La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Muse

Drones

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« Drones » constitue le septième elpee de Muse, un disque qui a été coproduit par le trio et Robert John ‘Mutt’ Lange (NDR : c’est lui qui a mis en forme le dernier opus d’AC/DC). Une empreinte qu’on ressent très fort sur le franchement heavy « Reapers », une piste caractérisée par des accords de guitare bourrés de testostérone. Découpé en 12 pistes, l’LP recèle bien sûr le single « Dead Inside », paru en mars dernier. C’est le morceau qui ouvre l’opus.

La musique de Muse est taillée pour les stades et les grands festivals. Un concept qui agace ses principaux détracteurs. Le combo avait promis un retour aux sources. Un style plus métallique, nerveux, explosif même. Des lyrics sombres et engagés, également. Faut dire que Matthew est convaincu qu’il existe des conspirations, des sociétés secrètes et souscrit à la théorie du complot. Des thèmes qui l’inspirent pour écrire ses chansons.

Caractérisé par ses riffs de gratte sauvages et le vocal de Matt au bord du délire, « Psycho » écrase tout sur son passage. Une voix qui lorgne carrément vers Marilyn Manson sur « Dead Inside », un choix pas nécessairement judicieux et qui peut même s’avérer irritant en fin de parcours. Elle devient opératique sur « Defector » et s’identifie à Freddy Mercury sur « Revolt », se convertissant même au chant grégorien sur « Drones ».

Dominé par le piano, « Mercy » est un titre radiophonique au refrain entêtant. « [JFK] » reproduit un discours prononcé par feu John Kennedy traitant de l'esprit humain, la liberté et l’indépendance.

« Aftermath » oscille entre blues, prog et rock. Plus atmosphérique, « The Globalist » s’étale sur plus de 10 minutes et recèle de longues parties instrumentales, dont certaines nous entraînent au cœur d’un univers cinématographique, proche des westerns d’Ennio Morricone. Et lorsque les ivoires et les vocaux entrent dans la danse, ils sont en parfaite synergie.

Muse se produira au Palais 12  de Bruxelles les 12, 13, 15 et 16 mars 2014 ; mais les 4 concerts sont déjà sold out.

 

K's Choice

The Phantom Cowboy

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Fondé en octobre 1993, K's Choice est un groupe issu du Nord de la Belgique. Sarah et Gert Bettens sont frère et sœur et constituent sa colonne vertébrale. Son premier opus remonte à 1994 et s’intitule « The Great Subconscious Club». En 2002, l’aventure a été mise entre parenthèses, pour laisser place à des projets solos. Et elle a repris son cours en 2009. « The Phantom Cowboy » constitue ainsi son treizième elpee studio. Un disque qui a bénéficié de la mise en forme d’Alain Johannes (Queens Of The Stone Age, PJ Harvey, Artic Monkeys, Them Crooked Vultures). Des sessions qui se sont déroulées au studio d'Asheville (NDR : c’est dans les Appalaches, en Caroline du Nord) et dans des conditions proches du ‘live’.

Dès « As Rock And Roll As It Gets » on retrouve les guitares saturées et les drums puissants qui alimentent le grunge/garage/rock spécifique à la formation. Mais si le son est bien rond, certaines mélodies se distinguent par leur âpreté. D’une durée de moins de deux minutes, « Come Alive » doit autant aux Ramones qu'aux Stooges. Groovy, « Woman » lorgne à la fois vers Lenny Kravitz et Aerosmith.

Balayé par de soli de grattes, « Perfect Scar » pète littéralement des flammes. Des cordes graisseuses, réminiscentes d’AC/DC, bitument « Gimme real ». Paru en single, « Private Revolution » a précédé la sortie du long playing. « The Phantom Cowboy » macère dans le blues. Terriblement efficace, « Down » est déchiré entre punk et métal. Un titre plus pop quand même : « We Are The Universe ».

Si vous appréciez le rock pur et dur, sans la moindre fioriture, « The Phantom Cowboy » devrait vous botter…

 

Robert Forster

Song to play

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Bob ne nous avait plus donné de nouvelles depuis 7 ans, lorsqu’il avait enregistré un album (« The evangelist ») en hommage à Grant McLennan, son fidèle compère chez les Go-Betweens, décédé d’une crise cardiaque en 2006.

Pour enregistrer cet opus, il a reçu le concours de deux membres du John Steel Singers, mais aussi de son épouse, en compagnie de laquelle il partage notamment le chant (« Songwriter on the run »), un peu à la manière d’Amanda Brounsch, fin des 80’s, chez les Go-Betweens ; et puis de son fils, préposé au violon. Un violon qui communique une belle allégresse à la chanson qui ouvre cet elpee, l’entraînant « Learn to burn ». Un LP enregistré sous la houlette de l’ingénieur du son Jamie Trevaskis, en analogique, et dont le titre (« Song to play ») adresse, bien sûr, un clin d’œil à Léonard Cohen. Si l’opus propose des titres plus mélancoliques, au sein desquels l’instrumentation acoustique est davantage mise en exergue, il recèle également des compos bien moins conventionnelles. A l’instar de l’épique « A poet walks », une piste balayée de cuivres mariachi et des violons gémissants. Puis de « Love in where it is », un morceau entraînant, imprimé sur un rythme de bossa nova. Sans oublier le final ‘velvetien’ « Disaster in motion », caractérisé par ces cordes de gratte acoustiques dispensées sur une tempo hypnotique, et infiltré par un filet de clavier vintage.

