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Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

Miossec simplifie…

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Yossi Sassi

Roots and Roads

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Autoproduit, « Roots and Roads » constitue le troisième elpee solo de Yossi Sassi. Ce qui ne l’a pas empêché de faire appel à un backing group.

C’est à Tel Aviv, au Jaffa Sound Art, que cet album a pris forme sous la houlette de Liron Schaffer. Il a enregistré le retour du guitariste Ron ‘Bumblefoot’ Talh (ex-Guns N’ Roses), comme invité, ainsi que la collaboration de sa fille, Danielle Sassi, à la flûte. Sans oublier la participation d’un collectif solide incluant, entre autres, le guitariste Ben Azar, le percussionniste Roei Fridman et la chanteuse Sapir Fox.

Si le gratteur est connu pour son univers musical particulier mêlant tradition et modernité, il s’est également rendu célèbre par l’invention d’un instrument unique, le bouzoukitara (NDR : sorte de guitare à double manche constituée d’un bouzouki grec acoustique et d’une guitare électrique).

Au-delà de la prouesse technique, cet instrument définit le son et la musique de l’Israélien et lui permet de mélanger les genres : metal, folk, pop et rock progressif avec en pointe de mire, la musique orientale en harmonie, se moquant des barrières musicales et laissant libre cours à sa créativité.

Le long playing est partagé entre titres instrumentaux et chantés, parfois en solitaire (« Wings », « Thundercloud ») ou en compagnie de Sapir Fox (« Road Less Travelled », « Bird Without A Tree »). Les plages sont enrichies par les interventions de nombreux invités, dont la chanteuse israélo-russe Diana Golbi sur le heavy rock oriental « Root Out » et surtout Zaher Zorgati (frontman de Myrath), tout au long du morceau sculpté dans le metal, « The Religion Of Music ».

Sur les titres instrumentaux, Yossi Sassi dévoile toute l’étendue de son talent de compositeur. A l’instar de « Palm Dance », au cours duquel le génial Ron Thal nous gratifie de fabuleux solos dont il a le secret et le magnifique et très progressif « Winter » qui mêle habilement les sonorités jazzy, les cuivres et les riffs métalliques. Ce sont les deux pièces maîtresses de l’opus.

Yossi est un artiste talentueux capable de varier les genres. Sa musique est sans frontières, universelle même. Une belle découverte !

 

Silicon Tree

Another Road

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Silicon Tree a été formé en 2011, à Bruxelles, par un guitariste et compositeur français vouant une admiration sincère pour la musique si chère à Oasis et Stereophonics. Constitué de musiciens chevronnés, le groupe a publié un premier album en 2015, après deux Eps autoproduits. « Another Road » réunit des plages de facture classique, tantôt acoustiques (« Summertime ») ou électrifiés (« Not For Sale »)… le tout à haut potentiel mélodique (« Have a Smile »). Les fans des frères Gallagher seront aux anges à l’écoute du crescendo d’« Another Day »… Beau travail pour ces artisans du pop/rock…

Les Beatles encore et toujours bancables…

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Une collection photographique des Beatles, datant de plus de cinquante ans, a été vendue aux enchères pour 250 000 livre sterling (285 315euros ). Il s'agit de trois cent cinquante photos inédites réalisées par Mike Mitchell âgé alors de dix huit ans et qui suivait les Fab Four lors de leurs premiers concerts aux Etats-Unis en 1964.

Mitchell avait décidé de photographier John, Paul, George et Ringo après avoir vu leur célèbre performance télévisée au Ed Sullivan Show du 9 févier 1964. Le 13 septembre de la même année, il réussit à monter sur la scène pour de meilleures perspectives, expliquant en toute simplicité : ‘J'ai vu qu'il n'y avait personne sur la scène et je me suis demandé ce que je pourrais voir de là-haut’. Le culot et le talent on fait le reste. Un aperçu ? Voir ici ou

 

 

 

Veence Hanao et Le Motel sur l’« Asphalte ».

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En stand by depuis quatre ans en raison de problèmes d’ouïe, Veence Hanao publiera bientôt son nouvel album. Un disque très attendu ! Il a été entièrement réalisé en duo avec le producteur Le Motel.

Loin des obsessions formelles et thématiques d’un genre en pleine hype, celui que les Inrocks voyaient comme ‘la perle rare du rap francophone’ raconte, sans masque ni posture, champ et hors champ, une existence lambda.

