Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Ils s’attirent…

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Monterosso est un groupe français dont le patronyme a été emprunté au village Monterosso Al Mare, un joli patelin sis dans la région Ligurie en Italie. Il s'agit de l'une des localités qui constituent les Cinque Terre.

Responsable d’une électro/pop atmosphérique, la formation hexagonale, finaliste du prix Ricard SA live 2015, publiera l’Ep « Aimants », le 21 juin prochain. Le titre maître qui figure sur la compilation « Kitsuné Parisien The Art of vivre Issue », fait également l’objet d’un single, lui-même doublé d’une vidéo. Et le clip est disponible ici.

 

Sarah Carlier

De moins en moins timide…

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C’est le septième et dernier concert de la saison, organisé par l’association ‘Faut Que Ça Bouge’ en la belle salle ‘Maison Des Loisirs’ de Mont-Saint-Guibert. Le public est impatient d’écouter en ‘live’ la transposition du quatrième opus de Sarah Carlier, un disque qu’elle a enregistré sans le concours ni la pression exercée par les labels majors, mais bien sous la houlette de Dan Lacksman (Telex) et tout simplement grâce à la plate-forme de crowdfunding KissKissBangBang. Un album plein de maturité tout au long duquel on retrouve sa voix chaude et envoûtante, sa spontanéité et ce groove vocal à la fois solaire et nonchalant.

Il y a bien 3 ans que votre serviteur n’avait plus assisté à un concert de Sarah Carlier. Ce soir le show se déroulera en deux parties de 45’, entrecoupées d’un entracte d’un quart-d ’heure. Il s’agit de son premier concert, en Belgique, depuis la sortie de ce nouvel LP intitulé « Shy girl ». Les compos, elle les a quand même rôdées, en Italie, lors d’une tournée opérée dans les clubs.

Pas de supporting act. Le spectacle démarre à 20h30 devant un auditoire assis et attentif, mais aussi, au fil de la prestation, enthousiaste, participatif et chaleureux

Les lumières s’éteignent. Son fidèle percussionniste, Boris Tchango, grimpe le premier sur l’estrade. Il part directement s’installer derrière son matos. Soit une calebasse retournée sur une couverture placée au-dessus d’une table ainsi que quelques cymbales à pied et à main.

Armée de sa gratte semi-acoustique Sarah Carlier débarque à son tour. Elle esquisse un joli sourire, salue le public d’un petit mouvement de la tête et attaque « Mr James », un extrait du troisième long playing, « Sms », paru en 2014. Elle aime faire voyager le mélomane à travers différents genres musicaux, que ce soit la world, la soul, le trip hop ou le reggae.  

Elle nous propose ensuite une version dépouillée et délicate de « My Consellor », une plage toujours extraite de son précédent opus, avant d’attaquer les titres du dernier essai. Et tout d’abord « Colors Are Beauties », morceau au cours duquel Boris –toujours la banane aux lèvres– s’emballe derrière ses percus, impétuosité qu’il va manifester à plusieurs reprises, au cours de la soirée. Ensoleillée, dansante, « I’ve Done My Share » nous entraîne sur les plages de Kingston, une chanson qui mériterait de figurer parmi les hits de cet été.  Et après le trip hop « Curve The Angels », un autre morceau empreint de délicatesse, elle achève le premier volet de son concert par « SMS »…

Elle entame le deuxième acte par le titre maître du nouvel elpee, « Shy Girl », qui signifie ‘fille timide’. Pas si timide que cela, la petite Sarah ! Les cordes de la gratte sont pincées subtilement. Sucrée/salée, parfois chargée de groove bluesy, la voix de Sarah est suave. Les cordes de guitare s’enflamment sur « Big Planet », alors que les beats électro ont remplacé les percussions. La version ‘unplugged’ du célèbre « Billie Jean » de Michael Jackson est épatante. Et le set de s’achever par « Nation Of Love », le single qui a précédé la sortie du dernier long playing…

Le rappel est entamé par « Deep Down », un autre extrait de « Shy girl » et s’achève par une autre cover, celle du célèbre « Hit The Road Jack » de Ray Charles. Une prestation convaincante qui augure une future tournée chargée de promesses, périple qui passera par ce samedi 24 août dans le cadre du Festival Solidarités de Namur et le 1er décembre, lors de la ‘Release party’, à la Rotonde du Botanique.

