Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

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Scott Weiland

Décès de l’ex-chanteur/compositeur de Stone Temple Pilots.

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Né le 27 octobre à Santa Cruz, en Californie, Scott Weiland est décédé ce 3 décembre 2015. L’ex-chanteur de Stone Temple Pilots, groupe dont il avait été viré en 2013, et de Velvet Revolver (NDR : un combo impliquant Slash et Duff McKagan, anciens membres de Guns’n’Roses), s’est éteint dans son sommeil, alors qu’il était en tournée dans le Minnesota, en compagnie de sa formation actuelle, The Wildabouts. Pas davantage d’info pour l’instant, au sujet des circonstances de la mort de cet artiste ayant été souvent confronté à des problèmes de drogue.

C’est en plein mouvement grunge, alors que son rock plutôt classique se nourrissait surtout de  psychédélisme, de bossa nova, de funk, de punk et bien sûr de punk, que le Stone Temple Pilots a rencontré le plus de succès. Il avait d’ailleurs décroché un Grammy Award, en 1994, pour « Plush », un titre extrait du premier elpee, « Core », qui a raflé 8 disques de platine au cours des nineties ! Séparé en 2002, STP s’était reformé en 2008, avant que Scott ne soit remplacé par l’ex-vocaliste de Linkin Park, Chester Bennington. C’est alors qu’il a fondé Scott Weiland & The Wildabouts…

 

R.I.P.

 

Do or Die

Une tornade de décibels !

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Ce soir, l'Alhambra va vibrer. Dans la cité du Doudou, il y a du lourd et du très lourd qui se prépare. L’un des plus vieux groupes de punk/hardcore belge (17 ans d'existence) se prépare à monter sur les planches pour la ‘release party’ de son nouvel album, « Crows ». C’est son septième. Des elpees que la formation publie tous les deux ans. A une cadence métronomique. Il y a déjà pas mal de monde à l’intérieur, mais également devant la salle, pour accueillir le band montois. Et dès le début du spectacle, l’Alhambra est blindée. Faut dire que le Borinage est un terreau fertile pour cultiver le métal…

Stand For Truth assure le supporting act. Il réunit d’anciens membres de Do or Die et des musicos tournaisiens. Un des gratteurs affiche de magnifiques tatouages sur les jambes. Les autres, sur les bras. Leur seul album, « The Game Is Over », est paru en 2013. Le line up implique un chanteur (Angelo), deux guitaristes (Etienne et Délo), un bassiste (Goran) et un drummer (Guillaume). Le style ? Du metalcore orienté 90’s.

Passé l’intro, SFT attaque une nouvelle compo, « Fear Is A Liar. Le chanteur invite la foule à s’approcher du podium. Et à force d’insister, il est exaucé. L’auditoire est partagé entre jeunes et moins jeunes. Souvent superbement tatoués. On croise quelques motards vêtus de cuir, également.

Les deux guitaristes et le bassiste sont montés sur des ressorts. Ils sautent sur l’estrade, de long en large, comme de kangourous. Et le vocaliste n’est pas en reste. Des ‘round circles’ se forment déjà au sein de la salle.

Le son est puissant. Un peu trop au goût de votre serviteur. Qui, bouchons bien fixés dans les oreilles, bat en retraite jusqu’au fond de la fosse. Quoique hurlé, le chant est mélodieux. « Survivors », un extrait du premier Ep, est attaqué sur les chapeaux de roues par le drummer, poursuivi par les riffs dévastateurs, dignes du thrash metal, des sixcordistes. Deux nouvelles compos : « I Can't Breathe » et « Hopeless ». « The Game Is Over » est un titre particulièrement nerveux alors qu’« Injustice For All », extrait de l'Ep, lorgne vers Machine Head.

Une première partie qui a bien rempli son rôle et a chauffé le public, juste à point, pour accueillir Dor Or Die.

Setlist : « Intro », « Fear Is A Liar », « Survivors », « I'll Make You Pay », « No Guts No Glory », « Engraved », « The Game Is Over », « Hopeless », « I Can't Breathe », « Carrion Feeders », « Injustice For All ».

Reconnaissant pour influences majeures Machine Head, Sepultura, Slayer, Pantera, Metallica, Madball et Cannibal Corpse, Do Or Die est un sextuor réunissant les vocalistes Chris Michez et Stéphane Frocheur, les gratteurs Greg Chiarenza ainsi qu’Arnold Cornu, le bassiste Filipe Dos Santos Mendes et enfin le drummer Jonathan Chianrenza. « Crows », son dernier LP, a reçu le concours de Mike Doley (Channel Zero) à la mise en forme.

Chris est un fameux showman. Chaussé d’espadrilles noires –pour ne pas chopper de cor aux pieds– est un autre homme sur les planches (NDR : il bosse dans l’équipe de l'Alhambra). Viril, son chant est hurlé, alors que Stéphane va plus loin dans les graves. Ils sont donc deux à s’époumoner, mais dans des registres différents. Do or Die, est une véritable machine de guerre. Un carnage ! Le sol tremble. Au bord de la rupture, le volume sonore est constamment dans le rouge. Une tornade de décibels ! Même que Prodigy est un cran en dessous. Les guitares libèrent des sonorités graisseuses et écrasantes. Le batteur tape sur ses peaux comme un malade. Les ‘round circles’ éclatent à nouveau, mais bien plus intensément. Avant d’attaquer « Bunker Hill Blues », un blues qui arrache, Chris demande aux premiers rangs de les resserrer. Il doit y avoir 300 spectateurs dans l’Alhambra.

Bref, votre serviteur est à nouveau renvoyé au fond de la classe. Là, c’est supportable. « Crows », titre maître du dernier elpee, s’ouvre par des cris de corbeaux. Il n’y pourtant ni corvidés ni âme gothique dans la fosse. Et pour terminer le show, Chris parvient encore à faire monter la pression d’un palier. En invitant pas mal d’aficionados sur les planches. De quoi terminer le set en beauté. Classique du band, « Bella Famiglia », n’a pas été oublié, juste avant une superbe cover du « Roots Bloody roots » de Sepultura. Car finalement, toutes les nouvelles compos du septième long playing ont été interprétées, ce soir, devant un auditoire, manifestement ravi. Hormis un fou furieux qui s’est sans doute brisé un membre, dans l’assistance. Il sera d’ailleurs évacué en ambulance…

Setlist : « Off With Their Heads », « Bella Famiglia Soldiers », « Bunker Hill Blues », « True Blood », « You Fucked As Once We Gonna Kill You Twice », « Breathe At Last », « Blood On The Grass », « Revenge Is Justice », « Breakthrough », « Pray For Them », « Crows », «  Sunday Warriors », « One Life One Crew », « Bella Famiglia Soldiers », « The Meaning Of Honor », « Roots Bloody Roots ».

