Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Chroniques

The Offspring

The Offspring

Pour Offspring, le rock'n’roll est né sous l'étoile des Ramones et s'est éteint le jour de la disparition de Kurt Cobain. Ajoutant d'ailleurs qu'il est inutile d'ouvrir la bouche, si on est incapable de s'exprimer avec trois cordes en moins de trois minutes. Un avis très tranché qui en dit long sur la mentalité du quartet californien (County Orange) dont le speedy trash, le grunge embryonnaire ou le punk puritain déménage, soulève de la poussière (NDR: souvenir du dernier Torhout/Werchter ?) et laisse éclater ses frustrations refoulées. Cet opus éponyme n'est malheureusement pas un nouvel album d'Offspring, mais un elpee paru voici déjà six ans qui bénéficie d'une nouvelle campagne de promo. D'un point de vue purement technique, hormis les effets de cymbales mis en avant et les vocaux outranciers de Dexter Holland, les compositions de cet opus nous ont laissé sur notre faim. Vinylographiquement, la progéniture nous semble quand même davantage conséquente...

 

Transglobal Underground

International Times

Ensemble génialement opportuniste ou créativement parodique, Transglobal Underground pratique une world music éclectique, fascinante, mais reciselée par la technologique des nineties. Certains l'ont déjà taxée d'‘ethno-techno’. D'autres lui ont trouvé des vertus underground. Une chose est sûre, cet ensemble insulaire reconnaît être inspiré par toutes les cultures du globe. Depuis le dub jamaïcain au hip hop américain en passant par la musique sémitique, brahmanique, slave, et autre formes traditionnelles. "International Times" baigne ainsi dans l'exotisme le plus branché. L'instrumentation authentique (violon tzigane, tabla, darbouka, etc.) épiçant les samplings les plus capricieux au rythme des palpitations synthétiques, alors que la voix sinusoïdale de Natasha se dissolvant dans la pureté du son...

 

Junkfish

Statique

Mini elpee six titres pour cet ensemble issu du Nord du pays. Une formation dont l'existence remonte déjà à 1990 et qui se particularise par l'absence de bassiste. Depuis 1993, il est vrai. Palliant cette carence par l'électronique et les samples. Ce qui peut sembler très étonnant pour un groupe qui émarge au trash funk metal à caractère post industriel. Junkfish s'en tire pourtant très bien tout au long de ce "Statique", parvenant à décrisper la tension hardcore, héritée d'Helmet, de Rage Against the Machine, de Red Hot et consorts pour la rendre plus efficace, plus atmosphérique, plus hybride, plus insidieuse à l'instar des Young Gods...

 

The Pastels

Mobile Safari

Du line-up initial, fondé en 1982, il ne reste plus que Marc Robbie, mieux connu sous son pseudonyme Stephen Pastel. Prophètes effacés de la vague noisy, les Pastels ont influencé une pléiade de formations. Entre autres, Jesus and Mary Chain, Wedding Present, Primal Scream, Vaselines, Pooh Sticks et les Boy Hairdressers. On leur prête d'ailleurs volontiers la paternité du mouvement ‘anorak’ écossais. Encore qu'Orange Juice lui a toujours contesté ce statut. Bref, le trio version nineties nous revient avec un nouvel opus. Et s'il a conservé cette négligence légère qui lui tient lieu de style, il faut admettre que les douze fragments de ce "Mobile Safari" secrètent des sonorités beaucoup plus claires, moins filandreuses. Moins velvetiennes si vous préférez. Ce qui n'empêche pas l'œuvre de se révéler aussi rafraîchissante qu'agréable. Une collection de ballades imprégnées de mélancolie et d'amertume. Des mélodies égratignées par les cordes de guitare fragiles, vibrantes, chatoyantes, caressées de drums feutrés, hydratées de claviers confidentiellement blêmes. Des chansons délicieusement indistinctes qui communiquent un sens profond et ambigu du spleen et du désir...

