La vie dans les petits espaces de Black Marble

Black Marble, alias Chris Stewart, sortira son premier album, « Life in Small Spaces », le 21 août 2026 chez Sacred Bones, qui sera immédiatement suivie d’une tournée. Il s’agit de son premier elpee complet depuis « Fast Idol » (2021). « Life in Small Spaces…

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La lune de miel des Datsuns

Plus de vingt ans après ses débuts, The Datsuns annonce Moonstruck Man, titre inaugural d’un huitième disque attendu le 13 novembre 2026 chez Hellsquad Records. Le combo néo-zélandais reste fidèle à son rock direct : riffs nerveux, urgence intacte et plaisir…

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La P'tite Fumée

Nouveau souffle sur les braises de La P’tite Fumée !

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Farouchement indépendant depuis ses débuts et passant encore parfois sous les radars des médias français, La P'tite Fumée s'est pourtant imposé comme une référence de la scène live française avec son électro-organique incendiaire.

Après plus de 500 concerts, 4 albums, des dizaines de millions de streams et une finale de La France a un incroyable talent, une petite révolution souffle désormais sur «Reset» attendu à l'automne 2026. L'arrivée de Nori, formant un binôme vocal brulant avec Chand, enrichit cet univers sans rien perdre de l'énergie fédératrice et explosive qui fait leur signature.

Après trois premiers extraits explosifs, La P'tite Fumée dévoile « Loin d'ici » (et son clip!) , le quatrième single de l'album RESET à paraître en octobre 2026. Le tout premier titre du groupe entièrement chanté en français. Pour cette nouvelle étape, LPF invite GUIZ, voix emblématique et engagée du groupe Tryo !

A découvrir à travers ce lien.

Laurent De Prins

Laurent De Prins livre un combat, la voix douce et le poing levé

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Laurent De Prins, auteur-compositeur-interprète bruxellois de 27 ans, est passionné de musique depuis son plus jeune âge. Adolescent, il écoute Shawn Mendes et Enrique Iglesias, qui lui donnent envie de prendre ses premiers cours de chant à 14 ans et de guitare à 16 ans.

Trouvant dans l'art un fantastique moyen d'expression, Laurent développe ses talents artistiques et poursuit des études supérieures de graphisme et d'infographie. Mais c'est surtout dans l'écriture et la composition qu'il trouve le moyen d'exprimer ses émotions avec sincérité et profondeur. 

Ses chansons, à la croisée de la pop, de la folk et de la pop-rock, se distinguent par des mélodies aériennes et des textes introspectifs. Laurent y aborde des thèmes universels : la résilience, la quête de soi, l'amour et la force intérieure. Chaque titre reflète un pan de son parcours personnel, transformant ses expériences en messages d'espoir et de courage. 

Son premier EP réunit 6 titres portés par une voix à la fois douce et affirmée qui mêlent émotion brute et simplicité mélodique. Ils racontent la bataille personnelle que chacun mène contre ses peurs, ses fragilités ou les épreuves qui jalonnent une vie. Ces titres parlent à tous ceux qui se sont déjà sentis déstabilisés, fragilisés… mais qui ont choisi de tenir bon.

Musicalement, cet EP s’inscrit dans une pop actuelle, accessible, à la croisée des influences de Shawn Mendes, Ed Sheeran ou Lewis Capaldi.

Fighter est à l'image de son auteur : combatif et sensible.

Fighter, un hymne à la persévérance.

A écouter ici.

Russ Tolman

L’errance de Russ Tolman

Russ Tolman a annoncé la sortie de son nouvel album le 18 septembre 2026 (vinyle/CD), lequel est déjà disponible en version numérique (Flatiron Recordings). En attendant, il a partagé le single « Streets Of Denim ».

Russ Tolman est un auteur-compositeur-interprète qui a passé plusieurs décennies à prouver que la persévérance est un genre musical à part entière. Vétéran de la scène roots-rock de Los Angeles, Tolman écrit des chansons pour ceux qui aiment les mélodies puissantes, les paroles littéraires et le café bu tel quel, sans chichis.

Sa musique se situe quelque part entre le rock, le folk et l’Americana – un univers peuplé de narrateurs imparfaits, de prises de conscience tardives et du soupçon discret que les choses ne se sont pas déroulées exactement comme prévu, mais peut-être mieux que prévu.

Dans son nouvel album, « Stray », Tolman explore cette perspective avec conviction et une détermination lucide. On y retrouve Tom Heyman (Chuck Prophet, Hiss Golden Messenger, Alejandro Escovedo) à la guitare et à la pedal steel, qui apporte juste ce qu’il faut de mélancolie et d’ambiance. Mike Coykendall (M. Ward, She & Him) s’occupe de la batterie, de la bonne humeur et des chœurs, tandis que Rusty Miller, musicien chevronné de San Francisco, complète le tableau à la basse, au piano et aux harmonies. Accompagnés d’un ou deux chœurs supplémentaires, ils contribuent à donner vie aux chansons de Tolman sans pour autant en faire trop.

Tout au long de « Stray », Tolman continue de naviguer entre country et folk, rock et soul dans ce recueil de huit titres originaux, dont le single « Streets Of Denim », coécrit avec Steve Wynn (Dream Syndicate, Baseball Project). On y trouve également des morceaux inattendus du compositeur de R&B Arthur Alexander et de K.D. Lang.

Tolman a déjà écrit, enregistré et sorti huit albums solo, chacun présentant une version un peu plus âgée et un peu plus sage du même auteur-compositeur, toujours en quête de la phrase parfaite.

Russ Tolman continue de composer pour des auditeurs qui croient que les grandes chansons ne périment pas, que les tendances sont facultatives et que l’honnêteté l’emporte toujours sur le volume.

« Streets of Denim » est en écoute ici

 

 

Black Marble

La vie dans les petits espaces de Black Marble

Black Marble, alias Chris Stewart, sortira son premier album, « Life in Small Spaces », le 21 août 2026 chez Sacred Bones, qui sera immédiatement suivie d’une tournée. Il s’agit de son premier elpee complet depuis « Fast Idol » (2021).

« Life in Small Spaces » de Black Marble est un opus qui se veut à la fois une analyse de l’industrie musicale, une réflexion sur l’authenticité et une lettre adressée à tous les créateurs indépendants du monde entier. S’inspirant des lignes de guitare staccato et des samples de batterie live des premières ‘radios universitaires’ américaines alternatives, le disque adopte un son plus live, délaissant les murs de synthés habituels de Stewart.