Setlist

« Mr James », « My Consellor », « Colors Are Beauties », « I’ve Done My Share », «  Curve The Angels », « SMS »

Entracte de 30 minutes

« Shy Girl », « Big Planet », « Billie Jean » (cover Michael Jackson), « Going Back », « Reborn », « Nation Of Love »

Rappel

« Deep Down », « Chorus Man », « Hit The Road Jack »

La fièvre sombre de Temples…

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Temples publiera son troisième opus ce 27 septembre 2019. Intitulé « Hot motion », il prélude à une tournée européenne pour le début de l’hiver, plusieurs soncerts au cours de l'été et une longue tournée américaine pour l'automne de l’an prochain. « Hot Motion » fait suite à « Sun Structures » gravé en 2014 et « Volcano » en 2017. Le nouvel elpee est annoncé plus sombre. En attendant, le groupe a publié le titre maître en single, une compo doublée d’une vidéo à découvrir ici

Tracklisting

1 Hot Motion
2 You’re Either On Something
3 Holy Horses
4 The Howl
5 Context
6 The Beam
7 Not Quite The Same
8 Atomise
9 It’s All Coming Out
10 Step Down
11 Monuments

 

Le bon goût de Ty Segall

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« First taste », le nouvel album de Ty Segall, paraîtra ce 2 août 2019. Il nous y parle de comment et pourquoi nous sommes les maîtres de notre propre destin, les raconteurs de notre propre prophétie, les décideurs de nos propres choix écœurés… Lors de sessions, Ty a eu recours à une panoplie très large d’instruments dont, et c’est inhaubituel, de la flûte, du bouzouki, de la mandoline et des cuivres…

An attendant, pour découvrir la vidéo du single "Taste", compo qui figurera sur cet LP, c’est ici

 

La maison en sucre d’Alex G

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Le douzième elpee d’Alex G, aka Alex Giannascoli, paraîtra ce 13 septembre 2019. Il s’agira du troisième pour le label Domino. Le chanteur, compositeur et musicien a déclaré qu’il s’agissait de l’elpee auquel il avait apporté le plus de soin pour le réaliser, à ce jour. Souvent comparé à Elliot Smith, le Pennsylvanien pratique une forme d’indie rock à caractère lo fi. En attendant la sortie de « House of Sugar », « Gretel », paru en single est à découvrir en vidéo ici

Tracklisting

  1. Walk Away
    02. Hope
    03. Southern Sky
    04. Gretel
    05. Taking
    06. Near
    07. Project 2
    08. Bad Man
    09. Sugar
    10. In My Arms
    11. Cow
    12. Crime
    13. SugarHouse (Live)

Qui s’y frotte s’y Pixx…

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Pixx, c’est le projet de Hannah Rodgers, une artiste très particulière qui sort ce 7 juin son second elpee. Intitulé Small Mercies, ce disque mêle électro/pop et rock grungy. Coproduit par Simon Byrt (qui a bossé à la fois sur son EP et son premier album) et Dan Carey, il reflète les différentes personnalités de l’artiste capable d’examiner les dommages causés par la religion, les hiérarchies de pouvoir et les stéréotypes qui conduisent à destruction de la terre et de l’amour.

Elle a ainsi déclaré : ‘Je me sentais particulièrement motivée d’écrire sur certains sujets avec cet album. L'homme négocie avec Dieu, Dieu négocie avec l'homme et l'homme négocie avec la planète. Je trouve difficile de comprendre les relations en général -je pense que tout le monde le sait- et la tendance à la dépendance afin de rechercher quelque chose d’éternel est un sujet qui m’intrigue. Donc, si vous aimez Dieu, peut-être est-ce l’idée de quelque chose qui ne finira jamais et où un amour vraiment intense se produit souvent dans les relations humaines aussi…'

Pour découvrir la vidéo de « Andean Condor », c’est ici

 

Du pain et du beurre pour Stef Kamil Carlens

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« Making Butter, Baking Bread », c’est le premier extrait du nouvel album de Stef Kamil Carlens. Le single paraît ce 7 juin et la sortie de l’album qui s’intitulera « Making sense of 8 » est prévue pour le 20 septembre.

Ce single est une ballade lumineuse qui concentre en un peu plus de 3 minutes tout ce qui fait le sel de la musique de Stef : le blues, la poésie, les racines folk et le soleil.