Un coup de cœur quand même : « Let me imagine you », une romance lumineuse, fragile, contagieuse, qui mêle habilement instrumentation acoustique et électrique.

On n’en oubliera pas pour autant la voix chaude et empreinte de sensibilité de Robert Forster qui donne ici vie à des textes ironiques, riches en métaphores…

 

Calexico

Edge of the sun

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Pour enregistrer son neuvième album studio, Calexico a reçu le concours d’une brouette d’invités. Une participation qui aurait pu nuire à l’homogénéité de l’opus. Ce qui est loin d’être le cas.

« Edge of the sun » s’ouvre et se referme par les deux plages les plus pop. Soit « Falling from the sky », malheureusement gâchée par un synthé peu judicieux, auquel participe le chanteur/guitariste de Band of Horses, Ben Bridwell, et puis « Follow the river », une ballade americana fort conventionnelle, au cours de laquelle Nick Urata (DeVotchKa) vient se joindre aux backing vocaux. De l’americana, qu’on retrouve sur le dylanesque « While the angels played », une piste aux sonorités de claviers poussiéreuses, parcourue par une pedal steel. Ou encore le plus alt country « Bullet & rocks », auquel Sam Beam (Iron & Wine) participe, une superbe compo digne de l’âge d’or de REM. Et dans le style on épinglera encore la valse country rock « Woodshed waltz ». Mais passons à la quintessence de cet opus…

Et aux collaborations vocales féminines. Ainsi Neko Case partage un duo avec Joey sur le mystérieux et éthéré « Tapping on the line ». La Guatémaltèque Gaby Moreno l’imite sur le ska indolent « Beneath the city of dreams » qu’elle interprète dans la langue de Cervantès ; mais également la valse « Miles from the sea », un morceau enrichi d’arrangements de cordes et de cuivres. C’est également dans cet idiome qu’Amaparo Sanchez attaque « Cumbia de donde », un titre mariachi, percutant et hymnique. Sans oublier la chanteuse mexicaine Carla Morrison, qui pose sa voix sur le reggae ténébreux et cuivré « Moon never rises ».

« World undone » constitue certainement le sommet de l’opus. Et c’est le groupe grec Tikam qui apporte une coloration inédite à l’expression sonore de Calexico, en tapissant la texture sonore de violon, qanum, oud et clarinette ; une mélopée énigmatique, soulignée par des cordes rafraîchissantes jouées en fingerpicking. Enfin, l’instrumental « Coyoacán » en revient aux sources caribéennes de Calexico ; piste ‘enniomorronesque’ enlevée, elle implique bien évidement ivoires très caractéristiques, harpe et tutti quanti.

Finalement, un album fort agréable à écouter, même si chez Calexico, ces compos prennent une toute autre dimension en ‘live’…

 

bUNNY bLACK bONES

Eclectricity

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Fondé à Visé, en 2012, bUNNY bLACK bONES est un quatuor réunissant le chanteur Laurent Liégeois, le guitariste JP Devox, le bassiste Philippe Collard et le drummer Marc Ilari. Des musiciens qui ont de la bouteille, puisque avant de monter ce nouveau projet, ils avaient sévi au sein de tas de différentes formations, dont Shah Mat, JJ Dogs, Da Familia, Aum, Versus Club, Vox Populi, Casual Sanity ou Sladest (cover band de Slade), des formations qui ont écumé les bars de la Cité Ardente.

Pour enregistrer cet elpee, le combo a reçu le concours du claviériste Didier Dessers. Le power rock de bUNNY bLACK bONES est principalement influencé par les seventies ; et notamment Led Zeppelin, Deep Purple, les Stones ainsi que Canned Head. Métalliques, « Till I Bury You » et « Smoke Weed Everyday » en sont de parfaits exemples. Primitives, sauvages, les peaux des fûts claquent. La basse ronfle ou vrombit. Les guitares baignent dans l’huile de vidange ; et les claviers infiltrent l’ensemble dans l’esprit de feu Jon Lord.

Ecrasant, « War Lotta Love » célèbre la rencontre entre le « Whole Lotta Love » du Zep et le « War Pigs » de Black Sabbath. Blues, « Open Your Sails » et « One Way'Ome » sont chargés de testostérone. « Freedom Road » et « Nobody Cave Us Enough » lorgnent vers le rock FM yankee. Plus paisible, « Number » ne ferait pas pâle figure au sein du répertoire de Machiavel.

Plutôt rafraîchissant, « War Cod Sex » aurait pu naître d’une jam hypothétique entre Mountain Bike et bUNNY bLACK bONES. « Pressure » est un titre imprimé sur un tempo spasmodique. « Who Can Blame A Drumkard ? » pourrait servir de bande sonore à un long métrage mettant en scène un régiment de chasseurs ardennais invité à passer la nuit au sein d’un commissariat de poulettes, à Ganshoren. Pas même besoin de tambouriner à la porte…

« You Know Yourself » est hanté par Robert Plant. Et enfin, « Real Thing » est emporté par la fougue d’un rock texan.

