Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Chroniques

Terry Lee Hale

Frontier Model

Bien que quadragénaire, on ne peut pas dire que l'œuvre de Terry Lee Hale soit particulièrement prolifique. A ce jour, il ne compte à son actif que quelques cassettes, deux albums ainsi que des participations sporadiques à l'une ou l'autre compilation. Mais depuis qu'il a décidé de se fixer à Seattle, les événements prennent pour lui une tournure de plus en plus favorable. Lors de l'enregistrement de "Frontier model", il a ainsi bénéficié du concours de Carla Togerson et de Chris Eckman des Walkabouts. Chris produisant par ailleurs ce deuxième elpee. Un environnement favorable au climat acoustique. Mais au sein duquel Terry ne s'enferme pas systématiquement, préférant un peu à la manière d'un Dylan, dynamiser son country folk (courtisé par le violon, le banjo, la guitare sèche ou l'accordéon) à l'aide de subtiles mais efficaces interventions de blues, de rhythm’n’blues et surtout de rock électrique...

 

Hammerhead

Into the vortex

Il vous est peut-être arrivé, à l'issue d'une soirée bien arrosée, de vous éveiller le lendemain matin avec une horrible gueule de bois. Vous avez parfois même l'impression qu'un intrus s'est glissé à l'intérieur de votre caboche pour y asséner des coups de marteau... Aussi subtil qu'un bootleg de Black Sabbath ou qu'une prestation de Grand Funk Railroad dans une aérogare, ce tourbillon creux qui prend naissance dans un fluide en écoulement provoque un effet similaire. Suffit donc d'enlever le bouchon de vidange pour évacuer la pression. Et en cas de récidive d'y ajouter une bonne dose de ‘destop’!

 

Blue Öyster Cult

Cult classic

Les New York Dolls et Blue Öyster Cult ont ouvert, début des seventies, la voie à un rock métallique et décadent, style parodique, excessif, outrageant qui correspondait à l'évolution des mœurs chez les Dolls et à l'agression mécanique, sinistre, précise, calculée, programmée chez B.O.C.. Le culte de l'huître bleue va malheureusement évoluer trop rapidement vers une sophistication nocive, avant de revenir dès 79 à un heavy métal suranné et agonisant. Alors que nous pensions que le mythe avait trépassé au beau milieu des eighties, il refait surface d'une manière peu orthodoxe. Comment ? En reciselant, dans le plus grand désordre, toute une série de covers, considérées comme des classiques. Depuis "Cities on flame with rock and roll" à "ME 262" en passant par "Don't fear the reaper", "Godzilla", "This ain't the summer of love" et quelques autres. On reste quand même perplexe pour la suite des événements…

 

Peter Hammill

Loops & Reels

Tout comme Robert Fripp et Brian Eno, Peter Hammill a mené fin des seventies, début des eighties des expérimentations sur les collages et les boucles à l'aide d'enregistreurs à bandes. Des travaux qui ont en quelque sorte préfiguré la technique du sampling. "Loops & Reels" réunit sept de ces applications effectuées entre 79 et 83, sept fragments qui avaient fait, à l'époque, l'objet d'une cassette devenue aujourd'hui quasi introuvable. Deux titres avaient cependant servi de support musical à une chorégraphie de Nikolas Dixon, ("My Pulse" et "In Slow Time"), alors que le titre maître avait figuré sur la compilation "Music & Rhythm" enregistrée au profit du WOMAD.

 

The Bluerunners

The Château Chuck

Encore un groupe qui nous vient de la Nouvelle Orléans. Un quintet qui pratique le punk zydeco. Pas besoin de vous expliquer la nature du punk. Mais qu'est-ce que le ‘zydeco’? Une forme de ‘roots’ coincée quelque part entre le country et le cajun. Un mélange subtil entre cultures américaines, françaises et africaines. Le punk lui donne donc davantage d'énergie et d'efficacité. Et puis surtout un groove basique, sauvage qui fouette vigoureusement et savoureusement l'instrumentation traditionnelle (accordéon, violon) voire insolite (washboard, djembe). Chouette et rafraîchissant !

