Tout Oublier ». La foule est alors aux anges.

Autre guest, Lomepal vient booster «1000 Degrés ». Et en rappel, « Malade » va littéralement retourner la salle. Pour votre serviteur, c’est le concert de l’année.

Setlist : « Chocolat », « Dessert », « Bébé Aime La Drogue », « Respirer », « Drôle de Question », « Les hommes Ne Pleurent Pas », « Kuniditdoen (« We Zijn Overal ») », « Normal », « Pogo », « J’ai Vu », « Tout Oublier », Lenita », « Dis-Moi », « Parano », « 300 », « 1000 Degrés », « Tu Vas Glisser », « Trois Etoiles », « Ma Tête »

Rappel : « Bruxelles Arrive », « Nappeux », « Malade ».

(Organisation : Back In The Dayz)

Un peu de force et beaucoup d’amour …

Écrit par

Parsemé de titres tantôt engagés, tantôt tendres, "Force et Amour" le premier LP de Charlotte laisse transparaître les méandres d'une jeune femme face à un monde quelque peu insensé.

Des voyages aériens malgré tout ancrés par des mots droits et méticuleusement choisis, des vagues de douceurs qui tendent à vous rappeler que vous n'êtes pas seul à lanciner et qu'il est bon de lanciner ensemble. De l'espoir, du partage, de l'amour, de la force.

Nouvelle princesse de la dream-pop, la chanteuse namuroise s'est forgée un prénom en publiant quatre singles empreints de mystère. Des titres courts, des refrains entêtants, des textes énigmatiques et des mélodies qui planent, c'est le résultat de sa collaboration avec le multi-instrumentiste Nico D'Avell.

Diplômée du Cours Florent, Charlotte réalise ses clips dont les story-boards oniriques sont illuminés des chorégraphies signées par sa frangine Betty Mansion.

Un univers qu'elle a réussi à imposer !

« Je plane » est disponible ici

 

 

 

Deux noms, deux sœurs, mais une passion commune !

Écrit par

CÉLÉNASOPHIA, né de la fusion de leurs deux prénoms, propose une chanson française réaliste urbaine. En 2015, les deux sœurs gravent un premier Ep qui leur permet d'arpenter leurs premières grosses scènes en Belgique (Botanique, Francofolies de Spa, BSF,...) et à l'étranger (Suisse, France,Canada, Côte d'Ivoire). Elles participent deux fois aux Rencontres d'Astaffort lors desquelles Francis Cabrel et son équipe les aident à peaufiner leur répertoire.

Dès 2016, le duo (Céléna, auteur-compositeur-interprète et Sophia, compositeur-interprète) décide de recruter un troisième musicien : Jérôme Magnée (Dan San,Yew, Ebbène...). C’est avec lui qu’elles remportent la médaille de bronze aux Jeux de la Francophonie d'Abidjan en 2017. C’est à Jérôme qu’elles confieront également la direction artistique de leur prochain opus qui verra le jour courant 2019, en habillant leurs compositions d'arrangements actuels aux sonorités urbaines.

« Seul Hôtel », leur nouveau titre de poésie urbaine est teinté d’une pointe de surréalisme. Il s’éloigne de la variété française et invite à la rêverie, à l’éveil d’images mystérieuses.

« Seul Hôtel », c’est un hymne à la solitude, c’est aussi le nom d’un hôtel imaginaire, un refuge pour se retrouver et extérioriser ses émotions à l’abri du regard des autres.

Le clip est réalisé à la manière d’un court métrage par Martin Landmeters et Caroline Taillet, tous les deux réalisateurs de la websérie « La Théorie du Y » de la RTBF, saluée par la critique.

Envie de découvrir ce clip ? Alors, cliquez ici 

 

 

Roman ne parle déjà plus Breton…

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Réaliser un album comme on accomplit un trip, un voyage semé de rencontres pour cerner notre époque et en restituer la pulpe. C'est dans cet état d'esprit que Roman Rappak a créé le nouveau collectif MIRO SHOT.

