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Hermetic Delight

Hermetic Delight ajoute de l’insulte à l’injure

Le groupe français Hermetic Delight vient de dévoiler le clip de son single « Adding Insult to Injury », un titre extrait de « Vagabond Melodies », son dernier album sorti le 7 novembre 2025 chez October Tone.

« Adding Insult to Injury » prolonge l’une des veines les plus sombres de « Vagabond Melodies », le deuxième album d’Hermetic Delight. Réalisé par Laurens Saint-Gaudens et produit par Tamara Films, le clip met en scène Atef Aouadhi et Delphine Padilla dans les rôles de deux personnages blessés, qui se remettent d’un accident avant de traverser un drive-in hanté, peuplé de figures féminines, tandis que Zeynep Kaya apparaît à l’écran comme une présence centrale du film.

Tourné en 16 mm, le clip déploie un univers nocturne, sensuel et spectral, à mi-chemin entre le désir et le romantisme noir, à la croisée du clip vidéo, de la fiction et du cinéma de genre.

Hermetic Delight est actuellement en tournée européenne.

Pour découvrir la vidéo du single « Adding Insult to Injury », c’est

 

 

Blackwater Holylight

Blackwater Holylight n’est ici, ni là

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Le groupe Blackwater Holylight annonce la sortie de son nouvel album, « Not Here Not Gone », prévue pour le 30 janvier 2026 chez Suicide Squeeze Records. Originaire de Portland et désormais basé à Los Angeles, le trio propose un disque influencé par leur changement de ville, mêlant doom, shoegaze et rock psychédélique. Le premier single, « Heavy, Why? », aborde le thème de la désincarnation à travers une instrumentation lourde et des paroles introspectives.

Après avoir quitté Portland il y a trois ans, la formation a composé cet opus dans un nouvel environnement, ce qui a influencé son processus créatif. L’opus explore la dualité entre lumière et obscurité, alternant entre riffs puissants et mélodies aériennes. Certains morceaux, comme « Giraffe », marquent une évolution stylistique grâce au concours de nouveaux collaborateurs.

« Not Here Not Gone » a été enregistré au Sonic Ranch au Texas sous la houlette du producteur Sonny Diperri. L’album sera disponible en édition limitée, vinyle standard et CD. Deux dates sont prévues en Belgique : le 6 mai à l’Ancienne Belgique (Bruxelles) et le 16 mai au festival Obsidian Dust.

En attendant le combo a partagé l single, « Heavy, Why? », sous forme de clip. Et il est disponible

 

 

Razorlight

Razorlight perdu dans sa galaxie…

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Razorlight a été au premier plan de la résurgence de l'indie-rock au début des années 2000. On se souvient de ses plus grands moments : « Golden Touch », « Somewhere Else », « In The Morning" », « America » et « Wire To Wire », des titres décrochant un tas de distinctions, et des moments inoubliables sur scène, avec notamment la tête d'affiche du Reading Festival et un concert au Live 8.

Après s'être reformé pour des concerts en 2021, le lie up classique - Johnny Borrell (chant/guitare), Björn Ågren (guitare), Carl Dalemo (basse) et Andy Burrows (batterie) - sort le 25 octobre un nouvel album intitulé « Planet Nowhere », son premier depuis 2008. Et Razorlight présente en avant-première le single : « Scared Of Nothing ».

Depuis sa reformation, Razorlight a réalisé une tournée à guichets fermés comprenant un concert à L'Eventim Apollo de Londres, et a joué en tant qu'invité de Muse, Kaiser Chiefs et James. Mais Johnny s'est lancé un défi : ‘Qui veut être un groupe de hits du passé ?’ Il décide donc de planifier une session de cinq jours sous la houlette du légendaire producteur Youth (The Verve, James) dans son studio de Space Mountain, en Espagne. Youth savait ce qu'il fallait faire et a dit au groupe : ‘Razorlight c'est assez simple, n'est-ce pas ? Juste une ligne de basse entraînante, une batterie entraînante et une histoire’.

« Scared Of Nothing » libère une énergie post-punk tendue et piquante qui est aussitôt contagieuse - les mêmes caractéristiques qui ont suscité les éloges de NME à ses débuts (‘Plus de mélodies que Franz Ferdinand, plus d'esprit que The Strokes, et plus de couilles que presque tous les autres groupes’).

C'est également le morceau qui a débloqué la créativité de Razorlight, ce qui a conduit le groupe à retourner en Espagne avec Youth pour une deuxième session au début de l'année, au cours de laquelle ils ont travaillé sur un vaste catalogue de chansons pour le futur elpee. Parmi les autres titres figurent « Zombie Love », « U Can Call Me », « Dirty Luck » et « Cool People ».

Le clip de « Scared Of Nothing » est disponible ici

 

 

Bonny Light Horseman

Un double album pour Bonny Light Horseman

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Le troisième opus de Bonny Light Horseman paraîtra ce 7 juin 2024. Il sera double et s’intitulera « Keep Me on Your Mind/See You Free ». Ce long playing aborde pour thèmes, l'amour et la perte, l'espoir et le chagrin, la communauté et la famille, le changement et le temps. Ces thématiques imprègnent l'œuvre la plus vulnérable et la plus généreuse de Bonny Light Horseman à ce jour.