Il y a de l’« Eclectricity » dans l’air ; mais pas de souci, bUNNY bLACK bONES est un bon conducteur et son flux ne perd jamais en intensité…

 

Bring Me The Horizon

That's The Spirit

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Originaire de Sheffield, Bring Me The Horizon est une formation qui s’est forgé une belle notoriété, en pratiquant un mélange entre deathcore et métalcore. Fondée en 2004, elle nous propose son sixième LP, « That's The Spirit », un disque qui fait suite à l’excellent « Sempiternal ».

Avant même la sortie de cet opus, près de la moitié des morceaux avait déjà été dévoilée, dont « Drown », un titre pourtant taillé pour la scène, « Throne », « True Friends » et « Happy Song », une plage enrichie de chœurs et imprimée sur un rythme électro spasmodique. Si vous n’avez pas trop aimé, vous risquez fort de ne pas apprécier davantage les autres compos. D’abord, l’électro est bien plus marquée. Le spectre de Linkin Park plane constamment, même si au bout du compte, cet elpee s’adresse plutôt aux aficionados d'Asking Alexandria, de Sleeping With The Sirens ou d’Attack Attack. Manifestement BMTH cherche à attirer de nouveaux adeptes...

Il y a toujours de la guitare, mais elle est moins mise en exergue. Les mélodies sont soignées ; c’est quand même une marque de fabrique. En fait, c’est le nouveau venu, le claviériste Oliver Skypes, qui mène la danse. Même la voix d’Oliver Skypes, si charismatique sur les planches, s’efface ici dans un ensemble où toutes les compos se ressemblent.

Pourtant amorcé par un tempo électro/dupstep, « Domeed » s’essouffle trop rapidement. « Follow You » est une chanson d'amour passe-partout. Electro/pop, « Blasphemy », « On No » et le titre maître sont fondamentalement commerciaux. « What You Need » est un titre d’alt rock peu convainquant.

Une grosse déception !

 

Chantal Acda

The Sparkle In Our Flaws

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Auteur/compositeur/interprète, Chantal Acda est issu du Nord de la Belgique. Outre sa carrière solo, elle milite également chez Marble Sounds et Isbells.

Pour enregistrer ce second opus, elle a reçu le concours d’Eric Thielemans aux drums, de Niels van Heertum aux cuivres, de Gaetan Vandewoude (Isbells) à la guitare et d’Alan Gevaert (dEUS, Trixie Whitley) à la basse. Mais également de Nils Frahm, Peter Broderick et Shahzad Ismaily, pour la mise en forme.

A travers la douceur de sa musique, Chantal nous invite à vivre un voyage visionnaire. Un périple orchestré par le jazz et le folk. Et il s’étale sur plus de 6’30 dès « Homes », un morceau ciselé par les cordes semi-acoustiques. Mélancolique, contemplatif, « Everything And Everyone » est balayé par des sonorités de clochettes, de violoncelle et de violons, mais également enrobé de chœurs limpides. Une compo propice à l’évasion de l’âme…

Un zeste de cuivres, des accords de banjo et une sèche alimentent « Games », une plage qui baigne au sein d’une atmosphère feutrée et paisible. Chantal égrène ses arpèges tout au long de « The Sparke In Our Flaws », tout en tissant sa voix cotonneuse, comme une dentellière…

De subtiles percus soulignent « Up And Down ». Enigmatique, « Minor Places » nous entraîne du côté des fjords norvégiens. Et l’opus de s’achever par « Still We Guess », une splendide berceuse…

Chantal Acda se produira aux Chambres d'O à Ostende, ce 31 janvier 2016.

 

100% Chevalier

Ee (Ep)

Écrit par

100% Chevalier est un trio ‘guitare/basse/batterie’ français. Issu de Strasbourg, très exactement. En consultant la toile, on apprend que cette formation évolue dans l’univers du math rock ; ce qui ne suscite pas chez votre serviteur, une motivation optimale. Qui imagine alors qu’elle va encore grossir les rangs des matheux hexagonaux, parmi lesquels figurent déjà Electric Electric, Chevreuil ou Pneu. Un univers surexploité, au cours de ces dernières années.

Mais dès l’ouverture de cet Ep (NDR : c’est son deuxième !), on se rend compte que l’expression sonore est différente. Oscillant entre post-rock atmosphérique, math-rock (of course !) et kraut-rock, 100% Chevalier possède un don inné pour vous faire taper du pied. Si la guitare rend le climat atmosphérique, la basse est caoutchouteuse, un peu comme le combo yankee Maserati (en plus minimaliste) voire le band écossais Errors. Sur ce disque, deux plages conduisent d’ailleurs l’excitation à son comble : « Senzu » et « Tiamat ».

Après avoir écouté « Ee », on est en droit d’espérer tout simplement que 100% Chevalier puisse reproduire ces bonnes dispositions sur un véritable LP. En attendant, on tiendra à l’œil ce combo tout en ouvrant toutes grandes les oreilles…

Lemmy Kilmister a fumé sa dernière cigarette

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Celui que le monde du Rock, du Metal et du Punk pensait immortel a néanmoins fini par s’éteindre. Alors qu’il venait de fêter ses 70 ans le 24 décembre dernier, Ian Fraser ‘Lemmy ‘ Kilmister, leader de Motörhead, s’est éteint quatre jours plus tard à son domicile, ce lundi 28 décembre. « Ce n’est vraiment pas quelque chose de facile à vous annoncer… notre cher et tendre ami Lemmy est décédé après une courte bataille contre un cancer extrêmement agressif. Il avait appris qu’il en était atteint le 26 décembre dernier, assis face à son jeu vidéo favori du Rainbow », ont annoncé les membres de Mötörhead sur les réseaux sociaux.
 