(Organisation : Alhambra)

Nouvel album pour LYLAC

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Après « By A Tree », un premier album sorti en 2013, LYLAC est de retour avec « Living By the Rules we’re Making ». Le disque est disponible dés maintenant. Amaury Massion définit cet album comme étant personnel. On y distingue du violoncelle, de la flûte, de la cithare ou encore quelques notes de piano. Une recette variée qui sent bon la nostalgie à découvrir au plus vite !

Plus d’informations ici. 

Omar Souleyman

Bien loin de la guerre civile en Syrie… quoique…

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En arrivant à l’Ancienne Belgique, on remarque immédiatement la présence de 5 militaires et de 10 policiers. Sécurité oblige ! Après la fouille de circonstance, votre serviteur débarque dans l’AB, réduite en mode Box. Il est arrivé le premier, et se retrouve seul dans la salle. Ce soir l’affiche propose Gerd De Wilde ainsi que Kirsten Lemaire et Linde Merckpoel comme supporting act. Omar Souleyman constituant la tête d’affiche. Il a gravé un nouvel opus, intitulé « Bahdeni Nami », en juillet 2015, un disque pour lequel il a reçu, notamment, le concours de Four Tet, Gilles Peterson, et Modeselektor4.

Barbu et chaussé de lunettes, Gert De Wilde fait face à une immense table, devant ses platines. Tout en mixant, il se restaure discrètement. La musique dispensée baigne dans une électro, ma foi fort classique ; quoique de temps à autre, il glisse un morceau plus arabisant. Bonne idée, un morceau, c’est ce dont votre serviteur a besoin. Aussi après un quart d’heure, il s’éclipse momentanément pour aller casser la croûte…

‘Les Plaisirs d'Hiver’ sont ouverts. Piétonnier oblige. C’est à deux pas de La Bourse. L’endroit est propice pour manger et boire un coup sur le pouce. Une petite tartiflette et un vin chaud plus tard, retour à l'AB.

Changement de Dj's, deux filles sont derrière les manettes. Il s’agit de Kirsten Lemaire et Linde Merckpoel. Et s’y trémoussent. Il y a maintenant une dizaine de personnes dans la salle. Il faudra d’ailleurs attendre 21 heures, avant qu’elle ne soit sold out ; horaire prévu pour le début de set d’Omar Souleyman.

Geert récupère les platines et commence à faire monter la pression en diffusant une musique élctro davantage orientaliste. Les spectateurs commencent enfin à réagir…

Omar Souleyman est né en 1966, à Tel Amir, un village situé dans le nord-ouest de la Syrie. Il entame sa carrière dès 1994, en animant les mariages de sa région, accompagné par de nombreux musiciens. Par tradition, ses prestations sont enregistrées, offertes aux mariés et ensuite revendues localement. Omar aurait donc réalisé entre 500 et 700 cassettes. Sa notoriété commence à dépasser les frontières de son pays, en 2004. Lors d'un voyage opéré en Syrie, Mark Gergis, un musicien californien, découvre sa production, et publie en 2007 une compilation baptisée « Highway To Hassake », sur son label Sublime Frequencies. C'est alors le début du succès international pour Omar. Depuis le début de la guerre civile, il a émigré en Turquie.

Omar propose une version moderne de la Dabka traditionnelle. Il est accompagné d’un seul musicien, Rizan Said, d'origine turque. Deux synthés sont plantés au milieu du podium. Toutes les sonorités, même celles de l’oud, du bendi (clarinette arabe) et de tambourin ont été synthétisées.

Pendant la petite intro, des filles commencent à s’égosiller. On entend aussi Omar qui chante déjà, depuis les loges. Le préambule terminé, il monte sur l’estrade vêtu d’une djellaba brune et coiffé d'un keffieh à damiers rouges. Il est chaussé de grosses lunettes fumées (qu'il ne quittera jamais) et porte la moustache. Il tient son micro à la main. Il déambule de gauche à droite et incite l’auditoire, à l’aide de gestes, à applaudir et à danser. A gauche du podium, on remarque la présence d’un jeune homme de grande taille, qu’Omar semble bien connaître. Et pour cause, avant le show, les deux personnages se sont entretenus. Il l’invite à le rejoindre sur les planches. Ce grand garçon a empoigné sa croix et sa chaîne en or avant d’entamer quelques pas de danse endiablées. A deux reprises quelques grappes de spectateurs vont également grimper sur la scène. Avec la bénédiction du service de sécurité. Sourire aux lèvres, Omar semble apprécier. Il s’autorise même quelques selfies auprès de ces danseurs improvisés. La pression monte de minute en minute. Elle va s’achever par une véritable hystérie. Même que votre serviteur s’y est associé.

Parmi les titres les plus notoires, on épinglera « Warni Warni », « Bahdeni Nami », « Salamat Galbi Bidek», « Wenu Wenu », « Leh Jani », des compos qui vont très souvent jouer les prolongations pour le plus grand bonheur d'un public multiculturel et multiracial. Pas mal de néerlandophones assistaient au concert ; et manifestement, ils semblaient apprécier la musique sucrée, jouissive et colorée de Souleyman. Lors du dernier titre de ce spectacle, 3 groupes de spectateurs sont à nouveau parvenus à envahir le podium. Pour y danser. Un moment de feu qu’Omar a boosté à coups de 'Yalla' (Trad : ‘allez !’), dans une ambiance digne de la farandole…

Malgré le chant en langue arabe –auquel votre serviteur ne comprend strictement rien– on a assisté à une belle communion entre le public et l’artiste. Il y a d’ailleurs longtemps que je n’avais plus assisté à de tels envahissements de scène. Cinquante minutes de set. C’est court, mais excellent. Et sans la moindre baisse de régime. Mais en même temps, j’ai l’impression d’avoir découvert une Syrie chaleureuse, souriante, dansante, aimant la joie de vivre. Qui sait faire la fête à la musique et aux être humains. Ce peuple ne mérite pas une telle guerre civile…

(Organisation : Ancienne Belgique)

Texas

Partage de musique en famille…

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Texas fête ses 25 années d’existence en 2015. Il en a d’ailleurs profité pour publier un nouvel album, en février dernier. Il s’intitule tout simplement « Texas 25 ». Sa nouvelle tournée européenne transitait donc par le Lotto Arena d’Anvers, pour un show de plus de 140 minutes. La salle n’est pas sold out, mais bien remplie quand même. Les portes s’ouvrent vers 18h30. Pas de supporting act.