Au sujet de cette chanson, Stef a déclaré ‘J’ai l’ai écrite en pensant à mon fils et ses amis et amies. Ils vivent leur vie sauvage d'adolescent, apparemment sans direction, tandis que je plante des citrouilles et que j'en fais de la soupe. Sur un fond de musique forte, de cris et de rires, de bouteilles qui s'entrechoquent et d'odeurs qui envahissent la maison, je me laisse émerveiller par la beauté́ désintéressée du temps nécessaire pour cuire un pain ou pour fabriquer un pot de confiture. Pendant un instant, la simplicité́ de ces actions semble être la clé d'une vie heureuse. Je médite sur les saisons et décide qu'il y a toujours quelque chose à trouver à manger si tu sais ce que tu dois chercher…’

https://stefkamilcarlens.be/

www.facebook.com/stefkamilcarlensofficial

Bon Iver se démultiplie…

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Bon Iver, le projet de Justin Vernon, est en constante mutation. Et pour cause, si à l’origine, le patronyme de l’artiste servait de véhicule à ses concepts personnels, au fil du temps, il s’est entouré de collaborateurs. A un tel point que pour les deux nouveaux titres qu’il vient de composer, ils sont particulièrement nombreux.  

Selon un communiqué de presse, "Hey, Ma" a été produit par Chris Messina, Brad Cook, Justin Vernon et BJ Burton. Il recèle des voix de Jenn Wasner de Wye Oak et des extraits de Psymun. “U (Man Like)” a été produit par Messina, Cook et Vernon. Il comprend également des voix de Wasner, outre celles de Moses Sumney, Elsa Jensen et Bruce Hornsby, qui joue également du piano sur la piste. Vernon a commenté : ‘Ce projet a commencé avec une seule personne, mais au cours des onze dernières années, l'identité de Bon Iver a fleuri et ne peut être définie que par les visages de la famille toujours croissante que nous sommes.’

Pour découvrir « Hey ma », c’est ici et « U (Man Like) »,

 

 

Un double single pour !!!

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Les vétérans du dance-punk n’avaient plus sorti d’album depuis 2017, en l’occurrence « Shake the Shudder ». Ils sont de retour avec un double single intitulé « UR Paranoid / Off The Grid », deux compos reflétant le sentiment d’anxiété qui les ronge pour l’instant. La formation a promis de nouvelles compos dans un futur proche. En attendant on vous invite à découvrir le clip ici, une vidéo aussi déjantée que le site du groupe (voir )

 

 

La Jungle

Past // Middle Age // Future

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Qui a vu la furieuse bête bicéphale en live, connaît la puissance phénoménale dégagée par le duo belge. Mais ces énervés montois allaient-il parvenir à la retranscrire sur un 3ème album énigmatiquement baptisé « Past // Middle Age // Future » ? La réponse est en tout point positive tant son écoute se révèle euphorisante ! Après une introduction quasi-atmosphérique (« You Say Amen I Say Sword »), le ton est donné par l’épileptique « The Invisible Child » et ne baissera jamais d’intensité jusqu’aux soubresauts finaux. Le groupe décrit sa musique comme un cocktail électrique entre techno, krautrock, transe et noise… Difficile, en effet, de mieux définir le style de La Jungle, un style unique en son genre et diablement chamanique (« The Knight Doom ») ! Un pied dans le passé et un pied dans le futur, sa furie bestiale est ici toute médiévale…

Terry Robb

Confessin' my dues

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Terry Robb est considéré comme un joyau de la scène blues issue de Portland, une ville sise au Nord-Ouest des Etats-Unis. Tant sur les cordes acoustiques qu’amplifiées, c’est un guitariste exceptionnel. Agé de 52 balais, cet artiste est pourtant originaire du Canada, de Vancouver, très exactement. Sa rencontre avec John Fahey a été déterminante sur la carrière et le style développé par Terry, qualifié de fingerpicking. Il est aussi compositeur et producteur. Sa discographie est particulièrement conséquente. "Confession' my dues" constitue déjà son quinzième album solo. Il y signe la quasi-intégralité du tracklisting.