Roman est l'ex-chanteur-leader de l’excellent BRETON, un groupe anglais qui a émergé en 2012, grâce à l’album « Other People’s Problems », et confirmé lors de la sortie de « War Room Stories », en 2014.

Ces 2 elpees, bien reçus par la presse ont permis à BRETON de fidéliser son public. Un public qui a vécu quelques moments mémorables, lors de concerts accordés, notamment au Casino de Paris et dans le cadre des Vieilles Charrues.

Le chapitre BRETON définitivement clos, Roman s'est donc lancé dans une nouvelle aventure artistique avec pour objectif de bousculer les formats classiques d'écoute et leurs adaptations en live.

C'est ainsi que MIRO SHOT, le collectif ouvert dont Roman est l'instigateur, explose le sacro-saint concept de music band, trop fermé, trop propriétaire, et le transforme en une communauté open-source, où collaborent et interagissent musiciens, développeurs, architectes, designers, expérimentateurs, auditeurs...

Formé d'un noyau dur de 50 personnes, et d'une plateforme participative comptabilisant plus de 500 intervenants, MIRO SHOT casse les anciennes binarités paradoxalement à l'aide de langage binaire, et fait sien ce conseil de Dali aux jeunes peintres : ‘Surtout, ne vous souciez pas d'être moderne, car quoique vous fassiez, vous l'êtes déjà’

Et ainsi donc, l'aventure MIRO SHOT a déjà commencé à travers le premier single 'Leaders in a Long Lost World' et se poursuit sur un second intitulé « Boston Dynamic », disponible depuis ce 5 avril.

A écouter ici 

 

 

Un ‘Début de soirée’ qui s’annonce réussi !

Écrit par

Le nouvel album d’Ébbène, "Début de soirée", est dans les bacs depuis le 26 avril 2019. Naviguant entre pop, folk et chanson française, ses compos jouent la carte du naturel et de l’épure. Elles vont à l’essentiel et touchent les cœurs. Sans détour...

Ébbène reflète l’aventure d’un passionné qui croit aux pouvoirs du récit. Mêlant storytelling et arrangements folk, les premiers titres du projet témoignent d’un lyrisme maîtrisé.

S’il semble désenchanté, l’artiste belge se distingue par l’acuité d’un regard qui s’amuse à traquer les incohérences et les ratages du quotidien : qu’il s’agisse du triomphe de la conformité (‘Tout le monde ne fait rien comme personne, et tout le monde a vu Barcelone’… T’as sûrement tatoué tes vingt ans ; tu parles encore en noir et blanc…’) ou des relations décevantes (‘Depuis toi l’amour me va comme un coup de poing dans la gueule’), Ébbène déploie au fil de ses morceaux une poésie au détail délicat et corrosif, attentive à la signification des petits faits et gestes de ceux qui l’entourent.

Assumant une position de retrait, en marge de la cohue (‘Je laisse passer les gens qui vivent’), sans pour autant céder au rêve impossible de ‘penser à ne penser à rien’, l’artiste se présente comme un collectionneur de moments et de portraits (‘J’ai un carnet bleu dans la poche où je note toutes les images’) et affirme d’emblée qu’il faudra compter avec lui puisque, comme il l’indique, ‘Mordre la poussière n’est pas envisagé’

Plongez-vous dans la « Nuit américaine » ici 

 

En mode automatique !

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Intitulé "Automata", le nouvel opus d’Hydrogen Sea, est sorti le 12 avril !

Le duo revient sur le devant de la scène sous une toute nouvelle forme : Birsen Uçar et Pieterjan Seaux laissent en effet leurs ordinateurs de côté et embauchent trois nouveaux membres. Résultat ? Un quintet d'une intensité rare qui crée un son aussi dynamique que particulier !

Hydrogen Sea ne rompt cependant pas avec le style de son premier album « In Dreams », mais remplace le son numérique par un son plus analogue. À deux, seuls avec leurs ordinateurs, le groupe perdait le côté humain de la musique : ‘On était devenus esclaves de nos ordinateurs. Ils nous retenaient et ne nous permettaient plus de communiquer’. Grâce à la présence physique et créative de Patricia Vanneste (Balthazar), Joris Caluwaerts (STUFF.) et Steven Van Gelder (Tout Va Bien), Hydrogen Sea s’est transformé. ‘Nous sommes de nouveau des guerriers’, affirme la formation.