Prévu pour 20h30, le concert accuse 10 minutes de retard. Impatiente, la foule crie, applaudit ou siffle. La star se fait attendre… Les lumières s'éteignent enfin, et Miss Spiteri débarque sur l’estrade armée d’une gratte semi-acoustique de teinte noire. Comme ses cheveux, aux reflets de jais. Mais aussi sa veste, qui recouvre un pull marin à rayures horizontales de couleur rouge. La star focalise déjà tous les regards. Normale, car elle est alors seule sur l’estrade. Le set s’ouvre par « Start A Family ». Intimiste, délicate et empreinte de douceur, cette nouvelle compo figure sur le dernier opus.

La chanson terminée, les autres musicos grimpent à leur tour sur les planches. Il y a deux drummers, dont Neil Payne. Le mari de Sharleen, Johnny McElhome (NDR : c’est également le compositeur) se charge de la basse. Michael Bannister est préposé au piano et aux backing vocaux. Ces trois derniers, et tout particulièrement le dernier, se consacrent aussi aux claviers. Un line up complété par deux gratteurs, Ally McErlaine et Tony McGovern.

Pendant « Halo » (« White On Blonde »), Sharleen arpente le podium de long en large. Elle amorce quelques pas de danse. Souriante, elle nous ouvre les bras. Entre chaque chanson elle s’adresse au public, d’un savoureux accent écossais. Elle l’incite à s’investir et tout particulièrement, celui installé au balcon. « The Conversation » est un titre de circonstance. Sharleen a des bouffées de chaleur. Et nous aussi. Elle laisse discrètement tomber sa veste, au pied des fûts.

Lorsque le band attaque « Thrill Has Gone » et « Everyday Now », deux plages issues de l’elpee « Southside » (Trad : côté sud !), un disque paru en 1989, on se remémore que le groupe a toujours été fasciné par le Sud des States. D’ailleurs son patronyme s’inspire du film ‘Paris, Texas’, de Wim Wenders. Trois grattes –deux électriques et l’acoustique pour Sharleen– alimentent « Thrill Has Gone ». Sharleen aborde ensuite une autre compo, derrière le piano, soutenue par le Hammond.

Elle a empoigné une sixcordes de couleur noire (NDR : of course !) lors de « Detroit City » (« The Conversation »). Pas de cuivres, cependant. Dommage ! Cependant ravi, l’auditoire applaudit.

Tendre, « In Demand » est un morceau plus acoustique. Elle invite le public à reprendre le refrain en chœur. Et ça marche ! Chauffé à blanc, le band entame une série de hits : « Southside », « I Don't Want A Lover », « When We Are Together », « In Our Lifetime » et « Insane ». 120 minutes viennent de passer comme une lettre chez Bpost. L'âme de Gainsbourg hante « Guitar Song ». Un bel hommage…

Sharleen déclare qu'il est temps de retourner chez soi. Le public n'est pas content. Elle demande alors s’il en veut encore. Vous connaissez la réponse. La formation aligne alors « Summer Son », « Black Eyed Boy » et « Say What You Want », moment choisi par l’auditoire pour souhaiter un ‘happy birthday’ à Texas, tout en l’ovationnant chaleureusement, pendant de très longues minutes.

Un rappel ? Bien sûr. Au cours duquel le combo nous réserve « Inner Smile », un autre brûlot qui relance la machine. Et l’apothéose sera atteinte par « Suspicious Minds  », une compo signée Mark James, qu’Elvis Presley avait traduite en tube. Pour ce soir, votre serviteur avait entraîné son fiston. Il a quand même 18 ans ; mais à la fin du show, il m’a confessé : ‘Papa, génial, j'ai passé un bon moment ; et puis la chanteuse est top et sexy’ (NDR : elle pourrait être sa mère). Une bonne manière de partager la musique en famille…  

(Organisation : Live Nation)

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Marka

Days Of Wine And Roses

Écrit par

Le 23 décembre 1979, Serge Van Laeken, alias Marka se produit en compagnie de son groupe Mad Virgins. Il y présente Lio, une sacré gonzesse, alors âgée de 16 ans. A cette époque, il grave un single phare : « I Am A Computer »/ « Fuck & Suck ». Faut dire qu’au début de sa carrière, il était punk et les groupes au sein desquels il militait, écumaient les bars du style…

Marka va ensuite –notamment– sévir chez Allez Allez (1981), puis Les Cactus (1983), avant d’embrasser une carrière individuelle, dès 1990. Son premier elpee solo « Je vous dit Tout », se vend mal ; et pour survivre, il est forcé de vendre des instruments de musique. Fin du siècle dernier, il enregistre une cover du « Caroline » de Mc Solaar ; et en 2000, il signe l'hymne officiel des Francofolies de Spa. Au cours des 15 dernières années, il a sorti 9 long playings, dont ce « Days Of Wine And Roses » et publié une autobiographie (2013), « Marka Se Reprend », accompagné d'un album « Best Of », qui va donner naissance à un spectacle théâtral. On épinglera encore son investissement pour les SDF, à travers quatre associations différentes. On peut même affirmer qu’il est overbooké !

Les sessions d’enregistrement se sont déroulées au sein de trois studios, SOS, MPL et At Home. Pour la circonstance, il a reçu le concours d’une multitude d’invités. Marka se réserve la basse et la guitare (électrique ou acoustique).

« Jump In Or Fall » est un morceau de pop légèrement teinté de pop, au cours duquel il multiplie les ‘hey’ et les ‘oh’.

« What's Going Wrong ? » démontre que Marka est un artiste au grand cœur. Contagieuse, cette compo a fait l’objet d’un clip tourné en compagnie de deux SDF polonais. L’un deux brille d’ailleurs à l’accordéon.

Sculpté dans les cordes de sèche « Plain Shame » est une ballade susceptible d’être traduite en single. Une chanson qui aurait pu figurer dans le répertoire de Perry Rose. Electro/rock, « Won't You Tell Me ? » adopte un profil bien dans l’air du temps.

« It's Only Football » adresse un clin d’œil appuyé et non dénué d’humour aux 'Pierres Qui Roulent'. Nightclubbien, « Sunflowers Blues » est un blues crapuleux. Pour « For Only You », on dirait que le ket de Molenbeek a sorti Jim Kerr de sa maison de retraite pour qu’il prête sa voix.

Le Hammond et la guitare font bon ménage tout au long d’un autre blues, « Nowhere Somewhere ». Country voire americana, « Tiritas » nous entraîne au cœur de plaines du Far West…

Découpé en dix pistes, « Days Of Wine And Roses » réussit l’osmose entre trois époques : celles des Beatles, des 80’s et la scène électro contemporaine. Le tout a bien sûr été mis à la sauce Marka.

