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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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The Cure
Chroniques

Uzeda

Waters

Lorsqu'on évoque le rock italien, on pense inévitablement à Litfiba. Et bien, il faudra bientôt compter sur Uzeda. Un groupe sicilien dont le dernier album a reçu une excellente critique dans le Melody Maker. Ce qui mérite d'être souligné, car en général, la presse britannique n'apprécie pas tellement la concurrence du Vieux Continent... La production de Steve Albini y est sans doute pour quelque chose. Tout comme la remasteration du CD dans les célèbres studios Abbey Road de Londres. N'empêche, ce "Waters" ne manque pas de qualités. Dix compositions liquéfiées dans les guitares sauvages, distordues, intrépides (Pavement? Levitation?), canalisées par les drums hypnotiques, venimeux, et écumées par la voix tantôt alanguie (Kim Gordon), tantôt surexcitée (Polly Harvey?), tantôt gémissante (Kim Deal?) de Giovanna Cacciola. Impressionnant !

The Charlatans

Up To Our Hips

Auteur d'un album plus que controversé en 1992 ("Between 10 And 11th), le quintet de Wolverhampton vient d'apporter une réponse cinglante à tout ceux qui ne voyaient en eux que des Charlatans (!) Comment? En enregistrant leur meilleur elpee à ce jour. Une réhabilitation qui n'est pas étrangère au changement de producteur ; Steve Hillage remplaçant plus qu'avantageusement le pourtant réputé Flood. L'ex-Gong (maintenant System 7) est parvenu sur "Up To Our Hip", a restituer aux compositions du band, tout leur venin, toute leur volupté, toute leur effervescence naturelle. Une œuvre dont la texture instrumentale garage (claviers fluides, rognés, guitares effilées, cinglantes, basse hypnotique, drums luxuriants) pigmentée par la voix indolente, envoûtante de Tim Burgess, exhale de très fortes effluves sixties. Encore qu'elles nous semblent trop sauvages pour être revivalistes et trop implacables pour être psychédéliques. Remarquable!

Come

Don´t Ask Don´t Tell

Come
Pop/Rock
Beggars Banquet / PiaS

Elvis Costello

Brutal Youth

Declan Patrick MacManus a donc attendu l'aube de ses quarante piges pour revenir à ses premiers amours. Il a ainsi réuni toute l'équipe qui avait participé à la confection de son premier elpee. Soit Steve Nieve, Pete Thomas et Bruce Thomson des Attractions. Ainsi que Nick Lowe. Pas à la production puisque cette tâche a été confiée à Mitchell Froom et Tchad Blake. Mais pour y tenir la basse. Nous ne reviendrons plus sur le très contesté "Mighty Like A Rose" paru l'an dernier, opus pour lequel il s'était entouré d'un quatuor à cordes. Mais réaffirmons que c'est dans la pop chaleureuse, post mod, rageuse et intelligente qu'il est le plus à l'aise et surtout le plus convainquant. Et si sa littérature ne reflète plus de déclarations d'intentions virulentes voire insolentes, elle continue de véhiculer des thèmes très contemporains. Sur "Brutal Youth", il s'intéresse ainsi aux problèmes liés à la déchéance sociale comme l'alcoolisme, l'échec, la dépression et le suicide. Tantôt avec romantisme, tendresse ou même une certaine dose d'humour. Quatorze fragments composent cette œuvre, quatorze chansons épurées, instantanées, qui permettront sans doute à Costello de retrouver tout son crédit auprès de ses contemporains...

 

Counting Crows

August Everything After

Écrit par

Pour un premier album, ce combo de Baltimore ne s'est pas trop mal tiré d'affaire. Vous avez certainement déjà eu l'occasion d'écouter (ou d'entendre!) "Mr Jones", single diffusé sur toutes les ondes radiophoniques depuis plusieurs semaines. "August & Everything After" est de la même veine. Une œuvre dont le vocabulaire émotionnel, angoissé évoque American Music Club. Et le langage sonore, inspiré par la soul, le rhythm’n’blues, le folk et la country, la tradition rock'n’rollesque du Band et de Van Morrison. Tout au long des onze ballades de cet opus, Adam Duritz stigmatise l'‘american way of life’ d'un timbre vocal vibrant, écorché, proche de celui d'Eddie Vedder (Pearl Jam), un réquisitoire qu'il épanche avec une amertume et un réalisme tout à fait bouleversants...

 

Cry Of Love

Brother

Tout comme les Black Crowes, Cry Of Love tente de faire revivre une forme de rock passéiste dispensé, voici une bonne vingtaine d'années, par des artistes comme Hendrix, Free ou Faces. Et au vu des aptitudes affichées par les différents instrumentistes, ainsi que de la sonorité rencontrée sur l'album, on serait presque forcé de le croire. Malheureusement, plutôt que de réveiller la force émotionnelle (qui a dit fraternelle?) des seventies, Cry Of Love abuse de ses clichés. Une bonne raison pour le laisser dormir en paix...

The Legendary Pink Dots

9 Lives To Wonder

Auteur d'une quinzaine d'albums à ce jour, le Legendary Pink Dots s'enfonce de plus en plus profondément dans la musique atmosphérique. Une odyssée qui se rapproche, sur ce "9 Lives To Wonder", du monde de la kosmiche music investie au tout début des seventies par Faust, Can ou Klaus Schulze, voire des climats sulfureux, énigmatiques développés par King Crimson sur l'elpee "Lizard" à la même époque. Une seule constante, la voix d'Edward Ka Spel, qui à la manière de Syd Barrett sert de guide au fil mélodique....

 

Huey Lewis

Four Chords & Several Years Ago

Bien qu'ayant vendu plus de quinze millions d'albums et décroché une dizaine de tubes au cours des douze dernières années, on ne peut pas dire qu'Huey Lewis ait toujours fait preuve d'une grande créativité. Avouons même qu'il s'est essentiellement borné à convertir son amalgame de jazz, de reggae, de ska et de rhythm’n’blues en une solution pop exclusivement destinée à la bande FM. A notre plus grande stupéfaction, le groupe vient de casser le moule. Simplement en déracinant dix-sept classiques du rock'n'roll ("Shake, Rattle & Roll", "Blue Monday", "Some Kind Of Wonderful"...) pour les repiquer sur ce "Four Chords & Several Years Ago". Produit par Stewart Levine (Simply Red), l'enregistrement de cet opus a même bénéficié de conditions techniques et des instruments d'époque. Résultat des courses, Huey Lewis & The News vient de réaliser l'album le plus intéressant de sa carrière