Un nouveau single « Alphalte » prélude la sortie de cet opus et c’est à découvrir ici

Les 2 concerts prévus Nuits Botanique les 1er et 2 mai 2018, sont déjà complets, mais d’autres devraient suivre

https://veencehanao.bandcamp.com/

 

L'âge de glace de retour et en Belgique!

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Iceage a annoncé la sortie de son nouvel album, Beyondless. Il sera disponible le 4 mai prochain. Le nouveau single est disponible ici.      

Le groupe sera également présent deux jours plus tard, le 6 mai, aux Nuits du Botanique pour présenter le nouveau disque.

Les places sont en ventes ici.

L'affiche de Dour 2018 est complète !

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Plus de 200 artistes sur 7 scènes, l'affiche du Dour Festival 2018 est à nouveau impressionnante!

La programmation a été complétée définitivement aujourd'hui avec notamment l'ajout de Soldout ou de Porches. Cette 30ème édition voit également le site du festival changer de place. On attend donc beaucoup de surprises du 11 au 15 juillet prochain à Dour !

Retrouvez le programme complet jour par jour ici.

L'amour rend aveugle ...

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La Cécité des Amoureux présente “Tout ça n’existe pas - Expérience 360", premier clip musical belge entièrement réalisé en réalité virtuelle.
 

À travers cette production, le groupe a désiré faire se rencontrer la tradition de la chanson française et l’innovation de la réalité virtuelle. 

À mi-chemin entre le clip et la performance artistique, le projet propose une expérience immersive au cœur de l’esthétique particulière développée par le groupe.

Coproduction entre deux entreprises belges de réalité virtuelle (Production 21 et Poolpio), la réalisation sera prochainement proposée à divers festivals spécialisés à travers le monde. Une façon nouvelle de promouvoir l’art belge et la chanson d’expression francophone.

Le 14 février dernier, La Cécité des Amoureux sortait son premier 4 titres en format digital. En choisissant de ne pas offrir de support physique à son premier opus, le groupe souhaitait, en effet, explorer de nouvelles formes de création.

Réalisé par Christophe Van Huffel (réalisateur et co-compositeur du dernier album de Christophe, « Les Vestiges du Chaos ») et placé sous la direction artistique de Pascal Charpentier (claviériste d’Alain Bashung et également de Christophe), le premier 4 titres de La Cécité des Amoureux s’est classé, dès sa sortie, en 23ème position des meilleures ventes de l’Itunes Store belge.

Envie de vous plonger dans cet univer inédit ? Alors, cliquez ici .

C'est toi le gros et moi le petit ...

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Lord & Hardy est un duo liégeois. C’est le pari d'un multi-instrumentiste, touche à tout, fan d'Electro et de Pop bien qu’originaire de l'école musique Classique) de 120 kilos d’un côté, et de l'autre un rapper de 22 ans qui doit faire 50 kilos tout mouillé; biberonné au Hip-Hop Old School, à l’école A Tribe Called Quest & co.. 

Le frêle et le fort ont donné le nom Lord et Hardy, projet axé Electro avec une touche classieuse de Hip-Hop, à la fois old school et de demain.

Le groupe a une belle énergie et s'est entouré de graphiste, styliste et réalisateur cinéma.

Ils viennent de mettre en boite leur premier clip et single qui sont sortis aujourd’hui..

Voici un lien ici pour découvrir ce duo.

Un peu d'infos ici .

 

Maître GIMS, 1ère Dan ...

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D’une créativité rare, Maître GIMS relève encore une fois un défi : celui d’avoir composé des morceaux aux univers tous différents les uns des autres.

Ce nouvel album s'intitule "Ceinture noire".

On retrouve incontestablement le talent de l’artiste pour des chansons festives et des mélodies sentimentales, quand d’autres textes font la part belle à une plume plus engagée … et plus sombre. Et pour que la surprise soit totale, « Ceinture noire », offre des collaborations aussi réussies qu’inattendues …

 Un extrait ici .

 

 

 

Des jardins botaniques mis à l'honneur !

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Don McLean, compositeur et interprète américain prolifique, sort son nouvel album 'Botanical Gardens'. L'album précède une tournée britannique de 14 dates, qui débutera le 29 avril au Southend Cliffs Pavillion.