Last Days of April

Sea of Clouds

Écrit par

Quand on évoque Last Days of April, on ne peut s’empêcher de penser au 90’s, et tout particulièrement à l’émocore. « Sea of Clouds », son 9ème opus, allait-il nous y replonger ? Comme à l’époque où le combo était hébergé par l’écurie Deep Elm, focalisée sur le genre ?  Et bien finalement, après avoir écouté cet elpee, on peut affirmer que le combo suédois a surpris agréablement. Les compos n’ont strictement rien en commun avec celles de leur début de carrière. La bande à Karl Larsson propose, tout au long de « Sea of Clouds », des chansons finement ciselées dans un americana pur jus, au cours desquelles plane –bien entendu– le fantôme du cowboy junkie Gram Parsons… Les Scandinaves ont ainsi recours à la pedal steel (« The Way Things Were ») et autres instrus spécifiques à l’Ouest américain, qu’ils essaiment sur des textes toujours aussi profondément écorchés (‘I was the artist, you were my pain’, termes qui amorcent l’inaugural « The Artist »). En parvenant à s’adapter à son époque, Last Day of April est passé avec bonheur de l’emocore à l’emoricana…

 

Good Riddance

Peace in Our Time

Écrit par

Malgré son nom (NDR : ‘Good Riddance’ signifie littéralement ‘Bon Débarras’), on ne se débarrasse pas aussi facilement de héros issus de la scène punk californienne, qui ont sévi au cours des nineties. La plupart des groupes qui ont marqué cette époque, sont d’ailleurs toujours en activité. A l’instar de NOFX, Lagwagon, Bad Religion ou Pennywise. Tout aussi énervés qu’à leurs débuts en 1995, les musiciens de Good Riddance ne dérogent pas à la règle et reviennent, presque 10 ans après leur dernier méfait, pour commettre un nouveau forfait. Comme si rien n’avait changé ! Tout au long de « Peace in Our Time », les canailles de Santa Cruz (re)déballent les recettes qui ont forgé leur succès : un punk mélodique fortement influencé par le hardcore et caractérisé par le recours constant à une double pédale. La voix de Russ Rankin semble avoir été clonée sur celle de Joey Cape (Lagwagon) tandis que le message se révèle toujours aussi engagé ! Dès « Disputation », le ton est donné. Pas de répit. Quatorze uppercuts ou swings décochés dans les tripes. La rage de Good Riddance n’a peut-être jamais été aussi intense. Et des pistes –qui ne dépassant rarement les 2 minutes– comme le single « Contrition », le plus écrasant « Take it to Heart », l’efficace « Washed Away » et même le presque pop « Grace and Virtue » constituent des preuves irréfutables… On ne se débarrassera décidemment pas d’eux aussi facilement…

 

Daughn Gibson

Carnation

Écrit par

Josh Martin, alias Daughn Gibson, est de retour. On avait hâte de découvrir un successeur à l'excellent "Me Moan", œuvre tout au long de laquelle l'Américain avait démontré son immense talent de songwriter. Evoluant constamment entre country/blues et électro, il était parvenu à insuffler une fameuse dose d’émotion à toutes ses compos.

A l’instar du précédent opus, il a reçu le concours de quelques pointures, lors des sessions d’enregistrement. Et notamment Randall Dunn (Sunn O))), Marissa Nadler ou encore les membres d’Akron/Family. Sans oublier Eyvind Kang, qui s’est chargé des arrangements de cordes ainsi que Steve Moore, multi-instrumentiste qui a sévi chez Earth. Tout au long de son troisième LP, on a l’impression que Daughn dévie de sa trajectoire initiale, adoptant même parfois un profil plus dub. En outre, les synthés sont bien plus présents. Plutôt que d’émarger au folk, « Carnation » baigne au sein d’un rock vaporeux, courtisé par la voix sensuelle de Josh Martin. Parfois carrément kitsch, le climat nous replonge au sein des 80’s. Rien que la sonorité des claviers de "Shatter You Throught" corrobore ce point de vue.

Si "Carnation" se révèle original, il peut énerver par son aspect désuet, mais se révèle avant tout authentique. Maintenant, à vous de juger...

 

Cayucas

Dancing at the Blue Lagoon

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Détecté par les radars de la sphère indie en 2014, à travers le prisme de son lumineux single « Cayucos », Cayucas revient aujourd’hui pour accomplir l’exercice le plus périlleux de sa jeune carrière : l’album de la confirmation ! La pop ensoleillée de la bande aux jumeaux Zach et Ben Yudin allait-elle passer ce cap en se moquant des variations de modes, parfois impitoyables ? Caractérisé par son titre paradisiaque, « Dancing at the Blue Lagoon » a le bon goût de ne leurrer qui que ce soit, en proposant une musique alimentée par des rythmes africains et des mélodies sucrées (trop ?) influencées par les inégalables Vampire Weekend (« Hella »), mais également soulignée par la voix limpide de Phoenix (« Moony Eyed Walrus »), quand elle ne verse pas dans un melting-pot légèrement moins ‘mainstream’, digne de Fool’s Gold (« Dancing at the Blue Lagoon »). Dès que les références sont bien assimilées, les plages se révèlent particulièrement agréables à l’écoute. Jamais l’ennui ne guette et on s’imagine se prélasser au soleil sur le sable des côtes californiennes.

Si le résultat s’avère d’excellente facture, il faut reconnaître que l’emprise est écrasante. Un prof quelque peu sévère attribuerait aux jeunes pousses de Santa Monica un honorable 8/10 au lieu du parfait 10/10 ; car il ne pourrait déterminer si l’élève a copié –ou pas– sur son voisin de classe...

 

Aline

La Vie Electrique

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Dans la discothèque de votre serviteur, les artistes et groupes qui chantent dans la langue de Molière sont plutôt rares. Pas parce qu’ils n’ont pas de talent, mais à cause de mes oreilles. Elles sont moins réceptives à cet idiome. Il existe cependant des exceptions à cette règle et Aline en est certainement une.

Le premier elpee de ce combo hexagonal avait apporté un véritable vent de fraîcheur dans l’univers de la french pop. Et pour cause, « Regarde le Ciel » recelait quelques tubes immédiats, comme « Je bois et puis je danse » ou « Elle m’oubliera ».

De quoi espérer une suite favorable à cette entrée en matière. Sans pour autant lui conférer des espoirs démesurés. Serait-ce dû à un certain scepticisme vis-à-vis de la french pop ? La question mérite d’être posée. 

Publié il y a quelques mois avant la sortie de « La Vie Electrique », le titre maître, malgré son clip génial, ne correspond pas vraiment au climat du nouvel elpee. Il s’inscrit davantage dans l’esprit du précédent. Et raconte une histoire consécutive à un coup de foudre fracassant, alors que le précédent s’inscrivait dans un contexte de frustration amoureuse, noyée dans l’alcool.