En attendant le trio a sorti deux singles sous forme de clips, « I Know You Know » et « When I was younger ».

Sur ces vidéos Anaïs Mitchell, Eric D. Johnson et Josh Kaufman démontrent leur art à torcher des harmonies toujours aussi pénétrantes et à associer la dévastation émotionnelle à une sensibilité pop.

Bonny Light Horseman

L’esprit libre de Bonny Light Horseman…

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Bonny Light Horseman, le trio composé d'Anaïs Mitchell, d’Eric D. Johnson et de Josh Kaufman, annonce aujourd’hui la sortie de son troisième elpee – un double ! – « Keep Me on Your Mind/See You Free », prévu ce 7 juin 2024. Ils partagent pour l’occasion le single « I Know You Know » accompagné de la toute première vidéo du groupe. Ancrée par les harmonies toujours pénétrantes de Mitchell et Johnson, la chanson démontre la faculté du groupe à pouvoir associer la dévastation émotionnelle à une sensibilité pop, car ses doux arrangements et son refrain digne d’un hymne démentent son refrain dévastateur.

Ce clip est à découvrir ici

« I Know You Know » fait suite au cathartique » When I Was Younger », single sorti en février, autre titre de ce prochain opus, qui avait alors attiré l'attention de nombreux médias. Le groupe entamera en juin une tournée américaine.

« Keep Me on Your Mind/See You Free » constitue une ode au désordre béni de notre humanité. Serein et généreux, il s'agit d'une offrande sans fard qui met chaque sentiment et chacun de nos défauts supposés au grand jour. Les thèmes abordés y sont très nombreux et encore plus importants. L'amour et la perte, l'espoir et le chagrin, la communauté et la famille, le changement et le temps imprègnent l'œuvre la plus vulnérable et la plus généreuse de Bonny Light Horseman commise à ce jour. Pourtant, malgré tous ses aspects humanistes, « Keep Me on Your Mind/See You Free » a été forgé à partir d'une sorte de magie inexplicable.

Tout au long de ce long playing, Bonny Light Horseman nous présente un sens distinct de la grâce, et nous rappelle que la vie est mieux vécue

Hermetic Delight

Hermetic Delight pour la vie…

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Tout juste rentré d’une tournée en Angleterre, Hermetic Delight remet le couvert en partageant « Lust For Life », un nouveau single servi par un clip vaporeux à l’esthétique lynchienne, signé par la très prometteuse Laurens Saint Gaudens.

Troisième et ultime single de l’année (après « Tied Up » et « Inci »), « Lust For Life » est un hymne au moment présent, une renaissance, une prise de conscience, une envie de descendre du train en route.

Le morceau évoque une révélation qui survient à la suite des confinements successifs, un contexte qui a quand même occasionné quelques bienfaits.

À propos du clip, la réalisatrice explique : ‘Trois âmes sont échouées dans un décor surréaliste sorti des années 70. La lumière blanche du matin perce lentement ; elle redonne leur vitalité aux trois corps épuisés. Une chorégraphie musicale les anime. Ils se régénèrent et retrouvent leurs forces dans l’euphorie. C’est le décor d’une toile de Chirico qui prend vie’.

La vidéo de « Just For Life » est disponible

 

 

 

Hermetic Delight

C’est ‘Inci’ pour Hermetic Delight

Écrit par

En un peu plus de dix ans d’existence, Hermetic Delight a déjà vécu plusieurs vies musicales. Au fil de ses sorties (trois Eps et un premier album sorti en 2020) et de ses explorations, la formation strasbourgeoise a peu à peu enrichi sa signature sonore aux accents post-punk d’élans pop et de musiques avant-gardistes.

Le groupe est né autour de Zeynep Kaya, chanteuse issue des milieux punks et féministes d’Ankara venue en France pour s’investir dans le lyrique, le jazz et les musiques improvisées, de Delphine Padilla, batteuse et performeuse issue du milieu de la danse et d’Atef Aouadhi, musicien autodidacte qui s’est également illustré comme bassiste au sein du groupe Crocodiles.

Après « Tied Up », Hermetic Delight continue de marquer l’année 2023 de son empreinte en publiant « Inci », nouveau single chanté en turc, qui s’accompagne d’un clip hallucinatoire.

Le deuxième single de l’année d’Hermetic Delight a un goût de rock d’avant-garde au rythme sautillant et est scandé en turc (à l’instar de son tube « Rockstarları » paru en 2020 sur l’album « F.A. Cult »)

« Inci » (prononcé Indji) a traversé beaucoup d’épreuves ; elle a dû quitter son monde pour s’en sortir. Elle essaie d’exister ici alors qu’il demeure quelque chose qui est resté là-bas. Mais « Inci » est forte et inspire les siens. Alors elle montre la voie.

Ce clip, réalisé par le vidéaste Arnaud Bigeard et la plasticienne Saba Niknam, s’inspire de l’esthétique de Sergei Parajanov et de Tarsem Singh. Le combo semble venir d’un autre monde mais c’est la banalité de son environnement qui est encore plus frappant, d’une étrange normalité. "Inci" fait suite au morceau "Tied Up", sorti en février dernier.

