Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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De Staat

Un éponyme pour De Staat

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Deux ans après une pause médiatique et quelques mois après leur retour avec le single « The King », les Néerlandais de De Staat annoncent leur septième album studio, « De Staat », attendu le 18 septembre chez V2 Records. Dévoilé aujourd'hui, le nouveau single "The Fire" offre un premier aperçu de ce disque ambitieux et frontal.

Depuis ses débuts, le groupe de Nimègue explore les thèmes du pouvoir, de la manipulation, de la croyance et du brouillage entre réalité et fiction. Des sujets déjà présents dans leur discographie, mais qui prennent aujourd'hui une résonance particulière. Comme l'explique le chanteur Torre Florim, le monde actuel semble avoir donné un nouveau sens au nom choisi par la formation il y a vingt-cinq ans. Une réflexion qui irrigue l'ensemble de ce nouvel opus éponyme. Porté par une énergie nerveuse et des rythmiques implacables, "The Fire" s'attaque à une forme d'indifférence contemporaine face aux crises qui semblent se dérouler loin de nous. Entre urgence rock, tension permanente et regard acéré sur notre époque, le morceau illustre parfaitement la direction empruntée par le combo sur ce nouveau long playing.

L'album s'accompagnera également d'un ambitieux projet artistique intitulé 'De Staat Becomes De Staat', mêlant installation visuelle et expérience scénique immersive. Développé avec le metteur en scène « Floor Houwink Ten Cate », l'artiste audiovisuel Boris Acket, le créateur visuel Tarik Barri, le concepteur lumière Freek Ros et le designer sonore Reinier Rietveld, ce projet prolongera sur scène les thèmes centraux du disque. Considéré comme l'un des groupes les plus inventifs de la scène alternative européenne, De Staat s'est imposé au fil des années grâce à des performances remarquées sur les scènes du SXSW, de Glastonbury, Sziget, Lowlands ou Pukkelpop, ainsi qu'aux côtés de The Rolling Stones, Muse et Biffy Clyro. Leur musique, qui navigue entre grooves industriels, riffs massifs, expérimentations électroniques et sens aigu de la mélodie, leur a valu de nombreuses distinctions et une reconnaissance internationale.

Le groupe défendra De Staat sur les routes européennes à l'automne, en accordant notamment 2 dates en Belgique :

-Le 25 septembre 2026 – De Casino, Sint Niklaas

-Le 07 novembre 2026 - Cactus Festival, Brugge

La vidéo de « The Fire » est disponible là

 

Ancienne Belgique : les nouveaux concerts (update 10/06/2026)

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jeu. 24 sept. | ->
(John) Coltrane 100: Flat Earth Society - The Coltrane Mutations

jeu. 01 oct. | ->
(John) Coltrane 100: Aaron Parks & Walter Smith III

sam. 03 oct. | ->
(John) Coltrane 100: Harmony Holiday meets John Coltrane

mar. 06 oct. | ->
Cory Hanson

dim. 18 oct. | ->
Sunday Morning concert: Ignatz presents 'I Don't Know'

ven. 23 oct. | ->
Walk off the Earth

mer. 11 nov. | ->
(John) Coltrane 100: Joe Lovano x Melissa Aldana x Nduduzo Makhathini x ...

dim. 13 déc. | ->
Sunday Morning concert: Catharina Evens

jeu. 17 déc. | ->
75th Birthday Party with Horace Andy & Dub Asante Band, Matic Horns & Youth

lun. 29 mars | ->
Nouvelle Vague

mar. 13 avr. | ->
Rodrigo y Gabriela

http://www.abconcerts.be

Les nouveaux concerts Live Nation (update du 08-06-2026)

Écrit par

 