Bien sûr, les idées noires continuent de hanter les lyrics. A l’instar de ces thèmes qui abordent le manque de confiance en soi, l’incompréhension, l’éloignement, la guerre ou encore l’astrologie. Torchés par Romain Gueret, ils sont d’ailleurs d’une simplicité touchante. C’est d’ailleurs ce qui fait le charme d’Aline.

L’opus a été enregistré à Bruxelles ; et la production a été confiée à une légende issue d’outre-Manche : Stephen Street. Il n’est pas uniquement l’ex-producteur du mythique Smiths (NDR : souvenez-vous de l’incontournable « The Queen Is Dead »), mais a aussi mis en forme d’autres œuvres, notamment de New Order, Morrissey ou encore Blur. Un fameux cv pour ce Londonien, toujours aussi avide de nouvelles expériences. Il s’agit d’ailleurs de la première fois qu’il apporte sa collaboration à un groupe francophone. Et manifestement, le résultat est probant.

L’elpee s’ouvre par « Avenue des armées », morceau qui établit un lien parfait entre les deux long playings du band français. Un choix judicieux, qui ne devrait pas trop perturber les aficionados de la première heure. Avant de sortir des sentiers battus, et permettre d’attaquer un répertoire bien plus profond et varié que « Regarde Le Ciel ». Si plusieurs plages du premier LP sortaient facilement du lot, « La Vie Electrique » se révèle bien plus complexe. Chaque piste nous entraîne au sein d’un univers différent. Encore que plusieurs chansons évoquent un certain Etienne Daho. A l’instar de « Les Mains Vides ». Le sommet de l’album ? « Une Vie ». Une véritable pépite, sans doute décousue, mais au riff efficace et au refrain brillant. Le tout, ponctué d’un pont mélancolique complètement inattendu.

Et le disque de s’achever par « Promis Juré Craché ». Un titre plus rock au cours duquel Romain Gueret clame son ras-le-bol… de la musique. Une forme d’autodérision qu’il semble cultiver.

En gravant « La Vie Electrique », Aline a atteint un niveau agréablement surprenant. Un elpee dont les compos sont à la fois attachantes, aventureuses et excellentes. Que demande le peuple ?

 

Grand Blanc organise une surprise party!

Écrit par

Surprise Party, l'euphorique nouveau single de Grand Blanc. 

"Surprise! Parti! Un jour on rallume et tout le monde est parti…" chantent Camille et Benoit, les deux voix de Grand Blanc sur leur nouveau single, qui ouvrira Mémoires vives, leur premier album à sortir le 19 février prochain.

Cette spectaculaire introduction à un disque qui s’annonce riche dans sa construction mais direct dans le ton, est emblématique du son du groupe : à la fois masculin et féminin, garage et digital. Une dualité qui traverse leur musique jusque dans leurs paroles, entre détachement et romantisme exalté.

Découvrez-le en cliquant ici !

David Lafore dévoile certaines choses!

Écrit par

Nouvel album "J'ai l'amour", dans les bacs depuis le 4 septembre 2015.

Les critiques sont élogieuses :

05/09/2015 - LIBÉRATION :« Dans la lignée des meilleurs dingueries d'un Philippe Katerine » >>.

 30/08/2015 - FROGGY'S DELIGHT :« (...) Au fil des notes, il intrigue, il intéresse, il déclenche les curiosités qu’il satisfait d’un électro naïf et coloré » >>.

Le clip "Les Choses" peut être vu en cliquant ici !

EN CONCERT :

 * JEUDI 17 DÉCEMBRE 2015 | SCÈNE DU CANAL À PARIS (75010)
* 15 JANVIER | SONAMBULE À GIGNAC (38)
* 16 JANVIER | PLANEZE (66)
* 12 ET 13 FEVRIER | MJC DU VIEUX LYON (69)
* 18 FÉVRIER | CENTRE BARBARA FGO À PARIS (75018)
* 19 MARS | FESTIVAL VOIX DE FÊTE À GENEVE (CH)
* 11 JUIN | BORDEAUX CHANSON À BORDEAUX (33)

Jean-Marc Sauvegnargues chante Dunkerque

Écrit par

Le batteur du groupe de rock le plus décalé de l’Hexagone, nous révèle, là encore, au travers d’une ballade nostalgique et évocatrice, sa passion secrète pour la chanson française.

Après « Les gens qu’on aime », « Dunkerque » est le nouveau single issu de son album « Novembre 67 » (Sortie le 11 Décembre 2015).

 

Mass Hysteria

Une messe hérétique responsable d'une hystérie collective…

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Bravant héroïquement le niveau trois d’alerte terroriste, le public belge s’est déchaîné corps et âme, suite à l’appel des furieux Mass Hysteria. Leur « Matière Noire » sous le bras (NDR : 8ème LP studio fraîchement sorti le 23 octobre dernier), les Français n’ont pas failli à leur réputation : ils ont mis le feu. Retour sur cette soirée liégeoise haute en sueur, décibels et autres moshpits.

Initialement programmé le samedi au Centre Culturel de Chênée, mais reporté le lendemain suite à des problèmes d’infrastructure, c’est finalement en plein cœur de Liège que s’est déroulé le show. Un changement de date qui a malheureusement évincé les Stoners de Deep Show, de l’affiche. Dommage ! C’est par ailleurs un choix cornélien qu’ont dû poser les Metalleux de Belgique en cette soirée pluvieuse : Sylosis/Children of Bodom à Courtrai ou Libertas Gentes/Mass Hysteria à Liège ? Quoi qu’il en soit, dans le Nord du pays, bon nombre d’aficionados ont visiblement bravé le crachin national afin de remplir comme il se doit la petite salle du Reflektor. En témoignent le niveau de chaleur et le taux d’humidité rapidement atteints entre ces quatre murs ; d’ailleurs on n’était pas très loin du sold out. Autre constat : en vingt-deux années d’existence, Mass Hysteria a pu toucher quelques générations, rameutant désormais autant de tempes grises que des plus jeunes en crise. Autant dire un public aux tranches d’âge variées, les old school de l’époque du « Bien-être et la Paix » rejoignant les nouvelles recrues fraîchement contaminées par la « Matière Noire ».

Tout brasier nécessitant toujours une étincelle, c’est aux Liégeois de Libertas Gentes qu’est confiée la lourde tâche de l’allumer. Un pari audacieux, vu le style proposé, soit un Hip-Hop doublé d’une carapace de Rock dur au sein duquel militent les musiciens. Outre quelques inconditionnels acquis à leur cause et donc réceptifs dès les premiers riffs, les spectateurs, d’abord perplexes et sur la défensive, vont se laisser progressivement emporter par le flow enivrant du quintet. Affichant un certain charisme, le duo vocal formé par Mangouste et Alihyene va même réussir à arracher à la fosse quelques pogos et levées de bras au rythme de leurs morceaux. Une bonne entrée en matière, pourtant pas gagnée d’avance.