La vidéo consacrée à « Inci » est à découvrir ici

 

 

 

Lightning Dust

Nostalgia killer

Écrit par

Situation paradoxale pour Lightning Dust, puisque malgré la séparation matrimoniale, le couple a décidé de continuer à bosser ensemble. Depuis la mi-2020, Amber Webber et Joshua Wells ont échangé des fichiers informatiques, pour finalement réaliser ce nouvel opus. Maintenant, effectivement, cette situation influe sur leurs compos qui reflètent la fin de leur aventure amoureuse. Les 12 plages de cet opus sont ainsi empreintes de mélancolie et de douleur, la voix confessionnelle et pourtant déchirante, parfois réduite à un murmure ou carrément angélique (« Fallen new », « Shadow of Verona »), d’Amber, accentuant cette impression. Encore que sur tout au long de « Rapids and rivers », elle emprunte les inflexions de Sinead O’Connor.

Régulièrement, Joshua vient densifier l’expression sonore de ses claviers (synthés, piano électrique, moog, etc.), de son drumming ou de sa guitare, quand il ne la rend pas plus atmosphérique. « Feel that » bénéficie du concours de deux collaborateurs, Meredith Bates au violon ainsi que Rob Butterfield, musicien de tournée, à la six cordes.            

Bien rock, « Only you » est également la piste la plus électrique. Une gratte toute en apesanteur plane tout au long de « 7 year war », une plage dont la montée en intensité semble inspirée de Patti Smith…

Hermetic Delight

Attaché à Hermetic Delight

Écrit par

En un peu plus de dix ans d’existence, Hermetic Delight a déjà vécu plusieurs vies musicales. Au fil de ses sorties (trois Eps et un premier elpee paru en 2020) et de ses explorations, la formation strasbourgeoise a peu à peu enrichi sa signature sonore aux accents post-punk, d’élans pop et de musiques avant-gardistes.

Le groupe est né autour de Zeynep Kaya, chanteuse issue des milieux punks et féministes d’Ankara, venue en France pour poursuivre dans le lyrique, le jazz et les musiques improvisées, de Delphine Padilla, batteuse et performeuse immergée dans le milieu de la danse et d'Atef Aouadhi, musicien autodidacte qui s’est également illustré comme bassiste au sein du groupe Crocodiles.

Hermetic Delight s’attelle en 2019 à la composition de « F.A. Cult », un premier opus chanté en trois langues (français, turc et anglais) qui sortira l’année suivante, et verra le trio s’entourer d’artistes tels que l’américain Charles Rowell du groupe Crocodiles ou de la britannique Anna Calvi. 

Salué par la critique (Rolling Stone, Rock & Folk, Magic, etc.), ce long-format permet enfin au groupe de livrer le fruit de ses recherches sonores et d’ouvrir son spectre musical, quelque part entre rythme hypnotique et mélodie entêtante, une certaine pop déviante.

Trois ans après son premier long playing paru chez les Strasbourgeois d'October Tone, Hermetic Delight, signe son retour en publiant un nouveau single et un nouveau clip : « Tied Up » (à découvrir ).

Cette compo donne le ton : il est urgent, léger, immédiat et lumineux, décrivant une relation entre deux personnes qui n'ont pas vraiment le temps de quoi que ce soit. Une histoire d'amour qui se déroule après le bip.

Delphine Padilla est la protagoniste de ce clip en huis clos, suspendue au téléphone. Mais Zeynep et Atef apparaissent, transformés en diverses créatures, grâce au trait animé de la dessinatrice Saba Niknam qui complète la vidéo réalisée par Malu França & Corentin Denos.

Les paroles de « Tied Up » décrivent la façon dont nous courons après nos vies, et évoquent cette période d'urgence marquée par une certaine difficulté de se réunir. C’était notamment le cas entre les membres du groupe pendant l'écriture du titre, puisque tout le monde a contribué à distance et certaines voix ont été enregistrées par téléphone.

Le morceau décrit également une forme paradoxale du parfait amour, vécu par deux personnes qui n'ont pas le temps de se manquer. Ce contexte d'urgence se traduit directement dans le son du morceau, caractérisé par sa ligne de basse et ses parties de guitares terriblement frénétiques.

 

Bonny Light Horseman

Bonny Light Horseman

Écrit par

Eric D.Johnson, Anaïs Mitchell et Josh Kaufman. Ces trois noms ne vous disent certainement pas grand-chose. Pourtant, de l’autre côté de l’Atlantique, Bonny Light Horseman est considéré comme un ‘supergroupe’. Il est vrai qu’en cherchant un peu on se rend compte que les musiciens ont un sacré background. E. Johnson est le leader de la formation indie-folk Fruit Bats. Il a notamment collaboré avec The Shins, Vetiver ou encore Califone. J. Kaufman a participé à des sessions d’enregistrement pour Josh Ritter, The National et War on Drugs. Enfin, A. Mitchell est une songwritrice de folk/country dont le nom est parfois cité aux côtés de Bob Dylan, Leonard Cohen ou Gillian Welch (rien que ça !!!).

C’est à l’occasion d’une invitation lancée, au sein d’une résidence d’artistes, à Berlin, par Justin Vernon (Bon Iver) et d’Aaron Dressner (The National), que les trois musiciens décident de travailler ensemble. C’est d’ailleurs sur leur label 37d03d que cet album est paru. Outre l’un des frangins Dressner et Justin Vernon, Lisa Hannigan et Kate Stables au banjo (This Is The Kit) figurent également parmi les nombreux invités.

