L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

logo_musiczine

Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Cure
The Cure
Chroniques

Wim Mertens

Gave Van Niets

Depuis que les aventures de Soft Verdict ont pris fin, il faut admettre que la musique de ce Limbourgeois s'écarte de plus en plus des sentiers electro minimalistes, pour emprunter une forme plus classique. Profondément contemporaine, il est vrai. Mais exprimée en termes de musique de chambre (pas de pot) ésotérique. Composé entre juillet 90 et février 94, "Gave Van Niets" a nécessité l'espace de deux doubles et de trois triples CDs. Soit 534 minutes découpées en quatre parties : "You'll never be me", "Divided loyalties", le titre maître et "Reculer pour mieux sauter". Une œuvre dans la lignée d'"Alle Dinghe", c'est-à-dire à l'instrumentation réduite à sa plus simple expression. Piano, contrebasse, tuba, clarinette ou même chant se succèdent sans jamais se conjuguer. Ou alors du bout des notes. Avec pour dessein bien précis de reprendre sa pérégrination en solitaire...

Pat Metheny

Zero tolerance for silence

Pat Metheny est avant tout un guitariste de jazz. Jazz contemporain, avant-gardiste, progressif. Inclinations qui lui ont, par exemple, permis de travailler avec Ornette Coleman. Et si de temps à autre il se permet l'un ou l'autre flirt avec le rock ou la musique classique, ce n'est jamais par infidélité à sa passion, mais plutôt par goût de l'expérience. Guitariste à la technique irréprochable, Pat compte aujourd'hui dix-neuf albums en dix huit années de carrière. Une carte de visite plus que respectable pour un artiste né en 1954. Thurston Moore, de Sonic Youth le considère d'ailleurs pour un maître, et ce "Zero tolerance for silence" comme l'album le plus radical de cette décade. A cause des caractéristiques audacieuses, abrasives et imprévisibles, manifestées tout au long des cinq fragments qui composent l'opus... Maintenant, nous préférons vous prévenir charitablement, si vous n'êtes pas suffisamment réceptif aux formes les plus progressives du free jazz, vous risquez de décrocher au bout de cinq bonnes minutes...

The Mission

Sum And Substance

En 1985, Wayne Hussey et Craig Adams quittent les Sœurs de la Miséricorde pour fonder leur propre Mission. Commence alors une aventure mystico-visuelle qui va placer le groupe à la tête d'un mouvement gothique, auquel un nombreux public va finir par s'identifier. Après cinq elpees, le groupe a décidé de faire le point en enregistrant cette compilation ; un recueil essentiellement constitué de singles qui ont décroché une place honnête dans les charts britanniques. Depuis "Stay With Me" à "Like A Child Again", en passant par "Severina", "Wasteland", "Amelia" et bien d'autres. Une collection complétée par deux remixes et deux inédits, "Sour Puss" et "Afterglow"; histoire de nous donner un avant-goût du prochain album...

 

Morrissey

Vauxhall And I

Depuis "Your Arsenal", gravé en 1992, Morrissey semble s'être racheté une conduite. L'an dernier, il nous avait ainsi dispensé son premier opus ‘live’, "Beethoven Was Deaf", et puis un single, "You're Gonna Need Someone On Your Side", morceau qui préfigurait la sortie de ce "Vauxhall And I". Or, depuis qu'il embrasse une carrière solo, Moz avait pris la mauvaise habitude de multiplier les EPs, pour finalement en compiler (!) l'essentiel sur un elpee. "Kill Uncle" en est certainement l'exemple le plus frappant. Produit par Steve Lillywhite, personnage qui a lustré les premières gravures de U2 et de Psychedelic Furs, "Vauxhall And I" implique quinze nouvelles chansons autodidactes, troublantes, moroses, obsessionnelles. Des chansons chargés de passion, de mélancolie grise et de cynisme qu'il nous chuchote au creux de l'oreille d'une voix emphatique et tendre à la fois. Une œuvre dont la sensibilité mélodique, traversée de cordes de guitares tantôt languissantes, vibrantes, effilées ou même féroces, nous rappelle inévitablement les Smiths...

 

Mother Tongue

Mother Tongue

Tout comme les Black Crowes, Mother Tongue regarde le rock dans un rétroviseur. Mais plutôt que de s'enfermer dans un revivalisme malsain, MT cherche à profiter de ce passé pour développer de nouvelles expérimentations. Basiquement inspiré par le blues (Jimi Hendrix), le psychédélisme (Quicksilver Messenger Service), l'électricité sudiste (Lynyrd Skynyrd) et le métal urbain (Steppenwolf), cet ensemble texan (Austin) injecte du funk métal (Red Hot? Living Colour?) dans son intensité pourpre, un peu comme le venin d'un serpent à sonnettes qui déclenche des spasmes de douleur et d'angoisse...

 

Motorpsycho

Another Ugly

Le son dispensé par cet ensemble norvégien est tellement sableux, dense, qu'il est plus que probable que cet Ep a été enregistré à l'aide d'un matériel qui date des seventies, voire des sixties. Un peu comme l'affectionne Lenny Kravitz. Ou le garantissait des groupes comme Blind Faith, Free et Pretty Things près d'un quart de siècle plus tôt. Trois mythes qui semblent d'ailleurs exercer une influence majeure sur Motorpsycho. Même si le chanteur possède un timbre vocal proche d'un Greg Dulli (Afghan Wiggs) proche de l'agonie... Pour rester dans le ton, "Another Ugly" implique une cover de Kiss ("Watching You"), un morceau de psychédélisme acoustique consommé dans l'esprit du Jefferson Airplane ("Bluebery Daydream") et en guise de final, une rengaine ‘eurovisionnaire’ interprétée par un baryton qu'enrobe des chœurs mielleux...

 

Bob Mould

Poison Years

Entre la séparation d'Hüsker Dü et la naissance de Sugar, soit entre 1987 et 1992, Bob Mould a gravé deux albums solos. Deux disques qui passeront malheureusement inaperçus pour d'obscurs motifs de marketing... Pourtant, avec le recul, "Workbook" exhalait la même rage électrique et la même fièvre volcanique que le défunt et mythique trio de Minneapolis. Une fièvre exacerbée par les accents sauvages du violoncelliste James Scarpantoni. Plus complexe, mais aussi plus angoissé, plus amer, "Black Sheets of Rain" reflétait davantage l'état dépressif au sein duquel Bob avait fini par s'abandonner. Pourtant, ces deux opus constituent l'indispensable chaînon manquant entre le punk yankee (ou hardcore juvénile, si vous préférez) et le grunge (tout aussi juvénile vous l'avouerez). Enrichi de cinq titres enregistrés ‘live’, "Poison Years" synthétise en neuf morceaux les deux œuvres injustement ignorées. Un document!

 

Madder Rose

Panic On

Auteur d'un remarquable premier album en 1993, Madder Rose vient de rééditer sa performance avec "Panic On". Le quatuor new-yorkais nous invite, à l'instar de Mazzy Star (ça rime), à explorer le labyrinthe de la mélancolie. Mais d'une manière moins sinistre. A cause de l'ambivalence des compositions. Vulnérabilisées par le timbre vocal languissant, gémissant, tendre de Mary Larson. Et meurtries par les cordes de guitares tumultueuses, effilées de Billy Coté. Coproduit par Mark Freegard, personnage impliqué dans la finition du "Last Splash" des Breeders, "Panic On" exerce une fascination qui aurait été filtrée successivement dans l'univers de My Bloody Valentine et de Cowboy Junkies. Epatant !