 

Peter Hammill

Offensichtlich Goldfisch

En parfait polyglotte, Peter Hammill s'est donc laissé tenter par la traduction d'une de ses œuvres. Nous pensions sincèrement qu'il aurait opté pour la langue de Voltaire. Parce qu'il séjourne régulièrement outre-Quiévrain. Et puis parce qu'il s'exprime très bien dans cette langue. Contre toute attente, Peter a opté pour celle de Goethe. Un choix qui s'explique probablement par la situation géographique de son relais de distribution qui, si vous l'ignorez encore, est établi en Allemagne. Sans quoi, cet "Offensichtlich Goldfisch" reproduit intégralement le contenu musical de son dernier album "The Noise". Mais l'interprétation paraît encore plus âpre, plus impénétrable. A notre humble avis, au vu de la richesse et du caractère contemporain des textes, cette version pourrait facilement servir de base à un travail scolaire...

 

Blur

Parklife

Pour le commun des mortels, Blur est le responsable du hit single "Girls And Boys", une chanson dont la version electro disco, revue et corrigée par les Pet Shop Boys, fait aujourd'hui un véritable tabac dans les charts internationaux. Et pourtant, le quintet insulaire (Colchester) compte déjà trois albums à son actif! Produit par Stephen Street (Morrissey), "Parklife" se révèle, dans l'ensemble, palpitant. Dans l'ensemble, puisque son ventre mou (!) s'abandonne un peu trop facilement dans la romance mielleuse, un peu comme si Style Council s'était vu priver de ses propriétés jazzyfiantes. Un intermède qui par bonheur n'excède pas quatre fragments. Pour le reste, l'opus recèle quelques morceaux post mod, post adolescents de la meilleure veine. Le hit en puissance "London Love", par exemple. Et puis une composition monochrome, déchirante, à laquelle Laetitia Sadier (Stereolab) et l'acteur Phil Daniels sont venus apporter leur concours aux backing vocaux ("To The End").

 

Peter Hammill

Roaring Forties

Il nous avait pourtant déclaré, l'an dernier, avoir mis un terme aux aventures de Vander Graaf Generator, et vouloir conjuguer sa musique à tous les temps du présent et même du futur. Son album "The Noise" constituait d'ailleurs un formidable acte de foi (NDR: de foi ou d'espérance?). Sur la forme, il a tenu parole. Mais sur le fond, il vient purement et simplement de la renier. Ce n'est pas un reproche, mais une constatation. Car ce "Roaring Forties" nous replonge dans le climat conceptuel de "Pawn Hearts" ou de "The Future Now". On y retrouve par exemple une composition de près de vingt minutes découpée en sept mouvements, "A headlong stretch", et deux autres qui oscillent autour des neuf minutes. L'ex-saxophoniste du VDGG, David Jackson et l'ex-violoniste du VDG (cherchez la nuance!) jouent ici un rôle beaucoup plus conséquent, par rapport au statut d'invité, auquel ils étaient confinés depuis plusieurs années. Ce qui confère à cette œuvre une richesse sonore fascinante, complexe, pour ne pas dire progressive (!). Et lorsque la solution de "The gift on fire" est aspirée dans un tourbillon d'orgue hammond sauvage (G: ce n'est pas Hugh? B: Non, Simon Clarke!), le spectre de "H to he who am the only one" nous traverse l'esprit. Deux fragments font paradoxalement référence aux Beatles et aux Stones. Aux Fab Four, d'abord. Bien qu'adapté à un format symphonique "Sharply Unclear" échafaude une structure de cordes de guitare par paliers, réminiscente d'"I want you". Tandis que "You can't want what you always get" est une allusion à peine voilée au tube de la bande à Jagger/Richards...