Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

logo_musiczine

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Jon Spencer
Ora Cogan
Chroniques

God

The Anatomy of Addiction

Pas moins de dix musiciens participent au culte de God. Dix apôtres qui se partagent trois basses –dont une double–, deux guitares, un violon électrique, une batterie, des percussions, des samplings, des cuivres et le chant. Pour corser le tout, la congrégation a engagé un onzième disciple, un certain Alex Bluess, pour souffler dans la clarinette. Fatalement la musique de God est riche. Très riche. Trop riche même, puisque nous n'avons pu l'encaisser qu'à doses homéopathiques. Difficile dans ce contexte d'être totalement converti à cette doctrine sonore. Album impénétrable et nauséeux, "The Anatomy of Addiction" prêche pour la cacophonie organisée. Sorte de jazzcore où s'entrechoquent toute la panoplie d'instruments meurtris, gémissants, agonisants. Et si un jour, vous avez pensé qu'il n'était pas possible de concilier les styles de Butthole Surfers, de Head of David, de Godflesh et De Captain Beefheart, il faudra revoir votre jugement, car nous avons bien peur que ce combo fasse le maximum pour atteindre cet hybride diabolique.

 

Dave Stewart

Greeting from the gutter

Enregistré à New York, le premier et véritable album solo de cet ex-Tourist, ex-Eurythmics et ex (?) -Spiritual Cowboys a bénéficié du concours d'une pléiade d'invités de marque, parmi lesquels on retrouve Bootsy Collins, Bernie Worrell, Lady Miss Kier ; et surtout Mick Jagger et Lou Reed. Malheureusement, malgré la participation de cette brochette de collaborateurs huppés, hormis le single " Heart of stone ", ce " Greeting from the gutter " nous a laissé sur notre faim. On a beau le retourner dans tous les sens, le secouer ou même le tordre, il secrète imperturbablement la même pop aseptisée, prévisible et dénuée d'intensité. A réserver exclusivement à la bande FM !

 

Biohazard

State Of The World Address

Groupe de metal funk par excellence, Biohazard vient d'enregistrer son troisième opus. Sous la houlette d'Ed Stasium, producteur des Ramones et de Living Colour. Le groupe a, par ailleurs, bénéficié du concours des rappeurs de Cypress Hill pour le meilleur titre de l'album, "How Is It". Bien dans l'air du temps avec son rythme contagieux, irrésistible et ses riffs de guitares irascibles, belliqueux, "State Of The World Address" manifeste inévitablement un engagement sociopolitique à travers des textes mordants, rageurs qui dénoncent les injustices raciales dont le peuple noir est encore et toujours victime aux Etats-Unis...

 

Godspeed + Jetlag

Godspeed + Jetlag

Formation néerlandaise, Godspeed + Jetlag nous vient de Maastricht. Un ensemble affublé d'un curieux patronyme mais responsable d'un album intéressant. Tout au long de ce morceau de plastique, ce combo parvient à filtrer son hardcore post industriel dans la techno, la house ou le dub, avec beaucoup de bonheur. Imaginez un peu les Young Gods revus et corrigés par le Primal Scream de "Screamadelica" ou le Jah Wobble de "How much are they". Pas évident et plutôt étonnant !

 

Stiltskin

The Mind´s Eye

Révélé par la bande sonore d'une pub consacrée aux jeans ‘Levis’, Stiltskin possède toutes les caractéristiques nécessaires et indispensables pour plaire au grand public. Les onze fragments de "The Mind's Eye" en sont en tous cas un parfait témoignage. Des compositions dont la structure mélodique semble avoir été filtrée successivement dans la mélancolie geignarde de Nirvana, le lustre hymnique de U2 circa "Boy" et la perspective glacée, hypnotique de Cure. Super groupe en gestation !

 

The Black Crowes

Amorica

Le nouvel album de cet ensemble géorgien nous semble toujours aussi contaminé par le heavy rock de la fin des sixties et du début des seventies. En particulier par celui que pratiquait, à une certaine époque, les Allman Brothers, le Free, les Small Faces, Humble Pie et consorts. Et le quintette a beau clamer son innocence, pour la troisième fois, il vient d'être pris en flagrant délit de revivalisme. Pourtant, les musiciens sont de véritables virtuoses. Et le chanteur possède un timbre vocal savoureusement sauvage, abrasif et écorché. Mais au lieu de tirer parti au maximum de ce potentiel pour tramer une texture mélodique solide, les membres de Black Crowes se contentent de rivaliser dans la performance technique. Et pourtant, ils sont capables d'accorder leurs violons (!), comme sur le titre qui ouvre l'elpee, "Gone". Mais c'est tout ! Les onze compositions suivantes s'étiolent au fil du blues, du metal, du boogie, du country ou du gospel...

 

Hole

Live Through This

Hole est le groupe de Courtney Love, veuve de Kurt Cobain. Son album est sorti quelque temps avant le suicide de son époux. Ce qui explique pourquoi il sera très difficile de ne pas évoquer la mémoire de l'ex-leader de Nirvana en rédigeant ces quelques phrases. Son ombre plane d'ailleurs tout au long de ce "Live Through This". Et pourtant, ce disque n'est pas seulement hanté par le grunge. Le line up aux trois-quarts féminin justifie cette réserve. La première moitié du disque exhale même certains effluves de hardcore juvénile propres aux Breeders et à Magnapop. Alors que la seconde flirte avec le post punk introspectif de Babes In Toyland. Sur cette portion d'album, Courtney hurle d'une voix enrouée ses lyrics avec férocité, passion, angoisse et colère. Et lorsque le destin s'en mêle, cet opus n'en devient que plus poignant et douloureux...

 

The Stone Roses

Second Coming

Il aura donc fallu patienter cinq ans et demi pour voir naître le deuxième elpee des Stone Roses. Ne croyez cependant pas que l'ensemble de Manchester se soit contenté de ramer pendant une demi-décennie, pour accoucher de son deuxième opus. En fait, le quatuor a commis quelques erreurs de jugement qui se sont transformées en obstacles contractuels... Et ce n'est que l'esprit libéré de tous ces litiges qu'il a pu enfin remettre son métier sur l'ouvrage. Mais venons-en au cœur du sujet : l'album. La première audition ne nous a pas laissé une très forte impression, il faut l'admettre. Et ce n'est qu'au fil des écoutes que le charme a commencé à exercer ses effets, pour finalement complètement nous envahir. Une œuvre à découper en trois phases. La première réminiscente du passé mancunien des Roses. Avec ce groove très caractéristique dont la paternité était partagée avec les Happy Mondays et les Charlatans. Une seconde phase plus riche, plus insidieuse, plus climatique. Sorte de rhythm’n’blues revu et corrigé par le funk, le psychédélisme, le glam et le heavy metal. Une part de gâteau plus large. Mais également plus intéressante. Avec des morceaux amphétaminés de cordes de guitare spasmodiques, tempétueuses, âpres, torturées, imprimés sur un tempo tribal, frénétique, hydratés de claviers fluides et parfumés par la voix essoufflée, gémissante, vulnérable de Ian Brown. Enfin une troisième phase plus éthérée, plus acoustique, abordée avec l'esprit psychédélique d'un Syd Barrett. Un formidable album qui risque fort de replacer les Stones Roses dans la course aux super-groupes...