Un groupe plus grand, avec plus d’instruments : cela ne signifie cependant pas qu’il y a moins d’espace pour la voix de Birsen !

Les chansons et les textures de “Automata” dévoilent des mélodies plus matures, plus organiques. Les sonorités de la basse et des violons adressent un clin d’œil aux héros culte des années 70', comme Alain Goraguer et Jean-Claude Vannier. Les synthés donnent plus d’air et d’ombres, face à un son rêveur, qui les accompagne depuis leurs débuts.

Le groupe présentera son deuxième elpee, le 25 avril, à l'Ancienne Belgique.

En attendant, découvrez leur univers avec « Run », premier extrait, ici

 

 

Avec des si …

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Christine and the Queens vient de dévoiler le clip de " Comme si" réalisé par David Wilson (Arctic Monkeys, Tame Impala, Arcade Fire, …)

Inspirée du ‘Hamlet’ de Shakespeare, la vidéo bouscule le destin d'Ophélie en la ramenant à la vie.

La chorégraphie, basée sur des mouvements de krump, danse née dans le début des années 2000 à Los Angeles, a été imaginée par l’Espagnole Moon Ribas, alias Cyborg.

En tournée internationale, Christine and the Queens passera par la Belgique le 7 août aux Lokerse Feesten ainsi que le 14 août au Brussels Summer Festival.

L’extrait disponible ici 

 

 

Une nouvelle collaboration entre Patti Smith et Soundwalk Collective

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« The Peyote Dance » est le premier opus d'un triptyque qui sera publié par Bella Union au cours de la prochaine année. Baptisé « The Perfect Vision », il s’inspire des écrits de trois poètes emblématiques français : Antonin Artaud, Arthur Rimbaud et René Daumal. Cette nouvelle vision, c’est peut-être celle qui leur a permis de transcender les formes et les frontières, physiques et mentales. Enregistré dans la Sierra Tarahumara au Mexique, dans la vallée abyssinienne en Éthiopie et au sommet himalayen de l'Inde, il développe comme thématique l’idée que chaque paysage recèle des souvenirs endormis qui sont le témoin du passage humain. Chaque album retrace les pas des poètes, canalisés à travers des paysages sonores et musicaux enregistrés sur place, avec Patti Smith revisitant les mots inspirés par les paysages. Le triptyque marque un nouveau chapitre de la coopération entre Soundwalk Collective (Stephan Crasneanscki et Simone Merli) et Patti Smith, qui ont collaboré pour la première fois sur l'album « Killer Road », paru en 2016.

 

 

Neil Hannon s’intéresse à la bureaucratie politicienne…

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“Office Politics”, c’est le titre du nouvel album de The Divine Comedy qui paraîtra ce 7 juin 2019. C’est en quelque sorte, une suite à l’elpee « Foreverland », publié en 2016.

“Office Politics” est annoncé comme inventif, intemporel et peuplé de personnages généralement irrévérencieux. Neil a eu recours aux synthétiseurs, mais également et heureusement à des guitares, des orchestres, des accordéons pour composer des chansons sur l’amour et la cupidité.

En attendant, le single « Queuejumper” est en écoute ici

‘Office Politics’ Tracklisting:

1. Queuejumper
2. Office Politics
3. Norman And Norma
4. Absolutely Obsolete
5. Infernal Machines
6. You'll Never Work In This Town Again
7. Psychological Evaluation
8. The Synthesiser Service Centre Super Summer Sale
9. The Life and Soul Of The Party
10. A Feather In Your Cap
11. I'm A Stranger Here
12. Dark Days Are Here Again
13. Philip And Steve's Furniture Removal Company
14. 'Opportunity' Knox
15. After The Lord Mayor's Show
16. When The Working Day Is Done

http://www.thedivinecomedy.com

 