Hormis sur 5 plages, pour lesquelles il est soutenu par une section rythmique, Terry interprète les morceaux en solitaire. Comme lors des trois premiers titres de l’opus, dont "Butch Holler stomp", joué en fingerpicking et "Still on 101", une piste imprimée sur un tempo bien blues. Doué d’une remarquable technique, l’artiste n’en oublie pas pour autant le feeling. Epaulé par sa section rythmique, il attaque "It might get sweaty", une compo au tempo spasmodique, au cours de laquelle les cordes acoustiques se mêlent au martèlement percussif de Gary Hoobs. Blues classique, "Heart made of steel" nous réserve de superbes envols de cordes aux sonorités particulièrement métalliques. Il adapte "Now Vestapol" en solo, une plage co-écrite en compagnie de ses vieux potes, John Fahey et Robert Wilkins. Il chante autoritairement "Darkest road I'm tod", en s’accompagnant à la Resonator. Une véritable perle ! Un blues personnel qui restitue un passé glorieux… Ses musiciens le rejoignent pour aborder de "Three times the blues", un exercice de style instrumental caractérisé par ses changements de tempo et les interventions de Dave Captein sur sa lourde contrebasse. "High desert everywhere" est un autre sommet du long playing. Glaciale et trempée dans la reverb, la Resonator creuse profondément jusqu’aux racines du Delta... Adam Scramstad, son pote issu de Portland, apporte son concours à la guitare rythmique amplifiée, alors que basse et batterie sont à nouveau au poste pour l’énergique "Keep your judgment". 

James Yorkston

The route to the Harmonium

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James Yorkston et King Creosote constituent certainement les meilleurs ambassadeurs du folk écossais. Enfin, depuis une quinzaine d’années. Ces songwriters ont l’art de jouer sur l’imaginaire, en brossant, à l’aide de leurs mots et de leur musique, les paysages abrupts et les ports de pêcheurs de la patrie de William Wallace. A près de cinquante balais, James n’a plus rien à prouver. Faut dire qu’il compte une discographie particulièrement abondante… et de qualité…  Et il vient de nous livrer son album le plus personnel depuis longtemps. Pour enregistrer “The Route to the Harmonium, il s’est retiré dans un studio de Cellardyke, un petit village de pêcheur et a confié la mise en forme à David Wrench (qui a notamment travaillé avec Caribou, Four Tet, Frank Ocean, FKA Twigs et David Byrne).

Sculpté dans le folk minimaliste, ce neuvième elpee recèle de nombreuses pépites. Des chansons mélancoliques bercées par des rythmes fluctuants. Bien sûr, l’instrumentation est en retrait, mais est bien plus complexe qu’elle n’y paraît. Ainsi, elle est notamment enrichie de cuivres sur les excellents “Shallow” et “Like Bees to Foxglove”, et même de cithare sur ce dernier. D’ailleurs chaque plage est alimentée par une instrumentions spécifique. Ce qui fait leur charme. En outre, les compos révèlent un sens mélodique parfaitement développé chez l’artiste. Et la superbe ballade romantique “Oh Me, Oh My” en est certainement le plus bel exemple…

A écouter, de préférence, au coin du feu, en hiver, en sirotant un verre de whiskey, élevé en fût de chêne, comme en Ecosse…

The Holydrug Couple

Hyper Super Mega

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Si les noms des protagonistes de ce duo, à savoir Ives Sepulveda (voix, guitare, basse, clavier) et Manuel Parra (batterie), sont très susceptibles de vous éclairer sur l’origine de cette formation chilienne, sa musique, par contre, évoque davantage celle pratiquée par les groupes et artistes issus du Nord du continent américain. D’autant plus que les deux musiciens ont opté pour la langue de Shakespeare. L’expression sonore navigue d’ailleurs à des années-lumière des combos traditionnels du Chili. Et baigne plutôt au sein d’une forme de psyché/pop sise à la croisée des chemins fréquentés par Tame Impala, Beach House ou encore Deerhunter. “Hyper Super Mega” constitue son troisième elpee. Il est paru sur le label yankee Sacred Bones (Amen Dunes, Lust For Youth, Soft Moon, Moon Duo, ...). Tout au long de cet opus, le duo jongle à merveille avec les codes du psychédélisme : une voix éthérée et vaporeuse, des nappes de claviers qui se superposent et des rythmes langoureux. On ne voit pas le temps passer, à l’écoute de cet LP réunissant onze morceaux, un signe d’évidente qualité… Certaines mélodies se révèlent même contagieuses, à l’instar de “Forever End”, “I’ll Only Say This” ou encore “Ikebana Telephone Line”.

The Holydrug Couple se produira ce 24 septembre 2019 au Botanique….

Eric Schenkman

Who shot John?