Sans surprise, cet elpee baigne dans le folk et la country. Un disque réunissant essentiellement des reprises de classiques du style, de morceaux qui figurent dans le répertoire de Fruit Bats et de titres méconnus. Et si à premier abord, cette musique semble simple, lorsqu’on s’y attarde, on se rend compte qu’elle est bien plus complexe et subtile qu’on ne pouvait l’imaginer. Mais ce qui séduit le plus, ce sont les splendides harmonies vocales et la voix vibrante d’Anaïs Mitchell. Et le titre maître éponyme, « The Roving » ou encore « Bright Morning Star » chanté a cappella, en compagnie de Justin Vernon, en sont les plus belles illustrations.

Dans l’univers du folk, cet opus est certainement un des meilleurs de l’année 2020. Espérons que le projet perdure et que le trio nous réserve encore des compos de cette qualité…

Rott'n Dan & Lightnin' Willy

Rott'n Dan & Lightnin' Willy

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Issu du Canada, d’Edmonton plus précisément, ce duo réunit l’harmoniciste Rott'n Dan Shinnan et le guitariste Lightnin' Willy Ryan. Ils se partagent également les vocaux. Pratiquant une musique uniquement acoustique, ils puisent leur inspiration au sein du blues d'avant-guerre, tout en rendant hommage aux célèbres bluesmen tels que Sonny Terry, Brownie McGhee, Mississippi John Hurt ou encore Blind Willie McTell. Lors des reprises, la paire respecte les compos originelles des musiciens ancestraux, et tout particulièrement lorsque le blues était intimement lié au folk, à la country et au ragtime.

L’opus s’ouvre par le "I'm satisfied" de Mississippi John Hurt (NDR : né en 1892, il a commencé à enregistrer à partir de 1928). "You gonna quit me blues" est issu de la plume de Blind Blake, un spécialiste du ragtime, disparu dès 1937 à moins de 40 ans. Né à Mc Duffie (NDR : c’est en Géorgie, aux States) Blind Willie McTell agrégeait blues du Delta et celui –plus sophistiqué– de la Côte Est. Le tandem nous en réserve une adaptation de "Delia". Root'n Dan rend aussi hommage un patriarche de l’harmo, John Lee Willilamson, mieux connu sous le patronyme de Sonny Boy Willilamson I, une légende assassinée dans une rue de Chicago, en 1948, alors qu’il n’avait que 34 ans. Et le tandem s’attaque au monstre sacré, à travers "My belle" et "Coliseum station blues", deux plages qui trahissent bien leur passion pour l’artiste mythique, tout particulièrement dans l'exercice vocal. Chanté a capella, "Mercedes Benz" est une compo issue de la plume de Janis Joplin. Elle l’avait enregistré 3 jours avant sa mort, en octobre 1970. La nouvelle version rend hommage à Sonny Terry, inoubliable spécialiste du Piedmont blues. 

Flight Of The Conchords

Live in London

Écrit par

Flight of The Conchords et un duo de musiciens et humoristes néo-zélandais réunissant Bret McKenzie et Jemaine Clement. Outre leurs séries radiophoniques et télévisées, pour lesquelles il a décroché toute une série de récompenses, le tandem compte quand même toute une série d’Eps et 5 albums, dont le dernier « Live in London », a bien sûr été enregistré en public. En l’occurrence à l’Eventim (autrefois Hammersmith) Appolo de Londres.

Pour bien apprécier les 22 morceaux de ce double album, dont 7 n’avaient jamais été enregistrés et de nombreux classiques du duo, il faut bien saisir toutes les nuances de la langue de Shakespeare, la paire multipliant les punchlines, les traits d’esprit et les plaisanteries, aussi bien entre que pendant les morceaux. On en oublierait presque la musique qu’on pourrait qualifier de folk/pop parodique. Cet enregistrement devrait bientôt faire l’objet d’un Dvd, et il faut admettre que l’image permettrait de mieux s’imprégner de l’ambiance dans laquelle le concert a été plongé…

Lightnin' Willie

No black no white just blues

Écrit par

De son véritable nom William K. Hermes, Lightnin' Willie est chanteur/guitariste. Originaire du Texas, il s’est cependant établi du côté de Los Angeles. Il a forgé son expérience sur les planches, d’abord en se produisant au sein des petits clubs locaux, puis sur les scènes internationales, à l’instar du Royal Albert Hall de Londres. Flanqué de ses Poorboys, il a publié plusieurs albums, au cours des années 90 et 2000.

"No black no white just blues" est paru chez Little Dog, le label du guitariste et producteur Pete Anderson, un personnage qui, dans le passé, a notamment bossé pour Dwight Yokham, Lucinda Williams et Michelle Shocked. Outre son concours comme instrumentiste, Anderson se charge d’ailleurs de la mise en forme. Lors des sessions, qui se sont déroulées au studio The Nest à Glendale, Willie a reçu le concours de nombreux amis musiciens.