 

Tricky

Maxinquaye

Bien que compromis dans le monde musical depuis l'âge de 18 ans, cet Insulaire (Bristol) a dû attendre 1991 pour se forger un certain crédit. En participant à l'enregistrement de "Blue Lines", album de Massive Attack. Puis en découvrant les talents de vocaliste de Martina. En compagnie de laquelle il concoctera le single "Aftermath". Et dans la foulée "Ponderosa". Il apporte ensuite sa collaboration à la confection des elpees de Whale et puis surtout de Neneh Cherry (coproduction). Pour réaliser son premier opus, il a reçu le concours d'Alison Goldfrapp et d'Icelander Ragga sur "Pumpkin". Un des morceaux les plus forts. Insidieux, hypnotique, proche de l'esprit de Swans. Même si on nage ici dans l'ambient. Mais une ambient trouble, spectrale, hypnotique, presque aphrodisiaque. La voix de Martina y est pour beaucoup. Voluptueuse, envoûtante, elle contamine toute les mélodies de son érotisme latent, parfois même torride. Comme sur cette formidable reprise de "Public Enemy", "Black Steel". Climatique dans toute sa splendeur, ce style a été baptisé trip hop !

 

Junkhouse

Birthday boy

Pratiquement inconnus sur le Vieux Continent, ces Canadiens jouissent d'un certain crédit, et même d'un crédit certain, au pays des grands lacs. Des vétérans de la scène d'Hamilton. Mais aussi et surtout des potes à Daniel Lanois. Il leur a d'ailleurs permis de rencontrer le célèbre producteur Malcoln Burn (John Mellecamp, Bob Dylan, Aaron Neville, Iggy Pop), qui ne s'est pourtant pas contenté de la mise en forme de ce "Birthday boy", assumant la plupart des parties de piano. Avec brio. Notamment sur deux des plus belles chansons de l'elpee. Les plus intimistes aussi. "Drink". Et puis "Burned out car", rehaussé par le concours de Sarah McLachlan au chant. Le reste macère dans un véritable chaudron de sonorités blanches en fusion. Oscillant de l'urban rock (Leather Nun, Thee Hypnotics) au boogie swampifié (Tony Joe White) en passant par le psychédélisme (13th Floor Elevators) et le rock océanique (Ed Kuepper, INXS). Une intensité électrique savoureuse, vivifiante marbrée par le baryton profond de Tom Wilson, dont le timbre rappelle tantôt Michaël Gira, Jonas Almqvist ou même Kevin Ayers. Superbe!

 

Triptych

Sleepless

‘Triptyque’: au Moyen-âge surtout, œuvre peinte ou sculptée en trois tableaux, dont les deux extérieurs se replient sur celui du milieu. Œuvre littéraire, musicale, plastique composée de trois parties (Pierre Larousse). Tryptich: trio belge, issu du Brabant flamand qui enregistre sur un label batave et a choisi pour titre de son album un très curieux nom. Sans sommeil. Insomniaque si vous préférez. Epinglant treize titres aux noms aussi évocateurs que "apparitions étranges", "eau décolorée", "jours brumeux", "chanson d'amour léthargique" ou "coincé dans la mémoire. "Nous nous attendions donc à devoir nous plonger dans un univers sonore éthéré, atmosphérique, relaxant. Il n'en est strictement rien, puisque ce Triptych cherche un compromis entre le punkcore (Hüsker Dü), le post grunge (Smashing Pumpkins, Soundgarden) et le prog rock crimsonien ; peut être même plus "Red" que "Lark's tongue in aspic". Encore que dans ce domaine, il faut vraiment avoir la Fripp pour se prononcer...

 

Michael Jackson

History, Present and Future Book I

Fermez les yeux, bouchez-vous les oreilles et pincez-vous le nez, car le Michael Jackson nouveau est arrivé. Un box de deux CD. Le premier consacré aux quinze plus gros tubes de son histoire. Le second épinglant autant de nouvelles compositions dont le massacre de "Come together". En lui revendant les droits d'auteur, McCartney, Harrison, Starkey et Ono n'imaginaient sans doute pas le funeste destin réservé à leur patrimoine. Un coffret enrichi d'une brochure abondamment illustrée, véritable témoignage de la mégalomanie de Michael. Photographies à l'appui. Tantôt en compagnie d'Elisabeth Taylor, de Jacqueline Kennedy, de Bill Clinton, de Jimmy Carter, de Ronald Reagan, de McCartney, de Mick Jagger, de Spielberg et de bien d'autres. Manque plus que le pape! Et puis des instantanés de ses vidéos. Un domaine où il excelle, il faut le reconnaître. Chorégraphe moderne il est sans doute un des premiers à avoir conçu ses clips comme de véritables films. Avec une réussite qui lui a valu de multiples ‘Awards’. Et à ce titre, cette star méritait sans doute ces quelques lignes, d'autant plus qu'une cassette vidéo de ses onze meilleurs clips vient de paraître en même temps...