Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Chroniques

Sharkboy

Matinee

Premier album pour cet ensemble insulaire (Brighton) qui relève du même label que Suede. Et pour un coup d'essai, il faut admettre que Sharkboy vient de réaliser un coup de maître. Bien sûr, "Matinee" n'est pas d'un abord facile. Ajoutons même qu'il est plutôt complexe. Il nous a d'ailleurs fallu plusieurs écoutes avant de pouvoir l'assimiler. Mais au fil du sillon la musique devient de plus en plus fascinante, envoûtante même, nous replongeant dans les explorations étranges, lyriques d'Hugo Largo et de Tim Buckley. Encore que l'éventail instrumental nous fait plutôt penser à Tindersticks. Surtout à cause de ce violoncelle spectral, de cette trompette glaciale, et puis de cette langueur vulnérable, sensuelle qui s'entortille autour du fil mélodique. Un fil mélodique constitué de cordes de guitares déchiquetées, ‘slide’, de drums tantôt brossés, tantôt tribaux et d'une ligne de piano minimaliste, qui autorise la voix féminine, sensuelle d'Avi de chuchoter, avec mystère et désir, des conflits émotionnels, traumatiques, passionnels, à la manière de la déesse de la lune, feu Nico... Epatant!

The Fleshtones

Forever

Fondé à New York, à la fin des seventies, The Fleshtones a forgé sa réputation sur les planches. Là ils y manifestait une vitalité bien crade, bien rauque, bien ‘speed’ en pratiquant un style musical mi-garage, mi-psychédélique, inspiré du rock des Yardbirds, de Count Five, de Sam The Sham ou de Question Mark & The Mysterians, et saupoudré de rhythm’n’blues. Un cocktail détonnant qui lui permettra de devenir un véritable groupe culte. Aujourd'hui le combo semble s'être assagi, et on ne parle plus guère des sempiternelles altercations entre les deux leaders du groupe, Keith Streng et Peter Zaremba. Zaremba s'intéresse d'ailleurs de plus en plus à la production. Ce qui ne l'a pas empêché de faire appel à Peter Buck, son pote de toujours, pour produire cet album; et puis d'inviter Mike Mills autre REM pour assurer les claviers. Bref, on comprend mieux pourquoi les Fleshtones diluent aujourd'hui leur agressivité dans un garage pop. Même le titres les plus remuants n'ont plus rien de dérangeant. "Forever Fleshtones" macère ainsi dans une solution légèrement cuivrée de r&b, solution filtrée successivement par les vertus les plus mélodiques des Kinks, de Van Morisson, d'XTC et des Stones.

 

David Shea

Prisoner

Petit protégé de John Zorn, David Shea vient de rendre un hommage à la quintessence des séries télévisées diffusées aux cours des sixties. Entre autres, "Les agents très spéciaux", "Le fugitif" et surtout le "Prisonnier". Un prisonnier qui donne le nom à cet album. Structuré en sept mouvements, à la manière d'une symphonie moderne, il a bénéficié du concours de toute la crème de l'avant-garde new-yorkaise, en l'occurrence Marc Ribot, Anthony Coleman, Zeena Parkins, Sebastian Steinberg, Jim Pugliese, etc... Inutile de dire que cette œuvre reste prisonnière de ses propres expérimentations. Bonjour chez vous!

 

Flipper

Album Generic Flipper

Alors qu'en 1977, Sid Vicious créait le pogo, de l'autre côté de l'Atlantique, Flipper inventait, le ‘worm’, technique qui consistait à s'effondrer sur le sol, en essayant d'entraîner le plus de monde avec soi. L'aventure de cet ensemble californien cessera pourtant le 9 décembre 1987. Dramatiquement. Will Statter succombant à une overdose d'héroïne. Après cinq années de silence, Flipper vient de se reformer. "Album Generic Flipper" ne constitue pourtant pas le nouvel opus du combo yankee, mais une réimpression en CD d'un elpee paru en 1982. Le nouvel album serait déjà sorti aux States. Mais pour le Vieux Continent, il faudra probablement encore attendre quelques semaines. "Album Generic Flipper" reflète la partie la plus pure de l'esprit hardcore propagé outre-Atlantique. Celui que développera au cours des eighties des groupes comme Black Flag, Hüsker Dü ou Meat Puppets. Mais également début des nineties, des formations comme Nirvana ou les Melvins. Un véritable document dont l'expression filandreuse, corrosive, désespérée, nous permet juste de patienter jusqu'à la sortie du futur CD: "The Light, The Sound..."

 

Shed Seven

Change Giver

Aux Iles Britanniques, le premier album de ce quartet insulaire doit supporter une foultitude de comparaisons avec "Definitely Maybe" d'Oasis. Certaines mauvaises langues n'ont d'ailleurs pas hésité à taxer Shed Seven, d'Oasis Jr. Pourtant, hormis la jeunesse, l'ambition, l'érotomanie, l'impertinence, voire l'arrogance, la formation de York (un patelin situé dans le Nord de l'Angleterre) ne concède qu'un seul point commun avec la bande aux frères Gallagher : une admiration sans bornes pour les Stone Roses. Car il existe une différence fondamentale entre les deux groupes. Oasis cherche le compromis idéal entre les Beatles et les Sex Pistols, tandis que Shed Seven butine la pop post adolescente chère à Blur, à Wonderstuff et aux Smiths, en l'aiguillonnant de new wave circa Bunnymen, Sad lovers & Giants ou Snake Corps. Et si vous avez malheureusement focalisé votre attention sur la nature du single "Mark", faites abstraction de cette impression première ; "Change Giver" offre un éventail de compositions acérées, excitantes, spasmodiques, fougueuses autrement audacieux. Superbe !

 

Robert Forster

I had a New York girlfriend

Pour enregistrer son troisième album solo, cet ex-Go Betweens a voulu se faire plaisir. Puiser dans le répertoire d'autres artistes pour y interpréter ses chansons préférées. Depuis "Nature's way" de Spirit à "Look out here comes tomorrow" de Neil Diamond, en passant par "Echo Beach" de Martha & The Muffins, "Tell me that it isn't true" de Dylan, "Locked away" de Keith Richards et "2541" de Hüsker Dü. Une composition de Grant Hart qui a d'ailleurs bénéficié d'une gravure en single. Une œuvre pour laquelle il s'est fait épauler par Graham Lee des Triffids ainsi que par Mick Harvey et Conway Savage des Bad Seeds. Des reprises auxquelles Robert parvient, par son audace, sa spontanéité et sa délicatesse, à sculpter de nouveaux angles. Des chansons qu'il caresse d'une voix tourmentée, poignante, à la manière d'un Simon Bonney ou d'un David McComb...

 

Sonetic Vet

Peer

Constitué de trois kids et d'une fille, ce quartet amstellodamois cherche le compromis idéal entre le popcore de Throwing Muses, voire de Jale et la new wave de Pollen ou de Park. Dans ces conditions, pas difficile d'imaginer le rôle central joué par la vocaliste Liesbeth. De sa voix fragile, fracturée, elle tisse un fil mélodique sous tension électrique convulsive, presque noisy...

 

Frankie Goes To Hollywood

Reload ! The Whole 12 inches

Les plus gros succès de FGTH remixés pour les besoins de la ‘dance’. Soit "Relax", "Two Tribes", "Welcome To The Pleasure Dome", "Rage Hard" et "Warriors Of The Wasteland" dans des versions qui jusqu'à présent n'étaient disponibles qu'en 12 inches. Dispensable !