A peine le temps d’aller se rafraîchir qu’un grand backdrop (de la largeur de la salle !) est déplié à l’arrière de la stage. Le logo de Mass Hysteria envahit désormais cet espace, seul et unique artifice visuel du groupe. Après quelques vérifications usuelles des instruments, les lumières s’éteignent enfin. L’auditoire commence à vociférer. Le thermomètre grimpe encore de quelques degrés. Sans doute stressé par le bruit d’un incessant tic-tac, l’assistance, impatiente, finit par applaudir. Baguettes en l’air, Raphaël Mercier, acclamé par la foule, prend place derrière son kit de batterie. Yann Heurtaux, guitariste des premiers jours, déboule à son tour sur l’estrade, son impressionnante carrure dominant le panorama, suivi de près par Vince Mercier à la basse et Frédéric Duquesne à la seconde gratte. L’occasion pour ce dernier de se présenter (NDR : il remplace Nicolas Sarrouy, qui a quitté le combo cet été). Une présentation cependant toute relative, car Frédéric est loin d’être un inconnu de la scène Rock/Metal, puisqu’il sévit encore chez Bukowski, après s’être forgé une belle expérience chez Watcha et Empyr.

Deuxième salve de clameurs lorsque déboule finalement Mouss Kelai, frontman charismatique du band, agrippant le pied de son micro et le brandissant vers la fosse, procurant aux badauds l’opportunité d’expulser vocalement la tension contenue jusqu’alors. ‘Bonsoir Liège ! Oufti !’ braille-t-il sous les hurlements et les premiers riffs de « Tout doit disparaître ». La course folle est lancée, il n’en faut pas moins pour faire jumper le peuple, déjà acquis à sa cause avant même qu’une note n’ait pu résonner.

On peut résumer la prestation de ce soir à une heure et demie de folie. Il faut dire aussi que la setlist était explosive : « World on Fire », « P4 », « Pulsion » ou encore « Une somme de détails », autant de titres qui ne peuvent que communiquer la fièvre au sein du public local. Confiant en coulisse qu’il se sentait un peu grippé, Mouss paraît néanmoins en belle forme ce dimanche, peut-être revigoré par ces quelques verres de vin chaud avalés juste avant sur la place de la Cité Ardente... Fidèle à lui-même –y compris quelques cafouillages concédés de temps à autre dans les paroles– le frontman est parvenu à maintenir cette tension frénétique tout au long des vingt titres du set. Le public, déchaîné, ne cesse de se lancer dans des pogos ou de monter sur le podium afin de se relancer aussitôt dans la foule. Problème : il n’y a qu’une cinquantaine de centimètres entre les barrières Nadar et la scène. Impossible de s’en rendre compte dans l’obscurité. Conclusion, les acrobaties provoquent rapidement de multiples éraflures et/ou chutes. Sans compter les quelques stage divings ratés, finissant dès lors tête la première sur un sol maculé de bière. ‘Oh mec, ça va ?’ lance Mouss à un fan fraîchement tombé. ‘Ah merde, tu saignes de la tête ! Y a des secours ici ?’, poursuit-il, précédé de Vince, le bassiste, ôtant son t-shirt afin d’en faire un bandage de premier secours. Mais plus de peur que de mal, et l’alcool aidant peut-être, l’éclopé semble plutôt bien s’en sortir. Ambiance, je vous le disais.

Cette soirée constitue également l’occasion de découvrir quelques nouvelles cartouches issues de « Matière Noire ». En veux-tu, en voilà : plus d’un tiers du show lui sera consacré. Et quel bonheur ! Ces dernières compositions, interprétées en live, dévoilent dès lors tout leur potentiel de puissance. « Chiens de la casse », morceau d’ouverture du dernier album, explose littéralement, stimulé par une batterie se muant pour l’occasion en un rouleau compresseur corrosif. Vous avez survécu ? Tant mieux, vous reprendrez donc bien une ou deux bonnes claques. Elles seront assénées par « Vae Soli » et « Vector Equilibrium » ! Une soirée forte en émotions, où l’exutoire et le déchaînement ont néanmoins fait place nette au recueillement après quelques morceaux. ‘Nous dédions ce morceau à toutes les victimes du vendredi 13. A Paris, à tous nos amis qui s’en sont sortis ainsi qu’aux autres…’, confie Mouss, la voix chargée d’émotion. Il repose son micro sur son pied et agrippe fermement ce dernier tout au long de « L’enfer des Dieux ». Yann semble vivre chaque note qu’il tire de ses cordes de guitare  Les visages des artistes sont durs, fermés et visiblement marqués par les évènements. C’est le point levé qu’ils achèvent le morceau, ponctué d’applaudissements retenus et empreints de respect.

Après deux décennies de carrière, le band hexagonal peut se targuer d’un répertoire plutôt large. C’est par l’option old school qu’il a ce soir décidé de finaliser sa prestation. ‘On va vous jouer un morceau du siècle dernier... retour en ’99 !’ clame le chanteur avant de balancer « Contraddiciton ». Un retour dans le passé qui parvient à faire monter la température d’un nouveau cran, tout au long de « Donnez-vous la peine » et « Respect to the Dancefloor », deux plages issues du premier LP, gravé en 97, un disque composé et enregistré à Liège. Le clin d’œil méritait donc d’être souligné… Après l’hymne consacré à l’honneur des mélodies au triton, « Plus que du Metal », c’est par le sacro-saint « Furia » que Mass Hysteria met fin à sa messe hérétique. Les derniers survivants finissent à genoux. Quelle que soit l’énergie initiale, tout le monde finit lessivé par la tornade française. On vous avait prévenu : les Furieux sont des bêtes de scène et ont la fâcheuse réputation de mettre un beau boxon. Ce soir, à Liège, ils en sont sortis vainqueurs. Une fois de plus.

Setlist : Tout doit disparaître - World on Fire - Chiens de la casse - Notre complot - Une somme de détails - Babylone - L'Enfer des Dieux - Vector equilibrium - P4 - Failles - L'Archipel des pensées - Vae Soli - Tout est poison - Pulsion - Positif à bloc // Rappel : Contraddiction - Donnez-vous la peine - Respect to the Dance Floor - Plus que du métal – Furia

(Organisation : Les Fruits de la Passion - Concert Promotion ASBL)

Dan San rêve d’Amérique…

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Après 18 mois de silence, Dan San brise enfin le silence.

L'un des groupes les plus prometteurs du label Jaune/Orange est de retour avec un nouveau clip/single : « America ».