Jeudi 18 juin 2026 - Ice Nine Kills- Graspop Metal Meeting, Dessel

Dimanche 01 octobre 2026 - The Afghan Whigs - OM, Liège

Mercredi 04 octobre 2026 - The Afghan Whigs - De Roma, Anvers

Jeudi 05 octobre 2026 - The Afghan Whigs- Ancienne Belgique, Bruxelles

Dimanche 11 octobre 2026 - Masego - Forest National, Bruxelles

Mercredi 14 octobre 2026 – FKJ – De Roma, Anvers

Vendredi 23 octobre 2026 - Walk Off The Earth - Ancienne Belgique, Bruxelles

Samedi 21 novembre 2026 - Hermanos Gutiérrez – La Madeleine, Bruxelles

Dimanche 22 novembre 2026 - Hermanos Gutiérrez - De Roma, Anvers

Dimanche 22 novembre 2026 - Wasia Project - La Madeleine, Bruxelles

Samedi 28 novembre 2026 - Bryan Tiller - Forest National, Bruxelles

Samedi 05 décembre 2026 - Phoebe Bridgers - Forest National, Bruxelles

Mardi 23 février 2027 - The Australian Pink Floyd Show – Stadsschouwburg, Anvers

Vendredi 26 février 2027 – Tylacine - Ancienne Belgique, Bruxelles

Samedi 27 février 2027 – Tylacine - Ancienne Belgique, Bruxelles

Lundi 15 juin 2027 - Ice Nine Kills - Forest National, Bruxelles

25 juin 2027 - Bazart - De Roma, Anvers

http://www.livenation.be/

 

 

 

Les Nuits Secrètes

Écrit par

Les Nuits Secrètes, c’est un festival indépendant de musiques actuelles ancré dans son territoire où se rassembleront plus de 50.000 festivalier•es.
Où ? À Aulnoye-Aymeries.
Quand ? Les 10, 11&12 juillet 2026.

La musique, la majorité d’entre nous peut la ressentir, la voir et l’écouter. Plus que toute autre chose, elle favorise et contribue à préserver un état d’esprit collectif.

Mais plus largement, depuis sa création, l’association Les Nuits Secrètes participe activement au développement culturel, économique et social de son territoire au travers des festivals de musique qu’elle produit (Les Nuits Secrètes à Aulnoye-Aymeries depuis 2002, La Bonne Aventure à Dunkerque depuis 2017) et des actions culturelles qu’elle réalise.

L’engagement des Nuits Secrètes dans le domaine musical s’appuie le plus souvent sur l’expérience live. Mais au-delà de ses festivals, l’association encourage la diffusion et l’émergence de la musique, elle développe des créations musicales à partir d’envies artistiques et par le biais des résidences de création proposées dans l’année. 

Une édition 2026 sous le signe de la découverte. Fidèle à son ADN, Les Nuits Secrètes affirme son rôle de défricheur artistique. À contre-courant des algorithmes et des programmations standardisées, le festival défend la rencontre, la surprise et la curiosité. Indie rock belge, grime britannique, astro techno bruxelloise, dub jamaïcain, néo-soul française, house new-yorkaise, influences latines, techno breaks, DJ sets à vélo ou sono mobile reggae… 

L’édition 2026 célèbre la pluralité des scènes et la liberté des formes. 

Vous y verrez donc : MIKA - Bigflo et Oli - Madness - Feu! Chatterton - Disiz - Adèle Castillon - Mosimann - Gaël Faye - Thylacine - Yelle - Queen Omega & The Royal Souls - Ino Casablanca - Sam Sauvage - Rio Kosta - Didier Super - Habibi Sly - Lynx IRL - Johnny et Wallace - Ofenbach · Sebastien Tellier · ascendant vierge · ANNA · The Haunted Youth · Barbara Butch · Flava D · Frànçois and The Atlas Mountains · Mad Professor · Juste Shani · Planete Boum Boum · Radio Meuh · EV · Bleech 9.3 · Hyas · Debasement · Ensemble National de Reggae · Bankra Bike Soundsystem · Lauravioli · Furie · EG · Dj Keutch · Kaleidos Club et bien d’autres encore … 

Sans oublier évidemment, le fer de lance des Nuits Secrètes ! Oui, c’est le secret le mieux gardé du Nord, et pourtant, tout le monde se passe le mot... Aux Nuits Secrètes, la plus belle des traditions, c'est de se laisser surprendre : fermer les yeux, oublier la programmation et se laisser guider par son instinct. Oui, nous parlons bien des Parcours Secrets. 

Le deal n'a pas changé : on vous embarque pour une destination inconnue parmi 6 au choix pour un live hors du temps dont vous ne saurez rien à l'avance. 

Alors, suivez Facette, la mascotte, votre curiosité s'occupe du reste. 

Plus d’info ici.

Het Depot (Louvain) : les nouveaux concerts (update 5/06/2026)

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Sa 06.02.2027
The Bootleg Beatles

Ve 30.10.2026
Camille Camille

Sa 26.09.2026
Closing Party Leuven Pride

Di 06.12.2026
Sofie Lemaire

Sa 20.02.2027
Wouter Deprez & Tcha Limberger

https://www.hetdepot.be

 

 

Isolde Lasoen

Isolde Lasoen : et si "Nothing Is Forever" était tout sauf éphémère ?