Le son proposé par cet artiste est plutôt original. Imprimé sur un tempo nerveux, "Can't get that stuff" ouvre la plaque. Les ivoires de Dona Oxford sont bien mises en exergue, mais c’est la voix relativement corrodée mais cool de Willie qui émerge. "Eyes in the back of my head" élève le rythme. La voix colle de nouveau parfaitement au morceau. Pete Anderson souffle dans son harmo, alors que le solo de gratte permet au gratteur d’afficher tout son doigté. Blues lent classique, "Locked in a prison" est enrichi par les interventions au saxophone de Ron Dziubla, balisé par le piano de Dona Oxford et tapissé chaleureusement par l’orgue Hammond. "Sad 'n blue" nous entraîne en Louisiane. L'accordéon de Skip Edwards fleure bon le zydeco de cet état du Sud. Le vocal correspond remarquablement bien à ce type de blues feutré et nonchalant, proposé par l'artiste. Et il le démontre une nouvelle fois tout au long de "Note on my door", une plage caractérisée par une sortie parcimonieuse et réaliste sur les cordes. Des cordes qui se révèlent à nouveau intéressantes sur "Heartache", un swamp blues hanté par Slim Harpo. Blues/rumba aux accents exotiques, "Phone stopped ringing" nous transporte dans le Chicago Westside cher à Otis Rush. Jerry Olson procure l’assise rythmique à la compo, alors que la gratte parvient à allier sobriété et éclat. Ballade blues, "Thinking of you" fait penser à… B.B King. De bonne facture, cet elpee s’achève par "Shake that snake", un boogie mené à la texane...

 

Lighthouse Sweden

Silence in the City

Écrit par

A l’origine, Linda et Mats Brandemark avaient fondé Lighthouse. Le couple avait gravé un excellent album en 2014. Eponyme, il était le fruit d’un savoureux cocktail entre americana, country et pop. Le duo a ensuite recruté trois nouveaux musicos. En l’occurrence le guitariste Tobias Bergström, le batteur Thomas Bjerklünd et le bassiste Marc Gransten. Et dans la foulée, le patronyme a été transformé en Lighthouse Sweden. Pas étonnant, quand on sait que le quintet est suédois.

"Love can seriously damage your heart" lorgne manifestement vers Dire Straits ; et tout particulièrement lorsque Tobias libère ses accords de guitare. A cet instant, on croirait entendre un Mark Knopfler au sommet de sa forme. Et il brille à nouveau sur le plus pop "Neon signs", une plage au cours de laquelle la voix de Linda est tellement proche de celle de Blondie. Mats récupère le micro sur le délicieux blues rythmé "Everybody's been a fool", avant que Linda la rejoigne, alors que l’ensemble est entretenu par l'harmonica de Derrick Big Walker et le piano électrique… Dans le même esprit, le classieux "We used to be lovers" se distingue par une excellente sortie sur les cordes. L’opus recèle plusieurs plages country, dont "Basier to life" une ballade romantique qui met en exergue la pedal steel, la sèche et l'orgue de Felix von Feilitzen, invité pour la circonstance. La slide se substitue cependant parfois à la pedal steel. Plage entraînante, "Hole in my soul" se singularise par ses harmonies vocales en couches ; mais également par une intervention remarquable à la guitare, accordée dans un climat blues. L’harmo et le sax d’Olaf Slund dynamisent le rock "Silver & Gold". "Angel" clôt cet LP. Un titre folk interprété d’une voix pure, lumineuse et simplement belle par Linda, réveillant en mon for intérieur le souvenir de Sandy Denny, la vocaliste de Fairport Convention, disparue depuis déjà près de 40 ans…

 

The Mystery Lights

The Mystery Lights

Écrit par

Daptone, label notoire pour héberger des artistes de soul, jazz, funk et reggae (Sharon Jones &The Dap-Kings, Charles Bradley, etc.), a donc décidé de créer une succursale rock. Baptisée Wick, elle devrait ravir les aficionados de rock garage 60’s et de punk 70’s.

The Mystery Lights en est la première signature. Etabli à Brookyn, ce combo est issu de la Californie. En fait, il souhaitait sortir d’un microcosme peu favorable au style musical qu’il pratique. Soit du punk/rock/psyché/garage. Car quand on écoute son premier elpee, on ne peut s’empêcher de penser aux compiles ‘Nuggets’ et ‘Peebles’. Pensez à Chocolate Watch Band, Electric Prunes, aux Seeds ou encore à 13th Floor Elevator. Et pourtant, quoique revivalistes, les compos sont franchement bien torchées. Les guitares sont généreusement fuzz et les interventions du clavier Fafisa rappellent instantanément celui utilisé chez les Fleshtones. En outre, analogique, la production respecte parfaitement l’esprit vintage de ce style musical. Les esprits chagrins vont sans doute reprocher au quintet de vampiriser les sixties. Ce n’est pas tout à fait faux ! Mais c’est toujours plus jouissif que d’entendre toutes ces formations ou artistes se prostituer à l’électro, parce que c’est dans l’air du temps. Et honnêtement, en écoutant ce disque, votre serviteur a pris son pied. Que demande le peuple ? Et pour écouter le disque, c’est ici 

 