Selon Stewart : ‘J’ai toujours su que beaucoup de gens dans le milieu de la musique avaient du mal à joindre les deux bouts, mais j’ai été surpris d’apprendre que ceux dont on pensait qu’ils s’en sortaient bien n’y parvenaient souvent pas. Pour moi, voir le milieu de l’intérieur a changé ma façon de voir les choses. Quand je levais les yeux pour voir un nouvel artiste sur un panneau d’affichage, je me suis mis à me demander : devrai-je un jour faire semblant d’être quelqu’un que je ne suis pas pour réussir ? La vie d’un artiste continue une fois que son heure de gloire est passée, vous voyez. Alors, qui voulez-vous être finalement, et comment voulez-vous être perçu par ceux qui vous connaissent ? J’ai composé « Life In Small Spaces » en réfléchissant à tout cela, et pour moi, cet album incarne mon idéal d’une vie d’artiste.’

L’annonce de cette prochaine sortie est précédée du premier single « Jim Carol New Year », dont le clip met en scène Chris Stewart et a été réalisé par Clayton Hunt. « Jim Carol New Year » (dont le titre est un clin d’œil à la fois à l’auteur, poète et musicien Jim Carroll, et aux chants de Noël) jette un regard critique sur la vie, rejetant les fausses promesses de la religion, les conseils des soi-disant experts ou les réponses toutes faites, au profit de l’affirmation de soi et de l’indépendance d’esprit. Tout en nous captivant avec une mélodie de synthé plus rythmée, qui plonge les auditeurs dans une illusion de joie, la phrase ‘I forgot my money’ est répétée à l’envi pour exprimer tout ce que le protagoniste refuse d’accepter. ‘Si tu veux être libre’, dit Stewart, ‘tu dois te méfier de certains pièges classiques de la vie.’

À propos du clip, Clayton Hunt explique : ‘Chris avait en tête l’image d’une maison au loin vers laquelle deux voyageurs étaient attirés. Nous voulions que chaque voyageur représente une version différente du parcours. L’un luttait sans protection contre le paysage, l’autre était prudent, vêtu d’une combinaison orange de type ‘hazmat’. J’ai décidé de tourner en 16 mm et de tout filmer sur fond de paysage verdoyant, créant ainsi un contraste saisissant. Ces images ont guidé la production et donné le ton à l’histoire.’

« Life in Small Spaces », dont le lyrisme introspectif se fond harmonieusement dans la musicalité rayonnante de Black Marble, est une analyse sincère des pressions qui façonnent les artistes. C’est une invitation à accepter et à opter consciemment pour un mode de vie plus minimaliste au nom de l’expression créative et de la liberté, et à ne jamais avoir à transiger sur ses valeurs au profit de l’illusion séduisante du succès.

Le single « Jim Caroll New Year » est disponible sous forme de clip

 

 

Alex Revox Jr

Alex Revox Jr revisite le glam

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Alex Revox Jr a sorti son nouvel elpee, « Electro Glam Part 1 », ce 18 mai 2026. Après un premier opus intitulé « B77 », qui explorait déjà les multiples influences de l’artiste, ce nouveau projet poursuit une recherche sonore où se rencontrent nostalgie flamboyante, culture vintage et énergie électronique contemporaine.

Alex Revox Jr est en réalité un trio aux horizons multiples, travaillant entre Paris, Toronto et Mexico. Avec « Electro Glam Part 1 », le groupe plonge dans l’imaginaire du glam rock des années 70 tout en le transformant à travers des arrangements électro actuels.

Alex Revox Jr propose ainsi un album vibrant qui revisite l’esprit extravagant et libre du glam à travers des synthétiseurs hypnotiques, des rythmiques pensées pour le dancefloor et une esthétique rétrofuturiste assumée. L’objectif n’est pas seulement de rendre hommage à une époque mythique, mais de faire dialoguer son héritage avec les sonorités électroniques d’aujourd’hui.

Parmi les grandes influences revendiquées par le trio figurent plusieurs figures incontournables de la scène glam et rock : David Bowie, Iggy Pop, Donovan, MC5 ou encore Gary Glitter. Ces références dessinent un paysage musical riche, entre attitude rock, expérimentations sonores et liberté artistique. Nouvel extrait de l'album « Electro Glam Part 1 », Alex Revox Jr reprend « I Wanna Be Your Dog » d'Iggy Pop & The Stooges.

 Et le clip est à voir et écouter

 

 

Claptrap

Claptrap brouille les certitudes avec Second Guessing

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Claptrap brouille les certitudes avec Second Guessing

Claptrap présente Second Guessing, un 2ème album pop, tropical, dansant et expérimental. Formé par le songwriter, chanteur et guitariste Eric Pasquereau — figure incontournable de Papier Tigre, La Colonie de Vacances ou encore The Patriotic Sunday — aux côtés des multi-instrumentistes équilibristes Julien Chevalier et Paul Loiseau (croisés chez La Terre Tremble!!!, Borja Flames), et récemment rejoint par la claviériste et chanteuse Elia Guérin (JoGo, Bleu Shinobi). Depuis plus de six ans, Claptrap explore les frontières d’une pop orchestrale et inventive, nourrie autant par l’écriture mélodique que par la recherche sonore.

Leur musique se déploie comme une pop progressive et tropicale : une post-bossa foutraque, chaude et

mélancolique ; une exotica baroque, dansante et expérimentale. Elle prend forme à travers un instrumentarium improbable — mandoline méditerranéenne, percussions non-orthodoxes, synthétiseurs de science-fiction, guitares et instruments en fin de vie — tissant des arrangements luxuriants, à la fois précis et toujours au bord de la rupture.

Claptrap poursuit ici son exploration d’une pop poussée dans ses retranchements. L’album Second Guessing est solaire, certes, mais d’un soleil qui brûle la rétine. Entre rythmiques pour danser au bord du gouffre et harmonies sous tension, le groupe refuse de choisir entre la fête et la chute. Après un premier album Adulting (2022 chez UNSQ), salué par la critique et défendu sur scène à travers de nombreux concerts, CLAPTRAP revient en octobre 2026 avec Second Guessing, mixé par Stéphane Laporte (Forever Pavot, Domotic).

Voix détachées et habitées, textes hallucinés, humour discret et références inattendues — de l’italien marmonné à Joe Pesci en passant par Natalie Imbruglia — nourrissent un flux de conscience vibrant. Puisant autant dans les grandes architectures européennes (Robert Wyatt, Franco Battiato) que dans l’inventivité brésilienne (Caetano Veloso, Os Mutantes, Tom Zé), tout en s’inscrivant dans une tradition d’indie baroque (Broadcast, Daniel Rossen, Mild High Club), CLAPTRAP s’affirme comme un quatuor fantasque en quête de la chanson pop parfaite.