Il fait suite à « Domino », paru en 2013, un elpee que le groupe est allé défendre en tournée pour plus de 120 dates a travers toute l'Europe.

Dan San est amateur de grands espaces, d'harmonies délicates, de voyages et d'ouverture, d'où le titre « America ».

Ce premier extrait prélude un nouvel opus prévu pour 2016. Il a été enregistré à Paris, à La Frette, en compagnie de Yann Arnaud (Air, Phoenix et Syd Matters). Le clip a été tourné sur les routes d'Europe entre France, Allemagne, Suisse et la Belgique par le Collectif  'Sauvage Sauvage'.

Pour voir ce clip, c’est ici 

https://www.facebook.com/dansanmusic/

https://twitter.com/dansanmusic

http://dansan.be/

 

Haute couture !

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Haute est un duo frenchy qui propose une pop futuriste à travers son premier Ep.

Anna & Romain partagent plus d'une analogie : nés en France, ils ont tous deux grandi de l'autre côté de l'Atlantique –en Californie pour l'une, à New York pour l'autre– et cultivent un background culturel commun, entre tradition et patrimoine familial ‘made in France’ et une adolescence rythmée par la pop culture US et tout spécialement le hip-hop et le r'n'b.

Anna a notamment retenu le groove de Brandy ainsi que de Lauryn Hill, alors que Romain a eu la révélation en explorant les beats de Dr Dre et de Timbaland…

Tracklist

1. So High - 3'31
2. Sound3 - 4'16
3. Your Ki$$ - 4'19
4. Reciprocity - 4'41
5. Holdin' Me Back - 3'36
Bonus track : U Should Know - 4'35

 

 

Une nouvelle étoile dans Le Galaxie…

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Après avoir écumé les scènes et publié un premier album électro-pop, intitulé « Laserdisc Nights II », Le Galaxie a sorti, en avril dernier, son second opus, baptisé « Le Club ».

Le combo irlandais revient mixé par Eric Broucek, rien de moins qu’un ingénieur et producteur de DFA... 

https://drive.google.com/file/d/0B7-ASbvVq_zIdjA0WF9WbGEyRlE/view

 

Isola va vous faire parler…

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Le single « Radical » est n°1 du Décompte de Pure FM depuis 5 semaines. Il est en route pour la sixième au sommet. (https://youtu.be/lqu43wK7jao )

Paru en 2009, « Gravity », le premier single d'Isola, lui a permis de truster les places d’honneur au sein des playlists de nombreuses radios nationales et internationales.

Au cours de 2010 et 2011, cinq nouveaux singles, tirés d'un premier album éponyme mixé à Londres par Chris Sheldon (Foo Fighters, Skunk Anansie, Therapy, Feeder) ont suivi la même trajectoire.

En 2012, le duo de base, accompagné de musiciens additionnels, ont présenté un tout nouveau morceau intitulé "Beat Me Like A Drum", enrichi d’un clip aussi percutant qu'original.

Après un long travail et diverses collaborations, 2015 voit la sortie d'un nouveau single baptisé « Radical ». Il a été mixé à Bruxelles par François Vincent et masterisé à New York par Greg Calbi (Tame Impala, Lenny Kravitz, Interpol, …) Un seul mot par histoire, c’est le concept du nouvel elpee d’Isola, « Word » : 10 mots pour 10 titres susceptibles de vous faire parler ! Sortie prévue pour le 1er trimestre 2016.

Rock Thrills 2015 : samedi 28 novembre

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'Le Rock Thrills’ est un festival organisé par l'Alhambra, dans le cadre de Mons 2015. Il y privilégie les découvertes. Dont Midas Fall. La tête d’affiche. Une formation insulaire qui, vu son potentiel, devrait rapidement prendre une autre dimension. Et puis le duo montois La Jungle ainsi que le quatuor bruxellois Empereur. La soirée se clôturant par le Dj set de Front 242.

Quand votre serviteur débarque dans la salle, Empereur a déjà entamé son show. Le combo (NDR : qui s’appelait autrefois Thieves of Silence) implique le claviériste Nicolas Van Peteghem, le chanteur/guitariste Paul Paccod, le bassiste Quentin Franckx et le drummer Jérome Elleboudt. C’est lorsque ce dernier –un ex-Private Joke– a rejoint le line up, que le band a opté pour le nouveau patronyme. A son actif, un premier Ep. Eponyme, il vient de paraître. En outre, le band a assuré le supporting act de Wire, au Botanique, ce 1er décembre.

Le post punk pratiqué par Empereur semble hanté par Joy Division et Sisters Of Mercy. Un peu dans l’esprit d’Organic. Vitaminée, sa musique vous incite à vous balancer, à danser voire même à jumper. Les claviers dominent une expression sonore criblée de beats électro. A suivre de très près !

Midas Fall est un quatuor écossais établi à Manchester. Né en 2009, il a été repéré par Tom Robinson. A ce jour il a publié un Ep (« Century ») et trois elpees : « Eleven, Return And Revert » en 2010, « Wilderness en 2013 et « The Menagerie Inside » en 20015, dont il va nous réserver de larges extraits.

Chez Midas Fall, ce sont les deux filles qui se réservent les grattes. En l’occurrence la chanteuse Elizabeth Heathon et Rowan Burn, qui a sacrifié ses claviers, ce soir. La section rythmique réunit deux garçons ; en l’occurrence le bassiste Chris Holland et le drummer Steven Pellat. Il s’agit de la dernière date européenne du band ; et il a envie de la clôturer en beauté.

Sa musique est le fruit d’un mélange d’electronica, de post-rock et d’alt-goth. Les riffs de guitares sont particulièrement incisifs. Lorsque Elizabeth chante, elle ne touche pas à ses cordes et se concentre sur son chant. Limpide, sa voix évoque très souvent celle de Simone Simons (Epica). Les trois gratteurs sont bien ligne, en front de scène. Le light show est dominé par les lumières bleues. Mais des stroboscopes viennent également l’alimenter suivant les frappes du batteur… Une superbe prestation qui incite à revoir le quatuor en ‘live’…

La Jungle est un groupe local qui jouit d’une excellente notoriété dans sa région. Il vient de sortir un vinyle. Eponyme, il a été gravé à 500 exemplaires.

Au sein de ce tandem, Matt se réserve le chant, la guitare et les machines, alors que Rémy se charge des drums. La musique est nerveuse, agressive et tribale. Une sorte de noise rock métallique et particulièrement énergique. Lorsque Matt pousse sa voix, on se demande par quel chamane il serait bien habité (« Apeinapython »). Tout en jouant de sa six cordes, il ne cesse de se contorsionner. Son compère frappe frénétiquement et sauvagement ses peaux et ses cymbales. Il ne faut pas deux minutes pour que les deux musicos soient en nage. De plus en plus nombreuse, la foule se met à remuer. Et vu les bonnes vibrations communiquées par la paire, votre serviteur s’associe à cette danse collective.