Electric Light Orchestra

Alone in the universe

Écrit par

Electric Light Orchestra (E.L.O.) a surtout marqué les années 70, en proposant une fusion entre pop/rock et musique de chambre, directement inspirée par les Beatles, en tout particulièrement leur « Strawberry fields for ever ». Quand ils imaginent ce projet, Jeff Lynne, Bev Bevan et Roy Wood militent encore au sein de The Move. Après la sortie d’un premier elpee éponyme, Roy Wood quitte le navire. Et c’est à partir du deuxième, que le groupe va commencer à récolter un succès certain, notamment à travers la reprise du « Roll over Beethoven » de Chuck Berry, un succès qui va carrément exploser au cours de la deuxième moitié des seventies et retomber pour entamer son déclin, début de la décennie suivante, avant de s’éteindre en 1983. Bev Bevan va tenter de remonter le groupe, en compagnie d’autres musiciens, et sans l’accord de Lynne, début des nineties, mais l’aventure tournera court. Lynne relancera la machine début du millénaire, sans davantage de fortune. Il a également participé au projet des Travelling Wilburys en compagnie de Bob Dylan, George Harrison, Tom Petty, Jim Keltner et Roy Orbison. Tout en continuant d’assurer son job de producteur, que ce soit pour McCartney, Ringo Starr, Joe Walsh et quelques autres. Et ce n’est qu’en 2014 qu’il reforme E.L.O., avant de publier, en novembre dernier, son quatorzième long playing.

Finalement, Jeff reprend les choses là où les Travelling Wilburys l’avaient laissées. Pour concocter cet « Alone the universe », hormis les cordes, il se charge de toute l’instrumentation. Il est donc quasi seul dans son univers… Un disque sur lequel on retrouve ces harmonies vocales limpides, éthérées, ce sens de la grandeur, ces arrangements soignés mais baroques, ces progressions de cordes épiques et ce sens de la mélodie pop beatlenesque. Un titre comme « I’m leaving you » est carrément hanté par George Harrison. Pas un album transcendant, mais agréable à l’écoute, sans plus…

 

Lightnin' Guy

A l'instinct et au feeling !

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Ce soir à l'Ancienne Belgique, il y a du peuple. Dans la grande salle c'est sold out pour le set du quatuor ostendais The Van Jets ; et au Club également, pour la release party et la première date de la tournée européenne de Lightnin' Guy Verlinde. Pour votre serviteur, c'est le second spectacle à l'AB en 2 jours.

Lightnin' Guy est un jeune bluesman belge issu du Nord du Pays. Il est d’ailleurs né le 22 mars 1976 à Aartrijke, un village situé à proximité de Bruges. Très connu et apprécié en Wallonie, il est hébergé par le label français Dixiefrog, une écurie au sein de laquelle on retrouve Beverly Jo Scott, Bjorne Berge, Dom Flemons, Duke Robillard, Joe Louis Walker, Fred Chapellier, Lucky Peterson et j'en passe. Depuis le début de ce millénaire, il accorde une centaine de concerts par an aux Pays-Bas et en Belgique ; en outre il a déjà été programmé dans les principaux festivals tels que le légendaire Blues Peer ou le Gouvy And Blues. Il vient de publier « Better Days Ahead ». Avant de se lancer dans une carrière individuelle, il avait gravé 7 elpees, au sein de The Mighty Gators, One Man Band et Hound Dog Taylor. Il a même enseigné le blues à l’école, en compagnie de Tiny Legs Tim, dans le cadre du projet éducatif ‘Blues In Schools’. Il a joué en compagnie d’Ina Forsman, le représentant de la Finlande lors de l’édition 2014 de l'European Blues Challenge, qui s’était déroulée à Riga. Déjà en 2013, lors de la présentation de l'album « Inhale My World », il avait séduit et conquis un AB Club comble. Il a également assuré la première partie du show mémorable de John Mayall, en 2014. Pour l’anecdote, ce vétéran (NDR : il a 82 balais), y avait accueilli son public à l’entrée, puis vendu ses cds au merchandising avant et après le spectacle. Et Guy avait également joué en première partie de cette légende, au Blues Café (Classic 21) de Francis Delvaux. C’est là que je l’avais découvert.

Arrivé sur place vers 19h15, Guy traverse la salle en saluant chaque spectateur. Il vient tester une de ses trois guitares fétiches, dont une Dobro (NDR : sa carcasse métallique explique sa résonance très particulière) et puis disparaît derrière la scène, pour se diriger vers les loges.

Le concert démarre à 20h30 précises. Pas de supporting act. Et on est parti pour 120 minutes de set. Rares sont encore les artistes qui dépassent le cap d’1h30 de prestation. Une belle forme de respect vis-à-vis du public et des aficionados. Le Club est blindé ou en mode boîte à sardines, si vous préférez. Guy squatte d’abord seul sur le podium. Ses trois musicos sont adossé contre le mur, à droite. Après un petit discours bilingue, ponctué d’un sourire ravageur, il attaque « Grinnin' In Your Face », a capella. Il s’agit d’une cover de Son House, un des premiers pionniers du Delta blues. L’auditoire est déjà sur le cul.

Guy empoigne sa Dobro et s’attaque à « Don't You Cry », un extrait de « Blood For Kali », opus paru en 2012. Un gospel poignant qui raconte l'exode des ‘boat people’. Son backing group, The Mighty Gators, le rejoint sur l’estrade. S’installe à gauche, le guitariste Toon Vlerick, à droite, le bassiste Karl Zosel, et derrière ses fûts, Thierry Stiévenart. Le plus lessinois des quatre qui a emmené avec lui son fan-club.