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Après avoir été pendant des années une musicienne accompagnatrice, la batteuse et chanteuse Isolde Lasoen s'est émancipée pour créer son propre groupe et écrire sa musique. Elle a sorti un premier EP en 2012 puis deux albums, dont Oh Dear en 2023 qui a fait le tour du monde. Isolde s'illustre à travers une pop cinématographique, mélancolique et éclectique. On reconnait chez elle des percussions élégantes et raffinées, une voix et des choeurs saisissants, des arrangements fins et des parties instrumentales riches.

Tous ces ingrédients sont ceux qu'Isolde elle-même apprécie dans la musique qui l'inspire depuis toujours, comme les bandes originales emblématiques et méconnues, le psychédélisme des années 60 et 70, la pop baroque, la French Touch ou la musique symphonique grandiose

Après "Egoland", "My Kind of Drama" et "Love Language", Isolde Lasoen présente un nouvel extrait de son album My Kind of Drama attendu le 28 août chez Mayway Records.

Avec ses rythmes rétro brumeux et son refrain notable, "Nothing Is Forever" est un voyage kaléidoscopique qui évoque l'esprit doré d'Aphrodite's Child ou de Love : une musique riche et onirique, d'une grande vitalité.

Isolde Lasoen est la reine de son propre univers depuis une dizaine d'années, donnant une dimension cinématographique à la musique pop et faisant scintiller la mélancolie. Dans son troisième album solo My Kind of Drama, elle ajoute une touche de brillant à son univers musical sur dix titres qui mêlent pop baroque, synthés rétro-futuristes et French touch.

Fidèle au style DIY qui caractérise Isolde Lasoen, elle écrit et compose toutes ses chansons, crée les arrangements et co-produit l'album. Pour la production et le mix, elle s'est tournée vers le maestro français Michael Declerck (connu pour ses collaborations avec Kavinsky, Justice, Jungle, Daft Punk...) qui est tombé sous le charme de ses démos.

Les musiciens invités au studio ont apporté des textures, des idées et des couleurs supplémentaires aux chansons. Ainsi, les instruments live et les synthétiseurs vintage revêtent un son rétro des années 70 et 80, les arrangements se montrent ludiques, les sons chics et la batterie entraînante.

L’artiste est à écouter ici.

Damso

Damso convoque ses fidèles : deux festivals au programme !

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Damso invite ses fans à une expérience unique au Dour Festival et aux Ardentes.

L'artiste l'a annoncé lui-même ce mercredi : ce ne sera finalement pas une mais deux dates qu'il offrira à ses fans en Belgique cet été.

Damso, déjà annoncé le samedi 18 juillet au Dour Festival, sera également présent le dimanche 5 juillet aux Ardentes pour clôturer l'édition anniversaire du festival.

Et ce n'est pas tout...

Dans ce cadre, Damso a imaginé, en collaboration avec Dour Festival et Les Ardentes, deux piliers incontournables de la scène musicale belge et européenne, une opération spéciale inédite dans l'histoire des festivals : une offre billetterie commune pensée pour proposer aux fans une expérience unique et inoubliable.

Dour Festival et Les Ardentes unissent leurs forces autour d'une offre billetterie commune, disponible le jour des performances de Damso. Celle-ci permettra aux festivaliers d'assister aux deux concerts de l'artiste, mais aussi de profiter de l'ensemble des programmations des journées concernées.

CONCRÈTEMENT ?

Côté Ardentes : le « Pass Duo Damso » offre un accès aux Ardentes le dimanche 5 juillet et au Dour Festival le samedi 18 juillet, permettant aux festivaliers de vivre les deux performances exceptionnelles de Damso.

Côté Dour Festival : grâce au « Pass Duo Damso », les festivaliers bénéficieront d'un accès au Dour Festival le samedi 18 juillet ainsi qu'aux Ardentes le dimanche 5 juillet.

COMMENT ?

Vous avez déjà un pass jour pour les Ardentes le dimanche 5 juillet ? Une newsletter dédiée sera envoyée à tous les détenteurs de billets. Elle leur permettra d'upgrader leur ticket vers l'offre combinée Ardentes + Dour Festival. L'upgrade est possible via l'espace client, moyennant 1,50€ de frais de dossier : https://tickets.lesardentes.be/client.html

Vous avez déjà un pass jour pour le samedi 18 juillet au Dour Festival ? Une newsletter dédiée sera envoyée à tous les détenteurs d'un billet pour le samedi 18 juillet. Elle leur permettra d'upgrader leur ticket vers l'offre combinée Dour Festival + Ardentes, moyennant un supplément de 30€. La procédure est détaillée sur : www.dourfestival.eu/infos/upgrade

Ces tickets combinés seront disponibles dès le vendredi 5 juin à 11h, en quantité très limitée.