La cérémonie nuptiale de Morrissey

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« Wedding Bell Blues » est une chanson d’amour écrite et interprétée par Laura Nyro en 1966 et rendue célèbre par le groupe de r&b 5th Dimension en 1969. Morrissey et Billie Joe Armstrong, auteur-compositeur-interprète, producteur et comédien américain et surtout leader de Green Day, en ont réalisé une nouvelle version qui paraîtra ce 10 mai en single. C’est un extrait du futur elpee de Morrissey, « California Son’ here”, un disque réunissant des reprises des années 60 et 70, interprétées par Morrissey himself, un opus rehaussé par le concours de plusieurs invités et qui a été mis en forme par Joe Chiccarelli. L’album sort le 31 mai 2019.

Pour écouter le single, c’est ici

Tracklist:

1. Morning Starship (Jobriath) with Ed Droste of Grizzly Bear
2. Don’t Interrupt The Sorrow (Joni Mitchell) with Ariel Engle of Broken Social Scene
3. Only a Pawn In Their Game (Bob Dylan) with Petra Haden
4. Suffer the Little Children (Buffy St Marie)
5. Days of Decision (Phil Ochs) with Sameer Gadhia of Young The Giant
6. It’s Over (Roy Orbison) with LP
7. Wedding Bell Blues (Laura Nyro) with Billie Joe Armstrong of Green Day & Lydia Night of The Regrettes
8. Loneliness Remembers What Happiness Forgets (Dionne Warwick)
9. Lady Willpower (Gary Puckett & The Union Gap)
10. When You Close Your Eyes (Carly Simon) with Petra Haden
11. Lenny’s Tune (Tim Hardin)
12. Some Say I Got Devil (Melanie)

D’un bouquin raté à un disque réussi pour Bertrand Betsch

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 Chroniques Terriennes, c’est l’histoire d’un livre abandonné. Inspiré des ‘Microfiction’s de Régis Jauffret, ces ‘Chroniques Terriennes’ se voulaient d’abord un exercice de style littéraire, avant de devenir un album étrange. 500 minuscules tranches de vie, tour à tour humoristiques ou pathétiques, parfois les deux en même temps. 500 échantillons d’existence, quelques phrases, quelques mots. 500 éclats de quotidien, ternes et brillants, terre à terre et poétiques, grandioses et minuscules. 500 trouvailles verbales triturées, réagencées, effacées, remodelées, réécrites, retravaillées jusqu’à constituer cette symphonie de poche, sans thème musical récurrent, sans fil directeur, si ce n’est la vie de ses centaines de protagonistes.

Du livre raté au grand disque, il n’y a qu’un pas que Bertrand Betsch franchit allègrement en retenant l’option du spoken word. Dans cet exercice périlleux et inédit, les règles se sont imposées d’elles-mêmes : composition au fil de l’eau, enchaînement des thèmes musicaux les uns aux autres, utilisation de tous les instruments à disposition… A la fin de plusieurs semaines de travail, une seule chanson. 28 minutes et 20 secondes. Et un objet sonore non identifié, pourtant proche cousin de « Tout Doux », dont il compose le versant alternatif, album bonus de luxe.

Comme une sorte de trip étrange, à la fois absurde et grave, drôle et surréaliste, philosophique et léger, et qui ne ressemble à rien de ce qu’avait composé Bertrand Betsch avant, ces Chroniques Terriennes sont un voyage sonore et sémantique, une traversée dans le champ poétique et musical du grand tumulte du monde. Un Bertrand Betsch au sommet de son art.

Rarement aura-t-on écouté un aussi beau livre raté.

En écoute ici

Pour voir et écouter le clip, c’est ici

(d’après communiqué de presse)

 

Une bande originale de film pour Stuart A. Staples

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Stuart A. Staples, le leader de Tindersticks, a composé la musique du film « High Life » de Claire Denis. Ce long métrage sortira au printemps de cette année. Et la bande-son en avril.