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Originaire de Toronto, Eric Schenkman est surtout connu comme membre fondateur de Spin Doctors, un groupe dont les prémisses remontent à 1989, année au cours de laquelle il s’associe à son ami Chris Barron, Aaron Comess et Mark White. Signé par le label Epic, la band publie "Pocket full of Kryptonite", en 1991, un premier elpee studio qui rencontre un gros succès. Au fil du temps, il atteindra même la bagatelle de cinq millions d'exemplaires vendus. Spin Doctors est toujours actif et Schenkman partage donc son temps entre son projet solo et le band qui vient de fêter ses 30 années d’existence. Il avait gravé deux long playings en solitaire, à la fin du siècle dernier, "Make a sound", en 1995, et "Don't go to war", en 1996.

Pour mener à bien sa nouvelle aventure, il s’est entouré d’un backing group impliquant le bassiste Shawn Kellerman, en compagnie duquel il partage la production et le drummer Van Romaine, à la batterie. Lors des sessions il a reçu le concours de Cody Dickinson (North Mississippi All Stars) qui se consacre au piano, à la batterie et au washboard électrique.

En ouverture, "I'm alright" donne le ton. Il débordera d’énergie ! La musique baigne bien dans le blues/rock. Une plage caractérisée par les interventions de gratte agressives, offensives mais accrocheuses qui occupent tous les espaces libres, s'accrochant à la voix du leader."Locked in the house all day" adopte un profil rythmique réminiscent des Stones originels. Le chant est volontairement sale… et la guitare toujours bien d’attaque. Les sonorités primaires et originelles du Mississippi s’enfoncent dans les terres, jusqu’aux racines, tout au long de "Lincoln's feat".  Ce climat roots devient même lancinant. Il n’existe pas de douceur dans ce monde. Une boîte à rythmes trame "Who shot John?". La voix est à la fois déclamatoire et sauvage. Le flux et le reflux de cordes s’appuie sur la ligne de basse tracée par Kellerman. A force de répétition, la rythmique de "No pain" devient hypnotique. Les vocaux sont partagés alors que les cordes s'évadent en dérapage contrôlé. Invité pour la circonstance, Brent Barkman tapisse "Sign of the times" de son orgue, un blues assez lent au cours duquel le solo de Schenkman semble plutôt rassurant. Mais le malaise refait surface dès "Far away", un rocker dont la sauvagerie et les cordes débridées rappellent les débuts des Pretty Things. Comme le plus garage "Fortune teller" et la finale tout aussi farouche, "Agent Orange Blues", un morceau torturé par les interventions free du saxophone.

Black Cat Biscuit

That's how the cookie crumbles

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Black Cat Biscuit est une formation blues/roots issue du Nord de la Belgique, région où elle cartonne littéralement. Faut dire qu’avant de fonder ce groupe, les cinq musicos se sont forgé leur expérience en tournant régulièrement au sein d’autres bands. Deux d’entre eux assurent le leadership. Tout d’abord le gratteur Stanley Patty (ex-Doctor Rhythm, Phil Bee and the Buzztones, Rhythm Bombs), puis le chanteur et préposé à la guitare rythmique, Bart 'Yasser' Arnauts (ex-Six Pack). Le line up est complété par l’harmoniciste Mark Sepanski (ex-Six Pack) et une section rythmique de choc, constituée de Jeff Gijbels à la batterie, et Patrick Indestege (ex-Big Mama's Kitchen, Rhythm Bombs), à la basse.

Black Cat Biscuit a représenté la Belgique à l'European Blues Challenge, qui s'est déroulé aux îles Açores, en avril dernier (NDR : une compétition remportée par la chanteuse anglaise Kyla Brox). Enregistré au sein des studios du célèbre claviériste belge Patrick Cuyvers (Hideaway, Scabs), "That's how the cookie crumbles" constitue le premier elpee du combo.