Toutes les informations pratiques sur lesardentes.be et dourfestival.eu.

Beans (Australia)

Beans baisse le son

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Le groupe australien Beans sortira son quatrième elpee, « Less louder », ce 11 septembre. Et cette annonce devrait retenir l’attention des amateurs de psych-pop aventureuse. En attendant, i a partagé le single Resister. Mené par Matt Blach, également batteur de The Murlocs, le quintette de Geelong/Melbourne confirme ici une facette plus apaisée de son univers, sans rien perdre de sa personnalité. Écrit et enregistré à la même période que Boots N Cats, ce nouveau disque en apparaît comme le contrechamp naturel : moins frontal, plus cotonneux, plus mélodique aussi, laissant une place plus importante aux harmonies, au piano et aux textures feutrées. Là où Beans excellait déjà dans les grooves garage-psych nerveux, Less Louder semble choisir la lumière douce de la fin d’après-midi, entre pop psychédélique, surf et inflexions doo-wop. Premier aperçu de cette nouvelle direction, Resister se distingue par une écriture sensible autour des sentiments naissants, de ce moment fragile où l’on hésite entre élan et retenue. Cette tension émotionnelle se retrouve aussi dans le clip, réalisé par Willem Kingma et Kel Blackmore, qui accompagne le morceau en prenant une distance volontairement comique et en soulignant, sans lourdeur, la part d’absurdité que l’amour peut parfois révéler. Resté plusieurs années dans les cartons avant de trouver sa forme définitive, l’opus bénéficie d’un mix de Jesse Williams et d’un mastering signé John Lee. En ouvrant ce nouveau chapitre, Beans ne cherche pas à faire plus fort, mais plus juste : un disque qui promet d’installer durablement son atmosphère brumeuse et ses mélodies accrocheuses dans le paysage psych actuel.

Comme ‘Boots N Cats’, ‘Less Louder’ a été écrit durant cette période surréaliste de limbes prolongés et auto-enregistré chez Blach en 2021 : ‘Cela m’a permis de garder la tête hors de l’eau et de me sentir productif en continuant à écrire / enregistrer et à accomplir quelque chose ; avoir cette opportunité, ce temps et cet espace a vraiment mis ma créativité en mouvement’. Cependant, là où le premier des deux voyait Blach jouer lui-même tous les instruments, le line-up complet de Beans est de retour ici : Blach à l’écriture et pour une grande partie des voix / guitare / batterie, accompagné de Jack Kong à la guitare, Mitch Rice aux claviers, Vincent Clementson à la basse et Lachie McKiernan à la batterie.

Le clip de ‘Resister’ est à découvrir là.

 

 

Downtown Boys

Le luxe public des Downtown Boys

Les Downtown Boys, groupe à la fois sauvage et puissant, sortiront « Public Luxury », leur nouvel album et successeur de « Cost of Living », le vendredi 26 juin 2026. Ce nouvel opus recèle les titres phares « The City Begins », « Sirena », « Viva La Rosa », « You’re a Ghost » et l’imposant « No Me Jodas ». Dans le clip de « No Me Jodas », les Downtown Boys se produisent avec une énergie explosive devant un public en extase dans un petit club de Brooklyn.

La chanteuse Victoria Marie commente ainsi la vidéo : ‘Le clip de “No Me Jodas” (traduction : ‘ne me cherche pas’) s’inspire de l’esthétique de la ‘chicha’, une culture musicale originaire du Pérou qui traite également d’économie, de travail, de fête, de vie, de désir et de vie nocturne. L’éthique, comme l’explique Chacalón, un musicien de chicha, se résume en deux mots : chamba et vacilón (travail acharné et fête)’.

Depuis leur création, les Downtown Boys n’ont cessé d’aller de l’avant en tant que projet artistique et politique. La chanteuse Victoria Marie et le guitariste et chanteur Joey La Neve DeFrancesco se sont rencontrés pour la première fois lors de réunions syndicales alors qu’ils travaillaient ensemble dans un hôtel de Providence, dans le Rhode Island, et ont écrit bon nombre des premières chansons du combo, qui évoquaient leurs efforts de mobilisation et les conditions de travail abusives auxquelles ils étaient confrontés. Le quintette est complété par le saxophoniste et synthétiste Joe DeGeorge, la bassiste Mary Jane Regalado et le batteur Joey Doubek. Au fil des années passées à créer et à tourner, Downtown Boys n’a cessé de grandir en tant qu’artistes, musiciens et militants. Leur nouveau long playing place la politique au premier plan tout en déployant le son le plus urgent et le plus puissant que le groupe n’ait jamais produit.