La pochette de Second Guessing est une peinture originale de l’artiste Geoffroy Pithon, issue de la série Botanique Murmure, une série d’aquarelles, regroupée dans un livre édité par FP&CF. Explorant son obsession pour les paysages miniatures ultra-végétaliens – des mondes naturels imaginaires foisonnants de vie, où, comme toujours, la couleur guide les formes.

Matthieu Malon

Matthieu Malon jette La Poudre aux yeux... mais ouvre grand les oreilles !

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Un nouveau disque qui évoque l’absence, l’abstinence, la disparition, les apparences trompeuses, le temps qui passe, les souvenirs émus de l’adolescence et les manifestations.

Le septième album de Matthieu Malon aurait pu être la suite logique du précédent (« Bancal » - 2024) puisqu’il a aussi débuté par une session d’enregistrement au bord de la mer.

Au fil des semaines, Matthieu se rend compte que les matrices de ces nouvelles chansons ont une autre densité que celles de « Bancal », elles ont besoin d’être animées, moins mécaniques, plus « live ». Sans doute également influencé par les concerts montés en groupe à cinq en 2024, Matthieu imagine alors un disque rempli d’invités-musiciens : d’abord des batteries avec le fidèle Philippe Entressangle (qu’on croise en ce moment chez Benjamin Biolay ou Jeanne Cherhal) mais aussi le batteur David Fakenahm qui accompagne Matthieu sur scène depuis 2024. Tout comme les deux membres de Grife (Diane Borderieux et Victoria James Geiseler) qui prêtent ici mains fortes respectivement aux voix et à la flûte traversière. On croise également Lucas Chevalot au cornet, Géraldine Colbeaux et Adèle Malon (fille de Matthieu) à l’alto.

Et c’est toujours PE qui assure le mixage et mastering de l’ensemble du disque.

« La poudre aux yeux » est un disque brut, exigeant, parfois politique, qui se révèle - au fil des écoutes - comme une pièce unique dans la discographie de Matthieu Malon. S’il peut d’abord sembler froid, sombre dans sa forme compacte et son ton désabusé, la lumière n’est jamais très loin. A titre d’exemple, la chanson « La rivière », premier extrait disponible depuis le 5 juin, sans doute un des plus pop écrits par Matthieu, qui vient contrebalancer la noirceur d’ensemble par son propos et sa tendre nostalgie.

Avec ce nouvel album, Matthieu continue de brouiller les pistes, comme l’annonce son nom et le morceau d’ouverture « La poudre aux yeux ». Où est la vérité, où sont les mensonges ? En un tour de passe-passe, on peut alors se demander si tout ce que raconte Matthieu depuis 30 ans ne serait pas que pure invention…

« La poudre aux yeux » est le deuxième album 100% autoproduit par Matthieu Malon.

Il sort le 18 septembre 2026 sur son microlabel lost in music records, sans distribution en magasins.

Un extrait ici.

The Tubs (Wales)

La vie difficile des Tubs

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The Tubs publieront Hard Life le 11 septembre 2026 via Merge Records. Pour accompagner l’annonce, la formation londonienne partage “Stoop to Me”, nouveau single déjà disponible en clip officiel iici

Filmée et montée par Kit Harwood, la vidéo capte un concert secret estampillé Gob Nation, puis prolonge la soirée au karaoké, entre images de poche, énergie collective et instantanés bruts.

Après “Who’s Gonna Love You Now?”, ce titre dévoile l’un des versants les plus pop et jangle du disque. Owen Williams y glisse une écriture volontairement bancale, nourrie d’autodérision et de frustration amoureuse, tandis que le violon de Chris Haigh apporte une couleur folk plus vive à la mécanique power-pop. Le morceau se singularise par un mélange de guitares nerveuses, de refrains immédiats et d’un humour grinçant qui évite la pose héroïque.

Hard Life succédera à Cotton Crown et Dead Meat. Sur ce troisième long playing, le quatuor — Owen Williams, Dan Lucas, Taylor Stewart et Max Warren — conserve son goût pour l’indie rock mélodique, mais introduit une tension plus sèche entre deux voix narratives. L’une reste proche des obsessions déjà familières : deuil, honte, déception, maladresse sentimentale. L’autre se montre plus dure, moins patiente, presque moralisatrice. Leur friction donne au disque une dynamique plus contrastée, sans alourdir des chansons qui gardent le format pop comme horizon.

Signé chez Merge Records plus tôt cette année, The Tubs se distingue par son équilibre entre nerf punk, tournures folk et guitares lumineuses, sans chercher à gonfler le propos. “Stoop to Me” résume bien cette approche : une chanson directe, mélodique, un peu tordue dans son point de vue, mais suffisamment vive pour rester en tête dès la première écoute.

Upper Wilds

Upper Wilds en route vers Mercure

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Upper Wilds sortira son quatrième album, Mercury, ce 28 août 2026 chez Thrill Jockey. Le trio noise rock de Brooklyn — Dan Friel, Jason Binnick et Jeff Ottenbacher — poursuit ainsi son cycle consacré aux planètes, après Mars, Venus et Jupiter. Cette fois, la formation choisit l’astre le plus proche du soleil pour aborder des thèmes plus sombres : la maladie, le dérèglement climatique, le deuil et la fragilité du vivant.

Pour accompagner l’annonce, Upper Wilds dévoile le morceau-titre « Mercury », inspiré par une opération subie par Dan Friel à la suite d’un cancer de la peau. Le clip de « Fever », également disponible en ligne, prolonge cette lecture brûlante du monde : machines hors de contrôle, nature grignotée et fièvre impossible à enrayer. Sans charger le propos, le morceau relie l’urgence écologique à une tension très physique, portée par des riffs compacts et une rythmique qui avance sans détour.

Enregistré par Travis Harrison au studio Serious Business, à DUMBO, Brooklyn, Mercury concentre le son du combo autour d’une énergie plus sèche et plus rapide. Jeff Tobias y intervient à l’EWI et au saxophone, tandis qu’Erin Dawson, de Genital Shame, renforce les refrains de ses cris. Des échantillons de vent solaire fournis par la NASA ajoutent une dimension cosmique, sans détourner le disque de son ancrage très terrestre.

La basse de Jason Binnick dialogue étroitement avec la guitare de Friel sur « Death Song #3 », puis gagne en densité sur « Green-Wood Cemetery ». Derrière les fûts, Jeff Ottenbacher alterne rafales nerveuses et frappes massives, ce qui donne aux virages du trio une précision tendue. Loin d’un exercice purement abrasif, Mercury conserve un sens mélodique, où l’humour sec du band côtoie une inquiétude plus frontale.