Guy chante d’une voix proche de Bertrand Lani (NDR : le petit frère du leader de Fred and The Healers) « Sacred Gound », une compo qui trempe dans l'americana pur jus. Ou dans le bluegrass, selon. « Heaven Inside My Head » est un extrait du nouvel opus, un blues électrique presque hard, caractérisé par des interventions de grattes huileuses, graisseuses. Guy ne respecte pas la setlist. Elle est même aléatoire. Il joue à l'instinct et au feeling. Un mot ou un geste, un peu dans l’esprit du Boss, et les musicos embrayent. Le combo parvient à sublimer le « What A Wonderful World » de Louis Armstrong, sans avoir recours aux cuivres. Balayé par des guitares lancinantes, « Feel Alive » est un boogie teinté de rhythm’n’blues qui se mue, fin de parcours, en americana. Les sixcordistes écrasent leurs pédales wah wah sur le plus sauvage « Into The Light ». Un régal ! La température vient de grimper de quelques degrés. A ma droite, quelques mamies sont au bord de l'évanouissement.

Toon excelle à la slide tout au long de « No Time To Waste », tiré de « The Banana Peel Sessions », un long playing paru en 2010. Dommage qu’il n’y ait pas de cuivres. Nouvelle compo, « Call On Me » replonge dans le bluegrass et la country. « Inhale My World » est une ballade empreinte de tendresse. C’est aussi le titre maître d’un LP gravé en 2013. Guy plaisante avec les spectateurs des premiers rangs. Il leur déclare habiter Gand, mais être originaire du point le plus haut de Bruges, à une altitude de 52 mètres. Il faut le croire sur parole. Impossible de vérifier ses propos. Encore un titre récent, « Wild Nights ». Guy nous réserve sa première intervention à l'harmonica. Et elle est splendide ! Place à « Me And My Blues », un slow blues crapuleux, au cours duquel les mamies ne se tiennent plus. Le concert est presque terminé. Après un « Mr Maxwell Street », qui permet au public de jumper, il achève le set par le classique « Bon Ton Roulet ». Chanté en acadien et adapté par les plus grands, il se traduit en français par « Laissez les bons temps rouler ».

Lors du rappel, le quatuor aborde le titre maître du dernier elpee, « Better Days Ahead ». Très pro, Guy Verlinde est une véritable bête de scène, mais également un type très sympa.
En outre son talent ne l’empêche pas d’entretenir un contact permanent avec son public. En tout cas, très énergique son show était vraiment superbe. Que demande le peuple ?

(Organisation : Ancienne Belgique)

The Yellow Traffic Light

Dreamless (Ep)

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Originaire de Turin, cette toute jeune formation est née en 2012.

Un trio dont le premier elpee, intitulé « Home at least », date de mars 2013.

L’année suivante, un quatrième larron vient compléter le line up.

Lanotte Jacopo (guitare et voix), Lorenzo Avataneo (basse et voix), Luca Chiorra (batterie) et  Federico Mariani (guitare et clavier) livrent ici un support trois titres aux accents ‘shoegaze’ baptisé « Dreamless ». C’est peu, me direz-vous ! Et pourtant, il démontre le travail créatif du combo !

Sans être des précurseurs en la matière, les gaillards se démerdent plutôt bien et proposent des mélodies d’une certaine qualité. A la fois aériennes, mélancoliques et légères, elles évitent les poncifs bruitistes du genre.

Les riffs de guitares occupent la majeure partie de l'espace sonore. Les nappes de synthé se font volontairement discrètes. Aucune surprise du côté des sessions rythmiques, celles-ci se révélant on ne peut plus conventionnelles.

Par contre, ce qui fait véritablement l’originalité de cet opus, c’est l’association entre le côté vaporeux drapé de soie et le chant sous mixé. Un mécanisme qui n’est pas sans rappeler la dream-pop d’un certain Cocteau Twins. Il suffit d’écouter « April » et « Do it right » pour s’en convaincre !

La filiation est sans équivoque ! Le groupe se défend d’ailleurs de puiser son inspiration auprès de My Bloody Valentine et Ride. Dans cette catégorie, on ne fait pas mieux !

Plus pop, « Care » s’écarte de cette ligne de conduite. C’est dommage ! Peut-être est-ce dû à une volonté de se rapprocher davantage des postulats radiophoniques ?

À découvrir sur Bandcamp ici

 

 

Lighthouse Sweden

Lighthouse

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Lighthouse est une formation suédoise drivée par le couple Mats et Linda Brandemark. Avant de se marier, cette dernière avait déjà publié quatre elpees solo. Sous son nom de jeune fille, Malmström, bien sûr. Lui en avait déjà enregistré plusieurs, en compagnie de groupes différents ; et notamment Big Road, Mobben ainsi que Fool & Friends.

Il s’agit donc du premier opus des époux ; une œuvre dont la musique semble venir des States. Et pour cause, elle baigne au sein d’un americana teinté de rock ou de pop, mais particulièrement mélodique.