« High Life » a été écrit et réalisé par Denis et met en vedette Robert Pattinson et Juliette Binoche dans les rôles principaux. Il se concentre sur un groupe de criminels qui imaginent être libérés s'ils participent à une mission intergalactique ; en l’occurrence voyager dans un vaisseau spatial vers un trou noir afin de dénicher une source d'énergie alternative tout subissant des expériences sexuelles opérées par des scientifiques à bord.

Chanté par Robert Pattison es composé par Tindersticks, « Willow » est destiné à la scène finale du film.  

La vidéo est disponible sur le site du groupe ici

Tracklisting:

Side A

01The Garden
02. Willow lullaby
03. System report
04. High life main title
05. River flashback
06. Fluids
07. The fuck box
08. Bad genes / Revolution
09. Radiation
10. Rape of Boyse
11. Insemination
12. Grow baby, grow

Side B

13. Boyse's death
14. The dog ship
15. Monte and Willow
16. The yellow light
17. Willow
18. The Black Hole (excerpt)

All tracks: Stuart A. Staples

except  Track 17: Tindertstick featuring Robert Pattin

Total Cathedral, une compilation réservée aux groupes alternatifs tournaisiens…

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Le label Love Mazout! Records a publié, ce 15 avril la compilation vinyle "Total Cathedral" réunissant la crème de la scène musicale alternative tournaisienne.

La scène pop/rock tournaisienne est particulièrement intéressante, depuis quelques années, raison pour laquelle, l’idée d’une compile a germé au sein du label Love Mazout. Pas trop compliquer à réaliser, puisqu’outre deux autres groupes proches du collectif (Spagguetta Orghasmmond et Mono Siren), les élus répètent au Water Moulin.

IL faut également souligner que parmi ces formations, certains musicos sont impliqué dans trois, voire quatre groupes. La pochette est signée par trois artistes locaux (Florence Roman, Tommy la Menace et Seb Dlay). Le disque recèle également une affiche surprise des 10 ans du Water Moulin signée Elzo Durt.

Le Water Moulin, c’est le lieu alternatif de notre vieille ville conservatrice. Une salle de concert/projection, des locaux de répétition, un atelier de sérigraphie et surtout un lieu de rencontre qui fêtera ses 10 ans ces 19 et 20 avril 2019. L'occasion de se procurer la compilation. On peut qu'mincher, les Tournaisiens sont là!

Tracklisting 1

1. TOM CHERRY ORCHESTRA - Western Wallonia ceremonial hymn
2. FULL CONTACT – Ftc
3. VISION 3D - Mad world
4. BAYA COMPUTER - L’ultima vez
5. SEB DLAY - Black Friday
6. SPAGGUETTA ORGHASMMOND - El toro de la pampa
7. B POLAR & THE SPACEFUCKERS - Gg alien
8. UNIK UBIK – Tsa
9. ADOLINA – Schadenfreude
10. PEDIGREE - Weak guy
11. KURSK - Every cliff and sick hill glad on
12. BREWED IN BELGIUM – Sin
13. MONO SIREN - Plutôt déshabillé
14. LA MENACE - End hymn

https://fr-fr.facebook.com/watermoulin/

 

L’Or Du Commun

L’Or Du Commun… des mortels…

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L’Or du Commun est un trio de hip hop bruxellois dont le deuxième album, « Sapiens », est paru en novembre dernier. Un disque qui fait suite à un Ep 9 titres intitulé « Zeppelin », publié en 2017, sur lequel figure le single « Appolo », une compo boostée par le concours de Roméo Elvis. Actuellement en tournée à travers la France, le groupe se produisait ce vendredi 12 avril, à l’AB de Bruxelles. Sa seule date en Belgique. Composée d’un jeune public multiculturel, la salle est comble ce soir…

Si cette scène noir-jaune-rouge s’est emballée au cours des trois dernières années, il faut reconnaître qu’elle est occupée de se stabiliser. Pas de s’essouffler ! Certains représentants décollent, d’autres restent à quai. Après 6 ans d’existence, le crew a mûri, grandi et pris de l’assurance tout en restant très proche de son public. De la bande rigolarde, bourrée d’énergie boom bap décalée à la Saïan Supa Crew, la formation a conservé la spontanéité, la simplicité, mais en rendant le propos plus personnel.