Le long playing sortira en vinyle, CD et numérique le 28 août. Les titres « Mercury » et « Fever » sont déjà à l’écoute, ce dernier bénéficiant d’un clip officiel. Une tournée américaine est annoncée pour la fin de l’été et le début de l’automne, période durant laquelle Upper Wilds défendra sur les planches ce nouvel opus traversé par la chaleur, la vitesse et la conscience aiguë d’un monde qui brûle.

Le clip d’animation de « Fever » et le morceau « Mercury » sont disponibles sur YouTube.

YouTube : « Fever » https://www.youtube.com/watch?v=HtPTY4AMaHc ; « Mercury » https://www.youtube.com/watch?v=DnyBXZK48lE

 

Content Blocks

Content Blocks y va à fond

Le duo new-yorkais Content Blocks vient de dévoiler son nouveau single et le clip qui l'accompagne, « Beach Resort », un nouvel aperçu de son premier album à venir, « Hard Out », dont la sortie est prévue le 2 octobre 2026 chez STTT Records.

« Beach Resort » est un morceau au ton agressif qui évoque le malaise lié à l’évasion, aux grands espoirs, à l’anticipation et au sentiment inévitable que tout cela va être immédiatement balayé. Sur fond d’illusion paradisiaque, la chanson dépeint l’effondrement de la collaboration et la crainte silencieuse d’être piégé dans une situation que personne n’a la volonté ni la capacité de changer. On essaie de quitter l’île dès le troisième jour, mais on est tous coincés. Le bateau coule et la maladie s’installe. On aimerait pouvoir renvoyer le capitaine, mais personne ne peut prendre les commandes du navire. Tout le monde veut partir, mais personne ne veut bouger. Soleil, mer et retrait stratégique. Ça serait bien de s’échapper, non ?

Le clip de « Beach Resort », réalisé par Frankie Rose et mettant en scène Martin, a été tourné avec l’aimable autorisation de Marina 59 à Rockaway Beach, dans le Queens. Il traduit la tension de la chanson, entre fantasme et futilité, en une contrepartie visuelle saisissante.

Content Blocks est un duo new-yorkais composé de Matthew Hord et Ian Campbell, qui crée un post-punk sombre et tourné vers l’avenir, influencé par l’industrial, l’EBM belge, la synth-pop et l’électronique expérimentale. Leur premier album, « Hard Out », canalise la tension de la vie contemporaine en un son froid et entraînant, façonné par l’architecture, la technologie et l’agitation perpétuelle de la ville.

Le clip de « Beach Resort » est à voir et écouter là

 

Teenage Fanclub

Teenage Fanclub n’ose pas rêver

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Teenage Fanclub publiera le 9 octobre Do Not Dare To Dream, son treizième album studio, via Merge Records. Trois ans après Nothing Lasts Forever, la formation écossaise poursuit son travail d’orfèvre autour d’une pop à guitares lumineuse, soulignée par des harmonies vocales souples et dont l’écriture est chargée de nuances. Pour accompagner cette annonce, le quintette partage “Day In The Sun”, premier extrait de l’opus, désormais assorti d’un clip officiel tourné au Black Bay Studio, sur l’île de Great Bernera, sous l’œil de Donald Milne ; et il est à découvrir  

Le titre condense ce que le band affine depuis près de quatre décennies : des mélodies limpides, des guitares qui se répondent sans en remettre une couche et une mélancolie tenue à distance par une forme d’apaisement. “Day In The Sun” aborde le renouveau et le changement de regard. Son clip, capté dans le même studio que le long playing, prolonge cette sobriété en privilégiant le lieu, les gestes et la présence des musiciens plutôt qu’un récit détaillé.

Enregistré au Black Bay Studio, à Great Bernera, Do Not Dare To Dream puise dans l’isolement de cette île écossaise une concentration particulière. Norman Blake et Raymond McGinley y retrouvent Euros Childs, Francis Macdonald et David McGowan, partenaires de longue date. Plutôt que d’arriver en studio sur des arrangements préparés, les deux auteurs laissent les idées circuler au sein du combo. Cette méthode donne au disque une respiration collective, nourrie d’orgue, de textures acoustiques et de guitares entrelacées.

Le titre de l’elpee, emprunté à “I Do Not Dare To Dream”, répond avec ironie aux slogans d’optimisme facile. Blake le résume : ces injonctions à rêver lui paraissent éloignées de la manière dont le monde fonctionne. Le disque n’en sombre pas pour autant dans le renoncement. Il observe l’incertitude, cherche des points d’équilibre dans le quotidien et laisse filtrer une confiance discrète, davantage acquise par l’expérience que proclamée.

À l’arrivée, Do Not Dare To Dream s’annonce comme une nouvelle étape cohérente dans le parcours de Teenage Fanclub : une collection de chansons directes, patiemment assemblées, où la durée de la collaboration compte autant que l’éclat immédiat des refrains. Fidèle à son art de la retenue, le quintette ne cherche pas à se réinventer à tout prix ; il continue plutôt d’approfondir un langage qui lui appartient, entre chaleur mélodique, précision artisanale et élégance naturelle.

Lisa LeBlanc

Lisa Leblanc, on en parle beaucoup

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Quelques années après s’être approprié les codes du disco sur l’album « Chiac Disco », Lisa Leblanc vient de partager la pépite rock « Whole Lotta Talkin’ ». Grâce à son mélange unique de musique roots, rock, disco, funk et country, Lisa LeBlanc s’impose comme une icône acadienne depuis 2012. Après avoir connu un succès majeur pour son premier elpee éponyme, elle décide de troquer le français pour l’anglais sur « Highways, Heartaches and Time Well Wasted » en 2014, ainsi que sur « Why You Wanna Leave Runaway Queen ? ». Ces trois premiers disques s’écoulent à plus de 140 000 exemplaires.

Passant aussi aisément de Dawson City à Caraquet que de Paris à Lafayette, Lisa et ses musiciens tournent pratiquement sans relâche au cours des années suivantes. Elle prend une pause en 2019 mais en profite néanmoins pour voyager, écrire et s’épanouir en tant que musicienne. Elle coréalise le premier opus du Néo-Écossais Jacques Surette, puis assure la réalisation du 25e long playing d’Édith Butler, « Le tour du Grand Bois ». Ajoutant cette nouvelle corde à son arc, elle explore d’autres facettes de la création musicale, tout en mettant ses idées et sa passion au service des autres.