"Passing me by", morceau qui ouvre le disque, adopte parfaitement ce profil, une plage au cours de laquelle Johan von Felitzen double à la gratte et aux claviers. Faut dire qu’il assure l’essentiel des parties instrumentales. "As good as it gets" maintient le cap. Les arrangements vocaux sont soignés et la guitare se révèle audacieuse. Johan se réserve les claviers et le banjo sur "Darkness (hides behind the sun)", une piste aux accents roots qui mêle folk, country et pop. Il est encore préposé aux cordes et aux claviers sur l’excellent "Struck by lightning", un titre particulièrement mélodieux que chantent Mats et Linda d’une voix très expressive. Ballade folk, "No U-turn" est alimentée par de la mandoline, du bouzouki, de la steel et deux harmonicas. La voix de Linda est limpide tout au long de Queen of hearts", une autre ballade enrichie par les interventions de mandoline, violoncelle (synthétisé par le clavier de Johan), cordes acoustiques et électriques. A la fois riche et harmonieux, "Inside out" illustre leur art à présenter une composition. Sur "Take me back", Linda me rappelle la manière de chanter de la regrettée Sandy Denny, lorsqu’elle militait chez le combo de folk insulaire, Fairport Convention. Plus pop, le délicieux "Got to run free" marche sur les traces de Blondie. La voix de Mats colle parfaitement aux compos americana ; à l’instar de "Loveride". Linda est seule au micro pour attaquer "Memories", une dernière chanson country, parcourue par la lap steel envoûtante de Peter Lindberg.

 

Lightning Dust

Fantasy

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Black Mountain n’en finit plus d’enfanter des sous-groupes de genres différents pour un résultat qu’on ne peut qu’encourager et surtout féliciter. Entre Pink Mountaintops, Blood Meridian et Lightning Dust –qui nous concerne ici– le groupe canadien est un vivier de projets en tous genres. Et ils tiennent tous la route ! Depuis 2007, Amber Webber et le batteur Joshua Wells développent chez Lighting Dust, une vision électro-folk légèrement gothique. Et le duo regorge de bonnes idées. En parvenant à mettre en son ses fantasmes musicaux, il vient d’atteindre son apogée ; car « Fantasy », leur 3ème essai, mélange réellement la lumière à la poussière… Entre beats crapuleux (« Loaded Gun ») et perversité noire quoique bouleversante (« Agatha »), Amber Webber parvient à transcender les compos de sa voix troublante…

 

Lightnin' Guy

Inhale my world

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Agé de 37 ans, Lightnin' Guy Verlinde est probablement devenu le bluesman belge le plus populaire. Il partage son temps entre l'aventure solitaire en acoustique et ses occupations en groupe. Et son agenda en est le plus beau témoignage. Il se produira ainsi huit fois en compagnie des Mighty Gators et cinq fois en one man band, de la mi-juillet à la fin août! Et ajoutons qu'il n'a pas abandonné ses autres projets. Dont les hommages qu’il rend à Hound Dog Taylor, sous la formule trio et son ‘Blues in schools’, un programme d'éducation musicale, qu’il accomplit en duo ou trio. Son dernier opus remonte à février 2013. Concocté en solo, il s’intitule "Blood for Kali" et est paru chez Blue Sting. Et en 2012, il avait gravé "Lightnin' Guy plays Hound Dog Taylor Live" pour Dixiefrog. Afin d’enregistrer "Inhale my world", il a reçu le concours de ses Mighty Gators ainsi que de quelques invités, dont différents cuivres ; mais cet elpee nous entraîne surtout à la découverte de Guy, comme compositeur et roots singer.

Superbe titre, "Mr Maxwell street" est imprimé sur un rythme nonchalant. La voix est bien posée. La slide s’intègre parfaitement à l’ensemble et notamment aux cordes électriques de Little Chris Van Nauw (Howlin' Bill) et Tom Beardslee. Impressionnant ! Mélodieuse, soucieuse de l’esthétique, "Inhale my world" est une plage très roots qui bénéficie à nouveau de la collaboration de guitaristes ; en l’occurrence celles de Chris Van Nauw et Thomas Vanelslander (K's Choice, Gorki). Le climat de l’elpee est particulièrement serein. Plus folk, "Cages paradise" évolue paresseusement. L'orgue Hammond de Patrick Cuyvers occupe bien l'avant-plan. Le feeling des cordes est irrésistible. Et ce sont les interventions limpides et lumineuses des guitares, soulignant les vocaux éclairés, qui façonnent la beauté des compositions. "Start to dance" en est certainement une des plus belles illustrations. Le premier changement de tempo est réservé à "Powered by the blues", un blues particulièrement funkysant. Enrichie de cuivres, cette plage dansante est ponctuée par une sortie saisissante de la slide. Ballade R&B spécialement lente, "Here I am baby" est forgée dans le style Stax. Passionnée et intense, la voix affronte orgue et cuivres. Caractérisées par les sonorités élimées de la résonator, "Four hands" opère un retour dans l’americana. Superbe ! Et celles de "So much love inside" libèrent une énorme dose de sensibilité. Guy est rejoint par les voix de Patrick Cuyvers et Ibernice McBean tout au long de la très jolie chanson "Silent violence", une plage dont les lyrics sont empreints de gravité et de désespoir. Splendide ! "Breakin' out" autorise un duel entre la guitare weissenborn acoustique aux accords subtils de Guy et les cordes largement amplifiées de Thomas Vanelslander, au sein d’un univers étrange, tapissé de chœurs féroces et audacieux. Lightnin' Guy nous rappelle qu'il n'a pas oublié le blues et achève l'opus, armé de sa guitare résonator, sur un "St. Raphaël blues" empreint d’émotion. 

 

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