Le supporting act est assuré par Peet, un pote à Roméo Elvis, Caballero & Jeanjass et Hamza. Il a pour devise : ‘Viens voir le doc-teur et n’ai pas peur !’, en référence aux paroles d’une chanson de Doc Gyneco. Ce jeune artiste bruxellois est un amoureux du rap. Il est à la fois autodidacte, beatmaker, rappeur et ingé son.

Sur l’estrade, il est accompagné de deux Mc’s, dont un se charge des platines.  Il va nous proposer de larges extraits de son Ep (NDR : un 8 titres baptisé « Peat »). Extrêmement interactif, il invite un jeune vêtu d’un t-shirt à l’effigie de Ronaldo, à monter sur le podium. Il parle avec décontraction et sans prise de tête sans autre but précis que de parler de la vie quotidienne, de la réflexion sur le monde et des soirées entre amis. Il est aussi bien influencé par le rap anglo-saxon qu’hexagonal, mais aussi par le jazz et la house.  

Bref, Peet a assuré son rôle de chauffeur de salle en parvenant à faire sauter en cadence, l’ensemble de l’auditoire.

L’Or du Commun implique trois Mc’s : Swing, Primero et Loxley, ainsi que le Dj Junior Goodfellaz. Ce soir, le band est épaulé par un second préposé aux manettes.

C’est sous une vague d’applaudissements que ODC déboule sur les planches au sein d’une atmosphère qui baigne dans les teintes bleutées. Et dès le premier morceau, « Antilope », c’est le coup de massue. Une compo qui se réfère à Jean D’Ormesson, à travers sa citation, ‘Ne meurent que ceux qui ont vécu’. Lent mais constant au début, le flow est alors stimulé par le public qui reprend les paroles en chœur. Un public particulièrement réactif. Faut dire que les artistes on la niaque et mouillent littéralement leur chemise. A la manière de Big Flo et Oli, ils déménagent sur les planches. Les vibes sont excellentes. « Léon » et « Prison vide » abordent la dure réalité de l’existence. On sent qu’il y a du vécu dans les lyrics. A la demande des musicos, la foule se lance dans un « Pogo ». Le set va nous réserver quelques surprises, sous la forme d’invités. Tout d’abord Lous, mais sans ses Yakuza. Plutôt jolie, de grande taille et mince, elle est vêtue tout de blanc. Mais lorsqu’elle chante sur « Rose », sa voix puissante prend vraiment aux tripes. Un impact renforcé par la présence d’une guitare. Résultat des courses, c’est la folie tant sur le podium que dans la fosse et aux balcons. Tout le monde est debout ! Les ‘Yé’ et les ‘Yo’ fusent de partout. Isha, ensuite. Pour « Nos Gênes », qui va également mettre le souk dans la salle. Et enfin Felle, qui va également soulever l’enthousiasme de l’auditoire tout au long de « Poignée de punchline ». 

Pendant « Téléphone », un des Mc’s demande également aux spectateurs, d’une voix vocodée, d’allumer leurs portables. La réaction est immédiate et on assiste à l’éclosion d’un tapis d’étoiles. Magique ! ODC est ravi d’être là et va le signaler à plusieurs reprises. « Sous les Pavés » a été écrit en hommage à leur ville d’origine. C’est dans une euphorie générale que les paroles du refrain sont reprises en chœur par le public. « Homosapiens » est sans doute la plus belle chanson écrite à ce jour par ODC. A cause de sa prose, mais aussi de sa charge émotionnelle.

Bref un concert au cours duquel peuple et artistes sont véritablement entrés en communion. Et si vous souhaitez vivre ou revivre ce concert, on vous invite à cliquer ici.

https://youtu.be/YDEJqgCzHoQ

Setlist : « Antilope », « Léon », « Prison Vide », « 1000 », « Slalom », « Rose », « Pogo », « Cercle », « Nos Gênes », « Téléphone », » Sous les Pavés », « Homosapiens », « Truman Show », « Poignée de Punchline », « Sunglasses De Style », « Vrai », « Apollo ».