Imprimé sur le rythme saccadé du chemin de fer (of course !), "Train 66" ouvre les hostilités. Une solide entrée en matière au cours de laquelle, les percussions tribales, la slide de Stanley et l'harmo de Mark tirent leur épingle du jeu. Toujours aussi enlevé, "Haunting me" se distingue par les sorties à l'harmonica et aux cordes, une compo hantée par Albert Collins. Adoptant le Diddley beat, "Sons of a vampire" est superbement dynamisé par les percus. Paru en single, "Parrot woman" nous entraîne au cœur des marais de la Louisiane. Les sonorités réverbérées, mais empreintes de délicatesse et de feeling de la gratte, se détachent de cette étrange atmosphère. Une piste ponctuée par une superbe sortie superbe opérée par Mr Patty. Blues lancinant illuminé par la slide, "He's a pool" baigne au sein d’un même climat. Le groupe excelle quand il aborde le swing. A l’instar de "Ain't got nobody to come home", une plage au cours de laquelle l’harmo se glisse au cœur de la douceur créative, de "What I really need is you" ainsi que de "Hey little Kiddy", plus proche du style manouche ! Enfin, "I don't know" met le cap sur la West Coast, Stanley Patty intégrant parfaitement une facette jump dans ses interventions. "Goin' home" clôt cet LP. Un country blues énergique au cours duquel les cordes libèrent une sonorité métallique proche d'une pedal steel…

John Clifton

In the middle of nowhere

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Au cours des années 80, les frères John et Bill Clifton (DR : ils sont issus de Fresno, en Californie) drivaient une solide formation baptisée The Mofo Party Band. Chanteur et harmoniciste californien, John est chanteur et harmoniciste. Dans le passé, il s’est régulièrement produit en Europe. Il a également tourné et enregistré en compagnie d’un des fils du regretté Muddy Waters, Big Bill Morganfield.

Clifton a fini par taper dans l’oreille de Scott Abeyta, le patron du label Rip Cat, une écurie établie à Los Angeles. Il y publie son premier opus solo, "Let yourself go", en 2015, puis "Nightlife", en 2018. "In the middle of nowhere" a été mis en boîte au studio Wolfsound de Fresno. Lors des sessions il a reçu le concours de brillants musiciens, dont le guitariste Scott Abeyta. Les onze plages de cet elpee sont partagées entre compositions personnelles et reprises de titres peu familiers. Le line up du backing group est complété par l’ex-Mofo Party, Jack Finney, à la basse et le Polonais Bartek Szopinski (Boogie Boys), aux claviers. Et ces musicos ont vraiment la classe.

On le remarque d’ailleurs dès l'ouverture, en l’occurrence le "I'm leaving you baby" de Lightnin Slim, une plage digne du grand Rod Pizza. Imprimée sur un tempo nerveux, elles permettent aux solistes –Greg au piano et John à l’harmonica– de déjà prendre leur envol. Une formule reproduite sur "Four years ago", mais dans l’esprit de Howlin' Wolf, Scott s’autorisant une sortie royale sur ses cordes. Clifton s'attaque avec bonheur au R&B à travers "In the middle of nowhere" et "Keep it clean" (NDR : une compo, écrite dans les années 30 par Charley Jordan), en adaptant judicieusement la puissance rythmique. Clifton nous réserve deux Chicago blues enlevés. Tout d’abord le "If it ain't me baby" de Jimmy Rogers, puis le redoutable "Aint spending no more money", une piste qui met en exergue le talent des solistes. Blues lent, le "So tired I could cry" de Junior Wells est chargé de passion. Un opus qui s’achève par le "Honky Tonk night time man" de Merle Haggard, une autre cover mais bien country… Un superbe album !   

Luca Kiella

Figure it out

Écrit par

Claviériste, Lucas Kiella Chiellini est partagé entre piano et orgue Hammond. D’origine italienne, il vit depuis pas mal de temps à Chicago. C’est un adepte du blues, du funk et de la soul. En général, il sévit au sein d’un trio, soutenu par sa section rythmique, réunissant le bassiste Dave Forte et le batteur Rick King. Au cours des derniers mois, il s’est régulièrement produit avec Connection, le groupe du gratteur de Boston, Mike Welch et du chanteur Mike Ledbetter, malheureusement décédé des suites de complications épileptiques, le 21 janvier dernier, alors qu’il venait à peine de fêter ses 33 ans… 

Réunissant 5 titres, cet Ep constitue son premier essai discographique officiel. Outre ses 3 compos personnelles, ce disque nous réserve deux covers, dont une de Jon Cleary, qu’il considère comme son influence majeure et l’autre de Don Gibson. Les sessions se sont déroulées au studio Playback Reel à Chicago. Y ont participé, ses deux fidèles acolytes ainsi que le guitariste Aaron Weistrop.