Bien que son état de santé s’était largement dégradé depuis quelques mois, Lemmy devait prendre la route avec ses deux compères au début de l’année 22016 pour une tournée anniversaire – le groupe fêtant ses 40 ans en 2016 – en compagnie de Saxon et de Girlschool.
 
Alors que la famille Motörhead avait déjà été endeuillée le 11 novembre dernier par la disparition de Philty Animal, batteur de la formation entre 1975 et 1984 et puis de 1987 à 1992, c’est aujourd’hui une page noire, si pas une postface, que le band voit définitivement se tourner avec la perte de son chanteur.
 
« Nous communiquerons davantage dans les prochains jours, mais pour le moment, s’il vous plait… mettez du Motörhead à fond, mettez du Hawkwind à fond, mettez la musique de Lemmy à fond », s’est exprimé le groupe.
 
Rest in Rock, Lemmy !

Elmer Food Beat

Les Rois Du Bord De mer

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Elmer Food Beat est une formation nantaise qui a sévi fin des eighties / début des nineties. Son créneau ? Des textes qui parlent de sexe… avec humour. Parfois même au 4ème degré… EFB a gravé des hits à la pelle : « Le plastique, c’est fantastique », « Daniela », « La caissière de chez Leclercq », « Couroucoucou Roploplo », « Je vais encore dormir tout seul ce soir », « Est-ce que tu la sens », et on en passe. Et puis est responsable de prestations ‘live’ totalement déjantées. Séparé en 1993, le groupe se reforme épisodiquement, pour participer à l’un ou l’autre festival, puis décide de reprendre l’aventure, en 2006. Et a donc gravé un nouvel album en 2013, « Les rois du bord de mer ».

Première constatation, les musiciens ont vieilli et les paroles se sont un peu assagies. Pour concocter cet opus, les musicos ont invité le réalisateur artistique Matthieu Ballet (Miossec, Alain Bashung, Alexis HK.) afin qu’il se penche sur l’état de leur libido.

On y croise « Paméla », un robot à tout faire qui prend en charge l’« Electroménager » et un mec qui a le béguin aussi bien pour les blondes, les brunes que les rousses dans « Mon Coeur Balance »... entre Daniela, Pamela, Linda, Brigitte, Caroline, madame l'infirmière ou la caissière de chez Leclercq. Sur un tempo enlevé, « Le roi du bord de mer » rappelle les années ados, lorsqu’on s’envoyait en l’air sur les plages de sable fin.

Ça a la couleur d'Elmer, le goût d'Elmer et c'est du EFB ! Merci les filles ! 

« Frédéric Dard Dort » rend hommage à l’auteur des romans du commissaire ‘San Antonio’.

Entre rockabilly, pop, punk et garage, EFB s’est à nouveau fait plaisir ; un plaisir qui se savoure cependant davantage en ‘live’. Et, un nouvel LP est en préparation. Baptisé « A Poil Les Filles », il devrait sortir en avril 2016. Stay Tuned !

 

Atomic Spliff

Ras Attack

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Groupe de reggae, Atomic Spliff nous vient de la Cité Ardente. Un reggae particulièrement ‘roots’, dont les style oscille entre ragggamuffin et dancehall, en passant par le rub a dub. D’après le magazine hexagonal Reggae.fr, ce combo pourrait bien être la révélation en 2016.

Le line up réunit les MCs Stoneman (NDR : également sculpteur et dessinateur, ses dreadlocks lui tombent jusqu’aux chevilles) et Daddy Cookiz ; mais également le bassiste Boris Valley Colledos, le drummer Renaud Baivier, le claviériste Brieu Di Maria et le guitariste Kevin Maclot.

Des sonorités cosmiques ouvrent cet LP. Cet « Intro » annonce l'arrivée d'Atomic Spliff sur la Planète Terre (NDR : un clin d’œil au fil « Mars Attack » !) Ces extraterrestres débarquent de la planète Ras (NDR : comme Rasta ou rasé, car quatre des musicos ont la boule à zéro). Le titre maître est caractérisé par un refrain contagieux. Place ensuite aux présentations : ‘Venus de loin pour envahir la terre. Une sono et un pistolet laser ! C'est l'invasion des hommes rouge jaune vert. Ras Attak Man dans tout l'univers !’ Les good vibes feront le reste. La musique est urbaine et a été fortement influencée par les sound systems. A travers leurs chansons, ils nous parlent tout simplement de la vie de tous les jours, avec ses joies, ses déboires, mais également ses aspects positifs et négatifs. Ecrits dans la langue de Voltaire, les textes véhiculent des messages de paix, d'amour, de respect et d'union ; mais en se servant de l’humour. Il n’existe pas de barrière entre les humains, alors que Babylon souhaite qu’ils restent chacun dans leur coin.