‘Cet album est plus ambitieux et plus riche que tout ce que nous avons fait auparavant’, explique DeFrancesco. ‘En composant cette musique, j’ai essayé de me rapprocher de l’ambiance et du son de nos concerts, car c’est là que l’on apprécie le mieux Downtown Boys. Quand nous jouons, les guitares, les claviers, les saxophones, les chants et les intros, ainsi que la foule qui crie avec nous, se fondent en une énergie magnifique et cathartique. Nous voulions que ces chansons transmettent toute la profondeur de cette expérience live à l’enregistrement lui-même’.

Le nouveau single « No Me Jodas » est disponible sous forme de clip là

 

 

Holy Wave

Le dadaïsme de Holy Wave

Écrit par

Acteur majeur du rock psyché d’Austin depuis plus d’une décennie, Holy Wave annonce la parution de « i’m DADA » le 10 juillet 2026 chez Suicide Squeeze Records. Pour accompagner cette annonce, le quatuor texan dévoile « s33.u.in/HAL », un premier extrait désormais doté d’un clip. Le morceau, enregistré au Mexique, glisse de couplets souples vers une montée plus dense et donne déjà une idée d’un disque plus direct, sans renoncer à l’étrangeté qui caractérise la formation.

Ryan Fuson revient sur la genèse du single : ‘“s33.u.in/HAL” est comme une prière au Dieu des insuffisances, un dieu enfant que nous élevons pour qu’il devienne un jour notre sauveur. C’était l’une des premières idées liées au disque, mais aussi l’un des derniers titres achevés. J’écoutais beaucoup Wagon Christ à l’époque et je voulais en retrouver l’esprit, sans parvenir au résultat espéré. Le morceau a donc été mis de côté, avant que Joey et Julian n’arrivent en répétition munis de nouvelles pistes. À partir de là, la chanson s’est presque écrite d’elle-même et elle est vite devenue l’une de nos préférées.’

Le long playing a pris forme à Ensenada, sur la côte pacifique mexicaine. Ce déplacement hors des États-Unis a offert au combo le recul nécessaire pour préciser sa direction : un son plus franc, plus tendu et plus construit que par le passé. L’enregistrement au studio El Derrumbe, sous l’impulsion du duo expérimental Lorelle Meets the Obsolete, a nourri cette évolution sans gommer la fibre rêveuse qui traverse toujours les compositions.

Cette session mexicaine ne relève pas du simple décor. La moitié de Holy Wave possède des attaches dans la région frontalière d’El Paso, ce qui rendait ce choix presque évident. Le mixage confié à Joo Joo Ashworth, ami de longue date du band, affine encore les contours de l’ensemble. Sur le fond, les chansons abordent la paternité, la vie à deux, les séparations, l’éloignement et l’accélération troublante de l’IA.

« i’m DADA » accentue l’usage des boucles et des échantillons, tout en misant sur des rythmes cycliques et une pulsation plus nette. Certains titres empruntent au dub son goût de l’espace ; d’autres adoptent une gravité downtempo presque cinématographique. L’ensemble gagne ainsi en cohésion et en impact, sans perdre la brume psychédélique propre au quatuor.

Parmi les morceaux déjà évoqués, « dewey’s dirge » évolue sur des guitares vaporeuses et une pulsation motorik assourdie, tandis que le titre éponyme repose sur une boucle serrée de batterie, basse et guitare. « s33.u.in/HAL », lui, agit comme une transmission brouillée : la chanson progresse sans jamais se refermer complètement, dans une forme de tension contenue qui résume assez bien l’esprit du disque.

Là où les précédents opus de Holy Wave laissaient volontiers place à la dérive, « i’m DADA » paraît plus ancré. La formation n’abandonne pas l’immersion ; elle la canalise. Le résultat n’a rien d’une rupture, plutôt celui d’un affinement sensible de son langage.

Le clip de « s33.u.in/HAL » accompagne également cette mise en orbite de i’m DADA et prolonge l’atmosphère trouble du morceau. Et il est disponible ici

 

 

 

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