Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Front 242

Live Code

Il existe chez Front 242 deux dimensions diamétralement différentes. La première, vous vous en doutez, répond à des normes de haute technologie et de synthétisation du son. Elle s'élabore exclusivement en studio. La deuxième transmet des pulsions viscérales dans un environnement visuel épileptique. Elle se consomme ‘live’. Alors, un enregistrement public, reproduit sur disque, sans son support optique et énergétique souffre inévitablement d'une carence d'efficacité. Bien que bénéficiant d'une remasteration studio, ce set accordé à la radio néerlandaise VPRO3 le 25 octobre 93 a davantage une valeur documentaire, voire sentimentale, qu'artistique. Pour fans exclusivement !

 

The Sound Of Explosion

Teen Trash Vol 14

The Sound Of Explosion ne se traduit pas en vocabulaire compilateur mais en langage sixties de nature hellène (NDR : qui a parlé de garçons ?). Concrètement ce quartet de nationalité grecque pratique un garage revivaliste, réminiscent de Question Mark & The Mysterians et de Sam The Sham & The Pharaohs. Une musique excitante, sulfureuse, délicieusement rognée de claviers poussiéreux et imprimée sur un tempo allègre. Si vous êtes un collectionneur des volumes "Pebbles", nous ne pouvons que vous recommander ce "Teen Trash"...

 

Front 242

Off

Deuxième album en moins de quatre mois pour Daniel B et Patrick Codenys, alias Front 242. Et comme prévu, Jean Luc et Richard se sont effacés pour une chanteuse. Une certaine 99 Kowalski du trio transylvanien Spill. Une chanteuse dont le timbre voluptueux, translucide, campe un hybride entre celui de Cossey F Tutti et de Sarah Cracknell (Saint Etienne). Malgré l'une ou l'autre intervention plus musclée, plus rageuse, plus virile (!), "Off" privilégie les atmosphères instrumentales. Ce qui le différencie de son précédent opus "Up evil", jaugé alors pour deux mesures d'électro hardcore yankee (Ministry, Rage Against The Machine, Nine Inch Nails) et une d'acid techno (The Orb, Sunscreem et consorts). Le nouvel opus ne se contente pourtant pas d'inverser les doses. D'abord, il limite les samplings de guitares. Ensuite, il revient à des formes synthétiques plus originelles (Throbbing Gristle?), voire contemporaines (Terry Riley?). Bien sûr, Front continue de sculpter sa matière première sur un tempo viscéral. Mais cette substance cybernétique n'est plus systématiquement martyrisée, torturée, militarisée. Elle épouse des pulsions climatiques d'une manière plus instinctive. En outre, le disque recèle trois fragments qui débordent du contexte rituel. "Serial killers don't kill the girlfriend" flirte avec la cold wave gothique de Daniel Ash, "Skin fur coat" sanctifie la techno pop de Depeche Mode, alors que l'envoûtant (quoique trop bref) "Animal Gate" transcende la phase la plus féconde de Shamen ("Progen", "LSI").

 

Soundgarden

Superunknown

Début 92, ce quatuor nous infligeait un elpee indigeste, confus, réminiscent de Montrose et de Grand Funk Railroad. Evidemment le groupe était issu de Seattle. Et tout ce qui touchait, à l'époque au grunge –pensez à Nirvana et à Pearl Jam– se transformait en dollars (NDR : changer de la boue en billets de banque n'est-ce pas plus contemporain que du plomb en or ?). Si bien que "Badmotorfinger" se vendra à plus d'un million d'exemplaires. Avec "Superunknown", Soungarden semble avoir découvert une forme plus digestive et surtout mieux inspirée. Si les lyrics continuent de développer une image sombre, glaciale, effrayante, désespérée, à la limite suicidaire, la musique flotte outrageusement sur les seventies. Ou plus exactement l'esprit de Led Zeppelin flotte au-dessus du sens mélodique. Avec parfois une certaine sensibilité beatlenesque circa "Rubber Soul", comme sur "Head Down" et "Half", les deux meilleurs titres de l'album...

 

Front 242

Religion

Six versions différentes du titre maître et deux de "Crapage" recyclés tour à tour par Andy Wallace, J.G. Thirwell, Lion Howlett et par The Orb. Huit remixes qui dénotent quelque peu par rapport à "Off" et "On", les deux excellents albums gravés par la bande à Daniel B et Patrick Codenys au cours de l'année 1993. Ce n'est donc pas la peine d'en faire une religion...

 

Spin Doctors

Turn It Upside Down

Deux ans! C'est le temps qu'il a fallu à Spin Doctors pour imposer son premier album dans les charts internationaux. Curieuse trajectoire pour ce "Pocket Full Of Kryptonics" enterré dès sa sortie, ressuscité par la multiplication des tournées et sanctifié par la grâce de six millions d'albums vendus. Le quartet yankee semble malheureusement avoir perdu le feu sacré. Sa prestation à Torhout et à Werchter fut franchement décevante. Et son deuxième album n'est qu'une pâle copie de son prédécesseur. Hormis le single "Turn It Up Side Down", son funk-rock-bluesy est devenu aussi insipide que ses textes, déjà réputés pour être d'une banalité affligeante. Et figurez-vous qu'Epic fait aujourd'hui le forcing pour faire la promotion de ce canasson. A ne plus rien y comprendre !

 

Failure

Magnified

Non content de se partager la basse, la guitare et la batterie, Greg Edwards et Ken Anderson ont également produit leur deuxième album. Un musicien de studio est bien venu donner quelques coups de baguettes en studio, mais seulement pour quatre titres. Si ce duo yankee trahit quelques affinités avec le grunge, côté vocal surtout (NDR : qui a parlé de Kurt Cobain?), son expression est "Magnified" par le post punk et la pop. Drums tribaux (Magazine?), cordes de guitare effilées, scratchées, filandreuses (Siouxsie & The Banshees), basse menaçante (Stranglers?) scellent un excellent profil mélodique, cold pop, réminiscent de Killing Joke, quelque temps avant qu'il ne se sépare, et surtout de Psychedelic Furs...

 

Sponge

Rotting Pinata

Curieuse éponge capable d'absorber une multitude de références métalliques. Empruntées tant à Alice In Chains, Nirvana, Stone Temple Pilots, Pearl Jam qu'aux Stooges et à MC5. Faut dire que le quintet est issu de Detroit et fier de l'être. Mais paradoxalement, alors que fin des sixties début des seventies les groupes y dénonçaient les ravages causés par l'industrie automobile de leur Motor City, aujourd'hui ils germent pour échapper à la crise économique. Et c'est un peu un message d'espoir au sein d'un monde au bord du désespoir que Sponge colporte à travers les lyrics de ce "Rotting Pinata". Malheureusement, nonobstant la combinaison de mélodies et de contre mélodies, ainsi que le vocal tourmenté, fiévreux de Vinnie, l'intensité volcanique des guitares souffre trop souvent d'accès de narcissisme...