Plage la plus longue du long playing (6’), « Movin » permet aux musicos d’étaler tout leur talent. Une piste qui bénéficie du concours d’une section de cuivres flamboyante, Asham Band (NDR : des Anversois !) Des cuivres de nouveau bien mis en exergue sur « Personne ». Chargé de feeling, le flow des MC's est constant et nous entraîne jusqu’aux plages de Kingston, pour y partager la scène en compagnie de grosses pointures, comme les Jamaïcains Joseph Cotton et Straika D, les Londoniens Général Levy et Solo Banton (Londres) ainsi que Daddy Nuttea, Dragon Davy et Sista Netna.

Lorsqu’on est coincé dans les bouchons de la circulation, ce n’est pas la peine de courir (« Run away »), il est préférable de vivre au rythme du raggamuffin. Le phénomène jamaïcain P.Nyne vient injecter ses good vibes, tout au long de « Nous c'est rub'a'dub ». 

Plus roots, « Fixé Vers le Ciel » aborde le thème de la mort. « Dessiner Nos Vies » adopte un profil plus électro. Et l’album de s’achever par « We Ah' Digital », une piste qui mène à une console de jeux.

 

Leonard Cohen

Can’t forget

Écrit par

Les 10 titres de cet album ont été enregistrés lors de la dernière tournée de l’artiste, baptisée « Old Ideas Tears », en public ou lors du soundcheck. Il recèle deux nouvelles compos : « Got a little secret » et « Never gave nobody touble » ainsi que deux covers jamais immortalisées sur support, « La Manic » et « Choice ». Interprétée dans la langue de Molière (NDR : un événement !), la première est une chanson d’amour signée par le Québécois Georges Dor. Et la version touche au sublime. Le deuxième est un morceau issu de la plume de feu George Jones, chanteur country américain disparu en 2013, à qui il rend ainsi hommage.

L’elpee recèle également quelques chansons plus notoires, à l’instar du tube « I can’t forget », mais également de « Light as breeze », « Joan of Arc » ou  encore « Nights comes on ». 

Petite parenthèse, mais elle donne une coloration positive à ce ‘live’, une véritable bonne humeur baigne tous ces morceaux, un climat qu’entretient l’humour contagieux de Leonard Cohen…

 

Martin Carr

The breaks

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Martin Carr a eu son heure de gloire, début des nineties, au sein de Boo Radleys, une formation issue du Merseyside, dont trois de ses albums (« Everything's Alright Forever », « Giant Steps » et « Wake Up Boo! ») vont lui permettre de trôner au faîte de la scène indie insulaire. Certains journalistes vont même leur promettre un futur comparable aux Beatles. Après la séparation du groupe, en 1998, Martin embrasse une carrière solo, sous le patronyme de Brave Captain, au cours de laquelle il va afficher un visage commercial, non commercial, rétro, futuriste, introverti et on en passe. Il se alors également au chant. Mais on ne peut pas dire que malgré la publication d’une dizaine d’elpees, de singles et d’Eps, le succès ait été au rendez-vous.

Depuis 2006, il enregistre également sous son véritable nom. Et « The breaks » constitue son tout nouvel elpee. Un disque qui ne manque finalement pas d’allure. Les arrangements sont particulièrement raffinés. Très ‘british’, les références oscillent entre les Kinks et Paul Weller. Cuivres, Hammond et chœurs alimentent les compos les plus soul/pop. Et les cordes de gratte acoustique –le plus souvent en fingerpicking– les plus intimistes (« Sometimes it poors », « No momey in my pocket », « The breaks »). Les harmonies vocales sont limpides et le sens mélodique est soigné. Parmi les perles de cet opus, on épinglera le morceau d’entrée, « The Santa Fe skyway », dont les intonations vocales semblent avoir été empruntées à Mark Eitzel, le tango « Mountains » et deux plages contagieuses : la jolie ballade « I don’t think I’ll make it » ainsi que l’allègre « Mandy get your mello on »...

Une excellente surprise !

 

Zion Train

Land Of The Blind

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Zion Train est un 'sound system' insulaire qui existe déjà depuis plus de 25 ans. C'est un des pionniers de la scène dub anglaise. Fondé en 1990 par les producteurs David Tench (trompette), Neil Perch (basse) et Collin Cod (melodica), son line up est à géométrie variable. Un membre semble est quand même devenu permanent : le chanteur Molara. Ce collectif insulaire propose, depuis quinze ans un dub aux influences variées et surtout propice à la danse. L'originalité de la musique de Zion Train procède de ce mix d’influences, récentes et plus anciennes, le plus souvent hétéroclites, oscillant entre les plus analogiques (donc vintage) et les plus contemporaines (donc technologiques) ; le band enrichissant le tout d’instruments à vent traditionnels. Pour enregistrer cet elpee, le trio a reçu le concours de Don Fe à la flûte, Finn Todd au mélodica, Vedran Meniga à la batterie, Fitta Warri aux percussions africaines (nyabinghi) ainsi que David Fullwood, Lucas Petter et Gianni Denitto aux cuivres. Sans oublier les invités (featurings). Et tout particulièrement les vocalistes : le Jamaïcain Fitta Warri, la chanteuse/poétesse Jazzmin Tutum, le toaster Dadda, la jeune mancunienne délurée Kathika Rabbit, le Français Daman et l’Allemand Longfingah. Dont les lyrics se consacrent à des thèmes soucieux de la planète et de la nature.  