Avec plus de 40 disques d'or et de platine à travers le monde, Don McLean est l'un des artistes folk les plus appréciés des États-Unis.

'Botanical Gardens', son 19ème album studio depuis 8 ans, est sans doute l'un des plus réfléchis de Don.

L'intimité se retrouve au cœur de ce disque, avec Don écrivant des chansons personnelles retraçant une vie bien vécue, ainsi que ses observations sur la jeunesse et l'amour.

L'enregistrement à Watershed Studios à Nashville a également permis à Don et à son groupe de vivre une autre forme d'intimité, car ils ont été amenés à «jouer de près et à ressentir la musique», ce qui a produit un son brut et dur.

Don prouve une fois de plus son expertise dans l'écriture de chansons intemporelles pleines d’éléments country, americana, folk, tant que du rock bien rythmé.

En près de 50 ans sur la scène, les chansons de Don sont devenues un point incontournable de la musique Americana.

Sa musique a été interprétée par des artistes aussi variés qu'Elvis Presley, Madonna, Fred Astaire, Chet Atkins, George Michael, Josh Groban, Coolio et Ed Sheeran et son plus grand succès, American Pie, a été introduit au Grammy Hall of Fame en 2003.

Don utilise seulement des guitares Martin. Il a plus de 40 guitares Martin et en l'an 2000, la Martin Guitar Company a honoré Don McLean avec son propre modèle en édition limitée, la D40DM.

Un extrait disponible ici .

Tample

Summer light

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Au sein d’un univers où on ne compte plus le nombre de formations qui se sont lancées ou ont opté pour l’électro/pop, difficile de se faire une place au soleil. Et pourtant la tendance ne semble, pour l’instant en tout cas, pas prête de s’inverser. Quatuor bordelais, Tample a également décidé de s’y plonger. Dansante (sauf pour le dernier morceau, le mélancolique « Kings of earth »), la musique navigue quelque part entre Phoenix, M83 et Girls In Hawaii (celui des derniers disques, of course). S’il n’y avait la guitare, tour à tour limpide (« Chimer » »), surf (le contagieux « Runaway ») ou funkysante (le plus disco « One might stand ») et cette basse qui assure la contre-mélodie sur deux plages, dont la dernière citée et « Runaway », ainsi que la voix diaphane du chanteur, on resterait sur sa faim. Il y a bien un peu de sifflotement sur deux pistes qui apporte un zeste d’insouciance à un ensemble hésitant entre climats allègres, mélancoliques, atmosphériques ou angoissants (« Power » et son tempo martial) ; mais si les claviers émoustillent parfaitement l’opus, la boîte à rythmes, bien trop basique, finit par plomber le tout.

 

Angus & Julia Stone

Snow

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Ca roule pour les Stone ! Non pas la bande à Jagger, mais la soeurette et le frangin originaires de Newport, un faubourg de Sydney.

Angus et Julia ont attiré l’attention du grand public, en 2010, grâce au titre devenu culte, « Big Jet Plane », issu de l’album « Down The Way »

Ce succès planétaire doré leur avait d’ailleurs valu une brouille que le producteur Rick Rubin était parvenu à dissiper, en les conviant à l’enregistrement d’un opus homonyme (plus groovy et électrique), en 2014.

Les critiques les plus négatives avanceront (sans doute à juste titre), qu’hormis cet exercice de style, les deux artistes se complaisent dans une zone de confort à laquelle il est difficile de les extirper depuis leur premier Ep, paru en 2006, « Chocolate & Cigarettes ».

« Snow », ne déroge pas à la règle ! Et pourtant, même si elles sont loin de transcender, les compositions enregistrées sans la moindre pression parviennent tout de même à dégager (de manière inégale certes) une certaine plénitude. On y ressent l’étendue des grands espaces. Un parfum de liberté sauvage parfaitement contrôlé.

Logique lorsque l’on sait que la réalisation de cet opus a été opérée au sein du studio d’Angus à Byron Bay où la fratrie, entourée de fidèles musiciens, a passé ses longues soirées à jammer et à construire la maquette de ce qui constitue la suite d’une lignée que l’on espère encore longue.