Rappel : « Sur Ma Vie »

(Organisation : Ancienne Belgique)

Giorgio Moroder

Bientôt 80 berges et toujours plongé dans les 80’s…

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Agé de 79 balais, Giorgio Moroder est souvent considéré comme un des pionniers du disco, de la dance music et de l’électro. Il a entamé sa carrière en 1960, comme bassiste, au sein du backing group de Johnny Hallyday. Son premier hit, « Looky looky », remonte à 1970. Il a collaboré avec de nombreux artistes, parmi lesquels Donna Summer, Cher, Blondie, David Bowie, Debbie Harry, Freddie Mercury, Bonnie Tyler ou encore Pat Benatar sont les plus notoires. Outre ces coopérations et sa discographie personnelle, il a également composé plusieurs B.O. de longs métrages, dont celles de ‘Midnight Express’ et ‘Scarface’ qui d’ailleurs ont été oscarisées.

Moroder est l’une des personnalités les plus influentes de l’industrie musicale. Il est le premier à avoir introduit un rythme répétitif dans la musique de danse, se jouant des lois de l’harmonie et plaçant le synthétiseur au cœur de sa démarche. C’était déjà en 1963.

Ce soir, il se produit à l’Ancienne Belgique devant un public réunissant essentiellement des quadras, quinquas et sexas. Il est venu défendre une sorte de ‘Best Of’ de sa carrière, longue de 55 ans. Intitulé « A Celebration Of The 80’s », ce spectacle théâtral, visuel et musical se consacre aux moments les plus marquants de son parcours.

Sur les planches, il est soutenu par 13 musicos ; et c’est lui qui va jouer le chef d’orchestre et le chauffeur de salle. Une toile est tendue en arrière-plan sur laquelle est mentionné, en lettres bleues, ‘Giorgio Moroder’ (NDR : une inscription sans doute destinée à celles et ceux qui ne le savaient pas encore !). Il s’installe derrière une immense table posée en avant-scène sur laquelle reposent, au centre, des claviers. Face à son pupitre, des images vidéo seront projetées sur l’écran géant. Parfois aveuglant, le light show, composé de spots à leds et de stroboscopes, est parfaitement synchronisé à l’expression sonore.

Les musiciens sont perchés sur des estrades disposées à des hauteurs différentes : un drummer et un percussionniste à gauche, un préposé aux synthés au centre, un quatuor à cordes (trois violons et un violoncelle) à droite, et en bas à gauche, un guitariste et un bassiste qui doublent également aux synthés. Sans oublier trois vocalistes féminines et un masculin qui vont se relayer ; ce dernier pour deux morceaux, le reste du temps, se fondant dans les chœurs. 

Le set s’ouvre par le « (Theme From) Midnight Express » d’Alan Parker. Souriant, rayonnant même, Moroder demande à la foule –en anglais, français, allemand et italien– si tout va bien et si elle est contente d’être là ce soir. Ponctuant sa déclaration d’un grand rire. L’effigie de l’artiste –chevelure, moustache et grosses lunettes qu’il a, bien évidemment, chaussées sur son nez– est maintenant projetée sur la toile. Il accompagne le public en frappant dans les mains. Place ensuite à une version plus funky du hit de Donna Summer, « Love To Love You Baby ». Sept titres de The Queen of Disco seront adaptés au cours du show. Il n’en n’oubliera pas pour autant son vieux tube « Looky Looky », l’un ou l’autre soundtrack de film (‘Flashdance’, ‘Berlin’, ‘Top Gun’), ainsi que sa cover de Daft Punk, « Giorgio by Moroder », morceau qui lui avait permis de renouer avec le succès en 2013. Mais l’essentiel de son répertoire se focalisera sur les 80’s. En fin de set, il chante « Cat people », en compagnie de David Bowie ressuscité en hologramme. Et « Last Dance », suivant la même technique, de Donna Summer.