Le périple vous entraîne de Cologne (les sessions s’y sont déroulées, dans le studio Zion Train) à Kingston et s’ouvre par « Land Of The Blind », un morceau traditionnel. Tout comme « Words Of Wisdom », de quoi vous permettre de prendre le vol suivant, si vous avez manqué le premier.

« Dirty Dunza/Go For It » est un remix du « Bloody Dunza » du célèbre Johnny Clarke. Les sonorités de flûtes sont samplées. Le step est ici assuré par le Jamaïcain Fitta Warri et la chanteuse de dub Jazzmin Tutum. Et c’est cette rencontre entre le dub dansant et la voix délicate de Jazzmin qui fait la différence. Un hit potentiel !

Kathika Rabbit pose la voix sur « We Are Water », une compo aquatique aux vagues dub alertes et entraînantes. Puis sur « More and more », une plage aux cuivres somptueux. Des cuivres qui se révèlent à nouveau remarquables, tout au long d’« Inner vision ». Et deviennent inquisiteurs sur le plus roots « No I.D. ». Une forme plus roots davantage explorée en deuxième partie de parcours.

Une rythmique saccadée dynamise « Land Of The Blind », une version ‘extended’ de « Dirty Dunza »). Les MC’s Dub Dadda et Fitta Warri sont aux commandes tout au long de « Roots Man Play/Permanent Pressure », le plus long morceau du long playing. Et aussi le plus épatant, pour les amateurs du style. Le MC Longfingah se distingue sur le plus sauvage « Raise A Dub », une piste encore une fois enrichie de cuivres éblouissants.

Après le plus paisible « Dry Your Tears », « The Great Flood – Gaia’s Tears » achève ce voyage en beauté. Débarquement dans la capitale jamaïcaine reflété par la parfaite osmose entre flûtes et cuivres. 

 

Selah Sue

Reason (a)

Écrit par

Auteur/compositeur/interprète, Selah Sue avait publié son premier long playing en 2011. Un disque qui s’est écoulé à 120 000 exemplaires en Belgique et plus d’1 000 000 à travers le monde. Ce qui lui a permis de décrocher 6 disques de platine.

A ses débuts, l’artiste puisait ses sources tant dans la soul, le ragga, le folk, le rock, le rap que le trip hop. Une expression sonore qu’elle mettait au service d’une voix soul aux multiples facettes.

Pour enregistrer « Reason », son second opus, elle a bénéficié du concours de deux producteurs notoires, en l’occurrence le Danois Robin Hannibal (Little Dragon, Kendrick Lamar) et le Suédois Ludwig Göransson, mieux connu pour avoir bossé auprès du trio pop HAIM ou encore du rappeur américain Childish Gambino. Les sessions se sont déroulées au sein de différents studios. D’abord en Belgique, mais également en Angleterre (Londres), en Jamaïque et aux States (Los Angeles). Un disque qu’elle a voulu davantage radiophonique, tout en se tournant vers la pop urbaine…

Subtilement funk, « Alone » rend hommage à feu Whitney Houston. « I Won't Go For More » en revient aux sources. « Reason » s’autorise quelques touches d’électro, alors que « Together » adopte insidieusement un profil drum&bass. Tout comme pour « Feel ». « The Light » et « Falling Out » nous entraînent dans la house. Childish Gambino vient poser sa voix sur « Together », une plage r’n’b aux relents hip-hop. Ivoires, synthés et chœurs alimentent « Alive », une compo au cours de laquelle la voix de Selah semble plus écorchée que jamais. Et pourtant elle demeure constamment accrocheuse, à l’instar de « Fear Nothing ». « Daddy » est dédié à son paternel qui lui a donné le goût à la musique.

Ragga et soul ‘motownesque’ alimentent « Sadness », une plage enregistrée en Jamaïque. « Right Where I Want You » nous parle d'amour. Jolie ballade mélancolique, « Always Home » est enrichie par des arrangements de violons ; un morceau aux accents bossa nova sculpté par les cordes de gratte semi acoustiques et les ivoires et que chante Sue d’une voix chargée de swing et de soul. Plus riche, « Falling Out » est dominé par les percus.

L’œuvre propose en bonus cd, quatre plages, dont le funk « Gotta Make It Last », le trip hop « Stand Back », un « Direction » de toute beauté et une version acoustique d’« Alone ». 

 

Les Déménageurs

Bonjour Tout Va Bien - Le Meilleur Des Déménageurs

Écrit par

C’est Yves Barbieux, mieux connu comme leader d’Urban Trad, qui a lancé le concept des Déménageurs. Une équipe dont les musicos ne manquent certainement pas d’expérience. Sensible à des thèmes comme l’ouverture, la mixité et le multiculturalisme, elle a décidé de donner le goût à la musique (pop, rock, world, folk, chanson française, etc.) à nos petites têtes blondes. En utilisant des mots et des images adaptés à leur âge, afin de les éveiller avec douceur et par paliers. Tout en se servant de l’humour, de la danse et de l’expression corporelle ; le tout au sein d’un climat propice à l’imagination et dans la bonne humeur.

Au sein de cette équipe, Yves est entouré par la pétillante et charismatique danseuse Lili (Marie-Rose Mayele, préposée à la harpe et au violoncelle), le timide George (Jonathan De Neck, Pierre-Yves Behrin ou Didier Laloy), le curieux Nelson (Perry Rose ou Pascal Cahardonne) et le consciencieux Stoul (Thierry Hercod).  