Caractérisé par un riff de guitare surf rock et par un orgue des années 60 qui rappelle The B-52’s, « Whole Lotta Talkin’ » évoque avec humour une situation à laquelle tout le monde a été confronté·e : se retrouver coincé·e face à quelqu’un qui n’en finit plus de parler. Cette réjouissante chanson témoigne aussi de l’aisance de la musicienne acadienne à passer du français à l’anglais, du disco au rock ‘n’roll, sans jamais compromettre son identité artistique.

Réalisé par Alexandre Pelletier, le clip de « Whole Lotta Talkin’ » met en scène les aventures de tournée d’un groupe dysfonctionnel composé de Lisa Leblanc et de marionnettes. ‘J’ai voulu exécuter ce récit drôle et absurde avec tout le sérieux du monde, comme si on regardait un film biographique musical ultra-dramatique’, explique le réalisateur. Attention : ce qui commence sur une note ludique se termine par un double marionnetticide.

Depuis la sortie de « Chiac Disco » en 2022, Lisa LeBlanc a accordé plus de 140 concerts à travers l’Amérique du Nord, l’Europe et le Japon ; a reçu plusieurs Félix, une nomination aux Junos et une place sur la prestigieuse courte liste du Prix Polaris ; elle a aussi fait équipe avec 63 musiciens classiques pour enregistrer l’album « Live » en compagnie de l’Orchestre symphonique de Québec, lancé en 2024.

Le clip de « Whole Lotta Talkin’ » est disponible

 

 

Phil Campbell’s Bastard Sons

La flamme Campbell continue de brûler…

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Phil Campbell’s Bastard Sons et Rödder au Zik-Zak : la flamme continue de brûler. Cette soirée estivale s’annonce chargée d’émotion. Quelques mois après la disparition de Phil Campbell, guitariste historique de Motörhead, ses trois fils retrouvent les planches sous le nom de Phil Campbell’s Bastard Sons, aux côtés du chanteur Julian Jenkins. Cette tournée permet à la famille Campbell de poursuivre l’aventure et de perpétuer l’héritage rock’n’roll de leur père.

Depuis la disparition de Lemmy et la fin de Motörhead, Phil Campbell n’était pourtant pas resté inactif. Après avoir sillonné les routes sous le nom de Phil Campbell’s All-Stars et figuré à l’affiche de nombreux festivals, la formation était rapidement devenue Phil Campbell and the Bastard Sons. Elle réunissait ses fils Todd à la guitare, Dane à la batterie et Tyla à la basse, ainsi que Neil Starr, un ami de la famille, au chant. Le combo avait publié son premier opus, « The Age of Absurdity », en 2018, puis entrepris une tournée intensive. Campbell avait ensuite sorti le disque solo « Old Lions Still Roar » en 2019, entouré de nombreux invités. En 2020, pendant la pandémie, les Bastard Sons avaient proposé un deuxième long playing, « We’re The Bastards ».

Phil Campbell est décédé le 13 mars 2026, à l’âge de 64 ans, des suites de complications consécutives à une lourde opération.

Rödder chauffe rapidement la salle. À 20 heures, le combo ouvre la soirée par une prestation brève et efficace d’environ trente minutes. Il entre immédiatement dans le vif du sujet et livre un rock énergique, soutenu par des guitares incisives et une attitude en accord avec le programme.

Face à une foule principalement venue retrouver l’énergie brute associée à Motörhead et à la famille Campbell, Rödder remplit sa mission. La formation fait monter la température et prépare le terrain sans ralentir le rythme. Cette première partie directe, dépourvue de longue introduction ou d’artifices, plonge aussitôt la salle dans une atmosphère rock (page ‘Artistes’ ici). 

Vers 21 heures, Phil Campbell’s Bastard Sons investit les planches. Dès les premières mesures de « We’re the Bastards », le ton est donné : guitares puissantes, basse lourde et batterie d’une précision redoutable. Todd Campbell assure les parties de guitare, Tyla Campbell tient la basse et Dane Campbell propulse l’ensemble derrière ses fûts. Au chant, Julian Jenkins trouve naturellement sa place dans cette nouvelle configuration.

L’absence de Phil Campbell reste perceptible, mais le band ne transforme jamais la soirée en cérémonie funèbre. L’hommage s’exprime par la musique, le volume et la volonté de continuer. La manière la plus fidèle de célébrer un homme qui a consacré plus de trente ans à Motörhead consiste sans doute à jouer du rock’n’roll aussi fort que possible.

La setlist associe les compositions des Bastard Sons à plusieurs classiques liés à Phil Campbell. Des titres tels que « High Rule », « Spiders », « Dark Days », « Strike the Match » ou « Maniac » rappellent que la formation possède sa propre identité et ne se réduit pas à un tribute band.

Lorsque retentissent les premières notes de « Going to Brazil », « Rock Out » ou « R.A.M.O.N.E.S. », l’ombre de Motörhead plane sur le Zik-Zak. L’auditoire retrouve une formule éprouvée : riffs simples et ravageurs, rythmique lancée à pleine vitesse et refrains repris en chœur. « Ace of Spades », placé au milieu du concert plutôt qu’en conclusion, provoque l’un des temps forts de la soirée. Le quatuor ne cherche pas à reproduire Motörhead à l’identique ; il conserve l’urgence et l’agressivité qui ont élevé ce titre au rang de classique du rock.

La suite ne faiblit pas : « Born to Raise Hell » précède « Maniac », qui clôt la première partie. À ce stade, le combo concilie le respect de son héritage familial et l’affirmation d’une personnalité musicale plus actuelle.

Le rappel s’ouvre sur « Heroes » de David Bowie. Dans le contexte de cette tournée, le titre acquiert une résonance particulière. Après la déferlante de guitares et de décibels, cette parenthèse mélodique ménage un moment d’émotion et de respiration sans rompre l’intensité de la soirée.

La formation repart ensuite sur « Ringleader », puis assène un dernier coup par « Killed by Death ». La soirée s’achève sur « Motorhead », morceau initialement enregistré par Hawkwind et devenu l’acte fondateur du band de Lemmy. La conclusion ne pouvait guère être plus symbolique : les fils de Phil Campbell terminent leur concert à la source de l’histoire dont ils assurent désormais la continuité.

La relève est assurée. Dans le cadre intimiste du Zik-Zak, la proximité entre les musiciens et la fosse accentue la puissance de la prestation. Réputée pour son acoustique et la faible distance qui sépare les artistes des spectateurs, la salle d’Ittre convient parfaitement à ce rock direct et physique.

Phil Campbell’s Bastard Sons ne cherche ni à remplacer Phil Campbell ni à recréer artificiellement Motörhead. Le combo prolonge plutôt une histoire familiale tout en bâtissant son propre avenir. Todd, Tyla et Dane Campbell poursuivent leur route aux côtés de Julian Jenkins, animés par une détermination évidente.