Sans utiliser l’artillerie et les artifices extravagants, les (redevenus) compères ont finalement fait jaillir des eaux profondes et froides, un disque doux et sirupeux porté entre rythmes pop léchés, chœurs envoûtants (« Snow »), rythmiques synthétiques et poésie douce/amère (NDR : « Baudelaire », inspiré d’‘Enivrez-vous’).

Fruit d’une collaboration à quatre mains, le timbre, tantôt faussement nonchalant, tantôt empruntant un dérivé de la technique du ‘prechgesang’ (« Make It Out Alive »), se marient à merveille et n’est pas sans rappeler la complicité vocale d’un ‘The xx’ (« Nothing Else »). 

Epurés à souhait et sans la moindre expérimentation superflue, les douze titres s’écoutent sans effort, enrichis de temps à autre par le son organique émanant d’un vieil orgue poussiéreux des années 60 chiné aux puces par Angus (« Cellar Door », directement inspiré du film Donnie Darko).

Bref, un disque qui risque d’envelopper les plus frileux dans un cocon sonore intemporel…

Kaitlyn Aurelia Smith

The kid

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Malgré le peu de notoriété dont elle jouit en Europe, Kaitlyn Aurelia Smith incarne une véritable pointure dans son univers, c’est-à-dire celui de la musique électronique. « The Kid » constitue déjà son sixième album. Il est publié sur le label américain Western Vinyl (Dirty Projectors, Peter Broderick, Here We Go Magic, …)

Plutôt atypique, son parcours transparaît à travers son expression sonore. Native des îles Orcas, sises au Nord de l’Etat de Washington, la jeune femme a débuté sa carrière au sein d’un combo folk. Elle ne s’est intéressée à l’électro, que par la suite. Mais si elle a finalement décidé de jeter son dévolu sur les claviers et les machines, ses racines folk sont toujours très présentes tout au long de cet opus, même si les morceaux ont été composés à l’aide des claviers. Et bien qu’évoquant la sérénité de la nature plutôt que la frénésie des villes, sa musique lorgne du côté d’Animal Collective tout en baignant dans une atmosphère proche de celle d’Alela Diane…

 

Ravages

Renaissance (Ep)

Écrit par

Simon Beaudoux et Martin Chourrout ne sont pas des illustres inconnus, puisqu’ils militent chez Exconvaldes depuis 17 longues années. Mais les deux compères ont décidé de se lancer en duo, à travers ce Ravages. En troquant les guitares contre des synthés. Et puis surtout en proposant des textes dans la langue de Molière au lieu de celle de Shakespeare.

Si le patronyme s’inspire d’un roman de science fiction écrit par René Garjavel, un ‘s’ en plus, dansante, la musique nous replonge dans les eighties, puisant ses références, tour à tour chez Taxi Girl, Indochine, Kraftwerk, Visage, Cure (NDR : cet épanchement de mélancolie sur le morceau d’ouverture, « Gamma ») et même Diabologum.

En outre, empreints de mélancolie, les textes sont bien torchés et collent parfaitement à l’expression sonore, une jolie performance, quand on sait que la synth/pop et l’idiome français font rarement bon ménage. Une double prouesse qui devrait ramener sur terre ces tas de groupes qui injectent gratuitement de l’électro dans leur expression sonore ou s’y sont convertis, pour être dans l’air du temps. On attend l’album avec impatience…

 

Lonny Montem & Guillaume Charret

Tara (Ep)

Écrit par

« Tara » constitue le deuxième Ep de Lonny Montem et Guillaume Charret, aka Yules, un duo français qui pratique une forme de folk traditionnel inspiré par Joni Mitchell, Joan Baez ou encore Laura Marling. Ce disque fait suite à un autre Ep, baptisé « What kind of music do you play », paru en février de l’an dernier. Enregistré au beau milieu de l’Auvergne, au sein de la maison du paternel de Lonny, ce nouvel essai nous plonge au sein d’un environnement propice à la rêverie, la quiétude, le réconfort et où la nature règne en maître. Découpé en 7 pistes, il recèle deux reprises dont le « You can close your eyes » de James Taylor et le « Old friends » de Paul Simon ». Si la sèche et/ou le banjo, le plus souvent joués en picking, sert de trame aux compos, glockenspiel, drums, violon ou encore melodica s’invitent suivant les circonstances. Et le tout est souligné par les superbes harmonies vocales échangées entre les deux artistes, la voix de Lonny se révélant, par ailleurs, d’une grande pureté. En outre, les mélodies sont particulièrement soignées. C’est beau, frais, léger, romantique, empreint de délicatesse et digne de Lady & Bird. Suffirait d’un zeste de gratte électrique pour que l’ensemble prenne une dimension remarquable…