Canalisé par les interventions au piano chargées de blues et de boogie, l’instrumental "Ten O'clock Blues" ouvre le bal. Place ensuite au "Unnecessarily Mercenarys" de Jon Cleary, un pianiste anglais qui s'est imposé à la Nouvelle Orléans. Sa référence ! Ce jeune italien possède une bonne voix, il double piano et orgue Hammond et s'envole brillamment sur les 88 touches d'ivoire. Il y affiche même une classe indiscutable tout au long de "Figure it out", un R&B entraînant. Traduite en funky/r&b, la reprise du "I can't stop loving you" de Don Gibson, se distingue par les envols de l'orgue Hammond et des cordes d'Aaron Weistrop. C’est en solitaire que Kiella interprète le morceau final, "So many questions", une plage qu’il chante superbement en s’accompagnant au piano, dans un style qui rappelle alors… Elton John…

Manu Lanvin

Grand Casino

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Manu Lanvin & The Devil Blues

Manu Lanvin est le fils de l’acteur Gérard, mais il a préféré embrasser une carrière musicale. Aujourd’hui bien intégré dans l’univers du blues/rock, il s’y est progressivement forgé un nom et surtout un prénom. Sa voix ravagée, rauque, puissante et éraillée lui confère une identité unique en son genre. Son premier elpee, "Venir au monde", est paru en 2000. "Grand Casino » constitue son septième long playing.

La plaque réunit quatre reprises et neuf titres originaux, la plupart co-écrits par son ami, Neal Black. Texan d’origine, il réside en France depuis de nombreuses années. Et pour coller à la tendance actuelle, lors des sessions d’enregistrement, des invités prestigieux se sont joints à la fête.

"The devil does it right" ouvre la plaque, un brûlot caractérisé par des échanges vocaux assurés par Beverly Jo Scott, au cours duquel Mike Lattrell se lâche au piano. La voix du leader est talonnée par l'harmonica de Diabolo. Ex-musicien de Patricia Kaas et de Jacques Higelin, il constitue sans aucun doute la révélation de ce "Grand Casino". Boogie, "Shake it lady" libère une belle dose d’énergie, une piste dont le rythme colle à la peau du Français. Traversé par le piano et de la slide de Jeremy Lacoste, "I don't love U" baigne au sein d’un climat louisianais, une plage imprimée sur un mid tempo. Et c’est dans cette ambiance, sur des rythmes syncopés néo-orléanais, qu’intervient la voix si bien timbrée de Taj Mahal, invité pour la circonstance…

Les covers sont moins intéressantes. Si les versions de "Highway to Hell" ('AC-DC) et de "Satisfaction" sont bien revisitées, le "Rock me baby" de BB King et "Spoonful" de Willie Dixon manquent de touche personnelle. Faut dire qu’il en existe tellement de versions ! Même la présence de Popa Chubby ne change rien à l’exercice de style.

L’opus s’achève cependant par l’excellent "Je suis le diable", une compo imprimée sur le Bo Diddley beat au cours duquel on assiste à un duo d’enfer entre Manu et une des célébrités issues de l’Hexagone, Paul Personne. Enfin, le long playing recèle un morceau caché pour lequel Nicolas Bélanger a troqué sa basse contre un accordéon, alors que Mike Lattrell se consacre à la mandoline, le leader se réservant, bien sûr, les cordes… 

Maxïmo Park

As long as we keep moving

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“Risk to exist”, le dernier elpee de Maxïmo Park remonte à 2017. « As long as we keep moving » n’est cependant pas un nouvel album du band britannique, mais une compilation singulière, puisqu’elle réunit des anciens titres –et souvent les meilleurs– réenregistrés en studio. Mais pas simplement pour les remasteriser. Non, afin de leur insuffler davantage de punch et d’authenticité. Un peu comme lors des concerts, où la formation brille souvent de mille feux. La guitare y est mise davantage en exergue. Et le résultat devrait plaire à celles et ceux qui regrettent les débuts du combo, période au cours de laquelle des titres comme « I want you to say », « Girls who plays guitars » ou encore « Books from boxes » –et qui figurent ici sous de nouvelles versions– mettaient littéralement le feu aux planches…

Enfin, pour que votre info soit complète, sachez que le cd est accompagné d’un DVD consacré aux 10 titres de cet elpee…