S’adressant au enfants de 3 à 8 ans, mais également aux parents et grands parents, ce concept est développé depuis bientôt 15 ans, et vient donc de bénéficier d’une compile. Intitulée « Bonjour Tout Va Bien - Le Meilleur Des Déménageurs », elle est découpée en 16 titres, des plages extraites de « Lili Et Les Escargots » (2002), « Le Grand Carton » (2005), « Le Patamod » (20096) et « Danse Avec Les Gnous » (2014).

« Bonjour tout va bien », la journée débute en chanson. On vient de se lever, mais on est encore fatigué. Cordes de guitare et de banjo remplissent ce qui est « Caché Dans Mon Bol » ; ce qui provoque une réaction qui reflète déjà un sacré tempérament du gosse. Une flûte égaie le plus folk « Prends Un Oeuf ». « Le Téléphone Mobile » baigne dans la musique celtique ; une compo propice à la danse. Tout comme « Mon Orteil Amoureux », une chanson courtisée par fifres et tambours. Dans le même esprit, « Scottiche De La Brosse A Dents » invite également sonorités de gratte et mélodica. Manger des légumes est bon pour la santé, donc procédons à l’ouverture des portes de l'Orient ; mais l’excès nuit en tout et peut entraîner « La Danse Du Ventre ». Le soleil en a parfois marre d'éclairer la terre, alors il doit se reposer et s’autorise « La Grasse Matinée ».

La voix de Lili est particulièrement douce tout au long du paisible « C'est pas dans la poche ». « Si Ton Escargot Est Lent », booste sa coquille sur un air d’accordéon et dans un climat country. « Petit Lionceau » fait tourner la vielle à roue. « Danse Avec Les Gnous » adopte le rythme de la polka. De nombreuses percus africaines dynamisent « Le Tam-Tam Ou Mon Ventre ». « Autour De Moi » invite à respecter l’environnement.

Bonus track, « Bonjour Tout Va Bien-Live 2013 » a été enregistré en ‘live’. Et pour regarder la vidéo, c’est ici 

 

The Underground Youth

Haunted

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Formé en 2008, The Underground Youth a d'abord propagé sa musique sur des plates-formes comme Myspace avant d'être repéré par Fuzz Club. A l’instar de Sonic Jesus et Dead Skeletons, il s’agit d’une des premières formations signées par l'excellent label londonien. Ses compositions sont alors influencées par la scène psychédélique californienne, le Velvet et les Stone Roses mais aussi Jesus & Mary Chain voire Joy Division.

« Haunted » marque une évolution dans les compositions des Mancuniens. Un tournant déjà décelé dans leur excellent maxi paru en 2014, « Beautiful & Haunted ». Le psychédélisme des débuts a presque complètement laissé la place à un univers new wave marqué par le post punk des 80's.

Le ton est donc plus sombre, la voix de Craig Dyer aussi. Plus grave que jamais, elle épouse parfaitement le climat de romantisme noir gothique recherché par l'âme pensante d'Underground Youth.

‘L'intention était de créer une ambiance musicale sombre et dérangeante susceptible d'accueillir le contenu lyrique, chaque chanson détaillant la lutte d'un personnage avec une affection différente. Comme une série de cauchemars récurrents’ confiait-il dans une récente interview.

Une mélancolie froide que l'on trouve dès le premier morceau « Collapsing Into Night » mais qui est toujours soutenue par les mélodies pop accrocheuses dont le groupe ne s'est jamais départi. Elles sont particulièrement touchantes sur le plus caressant « Haunting », caractérisé par son shoegaze délicat. Parmi les réussites, citons également la noise atmosphérique de « Deep Inside of Me » évoquant justement Jesus & Mary Chain tout comme le plus électrifié « Dreaming With Maya Deren ».

Sans toutefois trop bousculer ses fans, The Underground Youth a donc cherché à se renouveler. En incorporant plus de sonorités électroniques mais aussi en expérimentant de nouvelles méthodes d'enregistrement ; car, si « Haunted » a été conçu dans leur home-studio comme les précédents, le groupe a, pour la première fois, travaillé sous la houlette d’un producteur, James Shilito. Celui-ci était d'ailleurs déjà de la partie sur la reprise du « Come Together » des Beatles, qui figurait sur la compilation « The Magical Mystery Psychout », sortie plus tôt dans l'année.

Le résultat laissera peut-être un goût de trop peu aux amateurs de psychédélisme mais est bien dans l'air du temps. Celui du retour en masse des productions shoegaze et cold wave auquel on assiste ces dernières années. Et dans cette multitude, The Underground Youth est loin d'être le moins intéressant.

Olivier Terwagne

Mnemosyne

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Agrégé en histoire et maître en philosophie, Olivier Terwagne est issu de Couvin. C’est également un artiste qui évolue dans l’univers de la chanson française à textes. Des textes humoristiques, truffés de calembours, à travers lesquels il cherche à faire passer des messages.

Pour enregistrer « Mnemosyne », il a reçu le concours d’Alonza Bevan (Kula Shaker, Johnny Marr) à la mise en forme. Ce talentueux bassiste communique une touche indie/pop insulaire originale à la musique d’Olivier, alors que centrée sur le piano, l’instrumentation implique violon, violoncelle, viole de gambe, accordéon, cuivres, hammond, guitare électrique et même de l’électro. Un travail de longue haleine, puisque les sessions se sont étalées sur deux longues années. Mais entrons dans le vif du sujet.  