Au terme de la soirée, une impression domine : la disparition de Phil Campbell laisse un vide immense, mais n’éteint pas la flamme. Ses fils montrent qu’elle brûle encore, nourrie par le respect de son héritage et par une solide dose de décibels.

Verdict : une soirée puissante et émouvante, où l’héritage de Motörhead rencontre l’avenir des Bastard Sons.

(Organisation : Zik-Zak) 

 

 

Nina Winder-Lind

Nina Winder-Lind fonce tête première

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Nina Winder-Lind, membre du quatuor The New Eves, dévoile « Headfirst », nouveau single tiré de son premier long playing solo, « Wild Love », attendu le 14 août chez Transgressive. Le titre s’accompagne d’un clip (à découvrir ici), prolongement visuel d’un morceau qui avance d’abord sur un groove dépouillé, porté par des guitares entrelacées et une batterie live au relief nerveux.

Peu à peu, « Headfirst » gagne en ampleur jusqu’à un crescendo collectif, sans perdre la tension instinctive qui traverse l’écriture de Winder-Lind. Sa voix rauque y occupe le centre du récit, entre élan intime et énergie indomptée. L’artiste décrit la chanson comme la rencontre d’un poème né lors d’une promenade dans son quartier et d’un riff étrange enregistré sur GarageBand sous le nom « television guitar » : une affirmation de l’existence, du mouvement et de l’émotion.

Réalisé par Jack Ogborne, déjà associé à Bingo Fury et The Cindys, « Wild Love » a pris forme dans deux studios de Bristol, l’un installé sous la salle Louisiana, l’autre dans une église réaménagée. Pour ce disque, Nina Winder-Lind s’entoure de ses partenaires de scène : Ella Oona Russell, également présente au sein de The New Eves, Finlay Burrows, Edward Deeney et Toma Sapir, auxquels se joint Francesca Brierley.

Même si l’opus conserve quelque chose de la fougue partagée par The New Eves, il explore un territoire plus personnel. À travers onze titres, Winder-Lind rassemble souvenirs, passions et tensions intérieures dans une écriture directe, où l’expérience féminine revient comme un fil conducteur. « Headfirst » en donne un aperçu vif : une entrée tête la première dans un univers rock libre, physique et émotionnellement franc.

Allah-Las

Les sirènes d’Allah-Las

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Allah-Las annonce son retour discographique. Sirenas, sixième long playing de la formation californienne, paraîtra le 28 août 2026 chez Mexican Summer, en partenariat auprès de Calico Discos, son propre label indépendant. Le disque s’inscrit dans une veine instrumentale plus ample, née de sessions d’improvisation où l’instinct, l’écoute et l’expérimentation ont guidé l’écriture. En guise d’avant-goût, le combo dévoile aujourd’hui Pt. Conception, nouveau single qui prolonge l’horizon ouvert plus tôt cette année par Ultramarine.

Fondé en 2008 par Matt Correia, Spencer Dunham, Miles Michaud et Pedrum Siadatian, Allah-Las a bâti son identité entre psychédélisme lo-fi, rock garage et rythmes côtiers. Cette fois, le quatuor puise dans l’idée de fréquences invisibles et de transmissions intérieures, en écho aux visions d’Iasos et de Brian Eno, pour façonner un opus traversé par les grooves baléares, les textures métaphysiques et une atmosphère de cinéma brumeux.

« Cette absence d’intention nous a conduits sur des chemins que nous aurions peut-être consciemment évités », confie Miles Michaud. Sirenas avance ainsi comme un voyage ouvert, moins construit selon un plan que capté au fil d’élans intuitifs. Les références à Thor Heyerdahl ou Jacques Cousteau prolongent ce goût de l’exploration, entre monde physique, paysages mentaux et horizons encore troubles.

Le clip de Pt. Conception se découvre ici et celui d’Ultramarine, précédent extrait du disque,

 

 

 

Son Lux

En direction de Son Lux

Son Lux sortira son nouvel album, « Out Into », le 18 septembre chez City Slang. En attendant, il a partagé son premier single, « Endlessly ». ‘We’ll find our way’. On trouvera notre chemin. » Lorsque Ryan Lott, fondateur de Son Lux, chante ces quatre mots au début même du neuvième elpee du groupe, « Out Into », c’est un serment qu’il prononce, une voie qu’il trace, une philosophie qu’il défend, une promesse qu’il scelle.

Ce qui suit, c’est Son Lux à son apogée : rythmiquement immédiat, lyriquement pressant et émotionnellement direct. En près de deux décennies, le trio, composé de Lott, du guitariste Rafiq Bhatia et du percussionniste Ian Chang, s’est construit un répertoire singulier qui brouille les frontières entre composition expérimentale, musique électronique, techniques de production hip-hop et ambition art-pop. Mais alors que leurs précédents long playings s’aventuraient souvent vers des horizons cinématographiques grandioses, « Out Into » s’oriente vers quelque chose de plus tactile et instinctif : une collection de chansons façonnées à partir d’improvisations spontanées et de premières impulsions capturées en temps réel. ‘Nous explorons des territoires inédits en termes d’énergie, d’attitude et de couleur’, explique Lott.

Aujourd’hui, ils dévoilent « Endlessly », un hymne envoûtant dédié à l’acceptation de son véritable moi. Le morceau trouve un équilibre entre libération euphorique et vulnérabilité émotionnelle, associant des percussions entraînantes et des arrangements grandioses à l’un des refrains les plus directs et les plus emblématiques du groupe à ce jour.

À propos de ce single, Son Lux explique : ‘“Endlessly” parle de l’acceptation de qui l’on est plutôt que de la résistance à cette identité. Il y a de la vulnérabilité là-dedans, mais aussi de la liberté. À l’origine, cette chanson avait été commandée pour un spectacle, mais elle est rapidement devenue un élément central du langage émotionnel de l’album.’

« Out Into » a été élaboré sur une période de deux ans, les intervalles entre les sessions permettant aux morceaux de gagner en profondeur et en intensité rythmique. Le résultat est un opus qui se situe dans un espace paradoxal, à mi-chemin entre spontanéité et raffinement, entre pop et expérimentation, entre intimité et ampleur.