La Jungle se produira dans le cadre de la soirée ‘Le Père Noël Est Un Rockeur’, organisée à Dour le 18 décembre.

La soirée est donc ponctuée par un Dj set baptisé ‘Back To Electro Roots’, que vont assurer Richard 23 et Patrick Codenys, membres fondateurs de Front 242. Votre serviteur n'accroche pas trop aux Djs set. Il préfère vivre la musique d’EBM, en ‘live’. Et décide de s’éclipser…

(Organisation : l'Alhambra + Mons 2015)

La Jungle + Midas Fall + Empereur + Front 242 (Dj set)

 

Deutsch Amerikanische Freundschaft (D.A.F.)

‘Absolute Körperkontrolle’ ou ‘Comme si c'était la dernière fois’

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Soirée de retrouvailles au Casino de Saint-Nicolas (NDR : St-Niklaas, en néerlandais !) en compagnie de sémillants vétérans de la scène électro européenne qui comme vous allez le constater, ont encore quelques beaux atouts dans leur jeu et de quoi encore bluffer plus d'un mélomane... Onmens et Absolute Body Control assurent le supporting act. La tête d’affiche ? Deutsch-Amerikanische Freundschaft (ou D.A.F.), un duo allemand fondé en 1978, à Düsseldorf, qui a marqué de son empreinte la première moitié des eighties, et dont l’aventure a été depuis, entrecoupée de séparations et de reformations. 

Onmens, un tandem issu de Gand, ouvrait donc la soirée. Mais en débarquant au beau milieu du dernier titre de son set, difficile d’émettre un avis judicieux au sujet de sa prestation... (voir photos ici)

Place alors à Absolute Body Control, le tout premier projet d'un personnage incontournable de la scène électro underground belge : Dirk Ivens.

Formé en 1980 par Dirk et Mark de Jonghe, rapidement remplacé par Eric Vonthergem, la paire sera un des tous premiers du style à se produire ‘live’ et contribuera à plusieurs compiles internationales, les trois années suivantes. Puis Dirk fonde ce qui reste sans doute son concept le plus marquant, Klinik, avant de se lancer dans l'aventure solo, tout en durcissant le ton en compagnie de Dive et plus encore, lors d’un autre duo avec Sonar. Chacune de ses entreprises attire depuis toujours l'attention et suscite le suivi d'un public fidèle, même s’il est disséminé un peu partout en Europe voire même au-delà de ses frontières.

La musique d'ABC est froide mais rythmée et assez mélodique, un mélange d'électronique minimaliste et de cold wave, concédant une pointe d'EBM, un genre qu'on pourrait qualifier de ‘minimal wave’, étiquette fréquemment utilisée aujourd'hui. Sur les planches, la formule fonctionne plutôt bien grâce à l'aisance et l'expérience live d’Ivens. Il assure le chant et son comparse les synthés. Pas d'ordi en vue ; ici on fait dans le ‘old school’ s'il vous plaît! Et même si le début du set un peu ‘gentil’ a de quoi surprendre les moins familiarisé(e)s à cet univers sonore, la sauce monte progressivement et finit par convaincre une majorité de l’auditoire, notamment lors de moments forts, comme le pseudo classique "Is there an exit?" (voir photos )

Quand DAF monte sur l’estrade, la tension est palpable dans le public et un ami me prévient de ne pas traîner trop longtemps à finir mon verre, vu que ‘ça va être sauvage!’, pour reprendre les termes d'un spectateur alors proche de nous, également accoudé au bar. Le chanteur Gabi Delgado salue la foule en affichant un grand sourire (qu'il arborera d'ailleurs entre chaque morceau). Il prononce quelques mots de bienvenue dans la langue de Goethe, avant de s'asperger d'eau. Il entame alors le set, pied au plancher, par "Verschwende deine jugend".

Les premières notes du séquencer ont à peine retenties qu'un pogo éclate instantanément. Nous étions prévenus! En plein cœur de la tourmente on remarque la présence de deux malabars vêtus de t-shirts à l'effigie du groupe. Ils semblent ne pas trop apprécier d'être bousculés ; ce qui dans un premier temps calme un peu le jeu. Ca tombe bien votre serviteur a toujours préféré la danse aux frictions ; mais bon, chacun son truc, la liberté des uns s'arrêtant où commence celle des autres... Bref, le concert se poursuit dans une ambiance chaotique mais on n'est pas non plus pour autant dans la fosse d'un concert hardcore ultra violent où certains énergumènes en profitent pour réviser les derniers mouvements techniques inculqués lors de cours d'arts martiaux.

Le duo fondateur de l'EBM (NDR : aux côtés de Front 242), genre qui s’est imposé à l'aube des 80's, possède bien plus que de beaux restes. Le chanteur tient une forme olympique, ne cesse d'arpenter la scène en véritable performer et n'oublie jamais de remercier le public entre deux morceaux. Le batteur tient la cadence et même s'il peine parfois à respecter les lignes de basses séquencées, ces sorties de route sont relativement discrètes et communiquent un souffle de vie supplémentaire à une performance qui n'en manque déjà pas!

Quand le combo attaque LE classique "Der Mussolini", les pogos redoublent d'intensité et on sent évidemment que c'est toujours un moment très attendu de son répertoire. On n'en dira pas autant de certains choix de la set list un peu incongrus et mous ou gentillets qui, bien que rares, tombent un peu à plat dans une sélection du reste fort efficace dans son ensemble. En effet, on a eu droit à la quasi totalité de l'excellent album "Alles is gut", dont "Ich und die wirklichkeit", une compo au climat froid et brumeux, "Sato sato" tout en moiteur malsaine ou encore "Als wär's das letzte mal", caractérisé par sa fougue romantique.

Les vestiges de la première période du combo n’ont pas pour autant été négligés, période au cours de laquelle l’aspect expérimental et déjanté n'avait pas encore laissé place à une énergie mieux canalisée et hyper efficace. On en épinglera donc "El Basilon", "Osten Wärht am längsten" et le très punk "Nacht Arbeit" (NDR : l'absence de guitare sur ce dernier titre est quand même préjudiciable).  

Et lors des inévitables rappels, DAF va nous réserver la comptine pour enfants pas trop sages (voire carrément pervertis!) "Der Rauber und Der Prinz" que Gabi est venu nous chanter au bord de la scène mais aussi le génial "Kebab Träume", aux paroles délicieusement cyniques. Et c'est sur ces rêves de pita que ce compte-rendu s’achève... (voir photos ici)

(Organisation : Body Beats & Dark Entries)