« Le Désert Du Trop Tard » est somptueusement enrobé de cuivres. Ce titre bénéficie d’un clip réalisé par Stefan Thibeau. Et c’est ici. Des chœurs remarquables illuminent « La Sphinge Sans Secrets ».  

A travers « Tweet Sur Seins trompés », Terewagne nous propose une version irrévérencieuse du célèbre hit « Twist A Saint-Tropez » des Chats Sauvages. « Pas Contentes » nous parle des filles en 2015, avec dérision. « Banana Splitsing » ou quand la Belgique fout le camp. Baignant au sein d’un climat presque manouche, « Blasphémateurs » est un véritable pamphlet contre les dérives de notre société contemporaine.

Tout au long de « Nos faiblesses » et de « La Vie Est Un Long Deuil Tranquille », il nous parle d’amour et encore d’amour. Instrumental mélancolique, « L'Hiver à Forges » est dominé par les cordes et les ivoires. Un spleen qui envahit également « Le Coeur Sale ». Et empreints de nostalgie, « Je Voudrais Encore » et « Tonton » replongent au cœur d'une enfance, finalement heureuse.

Une seule chanson n’est pas signée Olivier : « L'odeur Acre » ; elle est issue de la plume d'Eric Piette et baigne paradoxalement au sein d’un climat moyenâgeux.

Singapore Sling

Psych Fuck

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Quand on parle de l’Islande, on pense inévitablement aux fjords, aux volcans ou à Björk. Et pourtant, il y existe une scène underground particulièrement dynamique. Mais elle est loin d’avoir pignon sur rue.

Singapore Sling ne figure pas parmi les moins inconnus. Demandez à votre barman de quartier, ils a certainement vu traîner les musicos, dans son estaminet, un soir ou l’autre. Toujours prêts à vomir quelques litrons.

On pourrait tracer des parallèles ; mais pour cet elpee, on devrait plutôt faire le grand écart. Et comme on n’était pas échauffé, le claquage de prostate s’est révélé franchement douloureux.

Friand de reverb et saturation, le groupe tourne depuis une dizaine d’années, tout en cherchant à gratter la peinture écaillée. Autrement dit, on ne peut pas dire que sa musique soit particulièrement originale. Imprimée sur des accords répétitifs et minimalistes, elle est plutôt conventionnelle. Ce qui ne l’empêche pas d’aligner régulièrement et avec beaucoup de sincérité des rondelles qu’on écoute pendant l’apéro aux tréfonds d’une murge vinassée. A l’instar de ce « Psych Fuck ».

De bons piliers de comptoir pour se faire une petite belotte, quoi. Patron, la prochaine tournée, c’est pour moi !!

 

Joan Shelley

Over and even

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Joan Shelley nous vient de Louisville, dans le Kentucky. La musique de cette jeune femme évolue à des années lumières de celle proposée par certaines de ses contemporaines qui se (com)plaisent à en faire des tonnes en habillant leurs morceaux de cuivres, de cordes, et autres instruments. Son folk est donc minimaliste et authentique.

Et « Over and Even », son troisième album, constitue un bel exemple. Joan et Nathan Salsburg se consacrent à la guitare. Une instrumentation simple et efficace qui met bien en exergue la voix douce et paisible de Mrs Shelley. Selon les titres, des interventions de piano ou de lap steel viennent discrètement enrichir l’ensemble. En outre, elle échange quelques harmonies vocales bien senties et surtout remarquées, en compagnie du roi du folk, Will Oldham, sur « Stay On My Store », « Jenny Come In » et « Subtle Love ». Malgré cette instrumentalisation dépouillée, Joan Shelley parvient à insuffler un souffle à ses morceaux ; comme sur l’excellent « No More Shelter ». Et finalement, les compos de cette artiste parviennent à nous entraîner dans un univers très proche de Bonnie Prince Billy (bien sûr), Joan Baez ou encore Emmylou Harris.

Joan Shelley démontre, tout au long d’« Over and even », qu’il n’est pas nécessaire d’enfouir de bons morceaux sous une orchestration luxuriante. Parfois la grâce d’une sèche est bien plus efficace et troublante qu’une armée de violons.

 

Rusty Rope

Rusty Rope (Ep)

Rusty Rope, c’est le nouveau projet solo du producteur/compositeur Laurent Meunier (Heartbeats, Ballast). Particulièrement créatif, ce touche-à-tout est également impliqué dans toute une autre panoplie de créneaux artistiques, comme la peinture, la danse, le graphisme, la vidéo et on en passe. Ce Parisien cherche à créer des thèmes musicaux cinématographiques, en se servant d’un cocktail de folk, d’electronica et de bruitages.

Il nous propose un Ep 3 titres éponyme, exclusivement instrumental, prélude à la sortie d’un album.

Atmosphérique, le titre maître est délicatement sculpté dans des cordes de sèche et subtilement parcouru d’interventions électro. Une guitare presque floydienne s’immisce dans la trame de « The Holy Mountain » et de « City Of  Monkey God ». Finalement, il n’y manque que les images, pour être invité au voyage…