Le single « Endlessly » est à voir et écouter sous forme de clip ici

 

Die Anstalt

Réédition du premier album de Die Anstalt

On a peut-être du mal à le croire, surtout quand on est submergé par des gros titres quotidiens catastrophiques, mais la réponse à tout ce chaos est étonnamment simple : la résistance civile. Celle-ci peut être méthodique ou simplement consister à dire : ‘Je m’en fiche, je reste dans ma communauté, je construis quelque chose dans le cadre qui m’est donné, et j’essaie d’y apporter une contribution positive.’ Die Anstalt en est la preuve vivante.

Apparu en 2023, Die Anstalt est un trio berlinois de post-punk et de synthé minimal qui s’est rapidement imposé grâce à une fusion fulgurante entre les débuts de l’EBM, le synth-punk et le post-punk classique. Leur son canalise la rudesse et la tension des sous-cultures industrielles des années 1980 tout en restant indéniablement contemporain. Récemment signé chez City Slang à l’échelle mondiale, la formation réédite son premier album éponyme, initialement sorti en indépendant, via ce label.

Lorsque Carmen, Jakob et Emanuele ont décidé de former un groupe il y a deux ans, c’était l’une de leurs motivations. Simplement pour exister, pour avoir le sentiment d’exister. Je crie, donc je suis. Die Anstalt – en allemand, cela signifie ‘l’institution’ ou ‘l’asil’. Les deux sens s’inscrivent parfaitement dans le contexte. Cette philosophie trouve un écho auprès de nombreux jeunes combos à Berlin, mais aussi partout ailleurs. On ne fait pas de la musique à partir d’un business plan, cela vient d’une profonde motivation intérieure. Et c’est cette motivation qui fait avancer ce groupe.

Ils s’occupent donc de tout eux-mêmes : enregistrer des cassettes, presser des vinyles, organiser leurs concerts. Ils se produisent dans tous les squats et toutes les salles DIY de Berlin et de toute l’Allemagne. En 2024, leur EP « Rat Race » sort et marque de son empreinte la scène underground berlinoise. Début 2025, l’agence de booking berlinoise Milk Me (Joshua Murphy et Cat Elsässer) se joint à l’aventure et commence à faire découvrir le groupe sur le circuit international des tournées, ce qui aboutit à une tournée en tête d’affiche à travers l’Europe en octobre 2025. Fin 2025, leur premier véritable long playing sort, limité à 300 vinyles, et se vend presque immédiatement. Les concerts prennent de l’ampleur. Le disque est réédité pour répondre à la demande.

Puis, quelques mois après la sortie du premier elpee, un label légendaire, City Slang, se manifeste avec une proposition inattendue : ‘Salut, on adore ce que vous faites, on aimerait vous aider’. Et la réponse n’a pas été ‘Cool’ mais ’Ouais, mais…’

Die Anstalt et City Slang. Ça a été le coup de foudre. Mais comme dans toute relation saine, il a d’abord fallu apprendre à se connaître. Nous leur avons d’abord expliqué qui nous étions, pourquoi nous les trouvions géniaux, puis nous nous sommes demandé comment nous pourrions les soutenir sans leur demander de renoncer à ce qui faisait leur particularité. Il est extrêmement important pour nous que ce band continue à faire exactement ce qu’il fait. Nous aimons leur musique, les personnes qui la créent, leur intégrité, tout ce qui les caractérise.

Die Anstalt n’a pas son pareil, même si chacun y entend quelque chose de différent. Le résultat est théâtral, provocateur, hypnotique et d’une intensité physique implacable. Ils écrivent des slogans qui restent gravés dans les mémoires. Leur rage est tout à fait justifiée. En concert, on assiste moins à un spectacle qu’à une explosion maîtrisée.

Leurs chansons donnent la parole à l’épuisement générationnel, aux absurdités dystopiques du présent, aux bellicistes, à la ‘manosphère’ et au sentiment constant que le monde est en train de s’effondrer. Mais surtout, Die Anstalt est la preuve qu’au-delà du bruit, des algorithmes et du tourbillon incessant du discours de l’industrie, quelque chose de vital brûle encore : la rage, la conviction et l’espoir, à parts égales. Au fond, c’est un groupe punk. Pas de posture. Pas de compromis. Pas de chichis. Ils ne demandent pas la permission. Ils réduisent tout en cendres.

« Kalter Schweiss », le single extrait de leur premier album, est disponible sous forme de clip

 

 

Blondshell

Les violons de Blondshell

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Blondshell annonce son retour chez Partisan Records par « Violins », single intense doublé d’un clip, en prélude à un troisième opus attendu le 25 septembre. Après « Blondshell » en 2023 puis « If You Asked for a Picture » en 2025, Sabrina Teitelbaum affine une écriture où les guitares nerveuses côtoient des respirations plus feutrées, sans chercher l’effet de manche.

Sur ce disque, l’artiste californienne semble privilégier la retenue expressive à la démonstration. ‘J’ai eu l’impression de ne plus devoir tout expliquer en détail, comme si je pouvais davantage me fier à ceux qui m’écoutent’, confie-t-elle. Cette confiance nouvelle traverse « Violins », morceau central du long playing, bâti autour d’un dialogue presque banal dont elle tire une réflexion sur le temps nécessaire à la réparation intérieure.

Musicalement, le titre progresse entre fragilité et tension : une entrée délicate, des guitares qui se durcissent, puis un refrain ample et accrocheur. Blondshell y prolonge son goût pour les contrastes, entre turbulence rock et instinct pop, tout en évitant de surligner l’émotion.

Déjà introduit par « Heart Has To Work So Hard », ce nouveau chapitre confirme une formation artistique plus sûre de ses silences, de ses aspérités et de ses élans. Le CIIP relaie cette actualité qui ouvre une nouvelle étape dans le parcours de Blondshell, entre densité intime et énergie maîtrisée.

Le clip de « Violins » est disponible ici

 

 

Lucky Break

Lucky Break y est arrivée…

L’artiste indie rock « Lucky Break », originaire de San Francisco et basée à New York, vient de dévoiler une nouvelle version de « Head Down » en collaboration avec la musicienne de renom Melissa Auf der Maur (Hole, Smashing Pumpkins), accompagnée d’un nouveau clip vidéo. Le premier album de l’artiste, « Made it! », est désormais disponible chez Fire Records.

« Head Down » est une exploration lumineuse et riche, portée par la guitare, de l’illusion de l’innocence qui permet de détourner le regard, et du désir de gratification immédiate. Fan de longue date de Melissa Auf der Maur, Lucky Break déclare : ‘Le travail de Melissa est une source d’inspiration et d’influence tellement importante pour moi, depuis ma plus tendre enfance. C’est un immense honneur de l’avoir à mes côtés sur ce projet. Je l’admire à bien des égards : pour son talent artistique, sa voix et son engagement farouche en faveur de la justice. Je lui suis extrêmement reconnaissante pour son soutien et je suis tellement, tellement ravie qu’elle participe à cette version de la chanson.’