 

John Maus

Screen memories

Écrit par

Avant de lancer son projet musical, John Maus était professeur de philosophie à l’Université d’Hawaii et docteur en sciences politiques. Un intello, quoi ! Ce parcours peu commun lui a quand même permis d’atterrir sur la scène indie ; mais lui a valu le pseudonyme de ‘musicien-philosophe’. Le natif du Minnesota a cependant toujours eu des liens avec la musique. C’est d’ailleurs en 1998, alors qu’il vient de fêter ses 20 printemps et étudie à l’institut des Arts de Californie, qu’il rencontre son futur acolyte Ariel Rosenberg (alias Ariel Pink). En parallèle à ses études et recherches, il publie plusieurs elpees et se distingue pour ses performances live.

Pour ce quatrième opus, intitulé « Screen Memories » et publié chez Ribbon Music (Django Django, Laura Marling, Hamilton Leithauser), John reprend les choses là où il les avait laissées, lors de son précédent elpee, « We Must Become the Pitiless Censors of Ourselves », paru en 2011. Il nous y propose douze morceaux de synth-pop caverneuse dont une écrite par son compagnon Ariel Pink, en l’occurrence, « Bombs Away ». D’une voix de baryton, il véhicule des textes loin d’être réjouissants. Rappelant les grandes heures des 80’s, Maus se sert de claviers, de rythmiques électroniques et d’une basse écrasante. L’Américain a un don pour explorer des codes connus, sans pour autant tomber dans le kitsch, même si parfois il est à la limite, à l’instar de l’excellent « Teenage Witch » ou encore de « Pets ».

Au final, l’ensemble s’avère surtout très efficace. On ne voit pas le temps passer, à l’écoute de cet LP, et lors d’une seconde lecture, on se surprend même à en fredonner les mélodies.

 

Frantic

It

Écrit par

« Album dress », le précèdent elpee de Frantic était paru en 2005. Depuis, François-Olivier Nolorgues a défendu différents projets, concrétisé, la plupart du temps, par des singles, dont un en compagnie de Marc Almond et un autre, de Dominique Dalcan. « IT » a été enregistré entre Paris et Londres et mixé à Los Angeles par l’équipe d’ingénieurs du son de M83, sous la houlette du producteur britannique Flood (Depeche Mode, Gary Numan, New Order, PJ Harvey, Smashing Pumpkins, Soft Cell, U2, etc.)

Vocalement, François-Olivier est un véritable caméléon, capable d’emprunter tour à tour le timbre et même les inflexions, de Devandra Banhart, Bryan Ferry, Peter Murphy, Mark Hollis ou encore Dominique A. Musicalement, Frantic puise ses sources dans les eighties, et tout particulièrement chez Depeche Mode circa « Construction Time Again », John Foxx, Ultravox voire Tubeway Army. Hormis le minimaliste « And leave it all behind », plage au cours de laquelle, F-O chante en s’accompagnant uniquement à la guitare électrique, tous les titres baignent dans l’électro wave. Majestueux, ténébreux et énigmatique, « Save my heart from the world » constitue la meilleure piste du long playing. Et caractérisé par ses percus martiales, « Winter man » ne manque pas d’allure, tout en lorgnant vers Talk Talk. Dansant, « Time to make your mine » est un hit potentiel. Mais à partir de « Lookin’ at the scene », au cours duquel le vocal est massacré par un vocodeur (NDR : c’est dans l’air du temps, mais c’est le genre de truc qui me pousse à zapper), l’inspiration commence à tarir. Et ni l’hymnique et ‘u2esque’ « I want to die for you » ou la reprise assez quelconque du « Love my way » des Psychedelic Furs ne parviennent à faire la différence. Dommage cette baisse de régime, après un départ si prometteur…

 