The Young Gods

Data Mirage Tangram

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Neuf longues années que The Young Gods n’avait plus sorti d’album. Et son comeback coïncide avec le départ d’Al Komet, remplacé par Cesare Pizzi, membre fondateur qui opère ainsi un comeback inattendu. Pour enregistrer « Data mirage tangram », le trio a reçu le concours d’Alan Moulder (Depeche Mode, NIN, etc.) au mixing. Les compos ont été rôdées lors du Cully Jazz Festival, avant d’être retravaillées en studio ; ce qui a permis aux musicos d’expérimenter pleinement face à un public averti, et d’explorer aussi bien le blues, le gospel, le post rock que le post jazz, tout en conservant cette approche particulière de l’électro et de l’ambient…

Première constatation, Franz Treichler y joue de la guitare, parfois en rêvant du Floyd, à l’instar de la berceuse électro-atmosphérique « Entre en matière » et du single au groove sonique, paru en single, « Figure sans nom ». Il souffle dans son harmonica sur « Moon above », y entretenant un climat cinématique, dans l’esprit d’une B.O. de western signée Sergio Leone ou Ennio Morricone. Mais le titre phare de cet opus est incontestablement « All my skin standing », une piste de 11 minutes qui met en exergue la performance de Bernard Trontin aux drums. Un boléro envoûtant dont les disgressions électriques rappellent celles produites par Erik Braunn sur le classique « In-a-gadda-da-vida » d’Iron Butterfly. On en oublierait presque la voix emphatique de Franz responsable de textes à la fois symboliques et poétiques, qui colle si bien à la musique des Young Gods, une expression sonore impeccablement fluidifiée par les interventions de Pizzi. Aux claviers et machines Et si vous souhaitez en savoir davantage sur ce dernier LP, on vous invite à lire ou relire l’interview consacrée au groupe ici ou encore le compte-rendu de son concert accordé au Botanique, le 24 mars dernier,

The Cinematic Orchestra

To believe

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Manifestement, de nombreux groupes ont décidé de sortir un nouvel album, après plus de 10 ans d’absence. Et c’est le cas pour The Cinematic Orchestra, dont le dernier opus, « Ma fleur », date de 2007. Bien sûr, il a quand même publié des B.O. de films et des enregistrements immortalisés ‘live’. Mais pas d’elpee studio. Et puis, le band n’est pas très prolifique, puisque « To believe » ne constitue que son quatrième LP studio.

Au fil du temps, Jason Swinscoe s’entoure de plus en plus de collaborateurs pour mener son projet. Il y a bien sûr son backing group, dont Dominic Smith est quasiment devenu un membre à part entière, y partageant l’essentiel des compos ; mais, au fil du temps, il faut reconnaître que la liste des invités s’allonge. Et elle est particulièrement longue sur cet opus. On y retrouve ainsi de nombreux artistes de soul et de hip hop contemporains, comme les chanteurs Moses Summey, Roots Manuva, Heidi Vogel, Grey Reverend ou Tawiah, mais également le multi-instrumentiste Miguel Atwood Summey (NDR : ici préposé aux cordes) ainsi que le claviériste Dennis Hamm, deux artistes qui ont notamment bossé en compagnie de Flying Lotus et Thundercat.

Découpé en 7 plages, cet Lp baigne au sein d’une musique vaporeuse, propice à l’imaginaire, une expression sonore où se mêlent nu-jazz, hip hop, prog, musique de film et électronique.

Le disque s’ouvre par le titre maître, une compo incrustée de cordes sur laquelle glisse langoureusement la voix de Moses Summey. Toots Manuva pose son flow sur le plus ambient « A caged bird / Imitations of life », une plage qui arait pu figurer au répertoire de Massive Attack. Toujours aussi atmosphérique, mais dans l’esprit de Tortoise, « Lessons » vogue au gré des flux et reflux de l’instrumentation (NDR : pas de vocaux sur ce titre), Luke Flowers imprimant un rythme du chemin de fer particulièrement impressionnant sur ses fûts. La mer devient houleuse au fil de « The workers of art », une piste ténébreuse, tourmentée par des soubresauts de claviers et enrichie de cordes à mi-parcours. Des arrangements de cordes signés Miguel Ferguson, sur « A promise », un morceau chanté par la fidèle Heidi Vogel ; une conclusion de 11’ qui prend son envol en mode électronique avant de monter en crescendo.

Enfin, en quête de vérité, l’œuvre remet en cause nos convictions dans un monde où la communication est gangrénée par les fake news et la société corrompue par la politique ainsi que la finance, mais en même temps nous invite à prendre une pause et à savourer le moment présent… en écoutant, par exemple, cet album…