Le clip qui accompagne le titre, réalisé en stop-motion, met en scène les illustrations originales caractéristiques de Lucky Break, inspirées des vidéos YouTube des années 2010. ‘Cette vidéo s’inspire des vidéos “bullying story time” que les filles réalisaient aux débuts d’Internet, et qui m’avaient vraiment fascinée quand j’avais 11 ou 12 ans. Ces vidéos ont été l’un des premiers moyens importants par lesquels les jeunes femmes ont commencé à parler de leur santé mentale en ligne ; j’ai donc voulu rendre hommage à cette époque et à l’impact qu’elle a eu sur moi.’

À propos de la signification du projet, Lucky Break ajoute : ‘Tout ce projet me ramène à mes premières années d’adolescence d’une manière vraiment magnifique. Il allie mon obsession d’enfance pour Hole et le grunge, ainsi que ces recoins étranges réservés aux filles sur Internet. D’une certaine manière, il traite de la féminité sombre, et, je suppose, du pouvoir qui découle de cette découverte de soi. J’ai vraiment l’impression d’avoir bouclé la boucle et je suis tellement heureuse d’avoir l’occasion de partager cela avec les autres !’

KEXP a écrit que ce premier album est ‘ … un ensemble captivant de morceaux d’indie rock introspectifs aux accents de folk et de bedroom pop… « made it ! » se caractérise par des paroles sincères, à la manière d’un journal intime, portées par une voix émouvante et des arrangements riches en refrains accrocheurs, ce qui en fait un premier album profondément attachant.’

Produit par l’ingénieure du son Jessica Thompson, nominée aux Grammy Awards (Margo Guryan, X-Cetra, Erroll Garner), en collaboration avec son ami et coproducteur Elliott Woodbridge, « Lucky Break » s’inspire des sons de son enfance. La musicienne ajoute : ‘J’ai donné toute sa cohérence au son de l’album en mélangeant tout ce que j’ai écouté en grandissant – de la pop à la country – et en m’inspirant de la scène indie alternative des années 90, comme Pavement et Fiona Apple, mais aussi de Lucinda Williams, John Prine et Joni Mitchell, qui ont également trouvé leur place dans cet album.’

« Lucky Break » est un projet musical qui capture la vaste palette d’émotions – joie, peur, tristesse, espoir et tout ce qui se trouve entre les deux – qui accompagnent le passage à l’âge adulte.

Pour découvrir le nouveau single « Head Down », c’est

 

 

Ibrahim Maalouf

Ibrahim Maalouf allume les trompettes de demain !

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Après le succès de TRUMPETS OF MICHEL-ANGE - salué par la critique, cumulant des millions de streams et donnant lieu à plus de 140 dates de concerts à travers le monde - Ibrahim Maalouf poursuit et approfondit son projet avec la sortie de l’album TRUMPETS OF MICHEL-ANGE VOL.2. Un nouvel album qui marque une étape décisive dans l’aventure musicale et humaine initiée autour de la trompette à quart de ton.

Ce deuxième volume affirme plus que jamais la place centrale des Trompettes de Michel-Ange : un ensemble de trompettistes professionnels formés et réunis autour d’Ibrahim Maalouf grâce à une vaste initiative pédagogique visant à rendre accessible la trompette à quart de ton, créée par son père dans les années 60. En mettant à disposition une gamme d’instruments identiques à la trompette qu’il utilise lui-même, mais aussi à travers une académie associée à ses concerts et à ses enregistrements, ce projet permet à des musiciens du monde entier d’accéder à un même langage musical. Là où le premier album incarnait un acte fondateur, TRUMPETS OF MICHEL-ANGE VOL.2 s’inscrit comme un passage de relais, consacrant l’émergence d’un ensemble désormais pleinement acteur, presque autonome, porté par une identité sonore collective forte.

Musicalement, ce deuxième volume prolonge la narration du premier tout en élargissant son horizon. Les voix multiples des trompettistes dialoguent, s’entrelacent et dessinent un récit collectif où l’amour, la filiation et la transmission demeurent au cœur du propos, tandis que s’affirment avec force les notions de groupe, d’écoute et d’indépendance artistique. Cette ouverture se manifeste également par la participation de guests internationaux prestigieux invités en featuring sur l’album qui viennent enrichir et élargir encore le spectre musical de l’album : Nai Barghouti, Jon Batiste, MonoNeon, Las Migas, Gonzalo Rubalcaba, Pedrito Martinez, Trombone Shorty, Weedie Braimah, Rasika Shekar, Richard Galliano et Hamilton de Holanda.

Avec TRUMPETS OF MICHEL-ANGLE VOL.2 Ibrahim Maalouf confirme son rôle de passeur et de visionnaire, tout en laissant la lumière à une nouvelle génération de musiciens, capables de faire vivre et d'inventer l'avenir de cet instrument singulier sur les scènes et dans les studios du monde entier.

Un album manifeste, vibrant et fédérateur, qui transforme une initiative pédagogique en une aventure musicale collective d’envergure.

Toujours guidé par la philosophie de transmission qui anime Ibrahim Maalouf depuis ses débuts, l’album TRUMPETS  OF  MICHEL-ANGE  VOL.2  approfondit l’exploration artistique de la trompette à quart de ton, devenue le symbole d’un langage musical ouvert, accessible et universel. Aujourd’hui les Trompettes de Michel-Ange ne sont plus seulement les héritiers d’un savoir : ils en sont les porteurs, les interprètes et les créateurs.

“TRUMPETS OF MICHEL-ANGE est né comme un rêve de partage et de transmission. Aujourd’hui, ce rêve prend une nouvelle dimension : voir ces musiciens s’exprimer ensemble, s’émanciper et porter cette musique par eux-mêmes est l’aboutissement le plus précieux du projet”, explique Ibrahim Maalouf.

Camille Anssel

Camille Anssel prend feu sans se consumer !

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Après sa reconnaissance au Tremplin Music'al 2022, un premier EP sorti en juin 2024, orienté chanson française, Camille Anssel opère un virage assumé avec L’ÉTINCELLE, son nouvel EP indé-pop.

Porté par des sonorités plus modernes et une énergie renouvelée, L’ÉTINCELLE conserve l’ADN poétique de Camille Anssel : une voix sensible, des textes ciselés, et cette mélancolie lumineuse qui fait sa singularité.

Trap, incandescente, avec une tension brute et des mots à vif.

Librement inspiré du roman Ces orages-là de Sandrine Collette

Un extrait ici.

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