Das Geld

Hesitation

Écrit par

Das Geld n’est pas un groupe allemand, mais rennais, réunissant Klaus Baron (guitare, bruitages) et Herman Jung (synthés, voix, distorsions). Après avoir gravé deux Eps, le duo nous propose son premier album. Découpé en 8 pistes, il propose une musique hybride, mais largement dominée par l’électro. En fait seules les interventions de guitare sont organiques. Tour à tour industrielle (surtout « Croustiroc »), noisy (l’angoissant « A soft kiss in Saint-Louis, une piste imprimée sur un tempo binaire et caractérisée par un refrain obsessionnel) ou expérimentale (« Oceanopolis »), la musique est le plus souvent hantée par Nitzer Ebb, surtout quand elle vire à l’EBM. Seule exception qui confirme la règle, le plus pop « Myrtille », dont les vocaux, les claviers vintage et le refrain entraînant évoquent carrément OMD. Pas vraiment ma tasse de thé, mais dans le style, la paire se débrouille plutôt bien…

 

The View Electrical

Heiligenstadt

Écrit par

« Heiligenstadt » constitue le second opus de ce duo suisse qui réunit Frédéric Aellen (Sonograph) et Raul Bortolitt (Kruger, Orso). Il fait suite à « Roseland », paru en 2015, suivi d’un remix de 5 titres de cet elpee, gravé sur un Ep mis en forme par un des pionniers du métal indus, Justin K. Et ce nouvel album a été mixé et masterisé par Magnus Lindberg (Cult of Luna). Tout un cheminement qui a forcément déteint sur cet « Heiligenstadt ».

En fait, si la musique de The View Electrical baigne, en général, dans la dream pop (Beach House ?), elle est capable de virer tantôt à la prog crimsonienne (NDR : pensez au titre maître du premier elpee, « In the court of the Crimson King »), le shoegaze de Chapterhouse voire de Slowdive (les cordes cristallines et les vocaux éthérés), mais également le post metal, style auquel Cult of Luna émarge, et que traduit alors des vocaux hurlés ainsi qu’une montée en puissance électrique. Ce qui n’empêche pas certains compos de s’enrichir d’un trio de cordes (violoncelle, alto, violon) ou de tirer parti, circonstanciellement de l’électronique. Et le résultat tient parfaitement la route. Mais la meilleure plage de l’opus est incontestablement et paradoxalement « Fell for grave ». Enrichie d’arrangements orchestraux somptueux, elle bénéficie du concours de Dälek, qui vient rapper à mi-parcours, apportant ainsi une dimension inattendue et éblouissante à cette compo.

 

The Wait Sons

The Wait Sons (Ep)

Écrit par

Premier Ep pour ce quintet belge dont le stoner mélodique évoque d’abord The Datsuns, un excellent groupe australien, injustement méconnu. Les interventions du guitariste rythmique, parfois ‘deepurpleliennes’ et les envolées bien calibrées du soliste nous le rappellent instantanément. Les harmonises vocales sont limpides, les drums amples, et la ligne de basse est bien soutenue. Seule la voix du chanteur lorgne vers celle de Billie Joe Armstrong, le leader de Green Day. « First song » (NDR : ben, pas un choix trop difficile pour un titre qui ouvre ce disque) se révèle particulièrement contagieux, et pourrait facilement être traduit en single. Et les quatre autres morceaux tiennent parfaitement la route. Si vous êtes fans de Triggerfinger… et bien sur des Datsuns, vous devriez apprécier la musique de cette formation…

 

Pink Floyd : la réimpression de "Pulse" en vinyle.

Écrit par

La réimpression remasterisée sur vinyle de "Pulse", le quadruple album live du Floyd, publié en 1995, sera disponible à partir du 18 mai prochain.

Le coffret se compose de 4 LP dans des pochettes différentes et d'un livret photographique de 52 pages, témoignage de la tournée "Division Bell", accomplie au Royaume-Uni et en Europe, en 1994.

Outre l'album "The Dark Side Of The Moon" joué intégralement (LP 3, side one), on aura le plaisir de réentendre de nombreux autres morceaux emblématiques du groupe comme "Shine On You Crazy Diamond", "Astronomy Domine", "Hey you", "Another Brick In The Wall", "Money", "Wish You Where Here" et bien d’autres.

Pink Floyd est très présent dans l'actualité. Et pour cause, on rappellera que la tournée de Roger Waters arrive très prochainement en Europe et que des dates sont prévues en mai à Anvers et juin à Lille. Aux dernières nouvelles, il resterait des places disponibles.