Georgio Moroder va nous accorder deux rappels, non prévus dans la setlist, ponctuant ainsi un set de 120 minutes. La boule à facettes au plafond a ranimé le souvenir de la jeunesse de votre serviteur, et il en avait des étoiles plein les yeux…    

Setlist : « (Theme From) Midnight Express »,  « Love To Love You Baby » (cover Donna Summer), « The Never Ending Story » (cover Limahl), « Bad Girls » (cover Donna Summer), « On the Radio » (cover Donna Summer), « Chase », « Together in Electric Dreams » (cover Philip Oakey & Giorgio Moroder), « From Here To Eternity », « Flashdance... What a Feeling » (cover Irene Cara), « Giorgio by Moroder » (cover Daft Punk), « Take My Breath Away » (cover Berlin), « Danger Zone », « Right Here, Right Now », « I Feel Love » (cover Donna Summer), « Cat People », « MacArthur Park » (cover Jimmy Webb), « Last Dance » (cover Donna Summer).

Rappel 1 : « Hot Stuff » (cover Donna Summer).

Rappel 2 : « Call Me » (cover Blondie)

(Organisation : Greenhouse Talent)

Julia Jacklin

Sans voix, il n’y a pas d’écho (Bélaïd Saïdji)

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Julia Jacklin est chanteuse et compositrice. Une Australienne responsable de deux albums à ce jour. Le premier, « Don’t Let The Kids Win », remonte à octobre 2016. Deux années de tournées intenses et une déception sentimentale plus loin, elle enregistre son second, « Crushing », un elpee paru en février dernier. Elle s’était déjà produite à deux reprises, au Club, en première partie de Whitney. Elle pratique une forme d’alt country teintée de dream pop et reconnaît, pour influences majeures, Billy Bragg, Björk, Doris Day, The Andrews Sisters et Leonard Cohen.

Il y a déjà pas mal de peuple dans le club, lorsqu’Olivia Bartley, alias Olympia, débarque. Elle assure le supporting act. Blonde, plutôt jolie, cette Australienne (NDR : elle est originaire de Melbourne) chante d’une voix fragile et atmosphérique en s’accompagnant à la gratte électrique. Interactive, elle possède un humour décapant. Elle entame son set par « Biscuits » (NDR : pas aux ivoires, comme sur disque, mais à la guitare). Son toucher de cordes est empreint de délicatesse et évoque celui d’Annie Clark, aka St Vincent. « Somewhere To Disappear » monte graduellement en puissance. Tant la voix que ses cordes, à la fois métalliques et nerveuses. Sa setlist est puisée au sein de ses long playings « Resurrection » et « Self Talk », dont « Smoke Signals », un morceau à la mélodie contagieuse. Pas de trace de « Honey » cependant, mais en 30’, l’artiste est quand même parvenue à afficher de nombreuses facettes de son talent. Franchement, c’est une excellente surprise !  

Setlist : « Biscuits », « Somewhere To Disappear », « Smoke Signals », « Atlantis », « Nervous Riders », « Shoot To Forget », « Star City ».

Place ensuite à Julia Jacklin, la tête d’affiche. Soutenue par un backing group, impliquant un drummer, un bassiste ainsi que deux guitaristes, l’un masculin et l’autre féminine, cette dernière doublant aux claviers et aux chœurs, elle se réserve le micro et la gratte. Dès qu’elle a grimpé sur les planches, elle signale être enrhumée et rencontrer un petit problème de voix. Pour tenter de la sauver, son gratteur lui file son verre de whisky. Lorsque les trois sixcordistes conjuguent leurs instruments, l’intensité est alors à son apogée. Malheureusement, la voix de Julia manque cruellement de relief, et empêche le concert de véritablement décoller. Dommage ! A revoir en pleine possession de ses moyens…

Une petite déception largement compensée par le récital d’Olympia…

Setlist : « Body », « Eastwick », « Leadlight », « Motherland », « Don't Know How To Keep Loving You », « Good Guy », « When The Family Flies In », « Don't Let The Kids Win », « You Were Right », « Turn Me Down », « Pool Party », « Head Alone », « Pressure to Party ».

(Organisation : Ancienne Belgique)